MANGIN@MARRAKECH

11 juillet 2018

ANDRÉ SALORD, LA BRASSERIE DES NÉGOCIANTS AUTREFOIS

Les Marrakchis apprennent avec tristesse qu'ANDRÉ SALORD n'est plus..

Veuf depuis seulement trois mois, il nous a quitté ce 6 juillet. 

ANDRE-SALORD-COLLEGE-MRK-1939

Ses enfants et leurs conjoints, Jean-François, Denis, et Arlette-Catherine; sa petite fille et ses arrières petites-filles déja éprouvés par le décès le 2 avril de leur mère, grand-mère et arrière grand-mère Ginette-Carole SALORD née VIEUGEOT traversent à nouveau l'épreuve de la séparation avec le départ d'André SALORD, leur père, grand-père et arrière grand-père ce 6 juillet 2018.

André Salord en 1939, Photo de classe au Collège de Marrakech

Sa fille Arlette-Catherine qui vit à Caen, nous l'a annoncé pour que leurs amis de Marrakech en soient informés:

"que ceux qui l'ont connu aient une pensée pour lui.. il a vécu à Marrakech de 1928 à 1955 , ayant appartenu à une famille bien connue : propriètaire de plusieurs cafés Les Négociants, Le Régent..."

 20170103-46-les Négociants L'immeuble Louis avec la Grande Brasserie - Café Les Négociants où de nombreux marrakchis ont des souvenirs...

Déja en 1934 on en trouvait la publicité sur les guides touristiques: 

Salort-pub-retro-les-négociants-1934

L'immeuble du Cinéma Le Régent et de la "Brasserie du Régent" (34 avenue Mangin à côté) a été démolis après 2009.

Le-Régent-Salord Photo Georges Ruiz - 2009 D.R.

Ginette-Carole SALORD née VIEUGEOT, qui vécut aussi à Marrakech lors de l'affectation de son père, officier dans l'aviation, fut après leur réinstallation en France en 1955 Présidente du comité "Alexis Danan" pour la protection des enfants et du comité "Violences Faites aux Femmes" de la Creuse (Gueret)
Elle fut aussi commissaire départementale des Guides de France Indre et Calvados 
La cérémonie religieuse a été célébrée, le samedi 7 avril 2018, en l'église Saint-Julien de Caen, suivie de l'inhumation au cimetière Saint-Gabriel de Caen.

C'est également en l'Église Saint-Julien le 13 juillet à 10 heures à Caen que se tiendra la cérémonie religieuse. L'inhumation suivra au cimetière Saint-Gabriel où les cercueils d'André Salord 94 ans, et de Ginette-Carole Salord 92 ans seront réunis.

 

Les condoléances des Marrakchis vont à leurs trois enfants et à leurs familles:  Jean-François: Bruxelles; Denis : Limoges; Arlette-Catherine: Caen.


06 juillet 2018

CHKOUN ANA DE ROGER SROUSSI

 

SROUSSI-CADEAU-2006

Bonjour amis marrakchis je me nomme Roger SROUSSI, je suis né à Marrakech le 19 fevrier 1926 où j'ai vécu jusqu'en 1941. Je me souviens très bien du temps où habitant la Médina, tous les dimanches nous allions au Guéliz avec mon père pour assister aux matches du SAM où a evolué pendant quelque temps mon frère Prosper, au coté de Chinois, N'jar, Clairouin, Arbacette, Rogerro - qu'il a revu à Montpellier dans les années 2000. C'est avec une très grande émotion que j'ai retrouvé tous ces souvenirs que je n'oublierai jamais ainsi que d'autres car Marrakech est unique. 

Roger SROUSSI a été obligé de quitter Marrakech contre son gré, alors qu'il n'avait pas encore seize ans; ce fut pour lui un complet déracinement.

Chkoun_Ana

 Son histoire personnelle raconte une période sombre des français d'origine juive, qui quoiqu'habitant au Maroc, subissaient la loi française de Vichy, perdaient leurs emplois s'ils étaient fonctionnaires, leur logement s'ils avaient un logement de fonction et le droit de poursuivre leurs études s'ils étaient écoliers ou lycéens. L'histoire de Roger Sroussi, fait partie des récits de souvenirs "Chkoun Ana" et ne peut être copiée sans l'autorisation de l'auteur et la mention de l'édition : Mangin@Marrakech, 6 juillet 2018.

Je suis né à Marrakech en 1926 rue Riad Zitoun. J’ai eu une enfance très heureuse jusqu’à la signature de l’armistice  de la 2ème guerre mondiale en octobre 1940.
Après quelques années, nous sommes allés habiter rue Arset el Maach, immeuble Bitoun....    Dans cette rue, chaque fois que débarquaient des touristes venant de Casablanca, se déroulait un spectacle magnifique, des centaines de fiacres transportant ces visiteurs se suivaient à la queue-leu-leu, créant une animation inhabituelle.

fiacres-1940

L’oncle de Daniel LeBaron, mon copain inséparable avec Pierre Malhomme, possédait une ferme aux alentours de Marrakech. Trés souvent le jeudi, jour de repos scolaire, nous y allions passer la journée... Les femmes des ouvriers faisaient du pain à la semoule, moins cher que la farine. Il y avait aussi une huilerie. Avez vous déjà dégusté un pain à la semoule coupé en deux et bien aspergé d’huile d’olive extra vierge à peine sortie des pressoirs? essayez un jour si vous en avez la possibilite, vous m’en donnerez des nouvelles !

Après, nous avons habité l’immeuble des services municipaux ou travaillaient mon père, ma soeur aînée et mon frère aîné. Cet immeuble était gardé jour et nuit par un Mokhazni..  un jour, alors que j’étais dans la classe du certificat d’études, le maitre demanda si quelqu’un pouvait aller voir un copain - Pabst - qui était malade; je me portais volontaire et le jeudi arrivant, j’y allais sans prévenir mes parents, pensant être de retour avant midi (je devais avoir 10 ans). Malheureusement ce ne fut pas le cas, car  les parents de Pabst me retinrent la journée entière. Je regagnai donc la maison vers le soir en chantonnant. Le  premier accueil que je reçus fut celui du Mokhazni qui me dit : "toi tu chantes, mais vas voir ta mère dans quel état elle est". Ma mère était en pleurs et m’apercevant déclara à mon père et à mon frère aîné: "attention à vous, le premier qui le touche aura à faire à moi !

Services-municipaux-devenus-mairie

Cet immeuble des services municipaux nous servait également de havre de paix : les chaudes soirées d’été, nous descendions, puis nous nous asseyions sur le perron, respirant a pleins poumons l’air moins tiède. Mais ce que  nous attendions avec impatience, mon frère Gilbert et moi même, c’etait le dimanche... pourquoi? tout simplement parceque l’après midi, il y avait du foot-ball au Guéliz. Nous partions donc tous les trois à pieds, ce qui représentait pas mal de kilomètres en direction du stade de foot-ball du Djenan el Hartsi, proche du collège et du lycée Mangin.

onze-du-SAM-Lycée-mangin

Nous passions un après midi formidable. C’est ainsi que se passa mon enfance à Marrakech et il est vraiement dommage, qu’à la signature de l’armistice  en octobre 1940, un homme ait pu faire  autant de mal à d’autres hommes, femmes et enfants, qui n’avaient rien fait pour être traités de la sorte, si ce n’est le fait qu’ils étaient juifs.

Ces cinq souvenirs sont parmi les plus frappants que j’ai conservé de cette période merveilleuse de mon enfance dans cette ville aussi fascinante qu’est Marrakech.
Scolarité à Marrakech jusqu'à un début de 4e: Roger a conservé quelques photos de ses classes. Les plus anciennes mériteraient d'être reproduites avec une meilleure définition. 
La maternelle d'Arset el Maach vers 1931. 

Photo0116-arset-el-maach-1930

Une classe de 35 élèves . Roger est le 7e assis au premier rang en partant de la gauche. Ceux qui re-connaîtraient d'autres visages peuvent écrire les noms dans un commentaire. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Photo0117-Arset-el-maach-1933

 Toujours à l'école d'Arset el Maach, Roger a sept ans. Les classes sont moins nombreuses. Seulement 22 élèves par classe. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 

Photo-0114-certifClasse du certificat d'études sur le même site que le Collège de Marrakech. Nous sommes en 1937-1938. Au premier rang, en partant de la gauche, le 4e: Daniel LeBaron, le 5e: Roger Sroussi

XxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxCi-dessous la 

Classe de 6e de 1938-39:

Lycee-Mangin-38-39-6e

xLLa classe de 6e de 1938-39 au Collège de Marrakech qui s'appellera Lycée Mangin en 1940: De haut en bas et de gauche à droite: Rang du haut: LECLERC, MOREAUX, CHAMPIONNAT, FOUCHÉ, RIFTEIN, LABELLE, Pierre MALHOMME, DOBROVITCH, Claude MASSA, CASSAING, MUSY, GRIMAL; Rang du milieu: CHARRIER, CARON, PABST, André JULLIARD, GASUN, BERNHARD, Charles SANTORI, Yves MARTIN, J-Pierre GÉRONIMI. Rang du bas: Daniel LEBARON, André LECCIA, Pierre LOVICHI, RIBES, Roger SROUSSI, ILLA, CREUSET, GONSALES, BILLOUT, CONSTANTINI, BILLOUT, AVERTY, AZRAN. 

  Sroussi 5ème lycée mangin (2) Classe de 5e 1939-1940: De gauche à droite et de haut en bas: Rang du haut: Moreau, Grimal, Billout, Muzy, Claude Massa, Geronimo, Lovichy, Pierre Malhomme; Rang du milieu debout: Caron, X, X, Pabst, Bernhard, X, X, X, Gazun, Martin; Rang assis devant: Leccia, X, Averty, Azran, Constantini, Illa, Daniel Le Baron, Roger Sroussi, Championnat, X, X..

Roger fut contraint d'abandonner ses études en cours de sa 4e car exclu du lycée pour cause de religion juive. (Lois anti juives du 3 octobre 1940). Il fut contraint aussi de quitter Marrakech. Cette rupture n'empécha pas qu'il reprenne contact avec deux de ses anciens condisciples: Pierre Malhomme, le fils de l'instituteur archéologue Jean Malhomme et Daniel LeBaron. Vingt-cinq ans après, les trois excellents copains se sont retrouvés à Marrakech avec beaucoup d'émotion. Roger a revu de nombreux endroits connus de sa ville, ce qui lui a "crevé le coeur".

Retrouvailles-Sroussi-Malhomme-LeBaron-MRK-1965

 Décembre 1965: Roger est aiguilleur du ciel. Il est venu à Marrakech depuis Paris et se trouve photographié entre Pierre Malhomme à gauche et Daniel LeBaron à droite.

 Ce n’est pas sans une émotion certaine que je retrace mon  enfance, et mon adolescence:

Nous avons mené une vie très paisible et heureuse à Marrakech jusqu’a la signature de l’armistice de la 2eme guerre mondiale: mon père fonctionnaire aux services municipaux, moi poursuivant mes études et ma scolarité. Après avoir passé mon certificat d’études à 12 ans, je passai en 6eme A1 l’année suivante 1938/1939; l’année se déroula très bien et je fus admis à continuer en 5eme A1 l’année suivante1939/1940. A nouveau l'année se déroula sans encombre et normalement j’aurais du continuer l’année 1940/1941 en 4eme A1.  Mon frère Prosper qui effectuait son service militaire en 1939 fut maintenu sous les drapeaux, et mon frère aîné fut rappellé en tant que réserviste.
Malheureusement c’etait sans compter les décisions machiaveliques et inhumaines que prit Le Maréchal Pétain, alors chef de l’Etat francais. Le 3 octobre 1940 il promulgua les lois dites  de Vichy dîtes aussi lois anti juives, tendant à licencier les juifs francais de l’administraton et d'exclure les enfants juifs de tout établissement scolaire. Nous fumes donc frappés de plein fouet, mon père et moi, car ces décisions étaient applicables immédiatement. Pendant près d’un an mon père essaya de trouver un emploi mais sans succès. Mon frère aîné démobilisé s’était marié entre temps a Guelma en Algérie à une gérante d’une succursalle de chaussures BATA. Il nous demanda alors de quitter Marrakech et de venir vivre avec lui. Il nous reçut donc et nous vécumes dans l’entresol du magasin, transformé en dortoir. Mon père ne résista pas et mourut peu de temps après. En ce qui me concerne je ne pus poursuivre mes études et pour gagner un peu d’argent je faisais le vendeur de chausseures. A cette époque  les femmes portaient des bas en nylon ou en soie  et ceux ci étaient une denrée chère et rare. Lorsqu’une maille filait, au lieu de jeter le bas, elles le faisaient remailler. J’appris donc le remaillage de bas et je m’en sortais tant bien que mal: je gagnai 5 francs pas semaine pour ce travail. En novembre 1942, après le debarquement des troupes alliées, des troupes anglaises vinrent s’installer a Guelma. Une section composée d’une vingtaine d’hommes s’installa devant chez nous dans un café requisitionné. Grâce à mes quelques notions d’anglais, je liais connaissance avec eux et entrenais de très bonnes relations, peut être dues a mon jeune âge. Qu’elles ne furent pas mon étonnement et ma joie  lorsque le responsable me proposa à brûle pourpoint de tenir la caisse du magasin de ravitaillement des troupes anglaises à Guelma. Il fallait être inconscient pour mettre un tel établissement entre les mains d’un gosse, j’avais 15 ans maximum, sachant à peine parler l’anglais et par sucroit ne connaissant rien dans la monnaie anglaise. Inutile de vous dire que j’acceptai d’emblée leur offre, et une quinzaine de jours après, je jonglai allègrement avec les pounds, shillings et pences ( ce magasin s’appellait NAAFI:Naval,Army Air Forcces Institute. Ces magasins suivaient les troupes partout ou elles étaient et les ravitaillaient en produits anglais bien entendu. C’est ainsi que ma vie s’écoula jusqu’au jour ou en 1944, les juifs retrouvèrent leur nationalité française. Quelques temps après, je m’engageai pour la durée de la guerre dans l’armée de l’air dans le but d’être pilote et embarquai pour Casablanca, pour le CPPN (centre de préparation pour le personnel naviguant); malheureusement je ne fus pas agréé à la suite de la visite médicale, mon degré d’acuité visuelle, n’étant pas suffisant. Heureusement pour moi quelques jours après une opportunité unique s’offrit à moi, bien entendu je la saisis et c’est ainsi que débuta ma carrière de ceux que l’on appelle communément les aiguilleurs du ciel.
Voilà, c’est ainsi que se déroula ma vie après notre départ de Marrakech. On dit souvent qu’il faut être réaliste, philosophe, ne pas avoir de regrets,.. tout cela est peut être vrai, et certainelment recommandé, mais je ne peux oublier Marrakech et j’ai d’énormes regrets d’avoir été obligé d’en partir...
Pour lire la suite de la carrière de Roger SROUSSI consulter ce lien: amicale-aixoise .
Roger SROUSSI est à la retraite depuis février 1981.
Il s'est fait une spécialité d'organisateur de "Dégagements pour aiguilleurs du ciel". Ces sortes de "Moussems" remportent un succès inégalé.
Conclusion et réflexion de Roger:

SROUSSI-controleur-aerien

Quand je me penche sur mon passé, je peux dire que je suis pleinement satisfait de ma carrière: cela m'a permis d'acquérir des tas de connaissances, d’apprendre à connaitre et à apprécier la nature humaine et d'avoir la veine de toujours côtoyer des plus jeunes que moi.
Néanmoins si en 1940 on m'avait permis de faire le choix entre la continuation de ma vie à Marrakech et l'éventualité d'être aiguilleur du ciel plus tard, sans hésitation aucune j'aurais opté pour le premier.
Rappelons que l'histoire de Roger, fait partie des récits de souvenirs "Chkoun Ana" et ne peut être recopiée sans l'autorisation écrite de l'auteur et la mention de l'édition : Mangin@Marrakech, 6 juillet 2018. Merci à lui pour avoir partagé avec nous ses souvenirs d'un Marrakchi déraciné malgré lui.

03 juillet 2018

36e MOUSSEM À AVIGNON DES ANCIENS DE MARRAKECH - DIMANCHE 24 JUIN 2018

LE CENTRE DE LA SOUVINE EST NOTRE LIEU DE RASSEMBLEMENT

DES FLECHES JAUNES SURCHARGÉES DE 3 LETTRES NOIRES M,R et K, (TRÈS VISIBLES POUR LES ANCIENS DE MARRAKECH, ET DISCRÈTES POUR LES NON-INITIÉS) BALISENT LES DIFFÉRENTS ITINÉRAIRES.

LA_Souvine_2018 A gauche, la salle à manger où se tient aussi la tombola et où la pâtisserie marocaine va être présentée..

Colette-Gil-Angelloz-24-Juin-18

À l'ombre des premiers arbres et en bordure de la cour, le lieu sacré de l'apéritif où s'installera aussi Salam Sports avec sa nouvelle publication sur Just Fontaine lors du championnat du monde de football 1958. Au centre le château XVIIIe où se déroule au premier étage la prière oecuménique. A droite les pelouses ombragées du très beau Centre de La Souvine.

La salle à manger est déja installée à l'exception de son extrémité la plus éclairée. C'est là que Colette GIL-ANGELLOZ et son équipe bien rodée à cette activité installe sur des traiteaux les lots de la tombola, tous empaquettés de papier cristal comme des cadeaux à offrir. 

Moussem-18-96 Une première table couverte de lots 

Lots-tombola-moussem-18 Deux autres vues; les "gros lots" ne sont pas encore exposés. 

Moussem-18-99  Dans la cour du château, avant la célébration oecuménique, prévue à onze heures. 

Moussem-18-100

Les tables dressées pour l'apéritif sont prêtes. Les amies se retrouvent et s'embrassent. La Savoie et la Côte d'Azur deviennent plus proches. Progressivement les nouveaux arrivants s'ajoutent aux retrouvailles. 

Claudie Chabaud-Rambaud et ...   Il y a beaucoup de noms qui manquent, merci de les compléter en les inscrivant dans les commentaires.

 

Moussem-18-03

Andrée Lamon et Elizabeth Garcia se tenant par le bras. 

Moussem-18-05   Les groupes se rejoignent et les nouveaux arrivants s'ajoutent aux premiers.

Moussem-18-07

Laurence Lavaill a laissé son appareil photo à Michel Nakache et se joint au groupe. Laurence a pris laplupart des photos de cette page. Celles où figure la date du 24/06/18 viennent de l'appareil de Chama.

Chabaud_Ingrand-Mitsou-Moussem-2018  Certains préfèrent se retrouver et échanger des nouvelles à l'intérieur, en attendant l'heure de l'apéritif.  

Moussem-18-13  Colette Gil-Angelloz reste proche des lots de la tombola. 

Chama-Baruk-patisserie-marocaine-Moussem-2018 Le stand de la pâtisserie marocaine avec Chama et les Baruk. 

patisseries-et-thé-àu-Moussem-2018 Il était possible aussi de se faire servir du thé à la menthe dans les verres traditionnels  

verres-a-thé-moussem-18   

Moussem-18-23 Le stand pâtisserie s'installe, pendant que Robert Lucké régle les derniers détails.  

Moussem-18-24 Explosion des couleurs: Janine Mitsou et Chama  Benzriouil

Moussem-18-Lamon-Rambaud  Étrangement les groupes se forment dans la séparation des genres. 

Groupes-moussem-18-Filippi-Frassati Les souvenirs sont semble-t-il plus riches entre copains ! Les sports d'équipe auraient-ils polarisés nos souvenirs ?  

moussem-18-dehors Professeur Filippi et Docteur Rousseau; Jalila Kebaïli, Jocelyne Feneyrol et Claudie Rambaud

 

Froissart-Jocelyne-Feneyrol-Moussem-18 Le professeur Froissart et ..  Jocelyne Feneyrol entourrée de sa fille et son gendre. 

Vient l'heure de l'apéritif où plusieurs se mélangent  

Moussem-18-Apéro-Chama-Jacqueline  Les langues se délient dès les premières gorgées.  

P1300137  Jacqueline Koller et Giogoso. 

P1300139 Devant la grande cour de La Souvine. A gauche l'entrée de la salle à manger.

Moussem-18-apero-chateau Échanges  

Moussem-18-Frassati-Nakache Embrassades. 

moussem-18-24juin-chama-benzriouil Chama avec Filippi et Rousseau, Chama avec de Mondenard, au second plan Nakache, Oustry, Darier.

 

Moussem-18-Vieux copains  Robert et Frassati, Mme Rambaud, Darier et Darriet  

Moussem-18-83 Ils étaient dans la même classe au lycée Mangin: Michel de Mondenard, Marie-Anne Dariet, Gérard Achim. 

Colette-Tombola-Robert-Entrées-Moussem-18  Pendant que Colette Angelloz vend les billets de tombola, Robert surveille les entrées et vérifie qu'elles correspondent bien aux réservations. 

Lavaill-Robert-Fils-Jean-Baptiste-Moussem-18  Robert et Laurence, Robert et son fils Jean-Baptiste. 

Les anciens de Marrakech s'installent autour des tables Moussem-18-61

 Table 1 avec Jocelyne Feneyrol, les Darier, ... En ajoutant les noms manquants dans un commentaire, préciser le numéro de la table.

Moussem-18-62 Table 2 avec Froissard, Oustry. Frassati, Oustry,  ...

Moussem-18-64 Table 3 avec André  Rousseau, ...

Moussem-18-65 Table 4 avec Mouret, Achim,...  

Moussem-18-66  Table 5 avec Giogoso, Jo Mouret, 

Moussem-18-67  Table 6 avec Jo Mouret, Gérard Achim, Pomares,...  

P1300168 Table 7 avec  Pomares, Mondenard, Lejeune-Koller,...  

Moussem-18-70 Table 8 avec Michel Nakache, Janine Ingrand, ...   

Moussem-18-73 Table 9 avec  Michel Nakache, Janine Mitsou, Elizabeth Garcia,...

Moussem-18-74 Table 10 avec Jean-Baptiste Lucké (debout),...  

Moussem-18-77  Table 11 avec ,...

Moussem-18-78 Table 12 avec Dany Stepanof et madame,...  

Moussem-18-81 Table 13  "sportive" de Jacques et madame Chauvenet  ...  

Moussem-18-83 Table 14 de ....   

Moussem-18-84 Table 15 de Dany Stepanof 

Moussem-18-90  Table 16  d'Alexis Filippi et des Frassati

Moussem-18-93 Table 17 de Simone et Nathan Baruch, ...

Après le dessert, la tombola commence, chacun met ses tickets sur la table.

Moussem-18-Tombola-1 Le président annonce la tombola, Colette Gil remet les lots aux gagnants du tirage au sort: Monsieur ...

Moussem-18-Tombola-2 Les premiers lots. 

moussem-18-Tombola-3 les gagnantes, Madame ... et Madame Pomares. 

Moussem-18-Tombola-4  Mme Péroni et Andrée Lamon,   

Moussem-18-Tombola-5 Madame... et Monsieur...  

 

Moussem-18-Tombola-6 Simone Baruk et René Rambaud,  

Moussem-18-Tombola-7 André Lejeune et madame ... 

Moussem-18-Tombola-8 Les gagnants sont madame ... et monsieur ...

Moussem-18-Tombola-9 Mr ...... et Mme Darriet, 

Moussem-18-Tombola-10Monsieur .... et Laurence Lavaill et ...

Moussem-18-Tombola-11 Chama Benzriouil et...

Moussem-18-Tombola-12 Elizabeth Garcia, Colette avec l'artiste.

Moussem-18-Passion-13 les gagnants: Jo Mouret et Jalila Kebaili, ancienne du lycée Mangin.

Moussem-18-Tombola-14 Jocelyne Péroni-Feneyrol gagne un tableau de l'orientaliste Roger Vivès.

Salam-Sports-Chauvenet

Jacques Chauvenet présente le dernier numéro spécial de Salam Sports à la gloire de Just Fontaine le marrakchi qui a marqué 13 buts aux championnats du monde de 1958. Pour se procurer Salam Sports voir le lien: https://www.salam-sports.com/

Merci à Robert Lucké et à tous ceux qui ont contribuéà la belle réussite de ce Moussem 2018. Écrivons à Robert pour lui dire toute notre satisfaction.

Merci à Laurence Lavaill pour les photos souvenirs réalisées lors de ce Moussem. Elle a pris des photos en grand nombre, beaucoup n'ont pas été publiées sur ce blog. 

Cependant toutes ses photos sont visibles sur le site Internet habituel: http://arbeau.free.fr/salam/:  Rappel pour la connexion sur ce site (tous les caractères doivent être tapés en minuscule) :utilisateur : salam; mot de passe : marrakech

 

27 juin 2018

LE 36 ème MOUSSEM DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS DE MARRAKECH - JOUR 1 (samedi 23)

GUGUS A BESOIN DE SOUTIEN. NOTRE GRANDE AMIE HUGUETTE MORSA/ORIA A ÉTÉ OPÉRÉE LE 27 JUIN D'UNE FRACTURE DU COL DU FÉMUR.

HUGUETTE & SAUVEUR NE SONT PAS SEULS, LEUR FILLE CHANTAL RESTE À LEURS CÔTÉS. CEPENDANT NOUS POUVONS LEUR TÉMOIGNER NOTRE AMITIÉ ET NOTRE SOUTIEN. Chacun peut leur laisser un message dans les commentaires. Pleins de petits bisous pour soutenir GUGUS et SOSSO !

Quelques heures après l'annonce ci-dessus, Chantal nous remercie : "Un immense merci pour vos messages. Je sais que cela lui fera très plaisir. Je vous rassure tous, elle va bien et maintenant il faut qu'elle patiente et qu'elle écoute sa fifille !!! plus de galipettes et surtout à SON AGE !!! j'adore mes parents et je les embrasse très affectueusement."

LA SOIRÉE DU MOUSSEM

Les anciens de Marrakech ont afflué vers Avignon  le Week-end dernier où se tenait le 36e Moussem organisé par Robert Lucké et son équipe.

Depuis 1983 les anciens marrakchis savent se retrouver grâce aux Moussems, aux voyages à Marrakech et à la Revue Salam Marrakech qui leur sert de Trait d'Union imprimé. Cette année Robert Lucké, toujours aux commandes, a accueilli à nouveau le rendez-vous annuel des marrakchis venus de tous les horizons

LE RENDEZ-VOUS ÉTAIT LE SAMEDI AU VERT HOTEL D'AVIGNON VERS 18 HEURES 

Vert-Hotel-RV-des-marrakchis Le vert Hotel avec ses petites cours, ses tables à l'abri du Mistral et de l'ardeur du soleil, son salon d'accueil,en attente de l'arrivée des marrakchis... Mais la soirée était organisée à La Gravière, au Pontet, commune voisine de celle d'Avignon. 

Les marrakchis étaient heureux de se retrouver: 

Moussem-2018-Mouret-Achim-Giogoso Jo Mouret, Gérard Achim, Giogoso, Murcia.

Moussem-2018-Rousseau-André-Mondenar-Michel-060 Michel de Mondenard (fils du pasteur) et André Rousseau (fils du professeur Marcel Rousseau), évoquent un souvenir commun au Lycée Mangin, une histoire de pot de miel. 

Moussem-2018-ecot-Michel-Nakache-63

Quelques uns avaient oublié de réserver leur place à table; mais tout était prévu, et Michel Nakache accueullait les retardataires accompagnés de leurs chèques.    XXXXXXXXXXxXxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Moussem-2018-Robert-Frassati-83 2Le Président Robert Lucké est heureux d'avoir pu une nouvelle fois diriger l'organisation de ce Moussem et se réjouit de revoir des amis de longues dates. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 

Le Président infatiguable accueille les arrivants à leur arrivée et Laurence Lavaill prend les photos. En effet Annie et Roger Beau retenus dans le Sud-Ouest par un probleme de santé ne peuvent participer cette année et prendre les photos du Moussem. Nous souhaitons à Roger de bien se soigner et de se rétablir rapidement.

Moussem-2018-Robert-N-Jocelyne-064  Parmi les arrivants des visages connus ou moins connus, des personnes déja rencontrées l'année dernière et d'autres avec qui nous allons pouvoir échanger des souvenirs communs. Ici, Jocelyne PÉRONI / FENEYROL récemment endeuillée par le  décès de Jacky son mari.

Moussem-2018-Pomares-darriet-mouret-prof-69  A l'apéritif on rencontre au. premier rang les Pomares, les Darriet, les Mouret et le professeur Frossart qui enseigna les mathématiques au lycée Mangin, puis à son retour de service militaire au lycée Ibn Abbad et ensuite au Lycée Victor Hugo

Moussem-2018-Michel-Chama-071 Chama, venue spécialement de Marrakech pour retrouver des amis

Moussem-2018-Colette-angeloz-jocelyne-Feneyrol-73 Deux amies, ravies de se retrouver, Colette Gil/Angelloz et Jocelyne Peroni/Feneyrol. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx  

Moussem-2018-Achim-Giogoso-Frassati-Robert-75

L'apéritif est l'occasion de lever son verre à l'amitié éternelle des marrakchis.Ici Frassati, venu de Corse (île Rousse) manifeste son plaisir de retrouver des amis et des souvenirs communs. Gérard Achim, Giogoso, Lucké,...  

Laurence Levaill fait le tour des tables avec son appareil photo

Moussem-2018-Lamon-NN-Chama-80 Certains prolongent l'apéritif à table  et échangent leurs souvenirs, d'autres restent proches des sources d'akouskis et de boissons.  Madame Andrée Lamon et ses commensaux.  

Barthelasse-Angelloz-81  Madame de La Barthelasse et Monsieur Angelloz de La Baseaérienne

Moussem-2018-Robert-Frassati-Frossard-82  Madame Frassati porte un tee shirt Faultless et discute avec le professeur Frossard, pendant que d'autres palabrent autour du bar. 

Moussem-2018-Robert-Frassati-83  Deux amis, heureux d'être ensembles: Robert Lucké et Michel Frassati.

Moussem-2018-Rousseau-Barthelas-Giogoso-Darriet-84  Certains, le verre à la main persistent à rester debouts près du bar. De dos en chemise blanche, Michel Darriet.  

Moussem-2018-Kohler-Lejeune-Nakache-Bru-85 A la table des Lefevree, Michel Nakache, un soutien avignonais pour Robert Lucké

Mme-Robert-Darriet-86 Le Président va de table en table, la lumière du jour commence à pâlir et les bouteilles de rosé à se vider. 

Moussem-2018-Mistou:Ingrand-2-Baruk-88  Janine Mistou/Ingrand et les Baruk. 

Après l'apéritif, le repas avec d'abord les hors d'oeuvres au choix et à volonté 

Moussem-2018-La-Graviere-77  Toutes sortes d'entrées, crudités, fruits de mer, aubergines frites à la provençale,..  

Moussem-2018-entrées-78  Chacun trouve son bonheur et même des coeurs d'artichaut, du foie de veau, des tranches de pastèques, etc...  

Moussem-2018-jeune-classe-89 Les assiettes des hors d'oeuvres ont été  enlevées et le plat principal va être servi, en attendant Laurence Levaill prend des photos...

Moussem-2018-Angelloz-feneyrol-90 Colette Angelloz raconte des histoires truculentes, comme elle sait le faire.  

Moussem-2018-Chama-92  On échange des souvenirs de la rue Capperon.  

Moussem-2018-jocelyne-colette-Lamon93 La nuit est descendue .  

Moussem-2018-table-lejeune-94  A Gauche, Jacqueline Koller-Lefevre, ancienne de NDA, de la cantine d'Amerzgane et son mari André, à droite leur fille et leur gendre

Moussem-2018-Groupe-Lejeune-95 Les mêmes , regroupés pour une autre photo.

Merci à Robert Lucké, à son fils Jean-Baptiste, à Laurence Levaill pour les photos prises et si rapidement communiquées pour garder le souvenir et informer ceux qui n'ont pu venir pour raison de santé ou à cause  de la distance. Merci aussi à Michel Nakache pour la gestion des réservations. Merci à Chama d'être venue spécialement de Marrakech.

Merci à eux pour cette soirée de partage de souvenirs, d'échanges de nouvelles et de communication d'adresses.

Bientôt seront publiées sur le blog les photos du lendemain dimanche.

22 juin 2018

L'ARTISTE PEINTRE SI HASSAN EL GLAOUI A PEINT SA DERNIÈRE TOILE

Hassan-el-glaoui-6-2012

Alors que le printemps laissait la place à l'été, le célèbre artiste peintre marrakchi a rangé ses pinceaux.

Si Hassan El Glaoui est décédé ce 21 juin 2018. Il est né à Marrakech alors que l'année 1924 finissait devançant l'année suivante de quelques heures. Il était le fils del Hadj Thami el Glaoui el Mezouari, Pacha de Marrakech et de Zineb, fille du Grand Vizir El Mokri.

Il a fréquenté le Lycée Mangin de Marrakech et Ginette Hurey - Lamolère se souvient parfaitement d'avoir été dans la même classe que lui. 

Lors du Moussem de juin 2012 organisé chaque année à Avignon par les anciens de Marrakech, il avait été accueilli dans la tradition avec du lait et des dattes. Plusieurs membres de sa famille l'accompagnaient, il y a exactement 6 ans. Ci-dessus Hassan el Glaoui, sa femme Christiane Legendre et derrière lui son petit fils Brice el Glaoui Bexter.

moussem-hassan-el-glaoui925_o Si Hassan el Glaoui coiffé de son chapeau a les mains jointes, sa femme Christiane Legendre se trouve entre lui et Robert Lucké, président de l'Association. A gauche avec des lunettes noires, le peintre orientaliste Roger Vivès.

Sur la recommandation de Sir Winston Churchill, Hassan El Glaoui put suivre une formation artistique à Paris. Le Roi Hassan II lui demanda plusieurs fois de réaliser son portrait. Il l'avait placé dans son secrétariat particulier comme chargé de mission... préposé au golf royal. Hassan El Glaoui est le peintre marocain le plus côté, ses toiles s'arrachent à des prix faramineux. 
L'association des anciens de Marrakech par son président Robert Lucké présentent leurs condoléances à sa famille, à sa femme Christiane, ses filles Ghizlan et Touria, ses petits enfants, sans oublier sa soeur Lalla Mina, aujourd'hui plus que centenaire.
Les anciens de Marrakech qui auraient une oeuvre de lui et qui voudraient en partager la photo sur le blog peuvent s'adresser au webmaster par le lien "contactez l'auteur" en haut à gauche de cette page.

Hassan_EL-Glaoui-MRK

Celles et ceux qui voudraient ajouter un souvenir, une pensée, un message pour sa famille, peuvent le faire en écrivant un commentaire.


12 juin 2018

ESCAPADE EN TOURAINE, UN RENDEZ VOUS POUR LES ANCIENS DE MARRAKECH - 6-11 SEPTEMBRE

LES ESCAPADES DE MARRAKCHIS SE RAPPROCHENT DE PARIS, DE LA BRETAGNE ET DE L'ALSACE

Les Moussems d'Avignon avec Robert Lucké avantagent tous ceux qui habitent le midi et les Escapades initiées par Georges Stachewsky ont plutôt renforcé les liens des marrakchis du Sud-Ouest avec les rencontres très réussies du GERS autour de Nogaro (avril 2016) et du PAYS BASQUE (mai 2017). Cette année ce sera en Touraine et au mois de septembre 2018.

Georges STACHEWSKY (dit Jojo de Marrakech) vous informe:

Touraine-1 

Tout est consultable sur internet pour l'hôtel  www.hotel-restaurant-lefaisan.com.   L'hôtel répond au meilleur ratio qualité/prix. Il est surtout très bien placé; la restauration sur place est un atout.

Le programme a prévu des étapes intéressantes (d'autres précisions arriveront pour l'enrichir):

DÉCOUVERTE DE TOURS-VILLE en petit train touristique (un beau parcours commenté)
Visite de la belle cathédrale St Gatien , Photo de groupe dans les jardins du musée des beaux arts devant le cèdre du Liban de 200 ans.(et petite histoire de l'éléphant Fritz).
AMBOISE :sur les traces de Léonard de Vinci qui a vécu plusieurs années au CLOS LUCE, belle demeure bourgeoise dans un parc immense présentant toutes ses inventions. Ballade dans la ville, 
QUINÇAY - à la découverte d'une spécialité de Touraine :  La fabrication et dégustation de la POIRE TAPÉE 
Déjeuner dans une cave troglodyte avec fouées , spécialitées et poires tapées avec vins de Loire.  Visite d'une cave et dégustation.
Visite des jardins château de Villandry éventuellement ...
TOURS : visite du musée du compagnonnage - Le vieux Tours avec ses maisons à colombages , la célèbre place Plumereau. Visite de la basilique St Martin avec crypte où repose les restes de St Martin
CHISSEAU: Ballade sur le Cher en Gabare (bateau à fond plat typique de la navigation en Touraine, ) on remonte jusque sous les arches du château de Chenonceau 
Puis visite du château de Chenonceau, le plus visité aprés Versailles.
Et pour le dernier soir notre hôtelier possédant une cave à MONTLOUIS nous propose d'y diner .
Voilà un aperçu fort sympathique de cette Escapade tourangelle.
La Touraine est trop riche en histoire et lieux pour tout voir!
Mais c'est un bon survol donnant envie d'y revenir.

Touraine-2 

Bon-reservation-Touraine

(Vous pouvez cliquer sur ce bon de réservation et ensuite l'imprimer)

Une trentaine de personnes sont déja inscrites.

110267650_o

Les marrakchis lors de l'Escapade à Nogaro

116113861  

 

 

 

 

 

 

 

... et lors de l'Escapade en Pays basque                                        

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Chacun peut poser des questions à Claudine et à Georges sur cette prochaine Escapade en Touraine en écrivant un commentaire en bas de page. Ils vous répondront... et à bientôt au prochain Moussem d'Avignon 2018, les 23 et 24 juin.

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01 juin 2018

6 QUESTIONS POSÉES AUX ANCIENS DE MARRAKECH - QUI S'EN SOUVIENT ?

Pensons tous bien fort à Jean-Marc Berger le mardi 5 juin et les jours suivants car il va se faire opérer d'un glaucome.

Jean-Marc&Marcel

Avec son humour incomparable il écrit: 

"Heureux de voir (comme je peux) que la Marrakch'amitié se perpétue au travers du blog, et que de nombreux évenements réunissent les Marrakch'amis.

Le 5 juin je vais être opéré d'un glaucome sévere + cataracte de l'oeil gauche à Montpellier, l'oeil droit suivra ensuite.

Suivant le résultat, je serai peut etre amené à faire un voyage à Lourdes !!! Il parait qu'ils ont des eaux miraculeuses, dont une à 40° élaborée avec des poires ou de la prune."

Photo de Jean-Marc, côté oeil gauche écoutant les explications de Marcel au Moussem d'Avignon

Soutenons Jean-Marc pour qu'il nous revienne avec des yeux neufs.

Félicitations à Jean-Marc, au chirurgien de Montpellier et aux marrakch'amis qui l'ont soutenu, 48 heures après l'opération Jean-Marc écrit que l'opération a réussi ! WAOUH !

6 QUESTIONS AUX ANCIENS
1 _ LES VISITEURS DU JARDIN MAJORELLE SAVENT-ILS LA RÉPONSE ?

Est ce que Jacques MAJORELLE était un jardinier paysagiste d'exception  ou un peintre en poteries aux couleurs "bleu majorelle" ? 

Pour trouver la réponse vous pouvez regarder cette photo rare et ancienne de Jacques Majorelle en pleine action dans l'Atlas ? 

Majorelle-Atlas-402  En effet, certains touristes ne savent pas que Jacques MAJORELLE était un artiste peintre de renom qui avait sa maison et son atelier à Marrakech. Ils croient que c'était le jardinier d'Yves Saint-Laurent.

2 _ QUI PEUT NOUS AIDER À RÉTABLIR LE CONTACT AVEC JEAN MONFORT, LE FILS D'AMAURY MONFORT, CÉLÈBRE PILOTE, CHEF D'ESCADRILLE À MARRAKECH ? il semblerait qu'il ait changé d'adresse email. 

pastedImage  Amaury Monfort était titulaire de quatre victoires en combat aérien, mais un passionné de cette époque, Alain Coste, a découvert qu'il avait en fait cinq victoires homologuées entre le 10 mai et le 5 juin 1940 ce qui lui confère le titre d' "As du combat aérien":

"-10 mai 1940 il abat seul un Heinkel 111 à 5h45 au nord d'Epernay. Pas vu s'écraser mais accordé "sûr".
- 20 mai 1940 un Dornier 215 en participation avec l'adjudant Becquet, le sergent-chef Cucumel et le sergent Colomès à 12h vers Crépy en Valois.
-21 mai 1940 un Dornier 215 en participation avec le sous-lieutenant Belland et l'adjudant Becquet à 6h05 entre Roye et Montdidier. Fumée épaisse vue sortant d'un moteur, accordé "sûr".
-5 juin 1940 un Henschel 126 avec l'adjudant Becquet et le sergent Patoor vers 11h30 vers Roye"

SPA62-Ungibus-et-rostro

Et le 5 juin un deuxième Henschel 126 avec les mêmes deux pilotes, victoires que Alain Coste a découverte grâce à une page du carnet de vols de Patoor qu'il a contacté et par les citations qu'on peut consulter au Journal Officiel. "Elles mentionnent bien deux Henschel 126 et pas un comme tout le monde l'a écrit jusqu'à présent. Donc Amaury Monfort avec 5 victoires officielles est un As au sens originel du terme. Il était affecté au groupe de chasse II/1, basé avant-guerre à Etampes, puis à Buc et Brétigny avant la débâcle qui l'a conduit à Valensole au 25 juin 40. Ce groupe (SPA 62) était chargé de la protection de la région parisienne.  Son escadrille avait pour insigne un coq noir".
La Division d'Instruction à Marrakech avait d'excellents instructeurs.
Merci à celui ou celle qui préviendra Jean Monfort afin que nous puissions le mettre en relation avec Alain Coste.

Fronton_Plazza-Gorri-MRK

3 _ QUI SE SOUVIENT DU QUARTIER INDUSTRIEL ET EN PARTICULIER DES FRICHES NON-BÂTIES ? Cela permettrait de retrouver la mémoire du quartier non seulement à partir de ses anciennes constructions mais  également dans ses espaces et sa végétation. RYME s'intéresse à l'histoire de ce quartier et remercie d'avance ceux qui pourraient écrire leurs souvenirs pour que la mémoire ne s'efface pas.
On se souvient peutêtre du fronton de pelote basque Plaza Gorri ou de certains espaces. 
Une description d'une des rues ou de plusieurs serait bienvenue pour garder la mémoire de ce quartier qui était pour nous le "quartier indus"

4 _ LYCÉE VICTOR HUGO 1975-1978 - CHAIBA LEBANJO recherche NAZIH HILAL. 'Je cherche à contacter un ami TRÈS TRÈS TRÈS TRÈS cher: NAZIH HILAL (un GRAND guitariste qui jouait et chantait les LEDZEP !!), et qui a eu son bac littéraire au lycée VICTOR HUGO en 1978, avant d'aller à Rouen en France. Merci de lui transmettre ce message ou de me dire comment le contacter. Cet ami et frangin me manque!!!  CHAIBA LBANJO - Aidons-le à le retrouver.

5- LYCÉE MANGIN - LES ÉLÈVES QUI ONT CONNU MADAME QUENEAU PROFESSEUR DE FRANÇAIS EN 1943.  Henri, son neveu par alliance, donne des précisions sur elle et en demande d'autres.  "Je vous avais contacté en 2016 venant de découvrir qu'une de mes tantes avait enseigné au Lycée Mangin. Mais à cette époque j'avais peu d'informations.

rue el ksour LL-1924

Mon oncle Queneau Jean était officier au 4ème régiment des spahis Marocains. mort pour la France en débarquant en Corse en 1943. C'est en lisant le livre de Jean-Pierre KOFFEL que j'ai découvert qu'il avait été marié. Je ne connaissais pas le nom de jeune fille de ma tante, devenue veuve si jeune. Il s'agit de Madame Queneau Madeleine née Moisan ils se sont mariés le 3 Mars 1941 à Tarbes- Ils ont habité au 16 rue des Ksours à Marrakech.
Je suis toujours à la recherche de documents photos pour garder la mémoire du frère de ma mère et mieux connaître ma tante Madeleine. Qui aurait une photo de l'un ou de l'autre ou des deux ?  Merci - Henri"
Une photo de classe où elle se trouve, une photo de la rue des Ksours, une photo des spahis en 1943 et tout autre document seraient bienvenus.
6 - RETROUVONS LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL DE MARRAKECH
QUI AURAIT UNE PHOTO DE LA FAÇADE DE LA Compagnie algérienne de Crédit et de Banque ?

Cet établissement situé place Foucault, anciennement rue Edmond Doutté, à partir de 1964 a changé de nom en "Compagnie marocaine de Crédit et de banque". LUC qui fait cette recherche sur cette banque autrefois écrit:

"Nous recherchons principalement des informations sur la façade dans l'état initial, voire des témoignages d'employés ou de clients qui pourraient décrire l'intérieur de la banque ou même une anecdote."

Note: l'établissement est aujourd'hui, et depuis 1985, la propriété de WAFA BANK, mais ne ressemble plus à ce qu'il était autrefois.

Merci à ceux, anciens employés ou utilisateurs de la Compagnie Algérienne de Crédit et de Banque de partager leurs documents et leurs souvenirs.

Les Marrakch'amis se préparent à participer au Moussem d'Avignon les 23 et 24 juin. Combien de questions aurons-nous résolues d'ici-là ? Bon mois de juin à tous ?

05 mai 2018

SALAM MARRAKECH N°150 ANNONCE LE MOUSSEM DES 23-24 JUIN A AVIGNON

CERTAINS PARLENT D'ALLER AU MOUSSEM D'AVIGNON À VÉLO (voir des photos du VCM et du CCMk plus bas)

LE NUMÉRO 150 DE SALAM MARRAKECH EST PARU 

SM-COUV Ce numéro, très fourni en articles intéressants et agrémentés de poèmes de différents auteurs sur Marrakech nous donne les précisions pour s'inscrire au Moussem.

S'inscrire au Dîner du samedi 23 juin en réservant auprès de Robert Lucké au 06 83 93 08 63 ou par correspondance au secrétariat de Salam Marrakech 10 rue Alphonse Daudet à 13870 ROGNONAS. Le dîner aura lieu au Restaurant La Gravière, 2 Bd Emile Zola , 84130 LE PONTET (tél 04 90 32 21 13) le montant par personne qui sera demandé est de 30 Euros. 

S'inscrire au Repas du dimanche 24 juin de la même façon auprès de Robert Lucké. Le rassemblement du Moussem est au Centre sportif La Souvine à Montfavet. Le repas est aussi de 30 Euros. Les réjouissances commenceront un peu avant 11 heures

Le Vert Hotel (04 90 88 45 00) est le principal lieu d'hébergement pour la nuit de samedi 23. C'est aussi le lieu de rendez-vous en fin d'après midi du samedi, pour se diriger ensuite vers le restaurant de La Gravière.

PLUSIEURS ANCIENS CYCLISTES MARRAKCHIS VIENDRAIENT AU MOUSSEM

René MERLE vient de retrouver deux photos de son père à l’arrivée de la course du Premier pas Dunlop  à Casablanca en 1925. Roger Beau a scanné ces clichés pour le blog. 

1925 A Pas Dunlop Casa Merle Claude L'arrivée à Casablanca du Premier pas Dunlop 

René Merle : « Si mon père voyait les vélos actuels, il dirait : c’est Grand pas Dunlop !»

1925 B Pas Dunlop Casa Merle Claude

Claude MERLE courrait au VCM Vélo Club de Marrakech. 

Roger com-mente: Vers le milieu des années 1950, cette course a pris le nom de Champion-nat de France Junior.   

Elle se déroulait alors en deux phases :

1-      Une course de sélection départe-mentale (ouverte aussi à tous les pays où la France avait une fédération filiale de la FFC, donc au Maroc). Les deux ou trois premiers de chaque département (ou pays) étaient retenus pour la grande finale.

2-      La finale qui avait lieu en métropole.

1925 Merle -Menu-1pas-Dunlop-01

 Ci-contre le menu du repas offert aux con-curents par les organi-sateurs de la course. Roger Beau ajoute:

"René Merle vient de retrouver et de me faire parvenir une copie concernant le Premier Pas Dunlop de son père en 1925. Ce menu est vraiment édifiant. En ces temps anciens on ne se moquait pas des participants aux courses cyclistes, y compris jeunes. Lorsque j’ai participé à cette épreuve, on ne nous offrait même pas un verre d’eau…Les marakch'amis noteront au passage la calligraphie magnifique concernant le nom du destinataire du menu."

En 1953, le CCMK de Marrakech avait quatre représentants lors de l’épreuve de sélection qui se déroula sur le circuit Casa-Bouznika et retour. 

1953 Pas Dunlop Casa CCMK 01  L'Équipe du CCMk en 1953: CHIARI, Remy POILVET, Roger BEAU, X, M. FAESSEL, Yves DALLE.

Rémy Poilvet, terminant second de la pré-sélection participa à l’épreuve finale qui eut lieu  à Bordeaux. 

1953 Pas Dunlop Casa CCMK 02   De gauche à droite: Roger BEAU, M.FAESSEL, Rémy POILVET, MADANI.

Roger Beau nous offre aussi une photo de 1951 alors que le vélodrome Octave Lapize existait toujours. 

1951 10 07 CCMk 2 Prix des Anciens combattants - 7 octobre 1951 devant la camionnette SOCHEPRESSE : De gauche à droite: Jean-Claude ROCHER, Roger BEAU, René SINTES, Yves DALLE; accroupis: Jacky GARDIOLA.

ON A ENTENDU DIRE QUE CERTAINS VIENDRONT À VÉLO AU MOUSSEM 2018,...

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18 avril 2018

MAHI BINEBINE FAIT CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR - MONICA MONTRE MARRAKECH À JULIETTE, SA PETITE FILLE

FAIRE PART, un marrakchi s'en va... Sa fille Manuelle nous annonce le décès d'HENRI GAUTRON, le 24 avril à Paris XVIIe à l'âge de 83 ans. Croix de la Valeur militaire 2 citations, Croix du Combattant, 18e régiment de chasseurs parachutistes. La cérémonie a été célébrée le 30 avril à l'Église Saint-François de Salles à Paris 11e, l'inhumation a eu lieu à Chissay en Touraine où son épouse Thérèse Elizabeth née MORGAUT fut enterrée en 2003. Les marrakchis expriment leurs condoléances à ses trois filles Virginie, Frédérique et Manuelle GAUTRON à Zoé sa petite fille ainsi qu'à toute sa famille, les anciens du 18e RCP et ses amis de Marrakech.

SOUS L'OEIL ATTENTIF DU RÉCENT CONSUL DE FRANCE À MARRAKECH, PHILIPPE CASENAVE, MADAME BEAUCHET-BOULHAL, DIRECTRICE DU PALACE  ES SAADI A ÉPINGLÉ LA LÉGION D'HONNEUR SUR LA VESTE DU CÉLÈBRE AUTEUR, PEINTRE ET SCULPTEUR MARRAKCHI

Il fallait bien être décoré comme un CHEVALIER pour l'auteur de romans remarqués comme  "Los Caballos de Dios" et "Horses of God" connu en français sous le titre "Les étoiles de Sidi Moumen".  Le blog avait signalé son prix en novembre 2010 à La Mamounia à propos d'un autre auteur franco-marocain: pour voir cliquer sur Jean-Pierre Koffel.

LH-casenave-beauchet-binebine-7avril-2018   Donc, le samedi 7 avril une cérémonie eut lieu dans les salons de l'hôtel Es SAADI, où s'est tenue la remise officielle de la décoration française. Mahi BINEBINE est un ancien du Lycée Victor Hugo où ses acquisitions en mathématiques lui permirent de devenir professeur de cette discipline à Paris dans les années 80.

L'association SALAM MARRAKECH était représentée à cette cérémonie par sa vice-présidente Chama BENZRIOUIL:

 " J'ai  représenté  SALAM MARRAKECH  lors  de  la remise de la  décoration de chevalier de  la  légion  d'honneur  à  MAHI BINEBINE, ancien  élève  du  Lycée  Victor  Hugo, artiste peintre  et  romancier  francophone. Madame  Elisabeth   Bauchet   Bohlal    PDG  du  Palace  Es saadi a  eu l'honneur  de  décorer  l'artiste   Mahi  Binebine  en  présence  de Monsieur  l'Ambassadeur  de  France,  de  Monsieur  le Consul   général  de   France  à Marrakech et de  Madame  Awatef  Berdai  Cherkaoui  qui  représentait  le  Maire  de  Marrakech"    

c  Chama  Benzriouil,  avec  Mme  BAUCHET  Boulhal  PDG  du  Palace  Es Saadi    et   du  Casino de Marrakech.  

100_3702  Awatef  BerdaÏ  Cherkaoui  Maire-adjointe de la municipalité de Marrakech avec Chama Benzriouil de Salam Marrakech

Plusieurs anciens élèves du Lycée Mangin et du Lycée VIctor Hugo assistaient à la cérémonie.

MONICA DUCOU QUI HABITAIT AUTREFOIS L'IMMEUBLE GIDEL AU GUELIZ EST REVENUE SUR LES TRACES DE SON ENFANCE...POUR LES FAIRE DÉCOUVRIR À SA PETITE FILLE JULIETTE... RAVIE !

Place-monica-Juliette PREMIER CONTACT AVEC UN RIAD 

Monica-1-arrivée  

Riad-monica-Juliette Le Patio - Premier dîner pour Juliette

Toujours-dans-le-riad-Julette-Monica 

Palais-Badi-Monica Visite du Palais BADI, le cameraman était déja là. 

Badi2-Mountassir-Monica

Moniqca a conservé des liens avec les filles de Zohra, restées amies de sa famille. 

APRÈS LE PALAIS BADI, LES SOUKS... 

souk-1-juliette-singes-Monica Vers la Place Djemaa el Fna - Pauvre Juliette on les lui a collé d'office dans les bras. 

Souk-Mountassir-guenon-Monica QUELLE AFFECTION ! IL SE CRAMPONNE - LES SOUKS

etalages-souks-Monica ÉTALLAGES.  

Place des épices

Place-Djemaa-elfna-Monica LE LENDEMAIN. 

Gueliz-Monica  

entree-cour-Gidel-Monica L'entrée de l'immeuble Gidel décorée de ses tableaux -  La cour de notre immeuble

cour-escalier-Gidel-Monica Le balcon de madame DUPRÉ, la grandmère de MIMI ET L'ESCALIER, MAINTES FOIS GRAVI. 

entrées-dupré-Ducou-Monica 1er étage gauche, la porte d'entrée de l'appatement de la grand mère de MIMI, à droite,celle des DUCOU, les plus proches voisins. L'entrée ... et la sortie de l'immeuble, le coeur rempli d'émotions.

LE GUÉLIZ VU DU SKY 

Sky-mirador-Renaissance-Monica  

SKY-vers-le-sud-Monica MONICA TIENT LA BARRE 

proue-du-sky-Monica FIGURE DE PROUE

bar-corse-Monica  

Juliette-sur-sky-Monica  

TOP-of-MRK  LA VISITE À LA NOUVELLE PÂTISSERIE MIRGON. 

Mirgon1-Monica 

patisseries-mirgon-Monica  

Ghyslaine-Mirgon-Monica           

Retour au Gueliz-Monica   

ROND-POINT

Eglise-Tribunal-Monica    

L'accueil par la famille de Zohrra

FAMILLE-ZOHRA 

JULIETTE-MOUNTASSIR 

seance-de-henné 

artiste-henné Beaux dessins 

internet 

vegetation Palmiers 

avec-Mohamed  

Salivez 

chameau-Bahia 

Bahia-campagne  Le dernier jour, LEILA, la directrice du Riad, nous a ccompagnées à 19km, sur la route de l'Ourika, visier un petit complexe conçu pour plusieurs invités

Complexe-tente-caïdale  

accueil-juliette

complexe-suite  

Cuisine 

Chambre 

vue-sur-Atlas           

Chambre-lavabo- 

Barbecue 

Fleurs-koutoubia 

LA MÉNARA 

vers-menara-Juliette-Monica 

bassin-Menara-Base-aerienne 

suite-menara 

MUSÉES

Porte-et-serres 

Musee-YSL 

 

Jardin-du-peintre-MajorelleJardin-Majorelle 

Majorelle-Vespa 

Fraises-place 

aeroclub-en-bleu 

Base-aerienne-Tour 

base-aerienne-tarmak-retour Merci à Monica et Juliette de nous avoir montré le plaisir immense que l'on peut trouver en partageant les souvenirs des lieux de son enfance avec sa petite fille, elle même ravie de vivre cette expérience de communion familiale. Merci aussi à elles deux de nous avoir donné l'occasion de contempler de belles photos de la Ville rouge pleines de souvenirs pour beaucoup d'entre nous, mais aussi des lieux à découvrir du nouveau Marrakech. Merci de nous avoir montré aussi le plaisir de retrouver des amis marocains et leurs familles. Les filles et le petit fils de Zohra, Mohamed un ami du père de Monica.

11 avril 2018

UNE DIFFA CHEZ LE PACHA DE MARRAKECH IL Y A 70 ANS (Mai 1948)

Les réceptions chez le pacha de Marrakech dans son Palais appelé Dar El Glaoui, ou Dar Bacha ou la Stynia étaient grandioses. Pendant la soirée tout le temps était consacré au repas, à la musique, aux danses à la cérémonie du thé. Les propos sérieux venaient parfois seulement à la fin de la soirée ou même plus tard, un autre jour.

Plusieurs auteurs nous ont rapporté ces accueils inoubliables. Le blog Mangin@Marrakech en a déja édité. Par exemple madame Ladreit de La Charrière --> le 9 avril 1911 ou la Doctoresse Légey --> en aout 1909, nous ont décrit leurs étonnements; chacune était accompagnée de son mari . 

Stynia-glaoui  Depuis 2017 le Palais se visite, c'est le Musée des confluences, nom emprunté à la première exposition du Mucem à Marseille (musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée)

1947 09 14 SUR LE MARRAKECH PIERRE FLAMAND MICHELLE VERANPIERRE FLAMAND, Inspecteur de l'enseignement primaire, nouvellement nommé à Marrakech fut invité avec son épouse MICHELLE un soir de mai 1948. Il fit un récit de la réception organisée par le Glaoui. Grâce à sa fille Marie-Françoise FLAMAND nous pouvons avoir accès à cette soirée banale pour le Glaoui et extraordinaire pour ses invités. 

Si vous allez visiter le musée des Confluences, lisez ce récit avant de vous y promener, vous pourrez vous imaginer l'ambiance d'il y a 70 ans.

Mai 1948 – Dîner au Dar El Glaoui - Palais de Son Excellence El Hadj Thami El Glaoui El Mezouari, Pacha de Marrakech.

1936_hudson_terraplane_193620h45 - La grande Terraplane du Caïd Agourram (Si Ahmed ben Abderraliman Agouram, caïd des Seffalat, ex officier du 2eRTM) vient nous quérir à La Baïa; le Caïd, son interprète, et le noir chauffeur Abdesselam sont drapés dans de fins lainages immaculés, Michelle et moi, en grande tenue de réception. Dans la Médina aux minables échoppes habituelles, l'acétylène nocturne frisotte sur dattes sèches et les amas de beurre rance. Hauts murs aveugles... large entrée lumineuse, comme d'une mosquée ; Abdesselam ouvre ma portière sur une petite foule de dignitaires et de serviteurs. Sur les djellabas blanches ou rayées tous ont au côté le long poignard des chleuhs de la montagne, nés libres. Et tous portent au visage cette demi morgue des chambellans accoutumés aux seuil des palais.

87LL-CP M'Kech ancien_Dar El Glaoui 01 01  Si Saddek El Glaoui ! Les dignitaires de la porte semblent se retirer au néant, lorsque ce fils du Pacha se détache de leur groupe pour se présenter à nous.

CP M'Kech ancien_Dar El Glaoui 02 02Nous revoyons le splendide visage presque noir, aux traits réguliers, dont le turban jaune paille très serré au haut du front, fait jouer les ocres et les bronzes ; ample vêtement brun sombre sur quoi tranche le grand poignard d'argent, babouches de cuir jaune. C'est le costume traditionnel dans lequel nous avions déjà vu cet archange énigmatique et toujours souriant.

Notre bon compagnon, le Caïd Agourram multiplie les courbettes de cour, les salams discrètement affectueux, les sourires barbus, tandis que nous l'encadrons comme si un piège le guettait, à quelque détour de ces couloirs de mosaïques bleues. Voici la première cour intérieure. Sur le fonds des grands feuillages immobiles comme lui, le Pacha de Marrakech nous attend.

Feliz-Palais-Stinia-Glaoui-1913-4Je sens le Caïd conscient jusqu'à l'orteil de la Majesté de son suzerain; je me sens vibrer moi-même devant sa silhouette de grand vieillard impassible, pendant l'échange des salutations. Point d'hyper-bolisme, mais cette haute affabilité de souverain régnant, qui daigne s'enquérir de vos proches et vous souhaiter une entière bienvenue ; longues étreintes de mains sèches et souples. Un jardin, une salle ouverte entre deux hauts serviteurs qui s'effacent, le Pacha n'est plus là... Le chant grave du muezzin appelle à la prière du soir... Nous fumons en silence. La pièce où nous sommes a les dimensions, et presque l'aspect d'une chapelle pour culte exotique : douze ou quinze mètres de long, cinq à six de large et huit à dix mètres de hauteur ; un plafond dans le style de ceux de la Bahia, c'est à dire à charpente apparente, aux bois entièrement peints de pastels vifs, surtout dans les bleus et dans les rouges.

CPA-Flandrin-Avion-Palais-Pacha-Hadj-Thami-Glaoui_50Une photo aérienne de M. Flandrin montre l'immensité de ce palais. Jusqu'à mi-hauteur, les murs sont recouverts de zelliges dans les mêmes tons. Piano à queue perdu dans un redan; extraordinaire pendule Louis XV. L'élément le plus étonnant de cet ameublement, c'est le tapis ; il couvre tout le sol de cette immense salle avec ses caprices de formes d'un rose si caressant aux yeux que je le juge plus beau que toutes les pièces rares du musée Dar Si Saïd- Il est trop beau, en vérité, pour être un véritable Chichaoua des Boussela; Si Saddeck nous le dit fabriqué à Rabat. Si Saddeck savait s'adapter à toutes circonstances,comme par exemple jouer à la pétanque.

18-Boule-glaoui-7Après l'instant qui permet aux messieurs d'essayer leurs voix, aux dames de défroisser leurs robes, Si Saddek nous prie de l'accompagner. Ce bar où il nous mène, ce sera la seule note à demie européenne de notre soirée, par ses clubs de cuir patiné et par ces flacons d'alcools – de grande classe – qui couvrent tout un panneau de la pièce. Devant ces rutilances d'étiquettes ou de breuvages, un bar de verreries blanches et rouges. Le barman – robe blanche et fez rouge, c'est le Conseiller de Son Excellence avec qui nous avons déjeuné à Sidi Rahal. Le serveur, ce sera Si Saddeck lui-même, qui nous présente les boissons avec l'habilité et presque les formules d'un professionnel... un peu plus... un cocktail encore ? … Nous picorons à toutes assiettes sur les petites tables de Mogador : amandes grillées, olives fendues, dix sortes de petits gâteaux...

Feliz-palais-pacha-glaoui-1913-4À l'un de ces signaux invisibles auquel tout lui obéit, Si Saddek fait les honneurs du jardin, le plus harmonieux riad que nous ayions encore vu ; simple architecture d'une végétation à deux étages et deux couleurs ; les grands orangers étendent leur sombre feuillage épais au-dessus d'une nappe de géraniums, dans le jeu simple d'un vert et d'un rouge également profonds et calmes. L 'habituelle croix qui coupe les riads de deux chemins perpendiculaires surélevés est ici large et longue, elle éclaire les masses végétales, par la chute des lumières des salons sur ses dalles blanches et noires de marbre fin.

La pièce au seuil de laquelle le maître nous attend n'est salle à manger que par ces deux tables de marqueterie de Mogador, tout au fond, entre les divans et les piles de coussins. Aussi longue et large et aussi somptueusement parée que celle où nous avons fait salon, de pendules, de boiseries lumineuses, de zelliges brillantes de frais velours et d'un merveilleux tapis persan.

Michelle est à la gauche de ce « Grand seigneur de l'Atlas » qui tant l'impressionne par un passé légendaire – sombre légende – et par ce physique vraiment étrange, où ne paraît aucun des signes habituels de la vitalité, où l'on sent pourtant une anormale puissance, mais rétracté, ambiguë, inquiétante. La personnalité physique de Churchill m'avait attiré à ce dîner de la Mamounia, dans le champ d'une force immédiatement évidente et amie, je m'étais senti convié à sa puissance alimentaire, à son délice de fumeur de Havanes. Je me sens ici en présence, mais hors du circuit, d'une force distante, inconnue.

Glaoui (16)Sauf le menton, au dessin régulier, tous les autres traits du visage s’effacent, le nez s'enfonce, les yeux sont cachés au creux des orbites. Peau bistre et molle, presque tombante, vaguement granuleuse. Son illisible regard pèse-t-il sur moi, je relève mes yeux ; déjà ses paupières sont closes, et toute vie semble retirée de ce sombre visage. Je pense au chef de harka pillardes qu'il fut, au bourreau méthodique et glacé qu'on dit qu'il est. Je pense au "Vieux de la Montagne" des récits de Marco Polo; attentif, comme ce Vieux, à donner à ses hôtes d'un soir la jouissance de tous ses paradis orientaux. Que son regard - son regard inexpressif et presque toujours dirigé sur soi - s'en aille une seconde vers un point de la table, accourt l'essaim des esclaves aux pieds nus, aux robes flottantes ceinturées de poignards. Ils glissent autour de nous sans couper notre lent propos. Des immenses plats, couverts de sparteries coniques, ils tirent d'abord la « r'ir'a » cette soupe qui est à la fois chaude de viandes et d'épices et fraîche de légumes inconnus.

1928-train-diffa-mrk-glaoui-surveillant-repas-deses-invités  Le glaoui surveillant la préparation d'une diffa sous tentes caïdales en 1928.

Nous la mangeons en des bols de bois que le tourneur vient d'apporter, avec des coupelles de bois ciselé, gracieusement posées sur des tiges longues et fines, et visiblement vierges de tout usage.

Le méchoui ! Mes yeux ne sont pas encore blasés de la majesté de ce plat énorme ; je jouis de mon étonnement devant ce mouton tout entier, que je sais sorti à l'instant du four de terre construit pour lui seul et qui s'affaisse maintenant sur les cendres ; je jouis de mon appétit animal devant cette viande parfaite dont on peut manger sans mesure : je happe les rognons tièdes ; je me brûle une seconde les doigts pour ouvrir une brèche vers les succulentes lanières de cette cuisse, je tire de longs muscles blancs, dorés, chauds ; les trois premiers doigts de ma main droite sont fourchette et couteau ; ma main gauche se garde nette sur la serviette de soie bleue, pour le service de l'eau glacée – des vins aussi (Bordeaux blanc puis Heidsieck) dont les muets serviteurs  devinent mon désir et m'emplissent silencieusement ces grands verres d'Angleterre, ciselés bleus et rouges.

Suivant le rite culinaire du vieux Maroc vient à présent la pastilla, aux dimensions de roue de carrosse, à la couleur de joue d'ange, dont les dehors sont de fines pâtisseries à cent feuilles légères et sèches, et dont l'intérieur, ô surprise ! Est une pâte onctueuse de pigeons hachés avec des œufs et des fruits. Chacun creuse des doigts dans cet immense gâteau, enrobe la pâte semi liquide dans ses feuilles craquantes et sucrées, reverse la tête... J'encourage mon voisin à me donner l'exemple ; je m'encourage moi-même à creuser plus avant... 

D’appétit, il n'est plus question ; les services cependant se succèdent sans hâte. Ce sont poulets aux omelettes – toute une basse-cour dorée de sa propre cuisson dans l'argile, enrobée dans la dorure plus vive de cent omelettes épaisses. Des crêpes surviennent, en piles étagées, comme mouchoirs dans une lingerie ; de leur lourde pâte molle nous déchirons négligemment quelques angles. Un dindon colosse nous est servi, entier cela va de soi et tout brûlant des feux de la rôtissoire, mais baigné dans une sauce rouge, glacée et sucrée. Mes doigts trouvent difficilement le chemin des chairs tendres dans ces gros membres lourds   à forte charpente, mais quelles trouvailles après l'effort ! Farcis à la pâte d'amandes, voici dix, douze pigeons dans cette vasque brune posée devant cinq convives, pigeons énormes gonflés d'amande craquante et douce que l'on retrouve aussi dans la sauce alentour, si coûteuse amande, mais sans laquelle aucune farce ne vaut aux yeux des gourmets du Haouz. La conversation s'alentit... À vrai dire, nous n'avons guère conversé ; de temps à autre, j'ai retourné à mon voisin le conseiller de Son Excellence son invite discrète à piocher au plat de son sourire de satisfaction stomacale. Deux ou trois fois, j'ai risqué, à l'adresse de Son excellence elle-même, un compliment bien littéraire sur l'ordonnance de sa maison et la finesse de la chère. Son excelence m'a répondu d'un hochement de tête compréhensif, d'un encouragement à profiter de son hospitalité. Son quasi mutisme à lui n'est point indifférence semble-t-il  mais, sérieusement, il dîne, et nous nous émerveillons d'un si solide appétit de septuagénaire.

Gigots ! Somptueux gigots à jeter la honte aux visages de tous ceux qui parlent à la légère du mouton marocain, ou de ce mode primitif de cuisson dans l'argile battue et maçonnée lentement pour le plaisir de manger ; je mange, nous mangeons tous...

Couscous ; ou plutôt : « couscoussou » comme écrivaient il n'y a pas un demi siècle les rares audacieux roumis qui goûtèrent cette montagne de délices entre les remparts rouge de cette ville où nous sommes. Les camps de la Légion, le canon de Mangin, quinze ans d'épopée pour qu'un échappé de village bourguignon plante ses doigts à son tour dans la semoule légère, face à ce souverain barbare. Le « dernier grand féodal » rêve-t-il lui aussi d'épopée... ? Penché vers Michelle il lui montre à faire glisser la semoule, de l'index dans la paume droite, à la malaxer en boule, à se l'envoyer au gosier d'une détente du pouce. Nous ne creusons pas de bien véritables cratères dans la montagne de ce coucous-ci ; nos doigts paressent à s'enfoncer au-delà de la semoule, vers la masse intérieure, encore bouillante, des carrés de poitrine mêlés aux pois chiches, aux navets, aux carottes... Quelques uns de nous puisent un réconfort dans les coupes de leben que le Pacha fait apporter quand Michelle a confessé son ignorance du lait de chamelle, 3 sortes de leben qui sont le lait frais de la chamelle, son lait aigri puis le yogourt.

Et, tous sourient, comme nomades altérés quand surgit l'oasis, à l'apparition des glaces. Roses et blanches agréablement vanillées, extravagantes de dimensions, comme tous ces plats d'avant elles. Comme aussi ces coupes de fruits qui viennent à présent, comme ces trois collines de pâtisseries sur la table basse, entre mes genoux et mes yeux, et ce ne sont pas babas vulgaires, ou éclairs au chocolat mesquins, mais galettes pétries d'amandes, beignets ruisselants de miel... Mes doigts s'engluent, mes mâchoires ne sauraient plus mâcher, ma peau doit être distendue ; je me sens devenu sac à nourritures, et sac lourd de ne pouvoir le soulever moi-même certainement. 

Il le faudra pourtant. Le Pacha s'est dressé. D'un bond qui m'étonne grandement, il quitte sa position de jambes repliées au creux de tous ces coussins. Sans parler mais avec une aisance absolue il attend notre propre sortie de table, il nous mène vers une autre encore de ces salles de cathédrales, où sont toujours, mais toujours différentes les charpentes de cèdre polychromes, les zelliges multicolores, les pendules, les tapis, les velours. Chacun s'accote aux creux d'un divan qui ceinture toute l'immense pièce, chacun est « bordé » de lourds coussins ; devant chacun de nous se pose une table minuscule où se succéderont les tasses de thé puis de café. Le Pacha aurait-il surpris mon geste de refus devant la caissette des lourds cigares ? À l'instant c'est une boite des meilleures cigarettes anglaises que l'on ouvre devant moi, pour moi. Son Excellence a sorti pour lui une courte pipe ; nous vivons une heure de repos véritable, où toute paix est laissée au corps. Qu'il jouisse de sa bonne fatigue ! Chacun suit béatement la fumée de sa cigarette, l'esprit vague, les yeux perdus ; le silence n'est jamais lourd mais reposant, chacun sachant qu'il dépend de lui seulement de le prolonger, ou bien de le rompre pour un de ces propos flatteurs que notre hôte accueille toujours avec ce même hochement de tête courtois et compréhensif. Serait-ce qu'un de ces propos lui a plu sensiblement ? Il se lève ; il va lentement vers d'invisibles commutateurs; nos lumières s'éteignent, d'autres s'allument à l'intérieur des murs et nous jettent aux yeux toute une singulière féerie de zelliges ajourées, multicolores, en festons couleur d'arc en ciel, en rosaces de soleils pour sainte-chapelle. Je touche donc des yeux un de ces prodiges dont les Contes de fée avaient nourri mon enfance; et non plus, confuses visions suscitées par des mots écrits, mais féeries dans le réel, caprices d'enchanteur réalisé.

Stynia-dec-1912_cSongerai-je aussi aux milliers de fellahs misérables, de l'infinie misère des bleds, dans tout le royaume de ce Moderne Merlin ? Ce soir comme chaque soir ils n'ont croqué que vent et poussière... Mais ce sont là songeries de roumi... L'Enchanteur jouit en toute paix du cœur de notre émerveillement... et le fellah du Sud marocain met assurément la gloire et le plaisir de son Pacha au-delà des satisfactions de sa propre panse.

Ainsi nous dirons seulement ce qu'il faut dire au Prince de ces merveilles, quand nous nous levons, après minuit, pour prendre congé. Chacun de nous exprime à son tour – sa gratitude, selon le talent oratoire qu'Allah lui a départi ; à chacun par le truchement de son interprète, le Prince ses compliments. Il me dit à moi qu'il compte me revoir chez lui – sa maison est à moi- avec mes parents et mes amis. Je remercie. Il me fait redire que je serai toujours le bienvenu ; il me serre longuement la main ; c'est un patriarche chargé d'ans, d'honneurs et de vertus, qui reconduit de jeunes parents au seuil de sa tente. Et ainsi qu'au temps des patriarches se prolongeait l'adieu jusqu'aux limites du clan, ainsi nous accueille et nous emmène Si Saddeck, fils aimé du Pacha au sortir des bras de son père. Jardins et cours, corridors de mosaïques bleues ; à la dernière marche  du Palais, s'échangent encore les témoignages et les promesses, l'adieu courtois et charmant d'un prince du sud, au seuil de la nuit bleue.

(I) Traduction littérale : « Maison du Glaoui » Le Pacha de Marrakech s'appellait Son Excellence El Hadj Thami El Glaoui El Mezouari ; et, par abréviation «  El Glaoui », en tant que membre et chef de la tribu des Glaoua. ( un glaoui, des glaoua). - v. guide bleu du Maroc. Édit. 1948 page 135.    

Ce récit étonnant d'une diffa chez Hadj Thami el Glaoui par l'inspecteur Pierre FLAMAND est original. Il fait partie de la série des textes "Chkoun Ana" dont les droits sont réservés. Il ne peut être reproduit sans l'autorisation écrite de la fille de l'auteur et devra comporter la mention de l'Édition: Mangin@Marrakech, 11 avril 2018.