MANGIN@MARRAKECH

06 février 2020

PARCOURS D'UN ÉLÈVE PILOTE EN SIX ANS DE GUERRE, FORMÉ EN 1939 À MARRAKECH

Nous avons reçu du fils d'un Élève pilote, des documents sur la Base de Marrakech et sur la carrière de son père à une époque particulièrement difficile.

Parcours d'un Elève Pilote de 1939 à 1945 

Roger-André-pilote-1939

Roger ANDRÉ

14/03/1921-24/08/1975 

Roger ANDRÉ est né le 14 Mars 1921 à Grenoble. Ses Parent quittent la France pour le Maroc lorsqu'il a 4 ans, en octobre 1924. Le commerce de son père, Tailleur d'habits, marchant mal à Casablanca, ils partent pour Oran puis Sidi-Bel-Abbés.

Après son Brevet, il prépare en 1939 le Concours d'entrée à l'école de Pilotage d'Istres. La guerre est déclarée le 3 septembre. En attendant de connaitre les résultats du Concours, l'Algérie manquant d'instituteurs, il entre dans l'enseignement en septembre 1939 à Mazouna. 

ecole-Mazouna-1940  

Classe-avc-eleves-Roger-ANDRÉ;JPEG  Roger ANDRE en haut au centre avec sa première Classe, un de ses élèves deviendra par la suite son inspecteur primaire: M. BOUDJAJI.  

Il apprend qu'il a réussi le Concours d'Istres avant les vacances de Noël. il s'engage à Sidi-Bel-Abbès pour la durée de la guerre le 22 décembre 1939. Il passera son premier Noël sans sa famille. 

ROGER_ANDRÉ-PARENTS-AVANT-DÉPART  Une dernière photo de famille avant son départ  

Base-207-MRK-André-Crnet

 Il est Affecté le 27 Décembre 1939 à l’école de pilotage de Marrakech (Maroc) 3e Cie, Bon de l’Air 207. 

Nous n'avons que deux cartes postales qui relatent son arrivée à Marrakech: "le 1er Janvier 1940, il y a quartier libre, mais comme les nouveaux n'ont pas touché leurs tenues de sortie, ils sont consignés à la base. Pendant 3 jours ils ont aménagé des chambres pour des aviateurs qui doivent arriver. Il demande à son père (Tailleur d'habits) de lui confectionner une tenue de sortie pour dès qu'il aura 'sortie libre'. Ils sont toujours en treillis à la caserne...il souhaite une bonne année à ses parents"

Il effectue son premier vol le 27 Février en tant que passager avec le Lieutenant GILLET sur Breguet 27, c'est une montée Météo à 4500 mètres. Par la suite il apprendra que le Lt GILLET est décédé à la suite d'un crash au décollage près de l'aérodrome de Lézignan Corbière (11) le 14 avril 1940.

Base-MRK-1940-PC  La base Aérienne de Marrakech en Février 1940 à gauche un Breguet 27. On reconnait le QG de la base avec son étage caractéristique. 

Carnet-Roger-Henri-fev-1940  

Roger-Henri-Tenue-de-vol-1940

 

Puis son premier vol en tant qu'élève pilote le 18 mars 1940 avec le Sergent RUYSSEN

carnet-roger-henri-avril-1940 Il volera plus souvent en Avril avec le Sergent Chef JOINVILLE sur Luciole.  

carnet-roger-Henri-mai-1940  Un seul vol au mois de mai sur Morane Saulnier (MS 315).  

Morane-Saulnier-315-Roger-Henri C'est bien plus tard qu'il aura à nouveau l'occasion de s'en approcher et de le photographier.

Carnet-Henri-Roger-Juin-1940  Douze vols au mois en Juin avec le Caporal Chef BRET sur Luciole.  

carnet-Roger-Henri-27juin-1940  Son carnet ne comporte aucun vol après le mois de Juin où il cumule 10 heures de vol.

Un embarquement pour l'Angleterre est envisagé, mais les pilotes Polonais de la base sont prioritaires pour rejoindre les Alliés; il est renvoyé en congé illimité le 21 Août 1940

Il se rappelait le départ de leurs instructeurs pour la bataille de France. D'après ses récits, seulement 5 pilotes revinrent, l’un d’eux aurait même traversé le détroit de Gibraltar à la nage, son avion s’étant posé en Espagne dans l’impossibilité de repartir. Leurs instructeurs après cette désastreuse bataille n’étaient plus que des Sergents ou Caporaux Chefs peu expérimentés.  

De cette même époque il avait gardé le souvenir d'accidents d’avions où des pilotes avaient trouvé la mort, sans même combattre. Lorsqu’il portait les cercueils en tenue de parade avec les gants blancs, un liquide jaunâtre coulait le long du bras et maculait les gants, avec la chaleur, les corps bien souvent brûlés se décomposaient très rapidement.

À l'arrivée des Américains en novembre 1942 en Afrique du Nord, il veut reprendre du service sous les ordres du Général GIRAUD, il est rappelé le 18 Février 1943.  

Roger-Hervé-1942  Roger ANDRÉ le jour de son départ en 1943,  se fait photographier avec ses parents. 

insigne-numéroté-3161   Roger ANDRÉ porte un insigne numéroté 3161 avec un porte bonheur

Il est envoyé à BLIDA près d'ALGER puis à BARAKI au CFPNA 1er Peloton 1ère Brigade, il déserte pour rejoindre les FFI à KEROUAN en Tunisie

Il est recherché comme déserteur  et condamné à mort par contumace, mais sa mère répond à l'officier, qu'il s'est engagé pour défendre son pays et pas pour faire des corvées...

http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=110325

il passera quelques temps en Tripolitaine avant de rejoindre la base de Rayack au Liban en passant par les Pyramides en Egypte

M. René GIGUELAY que j'ai pu contacter il y a plusieurs années avait déserté 15 jours après mon père et avait rallié Rayack 15 jours avant lui avant de rejoindre les SAS en Angleterre. 

http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_resistance/giguelay_rene.htm

C'est sans doute pendant cette période qu'il a passé en Tripolitaine; il nous avait parlé d'un entrainement commando pour le débarquement de Sicile avec la 8eme Armée Anglaise, aucune mention n'est portée sur ses états signalétiques.

Il est affecté à la base de Rayack le 7 Août 1943, son rythme cardiaque est trop élevé il se retrouve à la Météo avant que les médecins s'aperçoivent que l'accélération du cœur  est du à l'altitude de cette base: 930m. 

Roger-André-Sept-1943 2

Roger ANDRÉ Septembre 1943

Il pilotera des Monocoupe arrivés des USA, un monoplan moderne de couleur jaune ou rouge qui porte fièrement la croix de Loraine. le Capitaine FERRANT commande l'école de pilotage, il sera remplacé par le Lieutenant CAROT. Le Commandant DENIS commande la Base.  

BA RAYACK Septembre 1943-3

Une photographie donne un aperçu d'une partie de la base de Rayack.

Monocoupe-sept-1943 

le Monocoupe L7A  

RAYACK_sept-oct-43   

Fev-44-Rayat-image-fevrier-1944  La censure du courrier aux armées est stricte et implacable. Une lettre à sa famille où Roger HERVÉ citait le nom du Sgt DARASSE fut censurée. L'école va  être fermée et ils sont redirigés vers l'Afrique du Nord, pour les préparer à partir en école de pilotage aux USA. 

Il nous racontait un fait qui l'avait beaucoup marqué, avant son départ du Liban: une nuit où il montait la garde sur un poste de contrôle de la route qui mène à BEYROUTH, avec son camarade André BOUVET qui avait rallié Kairouan en même temps que lui le 22 Mai 1943, une voiture tout feu éteint a foncé sur eux, il tira à droite pensant toucher le conducteur. Le véhicule s'immobilisa, c'était une voiture Anglaise et le passager avait été tué, c'était un officier Anglais qui faisait du trafic d'Armes avec les Libanais. il avait des enfants... Il fut nommé Caporal Chef le 1er mars 1944 pour ce triste fait d'Armes.  

BOUVET-André-

Roger ANDRE, Rayack Janvier 1944               le Caporal Chef André BOUVET

Ils sont affectés avec les autres pilotes au CPPN de CASABLANCA le 1er Mars 1943, pour se préparer à partir en école de Pilotage aux USA. 

Passeport-Roger-André

extrait du passeport de Roger ANDRE

Avec le XIIIème Détachement ils quittent CASABLANCA pour ORAN le 7 Juin et partent le 13 Juin à 13h à Bord du Lambert Cadwalader, un liberty ship partant avec le convoi GUS 42 qui avait quitté PORT SAÏD le 3 juin 1944 à destination de HAMPTON ROADS (Virginie), mais continuent jusqu'à NEW-YORK ou ils arrivent dans la brume le 29 juin 1944 au port de BROOKLIN.  

Cadwalader

Après un défilé ou ils sont d'abord pris pour des Italiens, mais lorsque les New-Yorkais comprennent qu'ils sont Français ils sont acclamés. il sont dirigés sur la Base de CRAIG FIELD ( Alabama). 

liste-pilotes Roger ANDRÉ est dans la 2e colonne le 4e des élèves pilotes.

Roger écrira à ses parents sur un papier à entête pour leur raconter quelques moments de leur vie de pilotes aux USA: "Nous étions contents de prendre une douche à notre arrivée après ce voyage et presque deux jours de chemin de fer, on était plutôt noirs. Hier on a touché notre paquetage qui est bien et tout va pour le mieux, car on commence par nous prendre les mesures et on essaye vêtements et souliers si bien qu'obligatoirement on est bien habillés..."   

insigne-French-Air-Force

A leur première sortie libre il sera pris en photo devant Jefferson Davi's Home (la 1ere Maison Blanche) avec le sergent Jacques CHADELAS, dont il n'avait jamais parlé dans ses courriers et qui devait aussi venir de Rayack, il se trouvait aussi sur le Lambert Cadwalader. 

Chadelas-Jacques-

 (collection Jacques CHADELAS) Photo prise par un pilote de B17

Jacques-Chadelas-Group

KERAUREDAN, BOUVET, CHADELAS, ANDRÉ à Burningham Alabama le 16 Juillet 1944

(collection de Jacques CHADELAS)

Il passera au XIIème Détachement et partira sur la base d'HAWTHORNE FIELD (Caroline du Nord) en Primary School le 6 Août 1944.  

Hawthorne-field

http://patrice.laverdet.pagesperso-orange.fr/images/alpha12eme0_GI.jpg 

Roger ANDRE est assis au 2e rang, 7e en partant de la gauche et son camarade Jacques COUTIN de Versailles (chez qui il logera lorsqu’il prendra des cours de coupe à Paris) est au dernier rang 5e en partant de la gauche, il sera son témoin pour son mariage en 1946 .

Il pilotera presque tous les jours, jusqu'à son élimination le 11 septembre 1944, pour mauvais atterrissage. Il sera redirigé sur MAXWELL FIELD (Alabama), il refusera une autre spécialisation. puis ira dans une "Base secrète prés d'une grande ville", comme il l'écrit à ses parents. Mais c'est André BOUVET qui leur écrit qu'il a vu Roger partir pour BOLLING FIELD à Washington en attendant son retour en France.

Il quittera l'Amérique le 28 décembre 1944, arrive à Marseille le 19 Janvier 1945 pour être redirigé vers le CARP Base Ecole de RABAT SALE au Maroc le 3 Mars 1945. Il y aurait suivi une formation de Pilote pour se poser et décoller des porte Avions...

On lui propose de passer officier et partir en Indochine après l'Armistice, il refuse, on l'envoie en formation de chef Météo il sera affecté au Flying Control de CASABLANCA le 28 Mai 1945.

Il sera démobilisé le 25 Aout 1945. suivra une formation de coupeur d'habits pour travailler avec son père puis redeviendra à ALEXANDRE DUMAS puis à DELIGNY (Algérie)  comme Instituteur puis Directeur d'Ecole Primaire, où il servira dans l'Armée Territoriale la nuit. M. BOUDJAJI qui était venu l'inspecter après une nuit blanche, vu son état de fatigue, lui a dit qu'il repasserai une autre fois. en 1962 il reviendra en métropole ou il enseignera comme instituteur puis Directeur d'Ecole à ST MARTIN LE VINOUX (à côté de Grenoble) jusqu'à son décès en Août 1975.

Beaucoup plus tard le plaisir et la satisfaction de monter à bord n'étaient pas dissimulés.

Roger-HERVÉ-pilote

Je tiens à remercier Patrice LAVERDET qui a fait un site formidable sur les Centres de Formation du Personnel Navigant en Amérique, et qui m'a permis de publier certaines de ses photos.

http://patrice.laverdet.pagesperso-orange.fr/html/cfpna_index.htm

Hervé ANDRÉ, fils de Roger ANDRÉ

Nous remercions Hervé ANDRÉ pour les documents rassemblés afin que la mémoire ne se perde pas. Ces documents confirment et complètent d'autres pages de la même époque présente sur ce blog, notamment l'histoire des pilotes polonais, l'accident BESKOW GABORY, les souvenirs de Marcel MONJEAN. (voir ces noms dans l'outil de recherche). Hervé ANDRÉ a établi aussi un état signalétique et des services de son père qui pourra être porté à la connaissance de ceux qui en feront la demande par le lien "contacter l'auteur"

 


27 janvier 2020

L'AEROPORT DE MARRAKECH, UN SITE TOURISTIQUE !

ZOOM SUR LA PORTE D'ENTRÉE DES TOURISTES À MARRAKECH, DES CLICHÉS ET UN RÉCIT DE JEAN-YVES TRAMOY  

photo 1 la Menara vue du ciel Photo 1 bassin de la Menara.

L'aéroport de Marrakech est un site touristique.

Survoler Marrakech et ses environs est un réel plaisir ... pour ceux qui bénéficient du hublot. Sitôt passée la barre rocheuse qui sépare la plaine du Haouz de celle de Benguerir, on découvre les immensités de culture maraîchère et de plantations d'agrumes encerclant la ville, et le célèbre bassin de la Menara, avant qu'un virage sur l'aile ne nous ramène dans l'alignement de la piste pour l'atterrissage. Sitôt après avoir touché la piste, les passagers bondissent de leur siège, arrachent leur bagage à main des compartiments supérieurs, et se collent les uns aux autres dans l'allée centrale un peu comme s'ils allaient manquer une correspondance. C'est pourtant formellement interdit AVANT l'arrêt complet des réacteurs, et d'ailleurs les portes sont encore fermées!rrome,

Il est vrai que les formalités de police étaient si longues et si contraignantes parfois, qu'il fallait se précipiter dans les premiers pour éviter une file interminable au guichet. Néanmoins les bagages arrivaient encore plus tard, alors pourquoi se presser ... et bousculer les autres passagers ? Les vacances commencaient dès l'atterrissage, dans cette atmosphère de bousculade, prélude de celle vécue dans les souks de la medina.

De ce côté-là, le comportement des voyageurs n'a guère évolué, pourtant l'aéroport Marrakech-Menara s'est considérablement modernisé, quoiqu'il reste à progresser pour prétendre au statut d'aéroport international. Maintenant que les quartiers de la ville se développent à la « vitesse du son », l'aéroport se trouve englué au milieu d'une masse d'immeubles, qui empêcheront des agrandissements futurs. Si le trafic augmente autant que le souhaitent les promoteurs du tourisme local, on devine qu'il faudra déménager un jour.

Sitôt les portes ouvertes, s'engouffrent dans la cabine des parfums portés par les vents, un mélange d'odeurs suspectes et d'essences florales qui se marient pour imposer un exotisme immédiat au voyageur, lequel retrouve immédiatement les sensations anciennes de « son pays » d'antan. 

photo 2 la passerelle à l'ancienne Photo 2 : la passerelle à l'ancienne toujours en exercice à Marrakech Menara. 

photo 3 passerele du Constellation Super G Air France Photo 3 : la passerelle d'accès au Super Constellation des années 50.

Depuis les années 50 qui voyaient atterrir les avions à hélice, tel le Constellation Super G, l'antique système de passerelle sert encore à transférer les passagers jusqu'à la piste. Dès le pied sur le sol, beaucoup se mettent à trotter, sinon à courir pour arriver au plus vite dans le hall d'arrivée, sans se fendre d'un seul regard à la façade côté tarmac, magnifiquement transformée, éclairée de grandes baies vitrées équipées de grandes étoiles islamiques à cinq branches, chargées de diffuser la lumière. 

photo 4 les étoiles islamiques

 

 

Photo 4 les étoiles islamiques.

 

 

Les issues en sont bien gardées par police et gendarmerie. Aujourd'hui le ciel gris n'est pas très accueillant, mais chacun se réjouit quand même à l'idée de fouler le sol marocain. 

photo 5 le poster de Fès Photo 5 : le poster mural de Fès. 

photo 6 un poteau en zellige

 

 

Photo 6 : un poteau en zellige.

 

 

Sitôt le seuil d'entrée franchi, s'offrent aux yeux des touristes les splendeurs artistiques du Maroc, avec des posters muraux des différentes provinces, les poteaux en zellige, ... dans un hall d'accueil immense, haut comme une cathédrale, en mesure de traiter l'arrivée de plusieurs « avionnées » en même temps, de Madrid, de Paris, de Berlin, de Rome, et de toutes les capitales régionales des pays européens et maghrebins. De fait le flux aux comptoirs de police s'écoule plus facilement, mais toujours sans un sourire de bienvenue, lequel pourrait passer pour une faiblesse administrative au moment de tamponner le passeport. Dommage qu'on ne puisse prendre une photo pour en témoigner. 

photo 7 le hall d'arrivée immense et vide Photo 7 : le hall d'arrivée immense et vide.  

photo 8 la douane très rapide Photo 8 : le poste de douane.

La toiture est supportée par des structures métalliques et les baies vitrées aux motifs originaux.
Même la distribution des bagages est fluide, le passage à la douane ultra-rapide, dans un hall vide, à l'ambiance feutrée : les voyageurs sont attendus DEHORS par les familles, les hébergeurs, les Tours Operators, les taxis, etc ... Sécurité oblige. Adieu foule, bousculades, cris, embrassades joyeuses, propositions de porteurs ou de loueurs de voiture. Aseptisé qu'il est l'aéroport ! Dans ce secteur, les forces de l'ordre s'autorisent quelques familiarités, se laissent aller à des sourires, des blagues : incroyable ! Le joyeux séjour des vacanciers commence là, dans ce hall de sortie, avant de gagner les taxis, les cars qui les emmmèneront vers leur lieu de villégiature.
A Marrakech, s'il est un « monument » que l'on néglige, c'est bien l'aéroport. Passage obligé, il est le site d'arrivée et de départ de tous les séjours ; son esthétique autant que sa fonctionnalité ont beaucoup évolué ces dernières années. De « grange à bétail touristique » il s'est mué en une chrysalide dans laquelle le voyageur aime à déambuler en attente du décollage de son avion.
Les temps d'arrivée ne présentent pas le même scénario que ceux des départs, puisque sitôt l'atterrissage et le retrait de ses bagages, le voyageur se hâte de gagner son repaire de touriste : hôtel, riad, ... et se sauve sans même regarder autour 
de lui.  

photo 9 comptoir d'enregistrement

Photo 9 : le comptoir d'enregistrement.

Lors des départs, la préoccupation prioritaire de chaque voyageur est de s'enregistrer au plus vite, d'éviter la congestion au guichet, pour découvrir ensuite les curiosités, chercher une boisson ou un magazine, quand ce n'est pas le dernier souvenir à rapporter. Il n'en manque pas dans les recoins de cet aérodrome en mutation permanente.  

photo 10 tableau consommation solaire Photo 10 : le tableau de consommation solaire.

Un tableau mural attire l'attention sur la consommation électrique fournie par le « solaire », tandis qu'une hôtesse en trompe-l'oeil « pose » avec le voyageur voulant chambrer ses copains.

photo 11 l'hôtesse en trompe-l'oeil

De curieuses sculptures se dressent en plusieurs endroits, à la façon d'une « tuyauterie Beaubourg », ce sont des aérations ...modernes


Photo 11 : l'hôtesse en trompe-l'oeil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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photo 12 les bouches d'aération

 Photo 12 : les aérations «Beaubourg»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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photo 13 une fumeuse pas sortir

 


Photo 13 : une fumeuse dépitée par l'interdiction de sortir.


Ici, interdiction formelle de fumer, pas question non plus de sortir pour allumer la cigarette, sinon en refaisant le circuit « contrôle des passeports et des billets, fouille des bagages à main, ... ». La barbe ! Les « gentils » policiers sont inflexibles et, gentiment tout de même, vous indiquent la seule solution autorisée : le patio à l'air libre customisé « kiosque Paul », où boissons et viennoiseries sont au prix de la France. Heureusement que les économies ont été faites auparavant dans les cafés de Jemaa el Fna.

photo 14 le cadre du comptoir Paul Photo 14 : le cadre du comptoir Paul.

Après les formalités de police et douane, et le déshabillage-rhabillage presque complet à la mode « Vigipirate», il ne reste plus qu'à emprunter les escalators jusqu'à l'étage supérieur pour accéder aux portes d'embarquement, en traversant fatalement le hall Duty Free, où rutilent les stands attractifs de tabac, de parfumerie, d'articles de luxe, de jouets, de librairie, de restauration : dernière distraction avant la passerelle. 

photo 15 la parfumerie de duty free Photo 15 : la parfumerie duty free. photo 16 un balcon en ferronnerie du duty free Photo 16 : un balcon en ferronnerie dans le duty free. 

photo 17 un stand duty free

 

 

 

 

 

Photo 17 : un stand duty free.

 

 

 

 

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Ultime vérification du billet pour se rassurer, ... et c'est parti vers le tarmac, vers l'avion, vers la France, vers Nantes ... C'est finiiiiiii ! Hélasssssss !

photo 18 billet retour Photo 18 : billet de retour.

Adieu Maroc, non, pas tout à fait : dans l'avion de nouveaux projets se font jour, en récapitulant tout ce que l'on n'a pas pu faire lors de ce séjour. Et, bien calé dans le siège, on se prend à rêver, à revenir en arrière, à revivre la scène d'arrivée à l'aéroport ... lentement, à l'analyser, à en profiter jusqu'au bout.

Le voyageur sur le départ revient à l'aéroport à reculons, son pas se fait moins rapide pour atteindre le hall. Son moral est au plus bas : payer le taxi, prendre la valise dans le coffre, la poser au sol : tout se fait sans conviction.

Ce matin de février, je suis dans la peau de ce voyageur morose, triste de devoir repartir après un séjour de deux semaines délicieuses entre Ouarzazate et Marrakech : un mois frais la nuit, 25° le midi, toujours ensoleillé. Je repense à la casbah de Taourirt de Ouarzazate, à la Koutoubyia de M...  

photo 19 la casbah Taourirt de Ouarzazate Photo 19 : la casbah Taourirt de Ouarzazate. 

photo 20 la Koutoubyia de M

 

 

 

 

Photo 20 : la Koutoubyia de M... ?

 

 

 

Des paysages si beaux, une végétation si verdoyante, un ciel d'azur, et le col du Tichka saupoudré d'une légère poudre blanche sur les terres ocres et vertes. Pourquoi faut-il quitter ce paradis ? Pourquoi laisser derrière moi ces populations hospitalières, heureuses d'ouvrir leur maison, de recevoir le touriste comme un ami de longue date, un parent ?
Alors, la valise à roulettes est un lest qui me retient au maximum, qui me sert de prétexte pour cheminer plus lentement vers l'inexorable issue.  

 

photo 21 volcan Eyjafjalloajökull en éruption Photo 21 : le volcan islandais en éruption.

J'espérais naïvement qu'un volcan islandais se mettrait à fumer, repoussant les avions vers le Maghreb ? Mais le miracle ne se produit qu'une fois, et j'étais déjà à Marrakech lors de cet épisode 2010, malheureusement mon avion avait quand même décollé pour rallier Nantes. Je lui en veux à cet « Eyjafjalloajökull » trop discret aujourd'hui, qui refuse de bisser sa prestation.  

photo 22 les  Photo 22 : les diaphragmes métalliques.

A 9 heures, en ce matin de février, je traverse les jardins plantés de palmiers, qui précèdent la façade ondulée du bâtiment. Les diaphragmes métalliques dorés tapissent aussi cette face à droite, lui conférant un aspect islamique du meilleur effet. 

Visiere-aeroport Photo 23 : la visière de la façade. 

photo 24 la façade ondulée Photo 24 : la façade ondulée.

Une visière et une muraille de dentelle losangée en béton abritent le reste du bâtiment, lui procurant une protection contre la lumière intense du soleil aux heures chaudes. Le style hardi et contemporain attire l'oeil dès l'extérieur, et poursuit le passant à l'intérieur où les puits de lumière indirects fragmentent les rayons qui se réfléchissent en taches dispersées sur le sol carrelé. 

photo 25 les puits de lumière et baies ornées d'entrelacs

 

 

 

Photo 25 : les puits de lumière et baies vitrées ornées d'entrelacs.

 

 

 

 

 

Un coup d'oeil lancé sur les jardins extérieurs avant de m'enfoncer dans ce hall immense aux structures portantes métalliques : élancées, gracieuses, de couleurs pastel rassérénantes pour les voyageurs souffrant d'aviophobie.  

 

 

 

photo 26 les jardins extérieurs Photo 26 : les jardins extérieurs.  

photo 27 l'élégance des structures métalliques Photo 27 : l'élégance des structures métalliques.

A votre prochain séjour marocain, réservez quelques minutes à l'aéroport, asseyez vous dans un coin sur votre valise, observez, jouissez du spectacle avant de vous précipiter vers votre hébergement. Peut-être que cet instant vous sera bénéfique, vous permettra, comme à moi, de retrouver votre veste oubliée dans l'avion, et rapportée dare-dare au bureau des objets trouvés !! Grand merci aux employés.

Merci au titulaire du billet (voir photo 18) pour son article et ses photos. 

 

23 janvier 2020

C'EST RÉPARÉ - LA PAGE DE LA SEMAINE DERNIÈRE EST RÉTABLIE

LA PAGE AVAIT ÉTÉ RÉDIGÉE, ELLE ÉTAIT ILLUSTRÉE, ÉDITÉE SUR ÉCRAN, ENREGISTRÉE ET PUIS "CRAC" ELLE A DISPARU AU MOMENT DE LA PUBLICATION. PAS SIMPLE DE RECOMMENCER !

AVEC PLUSIEURS JOURS DE RETARD LA VOILÀ CONFECTIONNÉE À NOUVEAU AVEC QUELQUES INFOS SUPPLÉMENTAIRES. Nous subissons MALHEUREUSEMENT la pollution de messages publicitaires sans rapport avec Marrakech qui demandent de la vigilance pour les éliminer.

NOUS COMMENÇONS PAR UNE INFO CONFIRMÉE:

LE PROCHAIN MOUSSEM AURA LIEU LE DIMANCHE 28 JUIN À AVIGNON. NOUS SAVONS AUSSI QUE LE PROCHAIN NUMÉRO DE LA REVUE SALAM MARRAKECH EST SUR LE POINT D'ÊTRE IMPRIMÉ ET VA BIENTÔT PARVENIR DANS LES BOÎTES AUX LETTRES DES ABONNÉS. VOUS POUVEZ ENCORE ADRESSER VOS VOEUX À ROBERT LUCKÉ ACCOMPAGNÉ DE VOTRE ÉCOT POUR LE TRÉSORIER.

 UN TABLEAU DE KASBAH À IDENTIFIER:

Christian T. s'interroge sur l'authenticité d'un tableau: "Bonjour. Rbati de naissance (1946) puis Bidaoui pour scolarité, puis Gadiri pour profession, puis Marrakchi pour pré retraite, je viens d'acquérir chez un brocanteur en France à Bayonne ou je vis, un pastel de kasbah (43,5 x 18) de Roger Vivès signé "R.Vivès". Or ses tableaux exposés sur internet sont signés "Roger Vivès". Ma question : Est ce que ce tableau peut être considéré comme étant de la patte de l'artiste? Merci."

roger vives kasbah 130120 Mercià ceux qui ont un tableau de Roger Vives de vérifier s'il existe d'autres pastels signés avec seulement R. pour prénom. Peutêtre que la première personne qui va rencontrer le maître pourrait lui poser la question? En tout cas on la lui posera le 28 juin prochain quand il viendra au Moussem. Écrire vos informations dans les commentaires. 

Nous avons reçu des voeux de plusieurs, citons Maurice CALAS, Colette PRÉVOT qui se souvient de Evelyne LONGRO  et Joelle PILLET.  Huguette , Francine, Monique, Claudine, Elsa NAGEL qui prépare un nouveau livre après son remarquable "C'ÉTAIT HIER À MARRAKECH", Jean-Pierre MRECHES qui se souvient de Miss Marrakech 1953, Anne Marie VIGOUROUX, 

CHAMA BENZRIOUIL NOUS SOUHAITE LE NOUVEL AN BERBERE: ENNAYER qui a commencé le 12 janvier: " Je présente  mes  meilleurs  voeux  de  bonheur,  santé  et  prospérité  pour  le  nouvel an.  Le  12  JANVIER  est  notre   nouvel  an  amazigh  2970,    je  souhaite  à  tous  les  amazighs  des  4 coins  du  monde  que  cette   année  soit  pour  nous  et  pour  tous  ceux  que  nous  aimons  ,  une  année  de  paix,  et  de  prospérité et  une  bonne  récolte pour  nos  fellahs:::  inchallah:::chama" Bonne année aussi à Chama.

TRISTE NOUVELLE: Nous avons appris le décès du marrakchi Raphaël Bonastre, survenu le 3 Janvier 2020 à l'âge de 87 ans. Il vivait dans la région de Toulon. Les obsèques ont eu lieu Mercredi 08 janvier 2020 à 15h30 au crématorium de CUERS. Nous adressons nos condoléances à Jacqueline qui nous a informés, ainsi qu'à sa famille et à ses amis. Nous lui transmettrons les messages que vous écrirez dans les commentaires.

Raphael était préparateur à la pharmacie BACHERIN avenue Mangin et son épouse travaillait au lycée Victor Hugo). Il avait participé aux Moussem d'Avignon il y a maintenant 8 ou 9 ans.(selon Marcel Martin)

BASE 707: 

UN ARTICLE SUR AMAURY MONFORT, PAR ALAIN COSTE EST PARU DANS LA REVUE "AVIONS" DISPONIBLE EN REVUE DE LA PRESSE. Avec des photos d'Amaury MONFORT, As des combats aériens de mai-juin 1940, il a ensuite formé des pilotes à Marrakech et à Meknès.

RETROUVAILLES: Grâce au blog, deux anciens du groupe musical de la Base DO MI SOL DO qui s'est produit à Marrakech, reprennent contact 59 ans après. C'est non sans émotion que François DELORD a retrouvé ...... (cliquer sur -->) Daniel MORANGE.

Nous avons publié un article sur : Claude ETTER Pilote sur T6 / parcours militaire novembre 1956- décembre 1958. Est ce qu'un pilote ou un ancien marrakchi aurait un souvenir de lui ou de la base à cette période ? lien pour voir l'article -->ici

Nous accueillons Didier Gicqueau qui s'est reconnu sur une photo de classe

REDOUANE S'INTÉRESSE À LA FERME FOURNIER DE LA TARGA

"Bonjour, je cherche a avoir plus d’informations sur la ferme Fournier et sur Monsieur Fournier !! Je pense que votre blog est le seul à pouvoir m’aider sur cela , j’apprécie vraiment votre travail et aussi le temps que vous apportez sur ce blog pour pouvoirs garder a jamais l’histoire de Marrakech ! 
Je tiens vraiment a ces informations, mon Grand-pere était le bras droit de monsieur Fournier , mais malheureusement tout deux sont partis aujourd’hui !! 
Cette ferme est vraiment importante pour moi , d'autant que la maison que Monsieur Fournier y a construite est magnifique !!! J’aimerais connaître et garder un peu d’histoire, vu que je n’ai jamais connu mon grand-père !!  MERCI D’AVANCE" 

FOURNIER-Charles-MRK-deces-1945

La ferme Fournier était située sur le lot n°5, entre le lot SALGON n°4 et les CALAIS: André et Albert.

Un avis de décès dans la presse quotidienne nous indique que Charles FOURNIER est décédé en aout 1945. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur obtenue semble-t-il du Ministère de l'Air en mars 1939, Médaillé militaire, Croix de guerre 1914; Ancien Président des Anciens combattants pour la région de Marrakech, Président adjoint pour l'interfédération Nord-Africaine et Fédération marocaine des Grands Invalides de guerre. Il allait souvent à Casablanca, car il était de confession orthodoxe et il n'y avait pas de vraie chapelle orthodoxe Russe à Marrakech.

En tant qu'exploitant agricole, il s'était présenté aux élections de la Chambre d'Agriculture de la région de Marrakech en mai 1938, et à l'occasion d'un ballotage il s'était désisté comme M.Lecocq et M.Lacaton en faveur de leur colistier M. de Prémorel

Lalla-Takerkoust-Amzough-Revue_de_géographie_marocaine-217

MAURIZIO ENTEND DES GÉMISSEMENTS LA NUIT DANS LE VILLAGE DE LALLA TAKERKOUST. "Bonjour, je suis à la recherche des infos historiques concernent le mausolée et habitants du village de Lalla Takerkouste ou de cette région avant la constrution du barrage Cavagnac. J'ai une petite maison la-bas, et chaque nuit des esprits se manifestent. Est ce qu'il y a eu quelque chose de tragique pendant ou apres la construction de ce barrage? merci d'avance."

Lalla-Takerkoust-Revue_de-_géographie_marocaine_page-218

Nous lui proposons un article du capitaine L. MONTJEAN qui prétend que le corps de Lalla Takerkoust s'est dédoublé et que l'un des doubles est dans le Mausolée, mais que l'autre double est à Marrakech. On comprend que Lalla Takerkoust fasse du bruit la nuit quand son âme quitte le mausolée pour aller à Marrakech et inversement quand elle revient habiter son corps. C'est une tombe où il serait déplacé d'écrire "Ici repose". Si elle vivait sous Youssef ben Tachefine ça va faire bientôt 1000 ans X 365 jours qu'elle fait l'aller et retour. 

Nous signalons un nouveau livre de Joseph DADIA dans la série Regards sur l'Atlas. Ce numéro est intitulé AGADIR; il a été édité à la mémoire d'Esther TUIZER et les autres membres de sa famille décédés lors du tremblement de terre d'Agadir. Ce livre contient des souvenirs très émouvants de personnes de Marrakech, Safi et Agadir. Ed. aout 2019 chez l'auteur.

Prochainement un reportage photographique récent à Marrakech par Jean-Yves TRAMOY.

14 janvier 2020

TÉMOIGNAGE DU PÈRE GILLES PÉGURIER 1955-60 , 1969-86 & 1994-2014

Pour commencer l'année 2020 nous avons reçu un message de Marie-Andrée :

"Je suis une petite cousine de père Gilles Pégurier (cousin germain de ma mère). Je suis moi même née au Maroc. J'étais en train de lire le testament ou témoignage de père Gilles trouvé après son décès dans les papiers familiaux et comme il mentionne cette petite chapelle de Derb Naqos dédiée à N.D. des Anges, j'ai trouvé votre lien sur Internet, très intéressant d'ailleurs."

Beaucoup d'anciens de Marrakech ont connu le père Gilles lors des différentes périodes où il a vécu à Marrakech, pendant le Protectorat, puis après l'Indépendance. C'est pour Mangin@Marrakech très important d'avoir le privilège de publier son témoignage, ainsi que celui de sa petite cousine Marie-Andrée dans une de ses oeuvres de la vallée du ZAT. 

Témoignage, et testament de PÈRE GILLES PÉGURIER retraçant 50 ans de vie, (1953-2003) de sacerdoce au Maroc : 

Pere-Gilles-Pegurier-biog  « Ce qui m’a fait vivre heureux durant mes 50 années de sacerdoce au Maroc est sans doute d’avoir tenté de partir de la réalité du pays au moins autant que d’une déduction d’un credo transmis par la hiérarchie…

Une vie sacerdotale se reçoit, s’accueille. Mais il n’y a pas de doute qu’elle se construit aussi en utilisant des matériaux originaux propres à chacun et à son environnement…Elle a le parfum des fleurs qu’elle butine, donc du Maroc, le contraire me paraitrait inquiétant!

A mon avis aucune vie sacerdotale n’est superposable à celle de son voisin. 

Mais si les années et les événements apportent leur stock de matériaux et de découvertes, on peut tout de même, à partir d’une relecture, faire apparaitre une certaine ligne directrice au long parcours qui se fraie son chemin à travers bien des confrontations, voire des contradictions. 

Il y a un fil conducteur que sans doute vous souhaiteriez apercevoir plus clairement dans ce témoignage d’aujourd’hui.

Soyons honnête !

En fait j’ai dû me laisser façonner et souvent infléchir – non sans de minimes révoltes – par des imprévus imposés, des détours inattendus qui m’ont contrarié. Avec le recul du temps, ces tempêtes une fois digérées, je me suis aperçu qu’elles avaient leur rôle dans un ensemble, grâce à une main mystérieuse et prévenante ! 

Partons de quelques dates ou arêtes vives – suivons ensuite leurs méandres. 

1953 – Arrivée au Maroc, en septembre au couvent de l’Agdal à Rabat (aujourd’hui démoli), deux mois seulement après mon ordination à Pau – je fus accueilli avec bienveillance par le P. Peurois, évêque auxiliaire et le P. Jean-Bosco Offret qui fut longtemps custode des Franciscains et vicaire général au moment de la succession du P. Lefèvre et l’intronisation du P. Chabert au siège épiscopal. 

Nous avons vécu jusqu’à cinq frères en ce couvent pour nous initier à la langue et à la culture arabes aux Hautes Etudes, précédant même l’ouverture de la première faculté des Lettres à Rabat (ceci nous soustrayait à la menace d’une nomination trop rapide par l’évêque comme vicaire d’une paroisse !).

 1955. Au moment de l’indépendance, je fus envoyé en médina de Marrakech, en même temps que le P. Paulin en celle de Fez, pour nous occuper de la présence de nombreux chrétiens à l’intérieur des remparts.

 1955-1960, j’ai donc desservi la petite chapelle de Derb en Naqos dédiée à Notre-Dame depuis 1920dans une maison juive aménagée et dont l’écurie servait à loger le cheval du P. Apollinaire Colombier (aumônier militaire). 

  Nous devions alors, le P. Charles de Jésus et moi-même, animer ce lieu de culte ouvert au 4 à 5000 résidants à l’intérieur des remparts.  

  Parmi quelques faits saillants de notre séjour en ces lieux, citons : « la création d’Amitié et Culture », association spontanée ouverte à des juifs, musulmans et chrétiens.

   Durant mon séjour le P. Louis de Prémare revêtu de bure, en descendant d’Abadou, me visitait quand, frappant à ma porte, il reçut dans le dos un coup de poignard. Il dut à sa présence d’esprit de s’en tirer la vie sauve, emportant seulement pour la vie une boutonnière au niveau de son omoplate, vous pouvez encore demander à la visiter. 

  Sachez seulement que le coup m’était destiné (motif : laissant entrer beaucoup de jeunes lycéens à ma bibliothèque, je devais nécessairement m’adonner au prosélytisme!).

  Devant certaines représailles sanglantes contre les européens (notamment contre le général d'Hauteville, gouverneur de la place,(et chef de région) au sortir d’une messe dominicale dans notre chapelle), mon compagnon Fr. Charles déclara à ses supérieurs : «  moi, je demande à me retirer en ville nouvelle, car je suis venu pour desservir les chrétiens, donc les européens qui se replient. ». Ma réplique fût immédiate : « moi je demande à rester en médina car je ne suis venu pour servir des étrangers, mais bien les marocains ! », l’avenir le dira !

1960-1962 – Pour mieux servir demain cette médina, on m’accorda de me rendre en Proche-Orient. Je fus autorisé à voyager notamment au Caire, à Beyrouth, à Damas (avec une incursion à Bagdad) pour courir trois objectifs :

Améliorer mes connaissances en langue arabe – faire des séjours dans des monastères orientaux pour m’initier au rite melchite – et découvrir la vie chrétienne dans quelques familles arabes, notamment à Alep et Damas. 

A mon retour du Proche-Orient, je fus dérouté dès ma descente d’avion vers le monde universitaire de Rabat (car un fonctionnaire zélé de l’évêché avait entre- temps ‘’bradé pour 4 sous’’ ce lieu de culte de la Médina sans que l’on m’en informe) et il me fallait d’urgence prendre la suite du P. de Premare à la direction du C.C.U. (Centre catholique universitaire). Il s’agissait de la première « Source » à l’ancien couvent de l’Agdal. 

Je dus m’adapter à contre cœur à l’animation de ce centre. Il hébergeait une soixantaine d’étudiants, au début tous chrétiens européens, puis des chrétiens africains enfin des marocains musulmans (dont Tahar Ben Jelloun, Filali Ansari, ou Ahmed Boukous…entre autres.). Je dus enfourcher un scooter pour suivre moi-même les cours de Faculté (Propédeutique en deux langues, une teinture de philosophie en arabe, mais surtout 3 ans de licence de sociologie avec les professeurs Khatibi, Pascon, Oulalou, Radi etc parmi les professeurs les plus prestigieux !) 

1963-1969 – Au compte de mes meilleurs souvenirs de ces années à la « Source », ce fut sans doute d’avoir vécu des expériences de cogestion de ce foyer, puis d’auto gestion totale en vue d’initier ces jeunes à une vie future d’engagement…  A mon actif sans doute aussi l’organisation d’une dizaine de chantiers garçons/filles durant les congés, avec le plein accord des familles, en plusieurs points du Maroc : Rif-Es-Saouira ; Beni-Mellal ; mais surtout sur le versant sud du Haut-Atlas (Goulmia, Tinkheir, etc…). Que de souvenirs, de risques et de couples qui se lièrent dans la poussière des étés torrides !

En parallèle, trois ans de sociologie comme seul européen et prêtre, me décapèrent au travers d’un dialogue avec/contre des professeurs tous marxistes (c’était dans les années 68) éprouvèrent alors même mon sacerdoce. Il ne pouvait qu’en être secoué !

Puis ce fut le retour à Marrakech comme sociologue de l’Etat marocain. 

Dès lors j’ai essayé de vivre désormais, selon l’appel du Seigneur ressuscité, ce deuxième temps de Galilé : ‘’l’envoi aux nations’’. Il n’y a plus désormais de frontières, ni de ‘’chasses gardées’’. Sa Paix et son Esprit saint sont offerts à tous, mais sans aucune exclusive pour autant à l’égard notamment des ‘’marqués du sceau du baptême’’.

Si mon temps, mes activités, mes engagements furent enfouis au service des plus « lointains », je n’ai pas négligé encore d’apporter une contribution à la mise en valeur d’une paroisse (homélie, groupes de demandeurs de lectures ‘’spirituelles’’ de la Parole, présentation d’amis du pays pour des soirées de connaissance des réalités du pays etc…) 

Dès mon retour à Marrakech, je fus donc sollicité par l’administration marocaine pour des recherches dans le domaine de l’Urbanisme, de l’Office d’irrigation régionale du Haouz (sous la houlette du sociologue Paul Pascon) et durant cinq ans à la Faculté de Sciences économiques de Marrakech. 

A la fin de mon dernier contrat il était tentant pour le P. Hubert Michon, évêque de Rabat, en mal de nominations paroissiales, de me confier la tâche de curé de cette ville, sous le prétexte de ma connaissance du terrain, après ma rédaction de la synthèse du schéma directeur de cette cité (1981) et mes études régionales ! Il me donna comme consigne (utopique) de ne rien sacrifier de mes relations marocaines. Quelle gageure ! Avec le surmenage de cette époque, j’ai le souvenir de ne m’être finalement acquitté correctement d’aucune de ces deux taches en parallèle !

1986-1990 – Décidemment mon cœur continuait à pencher vers la réalité marocaine et je déposais après cinq ans ma démission qui embarrassait fort le P. Hubert, mais qui me libérait bien intérieurement  et le père Bertrand en paya les frais (bien que très économe de tempérament !).

J’avais donc multiplié mes études sur le terrain en vue d’un diplôme sur El Kelaa, puis d’un doctorat soutenu à Paris sur l’intégration urbaine dans 16 petites villes moyennes de la région économique du Tensift…

Une fois mon document arraché aux griffes des Presses Universitaires de France le jour de ma soutenance pour éviter qu’elles le publient à Paris, j’ai eu tout loisir à rédiger ces notes à la demande d’amis marocains sous la forme d’un livre publié à la S.M.E.R. (société marocaine des éditeurs réunis). Il portait le titre :’’Espaces urbains en formation dans la région économique du Tensift’’ (sorti seulement en 1981 à Rabat).

En cette période il faut mentionner pour l’histoire, plutôt que pour ma vanité personnelle que j’ai dû assurer 3 mandats de Custode au service des frères du Maroc durant 9 ans. 

A pareille époque, qui d’entre les frères participants a pu oublier ! Ces retraites communautaires aux ‘’Ombrines’’ (bord de mer d’Agadir), au club alpin de l’Oukaimeden ou encore à Anfa (Casa) autour de Marie, notre frère théologien (Marie-Adrien) dans une écoute du cœur passionnée… ! Seuls le P.Pol de Léon Rolland ou encore le P. Gwénolè Jeusset purent dans les années suivantes soutenir la comparaison. ..

Dans le même temps je fus invité par le président de la Caritas diocésaine à accepter la fonction d’aumônier, lors d’un tournant de cet organisme qui s’orientait vers des mini-projets de développement. Cette initiative de Mr. Açédo dut donner des sueurs froides à notre évêque, mais elle me valut de participer aussi par deux fois aux congrès régionaux de la M.O.N.A. (Moyen Orient Afrique du Nord) notamment au Liban durant sa guerre. 

Obligé d’assurer en même temps l’animation de l’A.N.M.O.S. conférence franciscaine (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Somali), je dus organiser à Rabat une rencontre des six supérieurs de l’époque et son prolongement à Rome, puis au Caire, par la suite…

Pauvre ‘’avorton de frère’’, l’aventure me catapulta en Inde (Bengalore) pour un conseil plénier de l’ordre. Durant quelques semaines je me suis vu délégué aussi de la puissante ‘’Terra santa’’ !, mais la fureur du Custode de ces lieux saints fut telle qu’elle obligea le Fr. Ministre général à rectifier le tir en l’enjoignant lui aussi au nombre des conseillés ! Ceci m’enhardit à proposer au Ministre général un appel en faveur du maintien de frères au Maroc. Il me lut intégralement en assemblée plénière… Point de départ d’une relève de frères de plusieurs continents !

1990 – Et nous voici à peu près arrivés aux années 90… 

Après un tir de barrage d’un an pour différer l’implantation de mon association ‘’Al Majal ‘’ sur un terrain de l’évêché, l’expérience se poursuit jusqu’à ce jour avec des amis marocains. L’aventure de l’aménagement de la haute vallée de l’Atlas (Zat) m’emmena à participer dans un cadre associatif à de multiples activités (...).

Marrakech le 30 juin 2003 – Fr. Gilles

Témoignage de Marie-Andrée

Pour ma part, le Maroc m’étant très cher, j’ai adhéré à son association « Partenaires des Amis du Zat » à partir de 2003. Association créée pour porter une aide au plus vulnérables. Développement de la vallée du Zat – refuges construits dans d’autres vallées – aide aux veuves ayant en charge des enfants (avec un gardiennage d’animaux domestiques, dont la reproduction naturelle constituait un usufruit), et autres initiatives … J’aurais la chance de me rendre deux fois à Tizirt, dans la vallée du Zat, dont une 1ère fois avec Père Gilles en 2007, un lieu que j’ai beaucoup aimé et qui m’a inspiré…]  

2007 - souvenir de la vallée du Zat avec père Gilles

Je vous livre ici un petit compte rendu (rédigé en 2007) de ce séjour partagé avec mon cousin et des amies. 

Pere-Gilles-Pegurier-1  Nous retrouvons Ahmed et frère Gilles au local de l’association ‘‘les Amis du Zat’’ à l’entrée de la vallée. Tous deux nous exposent leurs activités et leurs projets au sein de cette belle association dynamique qui participe à l’aménagement et au développement de la haute vallée du Zat. Ahmed souhaite que cette vallée ‘‘oubliée’’ ne soit pas accessible au tourisme de masse mais aux personnes soucieuses de ne pas perturber la vie des habitants et de ne pas détériorer le site encore préservé. Trois gîtes ont été construits, prêts à accueillir les randonneurs manifestant un intérêt particulier pour cet environnement.

Père Gilles nous dit envoyer des tas de bulles dont beaucoup éclatent, mais il arrive que l’une d’entre elles fasse son chemin ! 

Il continue d’aider quelques veuves démunies ayant en charge des enfants. Après les chèvres, il pense leur confier des génisses dont la reproduction constituerait un usufruit et leur donner ainsi des responsabilités et valoriser leur difficile statut de femme. Mais rien n’est simple en ce pays.  

Vallée-ZAT-Marie-Andrée  Puis nous partageons avec beaucoup de convivialité un délicieux tajine que nous mangeons selon la tradition marocaine, c'est-à-dire avec trois doigts, aidés d’un morceau de galette de pain encore tiède, à lui seul un vrai régal !  

Vallée-ZAT-mosquée  Conduits par Mohamed et Brahim, nous nous enfonçons dans la vallée du Zat et faisons un petit détour car père Gilles veut nous faire découvrir le hameau de Mriouat, sortant de la brume et dominant un écrin de verdure. L’approche de Tizirt se fait progressivementrtzi là qui nous attend. La maison est accueillante. Nous en faisons rapidement le tour pour prendre connaissance des lieux. Selon la tradition, un verre de thé à la menthe nous est servi avec beaucoup de gentillesse. 

Puis profitant des derniers instants avant la tombée de la nuit, nous abandonnons sacs et affaires personnelles pour laisser nos pas nous conduire jusqu’à Ansa, dernier petit village où des hommes sont occupés à tailler, dans le bois des peupliers, de petites poutres et des planchettes pour réparer une toiture.

Notre charmant guide Driss, toujours de bonne humeur et souriant, nous donne ça et là quelques explications. 

Vallée-du-Zat-fillettes  Nous rencontrons des femmes et des enfants aux regards mitigés qui nous sourient timidement, gardant quelques moutons acrobates et cueillant des herbes dispersées selon le bon vouloir de la nature. Un seul véhicule bien chargé nous croise, transportant des hommes enveloppés d’un burnous qui reviennent du souk d’Arbâa Tighadouine.  Trois jolies petites filles, timides, vêtues de vêtements et de coiffes colorés, blotties sur un rocher, nous regardent passer, un peu craintivement. Le tableau est magnifique. Dans cet endroit désertique, elles semblent venues d’une autre planète !

De retour au gîte, je m’éloigne un peu pour jouir encore une fois de ce cadre merveilleux, qui me rappelle ma petite enfance dans le bled au nord de Taza. Nous sommes loin de toute agitation. Véritable havre de paix, une invitation à la méditation... 

En remontant vers la cascade, je découvre un grand bassin de forme ronde dans lequel se reflètent un arbre et un petit bout de ciel bleu. Miroir de l’âme. Tout est paisible, seule l’eau continue inlassablement de dévaler la pente.                           .    Vallée-Zat-bassin  Il me faut rejoindre les autres, la nuit va tomber. Nous écoutons Père Gilles nous parler de son association et de ses projets pendant que notre sympathique cuisinier roule la graine entre ses mains avec beaucoup de dextérité. 

Pere-Gilles-cuisinier Il nous prépare un merveilleux couscous que nous allons savourer accompagné d’excellentes galettes de pain, à la lueur d’une lampe à gaz, assis autour d’une table basse. Que la vie semble simple ici.  

Refuge-ZAT  Nous nous préparons pour la nuit. Les matelas sont dispersés autour de la pièce. Il nous semble revenir quelques années en arrière. Nous poussons quelques chansonnettes. Bien enveloppées dans nos couvertures multicolores, le froid nous pénètre malgré tout ! Difficile de dormir. 

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner et avant de quitter ces lieux paisibles, l’instituteur nous conduit à l’intérieur de sa  petite école. Les écoliers bien sagement assis devant leur bureau, nous saluent d’un « bon jourrr maaa daame » et nous reprenons la piste en sens inverse pour suivre notre périple vers le grand sud et découvrir d’autres paysages aussi grandioses.  

Route-altitude  Père Gilles nous demande de le laisser à une intersection de notre route. Pour lui pas de problème il trouvera rapidement quelqu’un de passage pour le reconduire à Marrakech.

L’année suivante, j’ai eu le plaisir de randonner dans le Haut-Atlas avec des amis, de voir et de dormir dans les deux autres gîtes de Ait Ali et de Warzat, avec un retour à Tizirt, en 2008.

 A partir de l’an 2000 (voyage en famille) j’aurais la joie de revoir mon cousin à plusieurs reprises à Marrakech. Nous partagions l’amour de ce pays et bien d’autres choses, comme des souvenirs familiaux …

Je me souviens d’une visite qu’il nous avait faite dans le bled, dans les années 50, alors que mon père, officier des A.I. était en poste à Taineste, dans le Rif. Je me revois installée à l’ombre d’un arbre, dans le jardin, à l’écouter. Il nous racontait, à mon frère, et moi, tous petits enfants, l’histoire biblique de ’’Joseph et ses frères’’.

Père Gilles n’est plus et ses cousines germaines (dont ma mère) non plus ! Mais les souvenirs restent… et j’aime faire revivre les membres de ma famille disparus en retraçant des passages de leur vie par écrit!

En 2018, je me suis rendue sur sa tombe à Marrakech.  

Pere-Gilles-Jacques-Pegurier-1926-2014 

  Merci à Marie-Andrée d'avoir partagé avec nous son témoignage et le "testament" de son grand cousin. Nous lui sommes reconnaissants pour ces lignes qui éclaireront les souvenirs de ceux qui ont fréquenté le Père Gilles; et aussi le fera découvrir à ceux qui ne l'ont pas connu directement.

Notes: On trouvera une interview du Père Gilles dans le livre d'Elsa NAGEL pages 87 à 89: C'était hier à Marrakech, paru il y a 5 ans aux Ed. La Croisée des chemins - Casablanca. Elle prépare un nouveau livre que votre blog Mangin@Marrakech vous présentera dès sa parution.

Il est écrit sur la tombe des frères franciscains: Ici reposent avant de ressusciter: RP POISSONNIER 1897 - 1938; RP MP DEREBOUL 1921 - 2001; BARNABAS GORSKI 1933 - 2015; Fr. André Marie LEDRU 1925 - 2007; Fr. Gilles (Jacques) PÉGURIER 1926 - 2014.

Merci à ceux qui écriront des commentaires au bas de cette page

01 janvier 2020

BONNE ANNÉE AUX MARRAKCHIS

 QUE L'ANNÉE 2020 SOIT VRAIMENT NOTÉE 20 / 20 ! 

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CHACUN PEUT ENVOYER SES VOEUX À SES AMIS EN ÉCRIVANT DANS LES COMMENTAIRES:

NOUS AVONS UNE PENSÉE TOUTE PARTICULIÈRE POUR CELLES ET CEUX QUI ONT PERDU UN ÊTRE CHER ET QUI ONT BESOIN DE CONSOLATION EN CETTE ANNÉE QUI COMMENCE 

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NOUS PENSONS AUSSI À ROBERT LUCKÉ, NOTRE PRÉSIDENT À QUI NOUS DEVONS BEAUCOUP DE REMERCIEMENTS POUR TOUT CE QU'IL A FAIT POUR MAINTENIR L'AMITIÉ DES MARRAKCHIS. SOUTENONS LA REVUE SALAM MARRAKECH ET LE MOUSSEM D'AVIGNON. 

NOUS L'ENCOURAGEONS ET SOUTENONS AUSSI TOUS CEUX QUI ORGANISENT DES RENCONTRES COMME  DANIEL LERAIS ET SON GROUPE D'ANCIENS OU COMME GEORGES STACHEWSKY ET SES ESCAPADES DANS NOS PROVINCES

NOUS REMERCIONS TOUS CEUX QUI ONT DES PHOTOS ET DES SOUVENIRS À PARTAGER ET QUI NOUS EN CONFIENT LA PUBLICATION; MERCI AUSSI À TOUS CEUX QUI POSTENT DES COMMENTAIRES SUR LE BLOG

LE BLOG MANGIN@MRK SOUTIENT ET SOUTIENDRA TOUTES LES ACTIONS DE RETROUVAILLES ENTRE MARRAKCHIS.

BONNE ANNÉE À TOUS ! 

TOUS LES SAMLAMISTES NE SAVENT PAS QU'IL EXISTE SUR FACEBOOK UN GROUPE SALAM MARRAKECH. 

Salam Marrakech le groupe Facebook LES ANCIENS DE MARRAKECH QUI ONT UN COMPTE FACEBOOK PEUVENT DEMANDER À S'Y INSCRIRE... POUR PLUS D'ÉCHANGES. https://www.facebook.com/search/top/?q=salam%20marrakech&epa=SEARCH_BOX

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19 décembre 2019

REINES DU GUELIZ ET MISS MARRAKECH AU XXe siècle

 

Noel-arbre

JOYEUX NOÊL À TOUS LES MARRAKCHIS QUI FÊTENT LA NATIVITÉ: Souvenons-nous des Noël à Marrakech. (Merci à Blandine pour ce sapin lumineux)

LES REINES DU GUÉLIZ ET LA COMMUNE LIBRE DU GUÉLIZ ANNONCENT MISS MARRA-KECH

Depuis 1928 Marrakech est relié à Casablanca par un train à voie normale, cela a entraîné dans les années Trente, une frénésie de constructions nouvelles, de nouveaux hôtels et des investissements les plus divers. Le syndicat d'initiative de la ville fait feu de tous bois pour attirer les touristes du monde entier. Les habitants du Guéliz de leur côté invitent les habitants de la Médina et du bled à s'installer dans la ville nouvelle (encore peu construite) en créant des activités les plus diverses et des animations nouvelles.

C'est ainsi que fut créée "LA COMMUNE LIBRE DU GUÉLIZ " avec son maire, premier magistrat pour la durée des festivités. Les activités de cette "municipalité officieuse" se concentraient autour de deux périodes principales: LE CARNAVAL d'une part au printemps et LA FËTE D'AUTOMNE dès le mois d'octobre.

L'un des moments phares chaque année était l'élection de la Reine du Guéliz et de ses dauphines.

LA PREMIÈRE PHOTO DONT NOUS DISPOSONS DATE DE 1933 

Miss-Gueliz-L'AFN_illustr-nov-1933 2

La reine du Guéliz identifiée est mademoiselle MARTINEZ, reine du Gueliz d’octobre 1933 à octobre 1934.  Nous le savons grâce à un article du journaliste Paul HENRY, dans le numéro de novembre 1933 de l’Afrique du Nord Illustrée. Elle fut couronnée devant trois autres candidates, ses demoiselles d’honneur.
Nous apprenons au gré de cet article que Balthazard ALFANO, mécano au garage Citroën, en est le maire et que M. FILLOUCAT commerçant en peintures sur l'avenue Mangin tient la présidence du Comité des fêtes avec l’appui de M. AMPHOUX, entrepreneur. Le secrétaire de la commune est M. BERNARD, commerçant "Au Gagne Petit"
La commune libre avait une section de gymnastique dès 1933, avant la création de l'AGM.
Mlle MARTINEZ termine son règne en aout 1934, car elle a trouvé un mari. La commune libre du Guéliz ne peut pas avoir de roi, seulement des reines. Le trône ne restera pas vacant longtemps car l’élection de la future reine est prévue pour octobre.
SIMONE LEROUGE REINE DU GUÉLIZ 1934 -1935.
Elle aura deux dauphines: mademoiselle PIETRO et Mademoiselle BÉRANGER. 
Lors de cette fête, une prouesse fut réalisée en quelques jours, la construction d’une piscine provisoire de peu de profondeur pour la durée de la fête dans les jardins du Hartsi.   Le Comité voulait montrer que les marrakchis demandaient la construction d’une vraie piscine municipale. Un concours de photographie organisé lors de ces fêtes, nous a laissé une image de cette piscine établie provisoirement dans le jardin Jenan el Hartsi. 

reine-piscine-24-octo-1934  Quelques années plus tard une vraie piscine municipale fut construite.

La notoriété de la reine du Guéliz, Simone LEROUGE,  s’étendit au delà de la région sud puisqu'elle fut invitée à couronner d’un diadème la première reine de Mazagan en septembre 1935. 

Lerouge-reine-MRK-gueliz-11sept-1935  Simone  LEROUGE, reine de Marrakech-Guéliz porte un diadème, un col rehaussé et un manteau rouge (logique !). À côté d'elle, la reine de Mazagan, Mlle Suzanne VALENZA-TABONE, porte une écharpe claire. Photo Starck. 

reine-gueliz-photo-27mars-1935

REINE DU GUÉLIZ 1935-1936 : Made-moiselle GARDELLE et sa dauphine Mme MARIOTTI. 
Nous n'avons trouvé ni famille GARDELLE ni famille MARIOTTI à Marrakech, en revanche ces noms étaient bien représentés à Casablanca. 

"La commune libre du Guéliz" a transféré ses activités au Comité des fêtes de la ville de Marrakech. Les jeunes gymnastes ont été orientés vers l'AGM.

Par ailleurs le titre de reine du Guéliz ne sera plus décerné. D'autres animations seront organisées par le comité des fêtes de la ville. Par exemple l'organisation d'un concours de bébés  en avril 1936. Déja en 1937 on ne parle plus de reine; l'influence américaine a changé la mode: MISS MRK doit participer à la fête du printemps de Tamelelt.

reine-MRK-1935 PHOTOGRAPHIE AVEC PLUSIEURS PERSONNALITÉS DE MARRAKECH ILLUSTRE L'ÉLECTION DE LADERNIÈRE REINE.

De gauche à droite, rang assis: M. FILLOUCAT; M. de TREMAUDAN, Mlle GARDELLE (reine), Mme MARIOTTI (dauphine), M. MASQUELIER; Me GRISSONNANCHE; Rang debout: M. DONADIEU, M. VIETTI, M. RENARD, M.GIDEL, Me GARDELLE (mère de la reine), M. LÉON, M. HABERLACH (architecte), M. GRISSONNANCHE, M. MONTEL, M. MÉTÉRIÉ.
Quelques précisions:
M. FILLOUCAT: Dirigeant de l'association sportive L'AVENIR DU GUÉLIZ.; son association fut contrainte de fusionner avec d'autres clubs sportifs en 1934. (abandon des clubs multisports et formation de clubs spécialisés uniques pour Marrakech: Gym, boxe et lutte, cyclisme.) L'Avenir du Guéliz qui avait aussi une section vélo et une section tennis laissera la place à l'AGM pour la Gymnastique et disparaîtra. Le protectorat faisait pression,officiellement par souci d'économie pour les subventions, mais également pour qu'il n'y ait pas de clubs réservés aux européens et d'autres aux marocains, mais que le sport rapproche les communautés.
Mr GRISSONNANCHE: Cadre des services municipaux; secrétaire du centre anti tuberculeux et Président du club du SAM depuis décembre 1934; 
Mme GRISSONNANCHE, née POLIDORI.
M. de TREMAUDAN, services municipaux de Mazagan.
M. Léon MASQUELIER, correspondant pour Marrakech des journaux du Maroc et de la société marocaine de publicité.
M. Antoine VIETTI, cafetier, administrateur de l'Avenir du Gueliz;
M. Jean GIDEL agriculteur, propriétaire d'un immeuble de rapport.
M. Albert DONNADIEU, Président de l'Amicale des mutilés 
M. Camille MONTEL, directeur de l'école musulmane d'apprentissage
M. Alphonse MÉTÉRIÉ inspecteur des Beaux Arts et responsable de l'urbanisme à Marrakech.
M. Maurice LEON, membre de la commission municipale tripartite.
Merci de compléter pour M. RENARD  et d'autres précisions dans les commentaires.
QUELQUES MISSIS DES ANNÉES CINQUANTE:
En 1954 pour désigner qui sera Miss Marrakech le concours se déroulait au Casino:

1-Bigaries-2Claudette-Vera-3colette-GIL-4Andrée-Rodriguez-1954  Les quatre premiers numéros correspondent à 1: BIGARIES, 2: Claudette VERA, 3: Colette GIL, 4: Andrée RODRIGUEZ.

En 1956, les concurrentes ont reçu des cadeaux des sponsors: 

colette-GIL-Therese-MIR-Christiane-Aguado-Colette-SCHWEIZER-1956 Colette GIL, Thérèse MIR, Christiane AGUADO et Colette SCHWEIZER.

En 1959 

Botella-SMn°62-63-miss-casino-1959

MISS CASINO remplace MISS MARRAKECH. 
Mlle Consuelo BOTELLA, coiffeuse, est élue. Ses demoiselles d'honneur Irène SANTARNO et Georgette LÉVY figurent aussi sur la photo.
Le moussem de juin 2019 a voulu rendre hommage aux reines de beauté de Marrakech. Trois d'entre elles nous ont fait le plaisir de participer au Moussem 2019 à Avignon. 

Misses_2019 Voir les photos du Moussem et leurs légendes en cliquant sur le lien suivant: http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2019/06/24/37454127.html

Merci aux lecteurs de cet article sur nos reines de beauté d'ajouter d'autres renseignements et d'autres noms dans les commentaires. Nous leur sommes reconnaissants par avance.

02 novembre 2019

TOUSSAINT : DÉCÈS D'ANCIENS DE MARRAKECH DE 1980 À 1990

Décès d'anciens de Marrakech entre janvier 1980 et janvier 1990

Nous nous souvenons de nos disparus. Nous avons déja publié sur ce blog en 2018 une liste d'amis décédés depuis 2010, précédée à la Toussaint 2016 par une liste de deuils entre 2000 et 2010 et aussi le 1er novembre 2017 par nos morts de 1990 à 2000.

Les noms sont souvent suivis d'un numéro qui correspond à la Revue Salam Marrakech qui a annoncé le deuil.

Si vous remarquez que certains noms manquent vous pouvez les mentionner dans un commentaire à la fin de cette page. Vous pouvez aussi ajouter un souvenir. Nous pourrons ainsi en garder la mémoire.

cimetiere-de-toussaint

A

ACHIM Carmen + 20 novembre 1989 à 82ans à Montauban (82)  SMn°26 

ALESSANDRI Rolande + 1er mai 1989 à 83 ans SMn°24

ALFANO Anne + 6 avril 1988 – 89 ans - Marrakech – SM n° 38/39

ALMUNIA Antonia épouse TORRES + 1989 à 86 ans Seville (Espagne) SMn°27

AMALOU Driss André + 1989 SMn°26 

ANIDJAR (Veuve Maurice) + 6 octobre 1989 à 75 ans à Meylan (38) SMn°25 

ANNELI Marie épouse DESPIEDS-MURACIOLLE le 28 novembre 1988 SMn°23

ANQUETIL Odette épouse GAMBINI, + 1 mars 1989 à Aix en Provence (13) à 84 ans  SMn°24

ARNAUD Yvonne épouse PICHON + 20 septembre 1989 à 76 ans à Nice. SMn°25

ARRIBE Renée, épouse DESCHAZEAUX + le 8 décembre 1983 à Pau (64) SM n°6

B

BALESTRINI Mme +  1984 à 71 ans – SM n°4

BARBERINO Joséphine + 7 aout 1986 à 87 ans à 94450 Limeil-Brévannes SMn°14

BARUK Gaston (PDG Moulins Baruk) ne 18 janvier 1908 à Sousse (Tunisie) + 1984 – SMn°5 

BAUCHET (Dr du Casino) + 1988 à Marrakech SMn°21 

BECKER Georges + 18 octobre 1989 – capitaine preparation militaire 1953/55 – SM N°28

BONHOMME Henri (SAM) + 1987 à 66500 Prades – SMn°17 

BORREL Raphaël + le 17 novembre 1988 SMn°23

BOULANGER Gabriel + 1989 à Nice (06) SMn°24

BOURBON Bernard, + 16 novembre 1986 à 35 ans à Samazan SMn°15

BOURDERIONNET + en aout 1987  SMn°21

BOURLOT Renée + 7 juin 1988 à Montluçon (03) SMn°23

BOYER (Mme Charles) + 26 décembre 1988 à Cuers (83) 85 ans SMn°24

BREGEOT Marie + 2 novembre 1987, à 82 ans à Toulon (Var) SMn°20 

BRINDEJONC Maryvonne + 2 février 1987 à 40 ans à Basingtone (Angleterre) – SMn°17

BRUNEAU Pierre + 14 juin 1989 à 68 ans à Pietranea (20) SMn°24 

P1080205

C

CAILLERES Jean + le 27 mars1988 à Bordeaux SMn°24 

CANAL Mathilde + 11 mai 1987 à 32600 Rouede – SMn°18 

CARNUCCINI Jean + 22 décembre 1987 à 89 ans à Nîmes – SMn°20 

CARNUCCINI Marie épouse GIOGOSO + 25 fevrier 1986 à 84 ans, à 74380 Cranvessales. SMn°12 

CASANOVA Marc, + 28 aout 1988 à Paris SMn°23

CATHARINA Mme – (cantine Sidi Moktar) + 16 avril 1984 SMn°6

CARRION Antoine (dit Toinou) + 1984 – SMn°6

CARTIER Maurice + 1987 à Bayonne SMn°20

CAUMER Yvon, (ancien SAM et ASM)+ 25 mars 1984 à 46 ans à Saint-Dié (Vosges) SMn°6

CLAUER Monique + 25 novembre 1985, SMn°11 

CLERC + 1989 à 57 ans SMn°24 

CLEMENT Mr + 1988 à Beziers  SMn°22

COMBETTE Fleurance + 5 octobre 1986 à 65 ans à 64000 Pau SMn°16

COMMERCON André + 1988, SMN°25 

CONRAD (ancien Dr école ) + 21 octobre 1986 à 344470 Aimargues – SMn°19

CUCHI Sébastien + 6 janvier 1986 à 71 ans, SMn°11 

D’ANNA Pierre + 7 juillet 1989 à Arles (13) à 87 ans SMn°24

DARMANI Yvonne épouse CHOURREAU, + 8 novembre 1986 à Marseille 13000 – SMn°15 

DELGADO Manuel + 2 septembre 1985 – SM n°28

DESCHAMPS Jacques + 1988 à Angers  SMn°23

DESCHAZEAUX Yvan + 25 fevrier 1986 à 74ans à 64240 Caubios-Loss SMn°12

DESCHELETTE Mme + 24 juillet 1982 à Bordeaux – SMn°4

DESPIEDS-MURACIOLLE Jacquot + 22 juillet 1988 à Aix en provence SMn°23

DI MEGLIO Carmen, veuve Émile BERNARD + le 3 mai 1985 à 91 ans à GRIGNY-91350 SMn°9 

DREVET René, avocat, + 22 fevrier 1985 à Draguignan – SM n°9

DROIT Joseph (chauffeur de la CAT) + 20 septembre 1985, à 78 ans, (Hautes Pyrénées) SMn°10 

DUPRÉ Andrée épouse PETIT + 2 novembre 1986 à 78 ans à Marrakech – SMn°15

DUPRÉ Jacques + 27 juin 1986 à 39290 Moissey SMn°14 

DUPRES Adrien + 10 décembre 1987 à 83136 Gareoult – SMn°20 

cierges

E F G

EL GHORFI Moulay-Ahmed, Tordjman de Sidi El Hakem, + à 79 ans le 13 janvier 1984 à Salé. (voir commentaire 1), cliquer aussi sur le lien: Amoureux de Marrakech 

ESCARO Jean-Luc + 37 ans le 20 novembre 1986 – à 84490 Saint-Saturnin d’Apt – SMn°15

FONTAINE André, (dit Ninou) + 28 avril 1982 à Toulouse à 39 ans – SM n°2 

FOURCADE Léon-André, à 89ans le 4 aout 1988 à Pau SMn°22 

GANGAROSSA Antoinette +mai 1985 à 91 ans à St-Seuvrin-sur-l’île (Gironde) SMn°9 GARCIA Marie épouse MARTINEZ (bar de l’ASAM) + 11 septembre 1986 à 69 ans à 30600 Vauvert SMn°14 

GENDRE Raymond + en 1988 à Perpignan (66) SMn°23

GIRARD Léo (Cdt 2eRTM) + 1986 SMn°13

GOMEZ Jean + le 2 décembre 1988 à Vauvert (30) SMn°23

GRACIA Claudine + 1989 à 50 ans SMn°25

GRACIA Marie + 2 aout 1988 SMn°26

GRACIA Claudine + 1er mai 1989 à 50 ans SMn°26

GRISSONNANCHE Mme + 89 ans le 20 octobre 1986 à 01 Vichy – SMn°15

GROS Honoré +9 aout 1986 – (ingenieur TP ) – SM n°28

GUILHERMET Roger + 5 mars 1985 à Perpignan 66000  SMn°12 

GUILLAUME Jean + 1983 à Perpignan – SM n°3

GUIRAUD Alain + 16 mai 1986 à 28 ans SMn°13

HIJK

HAULLER-DELACOUX Mme + à 65 ans en 1986. SMn°13

HUREY Veuve CROUSSE + 17 fevrier 1989 à 86 ans SMn°24

HUTTIN Andrée épouse BIZEL + 8 juillet 1987 à 48 ans à 73000 Chambery – SMn°19 IZORCE Marcelline + 1987 à 86 ans à Six-Fours-les-plages (83) SMn°21

JACQUET Ginette née HAZAN + 1985 – SM n°33

KAGI Émile + le 2 novembre 1988 SMn°24 

tous-saints-55

LASALLE épouse KUPPER, + 1988 à Pau (64) SMn°23

LATRON Jeannine épouse de Bernard + 1986 à 56 ans à 01220 Divonne-les-Bains SMn°15

LATRON Paul + 1989 à Villeneuve sur Lot (47) à 68 ans SMn°24 

LAUVRIERE Robert + aout 1989 à 64 ans à Angers SMn°25

LEBRUN Irène épouse VACHE + 27 avril 1988 – SMn°27

LE CORNEC René, (officier de Police) + 1984 à Genève – SM n°5 

LE LUYER + 25 fevrier 1989 à Fort de France- inhume à St-Brieuc SMn°24

LOGATTO Marguerite + 1987 à 68 ans à 34740 Vendargues – SMn°17 

LOUVION Amédée + 26 décembre 1988  à 71 ans SMn°23

LUCAS Georges + 24 février 1984 à Pardies-Mourenx 64150  - SMn°9

M N O

MALLET Christian  (Ait AMLAT) + 1981 à 42 ans – SM n°2

MARCHENAY Mme, + 29 septembre 1986 à 87 ans à 84000 Avignon SMn°16

MARTINEZ Claude + le 15 mai 1989 à 46 ans SMn°24

MINEO Guy + 14 mai 1986 à 52 ans SMn°13 

De MONDENARD Jean (Pasteur) + septembre 1986 à 76 ans à 30700 Baron – SMn°15

MONLOUBOU René + 15 mars 1987 à 80 ans à 31320 Labège – SMn°17

OURENIA Anne-Marie épouse ALAGNA + le 15 juin 1989 à Beziers (34) SMn°25 

P1080194

P

PALISSIER Madeleine épouse HUILLET Etienne + 7 avril 1986 à 77 ans à Dreux SMn°13

PARNAUD Marcel + fevrier 1988 – SMn°20

PELOUZET (Petit Marocain) + 1983 à Nice – SM n°3

PERRE Michel (CTM) + 18 octobre 1985 à 72 ans, 68250 Rouffach SMn° 12

PELISSIER Yvonne + 6 septembre 1988 à Toulouse SMn°24

POMIER Régis, “Grand Sachem” + 3 fevrier 1984 à 13310 – Port de Bouc – SMn°5

PERES Philippe, officier de paix, + 12 avril 1984 à 54 ans à 74380- Cranves-Saves – SMn°5 

PIQUEREZ Georges + 27 janvier 1989 à Toulon (83) SMn°24

R

RANSINANGUE + 1988 à l’âge de 73 ans SMn°23

RAYNAUD Didier + 1989 à 26 ans à Annecy (74) SMn°25 

REINA (Veuve Thérèse ) + 22mars 1987 à 80 ans – SMn°17

REY Raymond, Léon + 8 mars 1989  à 79ans à Toulouse SMn°24

RICCI Marguerite + 10 avril 1987 à 66500 Prades – SMn°19 

RIERA M. + 31 decembre 1983 – SM n°4 

RIERA Mme +1989 à Toulouse (31) SMn°25 

RIGATTE (Mme, ouvreuse au Regent) + 1989 à 88 ans à Perpignan (66) SMn°25

RIVE Armande, Lucienne + à 84 ans le 24 décembre 1987 à Nice  SMn°21

ROSENG Roger + 17 mars 1987 à 78 ans à 34500 Beziers  SMn°17 

ROUSSEAU (professeur d’anglais) + en 1983 – SMn°4

ROY Mme + 1989 SMn°26 

RUBI Pedro, + le 13 juin 1986 à 62 ans à 32000 Auch – SMn°14 

Toussaint-2017

SALORT (Veuve François) + 2 aout 1987 à 23000 Gueret – SMn°20

SARRAGOSSA Hortense + 26 septembre 1988 à Bordeaux 33000 – SMn°23

SCHEIBER Carl + 22 novembre 1986 à 49 ans à Tours. SMn°16 

SICARD Mme + 1988 (Garage Citroën) SMn°25 

SLIMANI Albert + 8 novembre 1983 à 91 ans à Fréjus 83600 – SMn°8 

SOISSONS Mr + mars 1988 à St-Raphael SMn°22

T

THELOT René + en avril 1987 à 75000 Paris – SMn°19

THIRIAT Abel + en 1988 à Nice (06) à 90 ans SMn°23

THOMAS Bernard + 30 aout 1989 à 55 ans à  Tarbes SMn°25

THOMAS Mme + 13 février 1987 à 83 ans SMn°17

TISSOT Emile , né à Berkane + 14 octobre 1984 à Montpellier (34) – SMn°7 

Toussaint-57

 

UV

VACHE Henri + 27 avril 1989 à 77 ans SMn°27

VERGES Charles + le 30 decembre 1988 à l’âge de 83 ans à Perpignan (66) SMn°23

VEYROT Antoine, + 27 decembre 1985 à 82 ans,  SMn°11 

VIETTI Henriette + 12 juillet 1982 à 84 ans à Fréjus 83600 – SMn°8 

VIETTI Edmond + 6 mai 1987 à Paris – 33600 Chateauroux – SMn°18

VINCENTI Mme + 1988 à Marrakech SMn°21

VITROUIL Michel + à 34 ans en 1986 à 76800 Saint-Etienne du Rouvray – SMn°14

W

WEBER Roland + à 50 ans le 29 avril 1988  SMn°22

WERY Gonzague + janvier 1988 à 13700 Marignane SMn°21

WILLI-BALD Ludwig  + 26 janvize 1964 à Nantes – SMn°4

Merci de compléter en citant dans un commentaire les noms des anciens de Marrakech que vous connaissiez et qui manquent.

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25 octobre 2019

TRISTE NOUVELLE POUR LES ANCIENS DE MARRAKECH

Roger BEAU, nous a quitté. 

Chkoun_Ana_Roger_Beau

Acteur inlassable de l'amitié entre anciens de Marrakech et ardent défenseur de la conservation de leur histoire, Roger Beau  est décédé le mercredi 23 octobre à l'âge de 83 ans. 

La cérémonie s'est déroulée le vendredi 25 octobre 2019 à 8h30 au crématorium des Pyrenees de Azereix (65380).

Nous ouvrons cette page à sa mémoire.

Nous la compléterons par des souvenirs.

Pour les condoléances adressées à Annie et à sa famille, ainsi que pour l'évocation de son souvenir vous pouvez les écrire dans les commentaires au bas de cette page.

Sa photo ci-contre avec son sourire témoignant de sa bienveillance et de son humour fut prise à Venerque, dans la banlieue de Toulouse où plusieurs dizaines de Marrakchis s'étaient rassemblés à son initiative. 

Roger a eu l'idée de la série de récits d'anciens de Marrakech. Il a commencé à montrer l'exemple sur la revue Salam Marrakech; mais son initiative n'ayant pas entraîné d'adeptes, il avait réitéré son initiative ici sur Mangin@Marrakech et ce fut un succès. Il a entraîné à sa suite de nombreux témoignages d'histoires vécues. Il est possible de les consulter en cliquant sur la "catégorie" CHKOUN ANA située dans la marge, à droite de cette page. 

Roger avait publié son CHKOUN ANA en quatre parties qu'il est possible de relire en cliquant sur les liens:

1 - Une enfance à Marrakech

2 - Une adolescence marrakchie 

3 - Jeune adulte 56-73; l'amnésie et 4 - Souvenir d'un Qui-pro-quo !

Roger fut aussi l'artisan d'autres pages du blog, notamment celles en relation avec son histoire personnelle:

- Cyliste amateur au CCMk Club cycliste de Marrakech.

- Parachutiste: Il acquit son brevet de parachutiste en participant à la Préparation Militaire PARA

1956 R Beau photo Francis Frassati

- Employé de Banque à la BMCE - Banque marocaine de Commerce exterieur

- Photographe au Studio O. KYNEL   Voir photo ci-contre

- Professeur de mathématiques dans plusieurs établissements: Ecole Moulay Rchid (1960-61), Ecole Caïd Layadi (1961-1962), lycée Ibn Abbad de 1962 à 1968, Lycée Abou el Abess Essebti (1968-1969), École Arset el Maach (1969-1973).

L'association SALAM MARRAKECH doit beaucoup à Roger BEAU. Il était l'un des plus solides soutien du président Robert Lucké et lors des Moussems il assurait la couverture photographique de chaque événement avec Annie et souvent aussi son fils Pierre-Yves. Ses photos se trouvaient sur un site internet au nom de arbeau.free.fr et montraient les participants depuis l'année 2004. 

2017 06 25 Moussem A 007-007 Il est rare de voir Annie et Roger sur le même cliché (Moussem 2017) car c'était soit l'un, soit l'autre qui photographiait.

MANGIN@MARRAKECH et ses nombreux amis adressent leurs condoléances attristées à Annie, leurs trois enfants et petites filles. 

1952 décembre Casa Guy-et-Roger

 

Nous ajoutons une photo d'hommage envoyée par Guy Abitbol, un de ses amis de toujours: Le cliché fut pris en décembre  1952, lors d'un voyage à Casa avant un match du SAM

Guy ajoute: "Adieu Roger, suivi jusqu'à son ultime hospitali-sation."

OUT, OUT BRIEF CANDLE. LIFE’S BUT A WALKING SHADOW...

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26 septembre 2019

ESCAPADE DE MARRAKCHIS À ANGOULÈME

Claudine XIMA LEMAURE nous fait le plaisir de partager des photos de l'escapade de septembre 2019:
"Une nouvelle rencontre de Marrakchis a eu lieu du 16 au 20 septembre dernier à Angoulême, cette fois ci à l'invitation et initiative de Blandine et Gilles Vigour.
Ces mini moussem de régions permettent d'autres rencontres avec en prime la découverte d'un territoire.
Après le Gers , le Pays basque, la Touraine, c'était la Charente ….
Avis aux intéressés désirant organiser une nouvelle rencontre dans une autre région."
Arrivée le lundi soir à Roullet-St-Estèphe:  Nous logions tous dans un petit hôtel à la périphérie d'Angoulême.
Toutes les chambres en Rez-de-Chaussée nous permettaient "d'envahir" la cour pour les consignes d'organisation et d'horaires.
Je dois signaler qu'un gros progrès de "discipline" a été fait tout le monde respectant les horaires.
Les diners avaient lieu à proximité, le restaurant jouxtant l'hôtel. Les repas de midi étaient pris sur place en fonction des visites.
Mardi 17 : visite d'une ferme nucicole  BIO (culture des noix, travail et produits dérivés).
                Déjeuner à la ferme avec produits bio, dérivés des noix , de l'apéro au dessert.
                Moment convivial, instructif et sympa. 

P1040182 Photo 1) Francine Gagé montée sur un engin ramasseur de noix écoute avec attention les explications de l'exploitant

P1040183  Photo 2) A table à la ferme: Christine Vega  /  Francine Gagé /  debout  Danièle Gauthier / Louis et Annick Borde / Bernadette

P1040184 Photo 3) Autres convives:  Jean-Luc Morvan / Jean-Paul Gagé / ?...…./ Georges Stachewsky.

DSC_0572  Photo 4) André Sommabere , René et Denise Doudard. 

P1040185 Photo 4bis)  Anne Massard /Lalanne et Roland Galibert  et de dos Marie-Aude Daillou / Bosc 

DSC_0575

 

 

Photo 5 ) Georges Stachewsky, initiateur du concept des "escapades" à Nougaro.

 

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX  mardi 17 après midi : visite du château de la Mercerie à  Magnac Lavalette

Abandonné et en ruines, il est en restauration , chantier énorme et inachevé : on le surnomme "le Versailles charentais", sans doute pour sa superficie... 

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Il n'a pas vraiment de style à l'intérieur, la déco suit les coups de cœur des anciens propriétaires au gré de leurs voyages.
Amoureux en particulier des grandes fresques d'inspiration portugaises en faîence..  Photo 6 ci-contre.
PhoP1040186  Photo 7) interieur. 

P1040187

  Photo 8) Fenetres et décors.

P1040192

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 9 ) C'est pas Versailles ici ! Le dais en bois sculpté.

 

 

  

Gros-plan-92 Photo 9 bis) Visages sympathiques: 

Marie-Aude DAILLOU /BOS , Joseph  BOS , Annick BORDE , Claudine XIMA/ LEMAURE  , Anne MASSART/LALANNE, Blandine TAROT / VIGOUR, Marie-Noëlle  SURLEAU  ..et Jacqueline MAHOU.

P1040190  Photo 10) Hauteur 

 P1040188 Photo 11) La façade du chateau de la Mercerie

Le soir en rentrant d'excursion nous nous retrouvions devant nos chambres pour bavarder, se désaltérer et écouter les consignes de Blandine pour le lendemain.  

P1040194 Photo 12) Palabres dans la cour de l'hôtel. 

P1040195 Photo 13) La cour. 

P1040197 Photo 14) Les consignes de Blandine

Mercredi 18 septembre: 

matin : visite de la citée internationale de la bande dessinée et de l'image.
           la photo de  groupe a été prise devant l'entrée du bâtiment. 

P1040211

 Photo 15) Le groupe, Zoom ci-dessous

Gauche-1040211 3 Photo 15bis)  Philippe LALANNE , Gilles VIGOUR , Gérard et Jacqueline MAHOU , Marc et Cathy DURTSCHI , André SOMMABERE , René DOUDARD , Françoise MORANGE , derrière on aperçoit Anne Massart / LALANNE , Philippe LEMAURE , Joseph BOSC , Blandine VIGOUR , Marie-Aude Daillou /BOSC ,Marie-Noëlle SUREAU , Roland et Babeth GALIBERT.

Droite1040211 3 Photo 15ter) Annick BORDE (devant) , Danièle et Jean-Luc GAUTHIER (derrière) , Francine et Jean-Paul GAGE , Christine VEGA , Jean-Luc MORVAN , et Pierre LAFARGE , Marie Reine et Michel AUBIN , Denise DOUDARD , on aperçoit le haut de la tête de Catherine VEYNANTE , Claudine LEMAURE ,Louis BORDE , Bernadette et Georges STACHEWSKY , Daniel MORANGE.

           Répartie dans 3 superbes bâtiments, la Cité internationale rassemble le Musée de la BD , des expositions temporaires , une bibliothèque patrimoniale , une bibliothèque publique spécialisée , une résidence internationale d'auteurs, un cinéma d'art et d'essai de recherches , un espace internet , et une brasserie panoramique.
Le 9 ème ART s'affiche à Angoulême :  des murs peints, véritables œuvres d'art font l'objet d'un circuit touristique. Réalisés par la cité de la création, association de "muralistes" .
Ces murs peints décorent le paysage urbain de nombreux personnages de la bande dessinée affirmant ainsi de façon pérenne la position d'Angoulême capitale de la BD. 
L'EXPOSITION TEMPORAIRE ÉTAIT CENTRÉE SUR LA MODE

P1040198 Photo 16) Dessin et bulles de Nicole Lambert.  

P1040201 Photo 17) Toilettes ?  

P1040203 

 

 

Photo 18) Les triplés de Nicole Lambert.  

P1040209 Photo 19) Claudine en personnage de BD.  

P1040199

 

  

 

 

Photo 20) Yves Saint-Laurent, bien connu à Marrakech, "La vilaine LULU"

 

 

 

 

P1040202 Photo 21) Dialogue

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Photo 22 ) Mickey Mouse

 

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20190918_101033 Photo 23) La mode de 1920 à 1990 

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Photo 24) Les origines de la mode par BLUTCH. 

20190918_104636 Photo 25) Couturiers de Paris 

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Photo 26 ) La mode bretonne: Bécassine et Claudine

 

 

20190918_104949 Photo 27 ) Dessein de mode..  

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Photo 28 ) Encore les triplés de Nicole Lambert 

 

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Mercredi (suite) : Déjeuner sur place à "La table à dessin" (restaurant panoramique, implanté au coeur de la Cité de la bande dessinée). Vue imprenable sur la Charente.  

IMG-20190918-WA0004  Photo 29) Catherine Veynante et son compagnon.  

IMG-20190918-WA0006 Photo 30 ) au restaurant, Francine Gagé,  Danièle et Jean Luc Gauthier.  

IMG-20190921-WA0005 Photo 31 ) La Table à dessin: Claudine et Jacques Lemaure

Après midi:   Visite du musée du papier:
Installé dans le bâtiment-pont sur la Charente, le musée succède aux bâtiments industriels de Joseph Bardou.  Ses usines fabriquaient le papier à cigarettes "JOB", "LE NIL".
Une partie de la production était expédiée vers le Moyen Orient et surtout l'Egypte.
Ce musée présente des expositions sur la papeterie industrielle des 19 et 20 ème siècles (photos, documents, témoignages )
Industries connexes : pâtes à papier ( comment on la fabriquait à l'époque), imprimerie , toiles métalliques, cartons et papier , feutres etc..)
Il reste des vestiges : roue à aubes , cuves pâtes à papier.  

Charente-918_143639 Photo 32) carte à l'entrée du musée du papier expliquant comment par la Charente on faisait voyager le papier. 

            A l'étage : expositions temporaires d'art contemporain présentant le travail d'artistes où le papier et le carton sont les seuls moyens d'expressions  plastiques.
Lors de notre visite  Daniel MAR, artiste Niortais en était l'exposant.
On peut dire qu'il est "un sculpteur d'histoire" vous pouvez retrouver son travail sur www.artpapier.fr    ou    www.facebook.com/marpapier.  

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Photo 33 ) Un exemple de l'expo temporaire sur le papier (tout est en découpage papier-carton). 

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Photo 34 ) On joue de l'accordéon, ce pourrait être aussi du pipeau. XX

20190918_161934 Photo 35 ) Une nuit à Rome, encore un exemple de découpage. 

20190918_161121 Photo 36 ).. un morceau de ce travail extraordinaire: découpage sur 2 mètres de l'histoire de toute une vie. Depuis la naissance où on voit des bébés, jusqu'à la mort où des personnages en fauteuils roulants ou avec cannes descendent vers… une corbeille à papier.  C'est minuscule, mais d'une finesse !

Expo intéressante et ludique.  

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Photo 37) Expo temporaire. 

IMG-20190918-WA0029  Photo 38 ) La classe. 

IMG-20190918-WA0030 Photo 39 ) une vie... Quelques exemples seulement car l'expo était importante...

JEUDI 19 SEPTEMBRE: 

Matin : cave viticole de Fléac et dégustation.
           Nous sommes reçu par le propriétaire Mr Jean Dumergue, (85 ans et alerte!) et sa fille. Leur exploitation est dans la famille depuis de nombreuses générations.
Ils nous ont fait visiter leur distillerie, avec explications sur l'élaboration du pineau et du cognac.
Les manipulations sont multiples et hyper contrôlées, on comprend mieux le prix d'un excellent cognac!
Puis nous passons allégrement à la dégustation (pineau blanc, pineau rouge, cognac )..il est 10h du matin...mais ça coule  bien quand même…
Notre Hôte nous présentera ensuite ses petits musées familiaux : l'un  de vieux outils  et l'autre autour de la mode 1900, ayant découvert dans des malles les vêtements de sa famille , une excellente idée.  

DSC_0586 Photo 40 ) au pied de l'escalier: Roland Galibert, Babeth, Francine Gagé.

DSC_0585 Photo 41) A proximité des outils: Babeth Galibert, Francine et Jean-Paul Gagé.

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Photo 42) Devant le grand alambic. 

 

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Photo 43) Sous la grappe de raisin blanc: Daniel et Françoise Morange.

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Photo 44) Costume de mariage des parents XXXXXXXXXXXXX    

Toilettes-

Photo 45) Toilettes à tous les âges

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Photo 46) Le geste qui sauve les viticulteurs XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX  

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Photo 47) Claudine LEMAURE et Jean-Paul GAGÉ XXXXXXXXXXXXXX
 

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Photo 48) Zoom sur l'alambic.   

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Photo 49) Avec Philippe et Anne LALANNE en sortant de la chocolaterie
 
Nous traverserons la Charente pour le repas de midi à NERSAC.
Puis histoire de digérer...nous irons visiter une chocolaterie à TROIS-PALIS  : la réputée chocolaterie Letuffe fabrication artisanale de spécialités charentaises  ( chocolats liqueur au cognac , feuilletines , palets , truffes charentaises , et enfin les célèbres Marguerites d'Angoulême petits chocolats fins en forme de marguerite en souvenir de Marguerite  reine de Navarre et d'Angoulême.)
Nous irons nous détendre avant de rentrer pour le diner par une promenade à l'écluse de FLEURAC d'où on pourra apercevoir un ancien moulin à papier.
Une halte dans la verdure et la fraicheur fort appréciée car il faisait très chaud.

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Photos 50) Expo . XXXXXXXXXXXXXXXXX

Après

  
Photos 51 et 52)  
VENDREDI 20 SEPTEMBRE - Cette dernière journée sera consacrée à la ville haute d'Angoulême.
Nous partons en co-voiturage de l'hôtel pour rejoindre une ligne de bus à La couronne (clin d'œil pour la célèbre marque de papier).
Angoulême a été une ville fortifiée  et  protégée par des remparts dès l'empire romain, puis agrandis au moyen âge et renforcés au cours des époques.
Devenus inutiles , ils ont été arasés et les portes de la ville détruites permettant à la cité de s'étendre hors murailles.
De la haut, la vue sur la Charente est très agréable.
Notre découverte de l'ancienne ville se fera en "petit train" et commentée .

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Photo 53) L'hôtel de ville
Ce château doté d'un donjon est élevé au 13eme siecle.
Château  comtal et résidence il est de nos jours transformé en Mairie municipale.
Seules subsistent 2 tours de l'ancien château ,  dont la tour ronde où est née Marguerite d'Angoulême , puis de Navarre par son mariage le roi de Navarre (sœur de François 1er et mère de Jeanne d'Albret).
Puis ce sera un moment de liberté où chacun déambulera dans les petites rues selon son envie.
Nous ne verrons que l'arrière de la cathédrale celle ci étant sous les échafaudages..
Donc continuons notre découverte … sans oublier une pause café pour se reposer.  

Liberté

Photo 54 et 55) Promenades. 

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Photo 56) Petit train. 
FIN DU SÉJOUR
Déjeuner au Chergui, un bon couscous nous attendait arrosé d'un  rouge de Boulaouane offert par Georges qui avait une bougie de plus à son actif.
Après ce repas savoureux nous sommes allés visiter un musée archéologique et voir un diaporama de la face de la cathédrale que nous n'avions pas pu voir le matin à cause des travaux.
Et c'est repu que le soir nous sommes rentrés  pour le pot d'Adieu qui clôturait notre rencontre.

Repas-couscous

Photos 57 et 58) Couscous.

Table

Photos 59 et 60) Dessert. 

vers-la-cour

Photos 61 et 62) Anniversaire.  

Hergé

Photos 63 et 64 ) Buste d'Hergé et Trompe l'oeil
Merci à Claudine pour ce reportage très sympathique sur la rencontre de marrakchis à Angoulème. Merci aussi à Blandine pour cette organisation superbe sur quatre jours magnifiquement bien remplis. Si vous avez participé à l'escapade à Angoulème et disposez de photos et anecdotes à partager, vous pouvez les envoyer au webmaster : mangindemarrakech@free.fr - Une autre page suit...
Si vous n'étiez pas dans le groupe, vous pouvez ajouter un commentaire en bas de page.

21 août 2019

TRISTE NOUVELLE: BORIS STEPANOFF NOUS A QUITTÉ

BORIS ÉTAIT UN ANCIEN DU LYCÉE MANGIN

Il avait conservé précieusement une photo de sa classe de 4e classique en 1951

BORIS_STEPANOFF-MANGIN Sur cette photo, sa génération: : Alain ROUTIER, Francis FRASSATI, Roger BEAU, Guy ABITBOL, Roger BÉNISTY, Boris STEPANOFF, MARITON, Jocelyne PERONNI, HENRI, PAUMEL, Monique MARIN, TALLEUX, Annette AFRIAT, Michèle CHEVALIER, Claude MARTEL, Michèle ANDRIEUX, Emilienne ASSEMAT, Liliane PERONI, Francette TORONDEL, Bernadette CADART.

C'est grâce à son frère Dany que nous en avons été informés: "je vous fais part du décés de mon frère Boris survenue le 11/08 . L'incinération aura lieu le mercredi 21 à Clermont- Ferrand." 

Boris-Stepanoff

Cette nouvelle plonge dans la tristesse tous ceux qui à Marrakech ont connu Boris et notamment les sportifs. Nous exprimons à sa famille, ainsi qu'à ses amis proches toute notre sympathie.

Ci-contre une photo récente de Boris qu'il avait choisie avec Amina.

Ceux d'entre nous qui voudraient rappeler un souvenir de Boris, ou exprimer leurs condoléances à Dany et aux membres de sa famille, peuvent le faire directement dans un commentaire en bas de cette page. 

 Roger BEAU écrit: 

" C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai été informé il y a deux ou trois jours du décès de Boris STEPANOFF. Après la disparition de son inséparable Kiki FONTAINE, voici un autre de mes bons amis du Lycée Mangin qui a tiré sa révérence.

Il y a quelques années, à l’occasion d’un Moussem, j’avais revu Boris et il m’avait appris qu’il ne résidait plus à Marrakech mais s’était réfugié du côté de FEDALA pour éviter les grosses chaleurs de la capitale du sud.  Nous avons à cette occasion évoqué les interminables parties de foot sur le terrain de sport du Lycée avec lui, Kiki FONTAINE, Roger BENISTY et Guy ABITBOL. Notre prof d’EPS, monsieur ALONZO, tentait toujours de faire en sorte que Kiki et Boris soient dans la même équipe, pour ensuite lui-même s’intégrer dans ce groupe de gagnants certains. Mais nous rusions tous afin d’éviter que les deux amis soient dans la même équipe et de contrecarrer les vues d’ALONZO.

J’ai bien connu aussi André, frère de Boris qui venait régulièrement aux Moussems tant que son état de santé le permettait. Puis son autre frère Dany, à l’occasion de plus récents Moussems. Nous parlions bien-sûr de Boris qui venait assez régulièrement en métropole afin d’y suivre un traitement médical.

J'adresse à sa fille Irène et à tous ses parents mes condoléances attristées. Savoir qu’on ne verra plus Boris, et que plus jamais nous ne pourrons évoquer nos souvenirs communs me peine au plus haut point."

 

Posté par TIMKIT à 07:42 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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