MANGIN@MARRAKECH

24 septembre 2016

CHKOUN ANA ? FRANCK MAUVIEL

Chkoun_Ana  Mauviel_Franck_75Les souvenirs de notre enfance et adolescence à Marrakech nous habitent et quand nous les partageons ils permettent de retrouver la mémoire et aussi les amis perdus de vue. Franck a habité la rue du capitaine Grall au Guéliz, il raconte son histoire. Il témoigne des années 70 à Marrakech, celles de ses 15-18 ans dans la famille  d'un militaire en coopération à la Base aérienne de Marrakech.

© Rappelons que ce récit fait partie des éditions Chkoun Ana au titre protégé. Il ne peut être reproduit pour publication sans la mention du blog Mangin@Marrakech, de la date d'édition (24/09/2016), et surtout sans l'autorisation écrite (à demander à l'auteur du blog). Franck savait, avant même d'arriver à Marrakech qu'il en repartirait dans quatre ans, il se savait de passage, pourtant le souvenir de la Ville rouge est ineffaçable.

SOUVENIRS DE MON ADOLESCENCE À MARRAKECH 1972-76

Je suis arrivé à MARRAKECH avec ma famille fin 1972, j'avais presque 15 ans. Nous sommes partis de ROCHEFORT S/MER en voiture (Peugeot 404 blanche) et avons traversé l'ESPAGNE. puis en bâteau jusqu'à TANGER, et nous avons continué jusqu'à MARRAKECH! Nous étions quatre, ma mère, ma soeur, mon beau-père et moi. tour_hassan

 

Bourrel_Henri_1975

De passage à Rabat, Franck, sa mère et sa petite soeur Sylvie BOURREL (Photo Henri Bourrel) xxxxxxxxxxxxxxxMon beau-père, Henri BOURREL, était instructeur dans l'armée de l'air marocaine et portait l'uniforme marocain ! Auparavant il était en poste à la Base aérienne de Rochefort, également instructeur sous officier. L'armée de l'air marocaine avait demandé des instructeurs militaires français de différentes spécialités techniques; donc coopération militaire dans le domaine aérien.
Avant 1972 l'école des sous officiers de l'armée de l'air de Rochefort s/mer accueillait des jeunes militaires marocains en formation dans différentes matières théoriques et pratiques; mon beaupère y était instructeur dans sa spécialité de technicien radio (niveau brevet professionnel), à cette époque il était adjudant. En 1972 les FRA (Forces Royale Air) créent le même type d'enseignement sur la base aérienne de Marrakech commandée par le colonel ALAOUI. Un appel à candidature fut lancé pour y enseigner. Mon beaupère fut volontaire, et sa candidature retenue. Il arriva à Rabat le 28/8/1972 au titre de la coopération technique air N°03/875 pour enseigner à la Base aérienne de Marrakech; il y restera jusqu'à fin aoùt 1976.

Le chef des coopérants français pour la base aérienne de Marrakech était le capitaine CHARLY et un médecin militaire français était responsable de l'infirmerie le capitaine Jean BENOIT. Les instructeurs devaient pendant les heures d'instruction sur la base porter la tenue militaire des FRA. Les coopérants français étaient regroupés avec leurs familles dans un quartier de Marrakech, les petits immeubles rue du Bani et rue du Cne Grall. Ensuite certaines familles obtinrent une petite villa, non loin du Consulat de France et du lycée Victor Hugo.
Je me souviens des noms de plusieurs familles de sous-officiers: adjudants-chefs RÉVEILLÈRE, et PAILLAT et aussi FORTUNATI, FERRANDIN, BOUX,etc...
Ces militaires furent intégrés dans l'armée de l'air marocaine tout le temps de leur contrat et portèrent de ce fait l'uniforme marocain!!!

coop_rochefort_72_76

Accroupis X, Henri BOURREL, X, X.  Deuxième rang A/C PAILLAT, X, X, X, X. Troisième rang X, A/C REVEILLERE, X, X, X.
Les familles de ces militaires regroupées dans un ensemble de six immeubles, initialement rue du capitaine GRALL formèrent une sorte de communauté le temps de leur séjour à MARRAKECH. Tous étaient très proches et se rencontraient souvent; d'autant que leurs enfants étaient scolarisés dans les établissements d'enseignement de proximité.

Claude_reveillere_famille_1976Soirée entre familles de militaires: De gauche à droite: Sylvie Bourrel, Jeannette  Réveillere, Jean Luc Réveillere, Isabelle Réveillère, Franck Mauviel, Denise Bourrel, Brigitte Réveillere et Claude Réveillere.

Nous habitions tout près du LVH, lycée Victor Hugo et de l'école Renoir. Ma mère travaillait au secrétariat du LVH, mais n'y resta qu'une année. Ultérieurement mes parents obtiendront une villa, j'allais donc au lycée à pied.

Mon parcours: après la 3e, seconde A.4 de 1973/1974. puis j'ai redoublé de 1974/1975, enfin première A4 de 1975/1976. BEPC passé évidemment en troisième; et bac français en juin 1976 avant de rentrer en France.

Les professeurs à cette époque: MM. Blondia, Abitbol, Sanseigne, Capdevielle, Mme Fantoune,...  Monsieur Vey était agrégé d'histoire; Mme Vey également professeur d'histoire notait très sec!!!

Ma classe de troisième est marquée par deux professeurs attachants  M. BLONDIA pour les maths et M. SANSEIGNE pour le français. Le premier enseignait les mathématiques avec brio pour les équations et les identités remarquables; c'était un petit homme sec qui gesticulait beaucoup au tableau!! sa méthode de travail alliait beaucoup de répétitions sur des choses basiques; et l'élève le moins doué finissait par "imprimer"!! Je me souviens qu'il donnait au LVH des cours particuliers de soutien...et il y avait de la demande!! Ce professeur de maths était même drôle. Patrick FORTUNATI se rappelle une fameuse phrase alors que la fin du cours avait sonné : "je vous le dit parce que je n'ai pas le temps de vous le dire!!!"
Le second enseignait le français avec beaucoup d'humanité et d'indulgence, il portait la moustache  et notait avec justesse.j'avais toujours 15 ou 16 de moyenne avec lui. Quelle déception avec  M. CAPDEVIELLE!! je l'ai eu pour ma première seconde et pour la première fois, avec lui, je suis devenu ...mauvais en français alors que c'était mon atout depuis toujours.
Cela m'a valu de redoubler car je n'avais plus mon joker par rapport aux maths qui n'étaient pas mon point fort. Le plus ironique c'est que le premier devoir avait pour sujet un thème qui concernait le comportement social "LA FETE DES FOUS" ( se libérer occasionnellement permet de mieux  supporter ensuite le bridage de la société).J'ai eu ses félicitations devant toute la classe; et puis ce fut terminé ! que des notes médiocres jusqu'à la fin de la saison scolaire!!

Mme VEY était un professeur chevronné, elle connaissait son affaire; mais un 10 ou un 11 était déjà une bonne note avec elle!! Si je me souviens bien, 13 était exceptionnel. Le plus souvent cela tournait autour de 8 ou 9 ...et il fallait s'estimer heureux! C'était sa manière de voir! Il fallait donc "bombarder" dans les autres disciplines.
Monsieur ABITBOL  était un excellent professeur de mathématique. Quand j'étais son élève, c'était déjà un professeur chevronné; toutefois il me semblait manquer un peu de fantaisie pour captiver durant les études de fonctions. On lui confiait les secondes, premières et terminales.
Il pratiquait des interrogations surprises quand il n'était pas content!!! Marie Cécile Renault, une lève de ma classe s'en souvient, elle avait été interrogée soudainement au tableau, parce que la classe séchait sur une étude de fonction.

croquis_yassine_geo_76Une autre élève me prenait pour modèle lors des cours de géographie et dessinait mon profil. J'ai gardé mon portrait réalisé pour moi par Nadia YASSINE. (En 2003 elle publiera "Toutes voiles dehors"). C'était ma dernière année à Marrakech, 1976.

Découverte de scorpions apeurés sur le sol; autour de notre immeuble! Nous faisions connaissance avec les autres familles de coopérants militaires; et même des civils comme madame BOUQUIN qui travaillait au secrétariat du LVH et ses deux filles: Véronique et Maryline. Je me souviens de "Boums" chez elles!

pochette_pink_floyd_19Époque heureuse de mon adolescence; où garçons et filles se côtoyaient sympathiquement. Il y avait les "boums" et surtout la POP MUSIC: c'est le temps des PINK FLOYD; BEATLES; DEEP PURPLE; LED ZEPPELIN; etc... et les échanges fébriles de cassettes audio; notamment avec Patrick FORTUNATI, mon grand ami de cette époque. Nous n'étions pas encore dans le numérique!!!l Les fils ROSATI écoutaient du ROCK de cette époque, par exemple "why dontcha" de WEST, BRUCE and LAING !!!

Jean-Jacques MÉRIGON était un inconditionnel du groupe MAGMA !  Jean Claude PICARD en sport au LVH devait être en seconde C. Je me rappelle aussi d'un grand garçon avec Jean GIGOMAS et de Laurent ZADERATSKY qui s'est interessé à mon retour en France en 1976.

Ayant commencé le JUDO à ROCHEFORT, j'ai naturellement continué avec le club local: le JCKM.  J'avais connu Guy THOMAS avant Marrakech et j'avais été impressionné par la valeur de ce grand professeur de Judo. Il était devenu par la suite un ami de mes parents. Le judo était l'occasion de se réunir.

diner_riad_JSKM_75

Fin de stage du JCKM à l'hôtel Riad, de gauche à droite: X, Mr STEINMETZ, Mme STEINMETZ, Guy THOMAS, Denise BOURREL, Capitaine Jean BENOIT, Mme BENOIT. De dos: peut-être un des fils ROSATI et Mme ROSATI?

Le JCKM comprenait pour moi des amis comme Gilbert OIKNINE et grâce à Guy THOMAS un grand nombre de militaires coopérants s'y inscrirent. C'était une autre occasion de se retrouver.

JCKM_debutants_6JCKM 1975, de gauche à droite: Rang debout: A/C PAILLAT, X, X, Capitaine CHARLY, X, X, X, X. Rang à genoux: X, X, X, Guy THOMAS, Henri BOURREL, Denise BOURREL, les assistants du JCKM: MM. DELOBEL et STEINMETZ.

Les anecdotes du judo fourmillent! Nous étions partis par exemple vers 1973 en compétition  à CASABLANCA avec une voiture fiat 500... surchargée de judokas. bilan perte de contrôle et deux tonneaux!!!
j'ai été le seul indemne (on était à deux voitures) et j'ai absolument voulu continuer! et j'ai décroché le titre de champion du MAROC dans ma catégorie.

Dans mes souvenirs du JCKM je me souviens être allé plusieurs fois chez M. et Me ROSATI. Eugène ROSATI, le président du JCKM m'a fait découvrir la méthode KAWAISHI de JUDO à travers de petits manuels bien connus.
La famille ROSATI  habitait dans  le centre du GUELIZ mais je ne saurais plus situer exactement l'endroit.
Le JCKM était un club attachant. Je me souviens de la visite d'une équipe allemande un soir au club.. ils nous ont mis une raclée en RANDORI (combat)!! Je m'étais retrouvé planté sur la tête par un mouvement d'épaule (morote-seoi-nage). Le JUDO de SLIMANI, notre maître au JCKM, était bien plus rustique que celui bien huilé de ROCHEFORT ! Par exemple un mouvement d'épaule après un arraché de la garde. et rentrer à gauche .
Je discutais un jour avec Eugène ROSATI assis sur le tapis: ce dernier me trouvant un peu trop sûr de moi du haut de mes 16 ans... se jeta brusquement sur moi pour me flanquer une leçon!! Je ne sais pas encore  aujourd'hui comment je fis; mais je lui passais une superbe "planchette japonaise"(tomoe - nage) qui calma d'emblée la situation!!
Ses fils Jean-Antoine et Pierre faisaient des études de médecine à TANGER. La-bas ils s'initiaient à l'AIKIDO. Au JCKM Pierre nous montrait des techniques.
Jean BOUX était un judoka étonnant. il possédait un mouvement de hanche magique (uchi-mata) ;simplement en sursautant sur sa jambe d'appui et rentrant ...il faisait voler ses adversaires!! on sentait son opposant déjà condamné d'avance.

Guy_Thomas_D_S_Bourrel_piscine_0708Le JCKM fit venir Guy THOMAS, un professeur de judo de Rochefort, une "pointure", qui était un ami de mes parents et logeait à la villa. Guy THOMAS s'est très vite "coulé" dans l'univers de MARRAKECH; non seulement dans le judo marrakchi, mais aussi dans le pays. Les alentours de MARRAKECH l'ont beaucoup interessé, ainsi que le HAMMAM en compagnie de mon beau-père. Celui-ci a d'ailleurs poussé un cri de douleur quand le masseur marocain l'a forçé à se cambrer pour parfaire l'ensemble. Le café de LA RENAISSANCE près du cinema LE COLISEE  était le lieu privilégié de nos détentes après les compétitions.
Je n'ai pas pu faire le stage de judo de 1976 car j'ai attrapé la jaunisse ; c'était un comble pour un judoka!!

jardin_66Durant toutes ces années l'envie de pratiquer le KARATE me taraudait. je l'apprenais avec des livres,.. et je m'entraînais dans le jardin de la villa où grâce à Eugène ROSATI qui dirigeait une entreprise de construction nous disposions d'une piscine artisanale. Un jour j'abandon -nerai le JUDO pour le KARATE SHOTOKAN. xxxxxxxxxxxxxxxxxx
Il y avait aussi les cinémas de MARRAKECH: le REGENT, le LUX, l'OLYMPIA et le COLISEE. Ce dernier était le plus chic et le plus cher; à côté du café de la Renaissance. Un seul film au programme du Colisée. Les autres projettaient deux films avec des coupures! c'était la déferlante des films de KUNG FU et des films de...vampires! seventies  obligent!

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Cliché JMBerger
MARRAKECH, offrait deux villes en une: le GUÉLIZ et la MéDINA.
Un jour un camion m'a renversé devant le LVH et j'ai failli y rester; au lieu de tendre ma main pour tourner j'ai tendu mon pied! j'étais en SOLEX et venais de voir une affiche de BRUCE LEE.
Le conducteur marocain avait des freins douteux; et peu en rêgle! Mon  SOLEX était pulvérisé: blessé légèrement mais le visage ensanglanté je me suis présenté devant ma mère: "maman, j'ai eu un accident!!" Mon SOLEX n'était plus réparable, il fit l'objet de récuperations de pièces!Tout s'est quand même bien terminé.

Pêle-mêle dans cet aperçu de souvenirs je retiendrai les pêches miraculeuses au lac CAVAGNAC (Lalla Takerskout); un peu de ski à l'OUKAIMEDEN avec la famille CHARLY et aussi les camions chargés de marocains de la MARCHE VERTE en direction du désert espagnol.

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Mes vacances d'été je les passais en FRANCE (parents divorcés).
J'ai quitté le MAROC tout simplement parce que mon beau-père avait fini son contrat d'instructeur militaire: j'ai suivi mes parents!! Le contrat avec l'armée de l'air marocaine correspondait pour moi à 4 saisons scolaires au LVH. Mon beau-père a été muté ensuite à la base aerienne de LUXEUIL LES BAINS.
Mais c'est une autre histoire!!
Au LYCEE VICTOR HUGO ce qui me frappe avec le recul des années c'est l'harmonie de cette diversité: marocains musulmans et juifs, français et autres... tout le monde s'entendait bien à cette époque. Garçons et filles nouaient de sympathiques relations dans la francophonie prônée par ce lycée de mission universitaire française.
Les photos de groupe, je pense, le font sentir: regardons chaque visage! sentons ce qui se dégage de tel ou tel groupe!! et pourtant il y a déjà beaucoup d'années.

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Et que dire des professeurs de cette époque; chacun est devenu une sorte d'icône dans la mémoire de ceux qui ont connu cette époque particulière.
Enfin ,en ce qui concerne la coopération technique d'instructeurs français, comme pour Henri BOURREL,dans l'armée de l'air marocaine tout s'est fait également sans soucis.
Les noms me reviennent: REVEILLERE; PAILLAT; BOUX; FERRANDIN; FORTUNATI;  etc... pour les sous-officiers instructeurs de cette époque, bien sûr les communautés françaises et marocaines (pour citer les principales) ne fusionnaient pas; mais cohabitaient harmonieusement.

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Ceci dit les français étaient quand même ensemble: piques-niques autour de MARRAKECH: vallée de l'OURIKA, Lac CAVAGNAC,etc...
Tranches de vie révolues qu'illustrent pour la postérité ces photos anciennes, tout ceci est passé comme un rêve.
Franck Mauviel

Franck_Mauviel_0152Merci à Franck de nous avoir conduit dans notre ville bienaimée à l'époque des années 70. Il a fait sa vie loin de Marrakech, mais n'a jamais oublié la ville de son adolescence heureuse. Aujourd'hui il a un peu changé, mais reste toujours attaché.

© Ce récit fait partie des éditions Chkoun Ana au titre réservé. Il ne peut être reproduit pour publication sans autorisation écrite et sans la mention de l'édition. Mangin@Marrakech, 24 septembre 2016.


18 septembre 2016

FUITE DE COURANT ET FUITE EN COURANT

Les Années Heureuses.

RÉCITS DE SOUVENIRS PAR MAURICE CALAS

OÙ IL EST REPARLÉ DU GUÉLIZ, DE SA GARE FERROVIAIRE, DES PLANS DE 1930 ET DE LA VOIE DE 60

P1070803L’été à Marrakech Guéliz était d’un calme reposant, mais il fallait se protéger de la chaleur brûlante de la journée; elle obligeait bêtes et gens à se tenir à l’ombre d’un mur par 41/42 °,  ou mieux à s’enfermer au frais tout relatif des maisons européennes, car malgré tous les subterfuges pour conserver à l’intérieur le peu de  fraîcheur que la nuit précédente avait apportée, on s’estimait heureux  quand on avait 27/28 ° à l’intérieur.

Un lampadaire d'une rue du Guéliz aujourd'hui, comme autrefois.

Nous étions en Août 1954, Par chance j’avais obtenu mon congé de climat pénible en juillet ce qui était tout à fait exceptionnel pour ne pas dire impossible,  j’avais passé ces 21 jours au stage d’alpinisme du SJS - Service de la Jeunesse et des Sports, entre l’Ouka, Tachdirt, Imlil, le Toubkal et le Tazrrarth, j’étais en pleine forme, il est bien connu que quelques semaines à plus de trois mille mètres vous donnent du  tonus. Mes parents étaient en congés en France pour deux mois ; pour les repas j’étais en pension chez ma tante qui me nourrissait de salade de tomates poivrons etc et .. et.. tous les jours d’un beefsteak ou d’une entrecôte d’au moins  trois cent grammes ; de plus j’avais toute la maison pour moi, le rêve, ou presque.. Malheureusement il n’y avait pas un seul copain à l’horizon, à croire que tous s’étaient donnés le mot pour fuir en ce mois d’Août ;  et de plus, j’étais promu à la garde du domicile et des deux setters du paternel qu’il fallait garder en bonne forme pour la prochaine saison de chasse; aussi tous les jours j’allais à la boucherie Van-Houtegen leur acheter un kilo de foie ou de poumon  de cheval, voilà pour la nourriture et pour l’exercice chaque fois que je le pouvais je les emmenais courir soit dans la palmeraie, soit dans l’hivernage, mais tous les soirs il fallait leur faire un tour de Guéliz, sinon ils venaient réclamer la ballade, jusqu’à ce que, excédé,  je prenne le fouet, signe qu’ils allaient sortir,  alors ils piétinaient devant le portail jusqu’à ce que je leur permettent de faire un cent mètre dans la rue ;  par bonheur ils obéissaient au moindre coup de sifflet aigu et discret que je  soufflais entre mes incisives  comme mon père me l’avait appris.

 Ce soir là, vers minuit, et  pour éviter une course aux chats qui envahissaient les alentours du marché, je descendais la rue Orthlieb parfaitement déserte, laissant les deux chiens vaquer de droite à gauche, renifler les poubelles et saluer les arbres comme font tous les chiens.  Au croisement avec l’avenue Landais, j’ai  aperçu  venant  vers moi un homme qui promenait  aussi son chien, ils arrivaient de la rue du Commandant Humbert. Le lampadaire de la rue Orthlieb était éteint, certainement l’ampoule avait été bousillée par un coup «d’estac ». je me trouvais donc dans l’ombre et pour éviter toute rencontre hasardeuse entre chiens j’ai rappelé les miens que j’ai prudemment attachés à la laisse.  En face, en pantalon et chemisette,  l’homme avançait à pas tranquilles laissant son  magnifique Pointer arroser de quelques petits jets précipités les troncs d’arbre et les angles de porte ;  arrivé au croisement le Pointer pour continuer sa méticuleuse opération d’arrosage a levé la patte sur le pilier d’angle de la propriété Vallier, un mètre plus loin sur le pied du lampadaire, qui éclairait le croisement d’une lumière jaunâtre, à peine avait-il levé la patte, qu’il a poussé un cri déchirant, inhumain (c’était le cas),  d’animal  blessé;  un cri à vous glacer le sang dans les veines, et le voilà parti ventre à terre vers la place de l’Horloge hurlant une infinité de Kaïe,Kaïe,Kaïe bien connus des dessins humoristique ; sauf que son maître parti à sa poursuite en criant de toute la force de ses poumons « viens ici…. viens ici… » n’avait pas envie de rire. Le pointer a traversé la place comme une fusée poussant ses cris de douleur et de peur sous les yeux surpris et étonnés des clients qui prenaient un frais relatif en sirotant une bière glacée à la terrasse du café des Négociants. Les cris de l’animal se sont rapidement perdus quelque part du côté des maisons des CFM à l’autre  extrémité de l’avenue.   Quand à son maître arrivé à bout de souffle aux abords de la place, je l’ai aperçu abandonnant la poursuite avec sagesse, se diriger les bras ballants vers la terrasse  des « Négociants ».

Curieux, tenant mes chiens fermement, je me suis approché du lampadaire, un  léger grésillement m’a tout de suite confirmé, qu’il y avait  là une fuite de courant et levant les yeux...

Avenue_Landais_Calas_9079L’avenue Landais- en direction de la place de l’horloge (la 3° auto à gauche est garée au croisement avec la rue Orthlieb)

...j’ai vu que l’isolateur en verre avait disparu et que le fil reposait sur la ferraille, heureusement tout était sec et le courant n’était que de 110Volts….mais tout de même çà secoue bien un bonhomme et  encore  plus un chien.

Rabat - Marrakech et la surprise du train électrique, du Far-West marocain

Comme je l’ai déjà dit ailleurs, dans les années 49/50 j’étudiais à Rabat la téléphonie et tout ce qui s’en approche à l’institut des hautes études de la capitale où l’administration des PTT avait une grande salle de cours réservée. Après quelques péripéties, une manifestation prudente et  une phrase brève  mais énergique de notre porte parole au directeur du personnel, le petit père Santoul (DRH dirions-nous aujourd’hui ), l’administration dans un geste de bienveillance compréhensive envers les élèves mariés (la majorité) et tenant compte de l’éloignement de leur foyer, 300 à  660 km pour certains ; donc l’administration toujours soucieuse du bien être des agents de l’état (Ce n’est plus le cas aujourd’hui, voir France  Telecom qui n'est d'ailleurs plus un service de l'état)  à bien voulu accorder à chacun une réquisition de transport en seconde classe auprès des CFM (Ce qui ne lui coûtait pas une fortune, puisque, entretenant les lignes téléphoniques de la dite compagnie, elle déduisait le  montant des transports de ses factures) ces bons étaient  valables pour un week-end tous les quinze jours. Exceptionnellement un samedi sur deux (on nous l’avait bien fait remarquer) les cours se termineraient à midi. La lutte syndicale en métropole n’avait pas encore obtenu la semaine de quarante heures, qui ne viendra que  quelques  années plus tard ; aussi pour les plus éloignés qui allaient vers l’est,  il fallait faire Fissa pour attraper le train d’Algérie qui s’arrêtait vers 12h15 ;  par bonheur pour mes condisciples la gare n’était pas très éloignée. Pour ma part j’avais un train vers 14h et quelques choses avec correspondance à Casablanca pour Marrakech vers 16h qui m’amenait à destination vers 20h et des poussières.

 Je ne me souviens plus à quelle occasion les cours s’étaient terminés le vendredi, j’avais donc quitté la capitale tôt le samedi matin  par le train de nuit qui arrivait d’Alger ; pour être sur de ne pas rater celui de Marrakech, qui partait vers midi si je ne m’abuse. Ce train suivait la côte, et par endroit on apercevait l’océan mais j’aimais autant regarder le relief tourmenté du coté de la terre au passage des oued Cherrat, Néfifik ou Melah ; il  filait à 100 à l’heure et si je me souviens bien il s’arrêtait quand même à  Bouznika et Fédala. 

93A87825_45F5_4995_A561_6C495229A25CÀ Casa   après une ou deux heures d’attente, impatient,  je grimpai dans un wagon  pour MRK. Tout le long du voyage je ne me lassais jamais de regarder le paysage qui défilait sous mes yeux ; la  plaine verdoyante près de l’océan laissait peu à peu la place à  des étendues qui semblaient  nues; on pouvait apercevoir par endroit dans un repli de terrain quelques arbres  une maison et un puits et plus souvent un troupeau de moutons dont je distinguais rarement le berger, certainement allongé à l’ombre derrière une touffe de jujubier ou plus rarement debout appuyé sur son bâton ;  ce train délaissait les petites gares, comme  Bou-Skoura ou Nouasseur. Après un bref arrêt à   Beer R’chid, un autre à  Settat,  il ignorait Khemisset et entreprenait de descendre  vers la vallée de l’Oum-Er-Rbia qu’il traversait sur un pont passerelle dans un bruit de roulement infernal, puis s’arrêtait quelques instants à Mechra Ben Abbou (alt 250m)         

Calas_train_electriqueAprès une longue et pénible montée, la BB électrique des CFM se retrouvait sur la plaine  mouvementée et peu cultivée  des Rehamna (alt 500m) et après avoir traversé les crêtes rocheuses du massif schisteux des Skhours, elle filer vers Ben Guérir à environ 60 km.

Toute cette région jusqu’à Sidi Bou Otmane 40 km plus loin, était quasiment désertique ; en été des mirages trompeurs faisaient apparaître des lacs bordés de  palmiers et quelques fois un groupe de deux ou trois maisons que l’on aurait jamais atteint si on avait voulu s‘y reposer à l’ombre.  De Ben Guérir à Sidi Bou Otmane la voie est rectiligne et plate  sauf un petit crochet pour passer à proximité de  douar Rhirat, quatre maisons au milieu de nulle part ou s’arrêtait le train de nuit, je n’ai jamais su pourquoi ; de la on apercevait sur la gauche le point culminant des Djebilettes (-tte pour la prononciation), le djébel Tekzim 1058 m. (Différentes  chroniques marocaines disent que ces montagnettes étaient encore couvertes de forêts au XIII ou XIV ième siècle) ; en 1949 avec des colorations grises et violettes elles avaient un aspect plutôt lunaire, sillonnées de nombreux oueds secs et caillouteux domaine des scorpions, serpents et lézards de tous genres, elles faisaient le plaisir des entomologistes, des  prospecteurs et des explorateurs novices qui pouvaient y découvrir la joie et les appréhensions de la solitude.

Avant Sidi Bou Otmane (alt 500m) les rails faisaient une grande courbe vers la droite pour passer sous la route et une autre vers la gauche pour éviter le village, (à un ou deux km de la gare vers l’est au débouché de l’oued Allouf, existait encore en 1958 la ruine d’un barrage construit par les romains (environ 80m de large sur 2 de haut), sur sa rive droite un ensemble de bassins de décantation dirigeait l’eau vers trois ou quatre citernes, dont une éventrée servait d’abri aux animaux, les margelles des puits en marbre de Carrare étaient exposées à MRK au musée de Dar Si Saïd)

De Sidi Bou Otmane, la BB et ses wagons attaquaient la montée de cinq km qui les amenait au col à 640 m, où elle retrouvait son souffle en repassant cette fois au dessus de la route, avant de  parcourir le paysage noirci  de la mine de graphite,  où le train soulevait des tourbillons de poussière noire et grasse qui s’infiltrait partout si on n’avait pas pris la précaution de fermer les fenêtres.

A partir de là, la BB fonçait dans la descente de 20 km qui la menait à Marrakech en zigzagant le long des pentes du djébel Ramram. Pour ce voyage le dernier wagon de la rame avait un balcon style Far-Ouest que j’avais occupé accompagné de deux ou trois autres  passagers, pour jouir du paysage sans limite. Dans les courbes je me remplissais les yeux de la vue sur la plaine du Haouz avec au loin la palmeraie d’où émergeait la Koutoubia sur fond d’Atlas enneigé ; image à jamais gravée dans ma mémoire.

Calas_Atlas_Marrakech (Altitude 482m) et le Haut Atlas à droite (Le Toubkal 4165 m) vue prise depuis le bastion disparu du Djebel Guéliz

  A l’abord du pont qui traversait l’oued Tensift le convoi freinait sérieusement  pour passer les dernières courbes ; le pont passé, il ralentissait encore à proximité de plusieurs passages à niveaux non protégés entourés de jardins et d’espaces verts ou quelques vaches faméliques  broutaient  l’herbe rase.  Justement au premier passage à niveau une ribambelle de petits bergers soulevant leur djelaba, offraient à la vue des voyageurs les attributs de leur masculinité naissante, l’un d’eux un peu plus âgé s’est approché des rails pour pisser dessus; mal lui en prit, car il reçut la décharge du courant de fuite, qui l' a interrompu dans son activité d'arroseur en lui faisant faire un cent mètre de record du monde terminé par des sauts de cabri, ce qui a déclenché l'hilarité des spectateurs au point que nous n'avons pas vu passer le petit bois d’eucalyptus  qui annonçait la proximité du terminus. http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=511371&pid=34306415_

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Plans de Marrakech Guéliz et Médina et Carte générale du MAROC de 1930

On remarquera sur le plan qui suit, le tracé de la voie de 60 du Guéliz à la Médina, cette voie de chemin de fer apparaît déjà sur une carte postale de 1919, elle faisait partie du premier réseau de voies ferrées construit pendant la guerre de 1914/1918  d’abord à des fins miliaire pour les besoins de la pacification et tout de suite pour l’expansion commerciale.

Le guide de 1930 indique que la voie ferrée à écartement normale (1m,43) était déjà en service et que les deux voies coexistaient ; toutes les deux fonctionnaient avec des machines à vapeur.  Pour la voie normale il y avait à l’époque un départ de Casablanca à 8h30 et le voyage durait environ 8h30 ; certainement parce que le convoi devait être constitué de wagons de voyageurs et marchandises et qu’il faisait escale dans toutes les gares. Le guide indique encore que le voyage Casablanca  Marrakech  par la voie à écartement de 60 cm n’était pas pratique car il se faisait en quarante huit heures.    

Calas_plan_gueliz_1930Ce plan fait apparaître, qu’ avant 1930 les grandes lignes du Marrakech moderne étaient prévues et tracées pratiquement tel que nous l’avons connu 25 ans plus tard, et je suis presque certain que le Marrakech des années 2000 a suivi les mêmes tracés

Le plan de Marrakech Médina de 1930 nous montre que contrairement à ce que nous pensions la ligne en voie de soixante centimètres d’écartement  n’avait pas son terminus place Djémaa el Fna. Elle remontait à partir de l’actuelle place du 16 Novembre sur le coté gauche de l’avenue Mohamed V suivait l’actuelle av Mohamedine et l’av Omanne Ftouaki  la gare se trouvait  dans un grand espace qui est devenu l’Arset el Maach à proximité de l’actuelle rue Touareg et de la place des Ferblantiers.

CALAS_PLAN_MEDINA_1930                       MARRAKECH MEDINA  Plan du guide Bleu de 1930                         

En agrandissant ce plan on remarque que le premier cimetière européen se situait prés de Bab Khemis  

Calas_carte_maroc_1930On voit que des cette époque un énorme travail avait été fait en 18 ans par LYAUTEY pour amener le pays vers l’ère moderne. Tous les grands axes sont tracés construits et goudronnés ainsi que les voies ferrées et le port de Casablanca crée et opérationnel.Merci à Maurice CALAS pour le récit de ses souvenirs, racontés avec le sourire et pleins d'enseignements sur le Marrakech des années 30 à 55. Ceux qui voudraient commenter ces souvenirs peuvent le faire dans les commentaires. Ceux qui auraient d'autres souvenirs à partager sur le blog peuvent les envoyer au webmaster par le lien "contacter l'auteur" en haut et à gauche de la page.

10 septembre 2016

RENÉ BERTRAND PHOTOGRAPHE DE MARRAKECH - ANNÉE 1958

L'ARTISANAT DE MARRAKECH

Nous avons déja présenté des clichés du photographe René Bertrand mettant en valeur l'artisanat à Marrakech. ( voir page du 1er juillet). Il a su prendre plus vite que d'autres photographes le tournant des diapositives couleurs professionnelles que les touristent appréciaient tout particulièrement pour raconter leurs voyages.

22-MRK,tailleur de pierre,1958Le photographe René Bertrand nous présente les artisans Marrakchis avec leurs oeuvres et leurs outils. Certains de ces clichés ont été développées à revers, ainsi ce qui est à droite devrait être à gauche et vice-versa.

22 - Marrakech - Le tailleur de pierre

23-MRK,tombeaux Saadiens,stuc et plafonds sculté,1958

23 - Marrakech - Tombeaux Saadiens, stuc et plafonds sculptés

 

24_MRK__dans_le_souk__marchand_de_babouche_1958

24 - Marrakech - Marchand de babouches dans le souk

Pour compléter sa série de clichés sur l'artisanat et les artisans, René Bertrand nous offre quelques vues de la place Djemaa el Fna.

25-MRK, place djemaa-el-fna, 1958

25 - Place Djemaa el Fna à la tombée de la nuit

26-MRK, place Djemaa-el-Fna, charmeur de serpents,1958

26 - Place Djemaa el Fna - Charmeur de serpents

27-MRK, place Djemaa-el-Fna, marchand de svinges'beignets),1958

27 - Marchand de beignets - Place Djemaa el Fna

28-MRK,dans le Souk,195828 - Dans les souks, un jeune visiteur qui pourrait avoir 58 ou 59 ans aujourd'hui.

29-MRK,musée dar si Saîd,2,1958

29 - Musée Dar Si Saïd - Les poteries - Plats, vases, sucriers, cruches...

30-MRK,place D'jemaa-el-Fna,vue du café de France 1958

30 - La place Djemaa el Fna en 1958

Le photographe René Bertrand termine sa série avec des clichés mettant en valeur le travail des teinturiers de Marrakech

31-MRK,souks, la rue des teinturiers, 1958

31 - Le souk des teinturiers - Le séchage des échevaux sortis du bain.

32-MRK,souks,rue des teinturiers,1,1958

32 - La rue des teinturiers en Médina

33_MRK_souks_rue_des_teinturiers_2_1958

33 - Un coin du souk des teinturiers

34-MRK,souks,rue des teinturiers,3,1958

34 - La rue du souk des teinturiers

Le photographe René BERTRAND qui soutient le PCCM à l'époque se voit confier une mission spéciale en Europe par le ministre du Tourisme du Maroc, Ahmed Alaoui.

L'Alliance Internationale du Tourisme s'était réunie cette année-là à Marrakech et une projection très admirée de diapositives en couleurs de René BERTRAND sur Marrakech et sa région avait eu lieu à La Mamounia.

"Savez-vous que vous possédez un trésor dans votre bibliothèque de photographe ? Il faut montrer sans tarder ces images dans tous les pays d'Europe. Ce sera pour le Maroc une retentissante propagande" lui fut-il déclaré !

C'est dans ce sens que M. DEFERT, président du TCF (Touring Club), a insisté pour que René BERTRAND entreprenne une tournée de projections. Patronné par Air France, le photographe marrakchi se mit en route le mercredi 16 avril jusqu'au 16 mai 1958 avec l'appui du Ministre du Tourisme marocain.

Le photographe René Bertrand fit plusieurs voyages dans les principales villes européennes. Sa connaissance de l'allemand, en raison de ses origines alsaciennes intéressait beaucoup le ministre du tourisme et plusieurs villes d'allemagne dont Berlin le reçurent. Le programme de ses présentations nous montrent la variété des sujets qu'il avait choisi pour mettre en valeur Marrakech et sa région.

3___Program_Pht_BertrandMerci à Maurice CALAS d'avoir conservé ces clichés sur l'artisanat marrakchi et merci à René Bertrand pour son investissement dans la mise en valeur du patrimoine de Marrakech et de sa région. Nous prévoyons une autre page sur le photographe René Bertrand, notamment pour ses photos entre 1933 et 1955 dont beaucoup ont été éditées sur cartes postales. Mais aussi pour son oeuvre dans les années 60 et 70.

Pour terminer cette page nous ajoutons un cliché de Maurice CALAS sur la provenance de la laine qui sera plus tard exposée en couleurs au souk des teinturiers.

04_MRK__Environs__un_puit_route_de_Safi_1959

Les bergers - Un puits, route de Safi - Photo M Calas 1959.

01 septembre 2016

RENÉ ROY A REJOINT LE CIEL ÉTOILÉ DES PILOTES

1945-René_ROYLE CARNET DE VOL SE REFERME

Jean-Louis partage avec nous le deuil de sa famille, de la BE707 et des anciens de Marrakech: "Mon père a rejoint la Maison de Dieu et le ciel étoilé des pilotes. Il nous a quittés ce dimanche 28 après une brêve et douloureuse maladie. Il avait 95 ans."

René ROY en 1945

Les anciens marrakchis son reconnaissants à René ROY et à sa famille pour tout ce qu'ils ont apporté à leur histoire, à celle de la Ville rouge et à celle de la Base aérienne. On retrouvera sur ce blog plusieurs pages de souvenirs partagés.

Anniversaire-René Roy-Juin-2016Il fêta son 95e anniversaire au début de l'été. "Depuis quelques mois sa santé ne lui permettait plus de vivre seul. Il était en maison de retraite à Jouy en Josas. Jusqu'à un âge avancé il avait participé aux activités de la paroisse. Il fut président du Secours Catholique Vélizien pendant plusieurs années."

Les obsèques seront célébrées à Vélizy-Villacoublay en l'église Saint Jean Baptiste vendredi 2 septembre à 10h30.

2007_04_R_Roy

René ROY avec sa soeur la plus proche, disparue elle aussi.

On trouvera d'autres photos et récits de souvenirs par les liens suivants:

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2009/10/03/15173681.html

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2013/07/05/27591444.html

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16 août 2016

LE PCCM ORGANISE UNE EXPOSITION INTERNATIONALE DE PHOTOGRAPHIE À MARRAKECH EN 1960

Les marrakchis du PCCM ont étonné le Maroc par leur dynamisme et par leur capacité à organiser des événements de qualité. En 1960 les membres du club ont réussi une très belle exposition internationale. Grâce à Maurice Calas et à Raymond Carnuccini nous avons des photos qui permettent de se remémorer cet événement.

14 - Expo Photo PCCM le Présidt et le consul de France P LorionLe président du Photo-Caméra-Club de Marrakech, Michel de LANLAY et le Maire de Marrakech accueillent le Consul Général de France à Marrakech, Monsieur Paul Pierre LORION et sa femme, venus pour l'inauguration de l'exposition internationale de photo-graphies. xxxxxxxxxxxxx

Chaque visiteur recevait un guide de l'exposition. Nous n'en avons pas retrouvé d'exemplaire et espérons qu'un de nos lecteurs scannera le sien afin que le plus grand nombre puisse avoir la liste des oeuvres et les noms de leurs auteurs.

Au centre de la photo, les autorités de la ville et de la région de Marrakech.

16 - MRK Expo pht PCCM L'accrochage était un peu "serré", mais les oeuvres exposées mobilisaient l'attention des visiteurs.

 

17 - MRK Expo photo PCCM-largeUn autre cliché de l'accueil du Consul Général de France Paul Pierre Lorion montre le président du PCCM, Michel de LANLAY de face.

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Le sympathique Consul de France Paul Pierre LORION, premier consul général de France à Marrakech après l'Indépendance avait employé ses talents diplomatiques pour la programmation de l'exposition avec l'accord des autorités. Le Consul, très versé dans les arts,  avait décerné la Légion d'Honneur au peintre Jacques Majorelle en 1957 et était l'auteur d'un livre sur la Chanson arabe.

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19 - MRK EXPO pht PCCM

Son Excellence le Gouverneur de la région de Marrakech et le Maire de la Ville consultent le guide des oeuvres exposées dont chacune est repérée par un numéro

20 - MRK Expo pht PCCM

L'aflux des visiteurs... qui se reconnaîtra ou identifiera des visages ? Quel est cet enfant qui s'intéresse à la photographie et pourrait avoir autour de 64 ans aujourd'hui ?

21 - MRK Expo PHT PCCMNous ne connaissons pas la date exacte de l'exposition, mais tout porte à croire, d'après les vêtements que c'était en hiver.

22 -Expo PCCM R

Une des photos exposée, le lac d'Izli à l'aube, avec Raymond Carnuccini et sa caméra Paillard.

Il est dommage que nous n'ayons pas la recension des oeuvres exposées. Les successeurs du président de LANLAY ne savent pas ce que sont devenues les archives du club après la cessation de son activité dans les années 70. Peutêtre que si nous disposions du catalogue de l'exposition nous pourrions retrouver quelques unes des photographies et les noms des photographes de ce Salon international organisé par des Marrakchis entreprenant.


09 août 2016

JUDO - SOUVENIRS DES JUDOKAS MARRAKCHIS

Franck Mauviel, ancien du LVH,  a pratiqué le Judo à Marrakech dans les années 70; d'autres ont fréquenté les tatamis avant lui dans différents clubs. Cette page de souvenirs est dédiée à tous les judokas marrakchis du XXe siècle. Ceux qui disposent de photos, documents, articles de journaux et récits de souvenirs peuvent les transmettre au webmaster du blog qui les publiera.

LE JCKM - JUDO CLUB KOUTOUBIA MARRAKECH

Grâce à Franck Mauviel nous disposons de photographies des judokas du JCKM

Judo-JCKM
Un stage à Marrakech en 1975 avec M. Guy THOMAS, directeur technique de la Ligue de Judo de Charente-Maritime (Rochefort-sur-mer), 5e Dan à l'époque.

Franck: "j'ai connu le JCKM de 1972 à 1976. Monsieur Eugène ROSATI en était le président et l'entraineur marocain M. SLIMANI. Les deux assistants étaient: MM DELOBEL et STEINMETZ.
Puis l'entraineur a  " disparu " !!! et l'association a fermé ses portes."

Rang debout de gauche à droite: Michel BOUX, X, X, TOUTAIN, X, X, Patrick FORTUNATI; rang à genoux: Le Président Eugène ROSATI, Franck MAUVIEL, Gilbert OIKNINE, Guy THOMAS avec son cadeau des marrakchis , X, X, Sylvie FORTUNATI, X.

Merci à ceux qui reconnaîtraient des visages d'écrire leurs noms dans les commentaires.

JCKM_FederationMonsieur Eugène ROSATI, Président du Judo Club Koutoubia avait une entreprise de constructions métalliques sur la route d'Essaouira dans le quartier industriel. Le JCKM adhérait à la Fédération Royale Marocaine de Judo et des Arts Martiaux Assimilés (FRMJAMA).

Nous voyons le Président Eugène ROSATI en famille avec aussi la famille de Franck Mauviel qui nous fait l'amitié de nous confier cette photo.

Familles-Rosati-Mauviel-Mrk

Photo de familles, de gauche à droite : Pierre ROSATI, Henri BOURREL (mon beau-père) Denise BOURREL (ma mère, décédée), Sylvie BOURREL (ma soeur), Eugène ROSATI  (décédé) et sa femme. 

Franck Mauviel nous confie sa carte du club, affilié la la Fédération Royale Marocaine de Judo et Arts Martiaux As

Carte-JUDO-MauvielElle comprend au verso les différentes ceintures et les maîtres qui les ont accordées:

Carte-JUDO-FranckMaître Thomas du Judo-club Rochefortais, puis Maître Slimani du JCKM

LE STAGE DE JUDO DIRIGÉ PAR LE MAITRE GUY THOMAS EN 1975

Le JCKM bénéficiait des formations dispensées par le Maître Guy Thomas, 5e Dan, venu de Rochefort/Mer spécialement pour les judokas marrakchis. Il vint à Marrakech en 1975 et 1976, mais nous ne disposons que des photos de 1975.

Photos1-2La formation se déroula au DOJO de Marrakech.

Guy Thomas avec les plus jeunes explique les valeurs du judo. On remarquera les ceintures claires, blanches ou jaunes, que portent  les débutants.

Guy Thomas avec les élèves les plus gradés, dont certains portent des ceintures oranges, vertes ou bleues.

Photo-4

Guy Thomas expliquant les phases du KATA de projections (NAGE NO KATA). PHOTOS5-6Le KATA  étant un enchaînement formalisé. Le Maître fait d'abord la démonstration avec un élève, puis les élèves disposés par paires de forces égales reproduisent l'enchaî-nement.

Le cours de judokas seniors débutants avec le maître Guy THOMAS.
Rang à genoux de gauche à droite: X, X, X, Guy THOMAS, Henri BOURREL, Denise BOURREL, les assistants du JCKM: MM. DELOBEL et STEINMETZ; Rang debout: PAILLAT, X, X, CAPITAINE CHARLY, X, X, X, X.

PHOTO-8

Le Maître Guy Thomas avec les plus jeunes participants au stage.

PHOTOS-9-10Le maître Guy Thomas explique aux enfants débutants le bon compor-tement par le JUDO.

 

 

 

 

 

 

 


Guy THOMAS de dos, démontre face à Franck MAUVIEL le mouvement UKI WAZA. Gilbert OIKNINE à gauche suit la démonstra -tion.

PHOTO-20

 Échauffement au cours du stage, exercice à califourchon: Franck MAUVIEL est sur le dos de Gilbert OIKNINE. Qui reconnaîtra les autres visages ?

PHOTOS11-12Autre mouvement d'échauf-fement dirigé par Guy THOMAS : la brouette.

Cette photo et la précédente donnent une idée de la salle de Judo.

 

 

 

 

 

 Le maître Guy THOMAS visite pendant son séjour la région de Marrakech et fait connaissance avec les gens du bled. Ici, vallée de l'Ourika, 29 janvier 1975.

 

PHOTO-13

 

 

Le professeur Guy THOMAS, en touriste, place Jemaa el Fna (1975).

Guy_Thomas_Villa_Bourrel_uniforme_0708

 

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Moment de détente, le professeur fait le pitre en coiffant le béret d'uniforme d'Henri Bourrel. De fait il y avait une coopération technique militaire à cette époque entre les bases aeriennes de Rochefort et de Marrakech, que certains ont qualifié de "jumelage".
Guy Thomas est à cette époque un haut responsable de sa ligue; il est même le patron technique. Le  DOJO de ROCHEFORT-SUR-MER porte toujours son nom.

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IMAGES DU JCKM EN 1974

PHOTO-19

Présentation des coupes et des trophées, palmares 1974: de gauche à droite: Gilbert Oiknine, Michel Boux, X, Franck Mauviel, Jean Boux (JCKM).

LE JCKM EN COMPÉTITION À EL JADIDA (dimanche 5 mai 1974)PHOTOS15-16

Dans le combat pris en photo par Henri BOURREL, on voit Franck MAUVIEL tenter un UCHI-MATA. Debout en retrait Maître SLIMANI.

 

 

 

 

 

 

Franck MAUVIEL aux prises avec un adversaire coriace.

 

 

 

PHOTO-14Photo dédicacée par le Maître Guy THOMAS à Franck MAUVIEL.

 

PHOTO-17

 

 

 

 

 

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Le repas de fin de stage à l'Hotel RIAD le 1er fevrier 1975, Maître Guy THOMAS et Denise BOURREL (Photo Henri BOURREL).

Les judokas marrakchis apprendront le décès de cet excellent professeur de judo dans un accident de la route en 1986. Il reçut le 7e dan à titre posthume.

Cette série de photos historiques est l'occasion de faire un appel à la famille ROSATI afin qu'elle puisse compléter les souvenirs, photos et articles de presse du JCKM qu'aurait conservé son président. C'est aussi l'occasion pour Michel Boux, Gilbert Oiknine, Patrick Fortunati et sa soeur de reprendre contact. De même ceux qui ont fait partie du JCKM et dont les noms restent à trouver.

Merci à Franck Mauviel pour ses souvenirs et ses photos

02 août 2016

CHRISTIAN SANVITI S'EN EST ALLÉ, IL REJOINT CERTAINS DE SES AMIS

Christiane Murcia/Bregeot nous apprend le décès de Christian :

"Christian SANVITI aussi nous a quitté en ce mois de Juillet 2016, un ancien de Marrakech, un ami, vivant toujours dans cette ville où nous avons vécu et laissé nos plus chers souvenirs et regrets, cette ville tant aimée!  Il venait chaque année nous rejoindre au Moussem se ressourcer auprès de ses amis et amies pieds noirs. Un homme d'une grande gentillesse, simple, modeste, élégant aussi bien dans ses manières et langage.
Ne plus le revoir sera un manque dans nos Moussems".

Christian Sanviti est décédé à Bordeaux le 19 juillet après avoir été rapatrié d'urgence de Marrakech. Les anciens de Marrakech expriment leurs condoléances à sa famille et à ses amis.

Ses parents étaient propriétaires d'une auberge à l'OURIKA, appelée "Le Maquis". Lui même était Directeur général de la société COMAFOG et la SARL  INTER ART DECO lui appartenait en majorité. Son frère DIDIER demeure toujours à Marrakech.

Christiane Bregeot nous a envoyé d'abord une photo et un poème

Christian_SANVITI

Sanviti_Christian

Christian SANVITI traversait la Méditerrannée pour participer aux Moussems où il était photographié.

Roger Beau qui était au Lycée Mangin dans la même classe que Didier, le frère de Christian nous a fait parvenir des photos du Moussem auquel il aimait retrouver ses amis. En 2009, il avait participé au concours de pétanque avec FILIPPI, IZORCE et Jean-Claude RICHARD

2010 Jean-Claude et Christian regardant d'anciennes photos- Moussem 2010 - Photo Roger Beau-

Nous le voyons l'année précédente entre le président Robert Lucké et Christiane Murcia

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Photo Roger Beau - Moussem 2009

DEUX AMIS SÉPARÉS À NOUVEAU RÉUNIS

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 Cimetiere de Marrakech - Stèle de l'ASAM

2-4D6B16A3-E0CA-4B7C-B33A-B06A2458ACDAIl y a un pont qui relie le Paradis à la terre.

On l’appelle " le pont de l’Arc en Ciel " à cause de ses nombreuses couleurs. Dans ce pays aux vallées luxuriantes Christian SANVITI est allé retrouver son ami d’enfance  Christian BREGEOT, 10 ans après.

Ils nous ont quittés. Ils avaient fait tant de choses ensemble, partagé les joies, les soucis quotidiens, les projets, et espoirs.

3-1496297B-531C-47D5-8857-1AEC3E8E2D83Les voici attablés dans ce bar de la Renaissance. La route ne s’arrête pas pour eux, ils leur restent tant de choses à faire et à voir…Certaines personnes viennent dans nos vies et laissent des empreintes sur nos cœurs et nous ne sommes plus jamais les mêmes.

Une chose manque tout de même, ils ne sont plus, avec ceux qui les ont aimés sur terre.

4-7438E305-C1B8-4693-9743-8102762372FBDes sanglots longs et violents de l’Automne

Blessent mon cœur d’une langueur monotone

Tout suffocant et blême quand sonne l’heure, je me souviens des jours anciens et je pleure,

Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte deçà.-de là pareil à la feuille morte

                                                                            Verlaine

Christiane MURCIA/BREGEOT - 2 /8/2016

f12-Maison-Sanviti

La maison et la piscine de Christian à Marrakech

Danielle Sanviti, sa soeur nous montre une photo de Christian à l'affut lors d'une partie de chasse et nous parle de ses derniers jours:

2005 environs Christian à l'affût

Danielle: "Je voudrais remercier Mme Michèle CHAVIGNIER pour son dévouement,  son accompagnement , sa gentillesse,  son affection. C'était sa personne de confiance lors de son hospitalisation à Bordeaux. Avec mon frère Alain, ils ont tout fait pour être en contact avec les médecins et les infirmières afin de soulager aussi bien le physique que le psychisme de Christian. C'était une amitié de plus de 40 ans avec Michèle qui a vécu plusieurs années à Marrakech où elle était enseignante.

 Christian a été très entouré à Bordeaux : il y a eu les visites de ses deux filles Patricia et Véronique, de mes frères Didier et Alain, ainsi que de ses neveux Jérôme et Laurent, de sa nièce Yolande, de son amie Michèle, de ses compagnes Suzanne et Jocelyne. Je suis restée auprès de lui 4 semaines à sa demande. Il désirait être enterré au Maroc. Il avait demandé à 3 reprises à  être rapatrié à Marrakech ; ses filles ont tout fait pour exécuter sa volonté mais les médecins ont refusé vu son état de santé.
En toute lucidité, Christian a alors pris la décision d'être enterré à Portets dans le caveau familial avec ses Grands-parents maternels, sa maman et sa tante (Nous étions plusieurs devant lui quand il a exprimé ce désir).
Je voudrais rajouter que mon frère Christian nous a demandé "ni fleurs, ni couronnes".

2008 Christian dans une conversation

Christian dans une conversation

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !

Texte d'origine amérindienne

Les anciens de Marrakech expriment leurs condoléances à la famille, aux proches et aux amis de Christian Sanviti, tant ceux qui restent que ceux qu'il a rejoint. Nous pensons à sa soeur Danielle, à ses frères Didier et Alain, ainsi qu'à ses filles Patricia et Véronique à qui nous adressons nos témoignages de sympathie. Nous nous associerons à eux tous lors de l'enterrement à côté de Bordeaux qui aura lieu lundi 8 aout. Nous remercions Christiane Murcia/Bregeot pour ses paroles, ses poèmes et ses photos. Merci aussi à Roger Beau d'avoir conservé des images du Moussem en témoignage.

01 août 2016

PHOTOS DE CLASSE DU XXe SIÈCLE À MARRAKECH - LVH - LA TARGA -

Nous recevons des photos de classe de différents lycées, collèges ou écoles, publiques ou privées de Marrakech. Nous présentons les dernières arrivées que nous reclasseront par établissement par la suite.

UNE CLASSE DE L'ÉCOLE DE LA TARGA EN 1953

Targa-1953

Classe de Jo PICHON, de haut en bas et de gauche à droite: Rang supérieur: X, X, X, X, X, Maîtresse X, Maîtresse Y, X, X, X, X, X, X; Rang intermédiaire: X, X, X, X, X, X, X; Rang accroupi: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X.

Qui reconnaîtra des visages et remplacera les X par des noms et/ou des prénoms ? Les écrire dans les commentaires?

AU LYCÉE VICTOR HUGO EN 1972-1973

CLASSE DE FRANCK MAUVIEL - TROISIÈME IV

LVH-3e4-1972-73

De haut en bas et de gauche à droite:Rang du haut: X, X, X, Souad TRIKI, X, X, X; Rang 2: X, X, X, X, X, X; Rang 3: Franck MAUVIEL, Omnia EL HAKIM, X, X, X, X, X, X; Rang assis devant: X, Laurence MAGNE, X, X, Marie-Claire BOURGIER, X, X; Rang debout:ABDELHAÏM, X, X, X, X, BÉLIER.  Merci de compléter les noms et prénoms dans les commentaires.

CLASSE DE FRANCK MAUVIEL -  EN SECONDE A- IV - 1973-74

LVH-FRANCK-MAUVIEL -Rang du haut 1, de gauche à droite: Laurence MAGNÉ; Francine HÉRITIER; Joelle COURAPIED; Magali MAFFEI.

2:Mme VEY; Toufik BENHIDA; Christine COUSINERY; Myriam BOCCARA; Francine KADOCH.
3:Franck MAUVIEL; Françoise CHARLY; Marie Claire BOURGIER; Sylvie LAMKIES; Ninette AZOULAY; Florence SIMONEAU.
4:Khamissa MOUFADEL; Esther ATTIAS; Monique LEVY; Paulette LEVY.
5:Omnia EL HAKIM; Amina ALAMI; Souad TRIKI; Fatiha EL ABID; BELKHIR; Eva CHOUSHKOVA; Faik;

Cette photo de classe a déja été publiée en mars 2015, et a suscité quelques commentaires.

Franck ajoute à la liste de noms quelques souvenirs:
"J'ai été scolarisé au LVH de septembre 1972 à juin 1976... nous étions très jeunes ! ...et après retour en France.
Pêle-mêle les professeurs de cette époque:M. Blondia, Abitbol, Sanseigne, Capdevielle et Mme Fantoune.
Mr Vey était agrégé d'histoire, Mme Vey également professeur d'histoire notait très sec !!!" 

Je me rappelle de Mr Blondia: c'était mon prof de maths en troisième (1972/1973). travail intensif des factorisations et équations!!!
Quant à M Abitbol; un peu lunatique et quelques interrogations surprise quand il n'était pas content !!!
Mon parcours:seconde : A4 de 1973/1974, puis j'ai redoublé de1974/1975. Enfin première A4 de 1975/1976.
BEPC passé evidemment en troisième; et bac français en juin 1976 avant de renter en France.
Nous habitions pas loin de l'entrée principale du LVH. Je ne sais pas si le quartier existe encore et j'ai oublié l'adresse!! y habitaient plusieurs familles en coopération militaire".

Les élèves du LVH auront certainement d'autres souvenirs à partager concernant leurs professeurs.

Merci à ceux qui partagent leurs photos de classe, à ceux qui complètent les noms manquants et à ceux qui nous font des récits de leurs souvenirs.

26 juillet 2016

LE PHOTO CAMERA CLUB DE MARRAKECH EN 1959

SOUVENIRS DES PHOTOGRAPHES ET CINÉASTES AMATEURS DE MARRAKECH

Cette page sur le PCCM en 1959 est la suite de celles réalisées pour 1958 et les années précédentes.

17 - PCCM - Affiche, MarrakechElle permet de garder la mémoire des "chasseurs d'images" qui ont immortalisé Marrakech et sa région à cette époque. Nous faisons appel à ces pionniers de la pellicule et à leurs familles pour qu'ils partagent avec nous les trésors qu'ils détiennent sur cette époque.

L'année 1959 est celle de l'inauguration du premier salon de l'art photographique au Maroc. Le PCCM  l'avait organisé dès 1958. Cette première au Maroc montre le dynamisme des photographes marrakchis. Grâce à Maurice Calas et Raymond Carnuccini nous avons l'affiche du Salon ainsi que les compte rendus de plusieurs réunions du PCCM.

Le Photo Caméra Club nous a encore présenté de belles images (le mardi 25 mars 1959)

 

17 - MRK Expo photo PCCMLa presse marocaine en parle: Ouvrant la séance, vendredi soir, le président Michel de LANLAY, au nom du Club, exprime les regrets causés par le départ de M. André GOLDENBERG, nommé à Rabat au Centre de la Mission Universitaire et Culturelle Française. Le président ne cache pas le vide que laisse cette mutation dans la section cinéma pour laquelle André GOLDENBERG était un animateur dévoué et compétent.

Un changement de salle pour les réunions générales est envisagé. La prochaine séance aura lieu au siège du Royal Automobile Club Marocain. Dans le courant du mois d'avril une sortie proposée par l'ami René BERTRAND se fera dans des gorges pittoresques à 80 Km de Marrakech sur la route de Ouarzazate. Le paysage rappelle un peu les gorges du Tarn.

Puis on passa à la première partie du spectacle, consacrée comme à l'accoutumée, aux diapositives.

Les actualités marrakchies.

Mlle Marie-Jeanne REVEL présenta le "Premier Salon d"Art Photographique du Maroc". On suivit ainsi les phases de la préparation depuis le balayage de la salle jusqu(à l'inauguration officielle de cette manifestation artistique.

Puis on vit sur l'écran l'arrivée, le séjour et le départ de Sir Winston Churchill à Marrakech. Deux reportages intéressants et vivants.

Congés 58

Jean LORTET emmena l'assistance sur la route de ses dernières vacances du Détroit de Gibraltar aux routes d'Espagne, puis à travers les paysages souriants de la Côte Provençale. Les 60 photos, toutes excellentes, donnaient l'impression de vivre toutes les étapes du voyage.

Tour à tour, le président de LANLAY et le vice-président BOURGUEDIEU, faisant la critique de ces premières présentations, ne ménagèrent pas leurs félicitations aux auteurs.

La vallée perdue

Ce film en couleurs de 8mm, oeuvre de Raymond CARNUCCINI fit rajeunir le club de deux ans. Cette vallée est située dans l'Ourika où en juin 1967 le photographe René BERTRAND conduisit le PCCM, qui revécut d'agréables et joyeux souvenirs. Grâce à son talent, Raymond CARNUCCINI sut rendre le cadre du paysage mouvementé de la montagne berbère et l'ambiance de gaité qui régna pendant cette sortie. Le commentaire de M. MARTEAU, auquel le président de LANLAY prêta sa voix, contribua à la parfaite présentation du film. Raymond CARNUCCINI fut longuement félicité.

Sur les traces du solitaire

De l'aube au soleil couchant, M. Pierre PRÉBOIS nous donna le visage d'une partie de chasse au gros gibier. On put suivre une équipe de chasseurs à la poursuite du sanglier. Ce film réaliste raconte les déceptions du chasseur aussi bien que sa joie devant la bête traquée, puis chargée triomphalement sur les mulets qui emportent sa dépouille. De chaleureux applaudissements suivis de félicitations saluèrent ce film en couleurs de 9,5mm sonorisé et commenté par son réalisateur Pierre PRÉBOIS.

Section photo

La prochaine réunion de travail des photographes aura lieu demain jeudi 26 mars à 21h dans le sous-sol du Grand Café de l'Atlas. Apporter des diapositives à projeter. Préparation des envois au concours du Photo-Ciné-Club Casablancais.

La presse parle aussi de la réunion de fin avril:

Agréable soirée au PCCM - M. Jean Claude BOURGUEDIEU, vice-président du PCCM pour la section photo, ouvrit la séance. Le président Michel de LANLAY, empêché n'avait pu se rendre à cette réunion générale.

Après avoir rappelé les succès remportés par les membres du club, au concours de photos, organisé récemment par le Photo-Ciné-Club Casablancais, particulièrementpar Mlle Marcelle HEIDET, à qui fut attribué le premier prix dans une série en noir et blanc, et par M. Jean LORTET qui obtint le second prix dans la série diapositives couleurs, le vice-président céda la parole à "l'écran"

La Foire de Casablanca

Grâce à Raymond CARNUCCINI, les spectateurs ont pu faire le tour des stands les plus intéressants de la récente foire de casablanca. Raymond a réalisé, en une quarantaine de photos en couleurs le tour d'horizon de cette grande manifestation annuelle.

Images du Maroc

C'est toujours avec un grand plaisir que l'on assiste à la présentation des diapositives de Jean LORTET. En trente six vues, l'auteur nous conduisit des remparts d'Essaouira au coeur de la médina de Marrakech; puis près de la porte de Bab Doukkala où son objectif a saisi d'une façon très vivante, le galop rapide des cavaliers emportés dans l'élan d'une fantasia.

Actualité-Magazine

Raymond CARNUCCINI dont on connait bien le dévouement pour le club, a filmé en noir et blanc 16mm, au cours de la sortie du 26 avril les photographes amateurs au travail. C'est avec joie que chacun a pu se revoir en pleine action.

Objectif Tassghimout

Vint ensuite la présentation de la récolte photographique, rapportée de cette sortie du club dans la région des Aït-Ourir par Jean BOURGUEDIEU, Mme Claude BÉRAUD, Andrée MAZEL, Marie-Jeanne REVEL, Marie-Claire SITZ, Laurent et Suzy VALLES. Alternativement, Andrée MAZEL et M-Jeanne REVEL, présentèrent la promenade qui emmena l'assistance, des ruines de la colline de Tassghimout au joyeux pique-nique et à la vieille kasbah, en ruines elle aussi, d'Ouanina. La fabrication rudimentaire de l'huile d'olive dans ce petit village, intéressa beaucoup les photographes. Sur l'image de la Koutoubia au clair de lune, prit fin cette soirée. Bravo pour les photographes et cinéastes qui, sans cesse, perfectionnent leur technique et la présentation de leurs belles images.

Juin 1959: Brillante soirée de fin de saison au Photo-Caméra-Club.

Vendredi à 21 heures pour la réunion mensuelle, le pavillon de la Chambre de Commerce était entièrement occupé par les membres du Photo Caméra Club et leurs amis. J.L. REVEL en fait le compte rendu dans la presse.

En ouvrant la séance, le président de LANLAY a déclaré: "Je ne vois devant moi ce soir, que des visages éclairés de joie. C'est sûrement à l'approche des vacances et de l'évasion vers des pays qui permettront aux chasseurs d'images de nous rapporter en octobre un riche butin qui embellira notre écran." C'est sur cet espoir que se sépareront, après la réunion, les membres du club.

En octobre, le succès de ce groupement actif et passionné, ira grandissant. Cette année, les amis se sont rendus aux réunions du vendredi avec plus de plaisir encore qu'au cinéma. Au PCCM règne la cordialité, l'humour, l'échange des bons tuyaux. Le photographe René BERTRAND interpelle, harangue, amuse et, entre temps glisse les conseils les plus précieux. Le spectacle présenté à l'écran est toujours varié: vues en noir, en couleurs, cinéma en noir en couleurs, parfois sonorisés.

Le président a proposé un sujet de concours des films de vacances: "Le mouvement chez l'enfant" en précisant qu'il ne s'agissait pas de simples portraits de famille.

Les images

Le feu est ouvert par une dame: Mme SCLINGAND, vues commentées en couleurs, prises au Tyrol. Des vues prises avec goût et sensibilité artistique au cours d'un voyage d'été. Très vivement applaudi

La sortie dominicale récemment organisée dans le haut Ourika par Messieurs MARTEAU et BERTRAND, a fait l'objet d'un compte rendu, lequel aurait plu à l'empereur Napoléon 1er qui répétait souvent: "Un bref croquis m'en dit plus long qu'un grand rapport". Quel intérêt n'aurait-il pas accordé à la photo !

Or donc, Mlles MAZEL et REVEL ont projeté en couleurs les documents relatant l'excursion du club. On a suivi les escaladeurs courageux, à pied, les cavalières à mulet, le pique-nique sous les rochers, la sieste où certains se sont reconnus en des poses très détendues. Admirable a été la découverte de paysages sublimes, peu connus où le club est décidé à travailler de nouveau. On a aimé plusieurs couchers de soleil et de pittoresques kasbahs. Projection agréable, très appréciée.

Ça et là avec le photographe René BERTRAND

Cahotés d'un sujet à l'autre, nous avons été essoufflés et comblés. Avec fantaisie René BERTRAND nous a promenés au dessus de vieux tapis marocains, expliquant les dessins qui font parfois découvrir des détails "coquins". Nous avons admiré l'aspect étrange d'une fin de jour sur le lac du N'Fils, des kasbahs, le jardin Majorelle où des nymphes bouleversantes se baignet au milieu des nénuphars sans crainte des grenouilles et des serpents d'eau.

René BERTRAND fit appel à d'autres nymphes pour ses futures prises de vues. Il obtint un succès joyeux. Il termina en donnant ce conseil à ceux qui vont travailler cet été: "Ne laissez pas vos appareils "chargés" à la chaleur ou au soleil. La pellicule en souffre grandement. C'est la cause de bien des échecs.

Voyage au Canada

M. SCLINGAND, vice-président du club, qui dirige la section Caméra, présente un amateur bien sympathiquement connu, M. René MIRGON qui a réalisé, au cours d'un séjour au Canada, avec Mme MIRGON, un film d'un puissant intérêt, souvent émouvant. Le film a été pris en 8mm couleurs. Opérateurs: MM CARNUCCINI, MANNEVILLE; matériel du Foyer Moderne. En sonorisation, René MIRGON a commenté la promenade qu'il nous a permis de faire avec lui. C'est un pélerinage qui ne laisse pas indifférents les coeurs français: rues et magasins aux vieux noms de chez nous, canons de bronze de notre armée royale, hautes murailles des forts de Montcalm, blasons fleurdelisés, partout des souvenirs de notre histoire et de nos drapeaux. M. MIRGON a obtenu un succès de haute qualité.

Auprès d'un berceau

Monsieur VALLIER projette le film 16 mm en couleurs, primé au Concours du club. Il est titré "Naissance d'Éric". Nous assistons à la première toilette et au premier bain de l'enfant, puis à ses premiers pas, à ses effrois devant le jouet mécanique qui vibre dans ses petites malns et lui échappe sur le plancher. Éric grandit, préside à son Noël, à la fête de Pâques, au milieu  de jeunes contemporains. Ses gestes de gourmandise sont charmants. Ce film, dont le héros est un véritable bébé Cadum rieur et joufflu, a été longuement applaudi.

Au revoir - Le Président de LANLAY compte sur une formidable progression des effectifs du club en octobre. Le club est le foyer où chacun, en bonne compagnie, bénéficie de l'expérience du voisin. La photo et le cinéma sont les découvertes sensationnelles qui complètent l'imprimerie et intéressent petits et grands.

L'activité du PCCM est ici rendue par seulement trois compte rendus de réunions mensuelles de cette année 1959 (mars, avril, juin). Il manque à cette année les nombreux autres compte-rendus que la presse a diifusé et que nous n'avons pas encore trouvés. Merci à tous ceux qui auraient d'autres documents concernant le PCCM de les partager avec tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de Marrakech et du sud du Maroc. Dans une prochaine parution du blog nous parlerons de l'Exposition photographique internationale organisée en 1960 à Marrakech par le PCCM.

18 juillet 2016

SALAM MARRAKECH EN DEUIL: JEAN MARSILIO NOUS A QUITTÉ LE 17 JUILLET

L'ASSOCIATION DES ANCIENS DE MARRAKECH PERD L'UN DE SES FONDATEURS

Jeannot-Marsilio-1983Robert Lucké, notre président, nous apprend avec beaucoup d'émotion le décès de son ami Jeannot, qu'il connaissait depuis la maternelle à Marrakech et qui l'avait puissament aidé en 1983 à créer l'ASAM - l'association des anciens de Marrakech. Jean était resté longtemps vice-président de l'association et ce n'est que récemment qu'il avait laissé sa place à plus jeune que lui.

Jean était atteint d'une maladie incurable et n'avait pas pu participer au Moussem 2016 tellement il était affaibli. D'ailleurs au Moussem 2015 il s'aidait déjà d'une canne pour se déplacer. Yvette Bennot/Marsilio sa femme qui ne manquait aucun Moussem n'était pas venue non plus en 2016, seule leur fille Dominique nous avait révélé l'issue inéluctable.

Jean était donc présent au Moussem à La Souvine le 21 juin 2015 et avec sa femme Yvette, il partageait la même table que Guy et Andrée Lamon. Guy est décédé  accidentellement le 5 aout 2015, Jean aura mit moins d'un an pour suivre la même route.

Moussem_lamon_456  Jean, Yvette, Guy, Andrée lors du Moussem 2015 (20 juin) étaient assis à la même table.

Le blog Mangin@Marrakech exprime ses condoléances et son affection à Yvette et aux familles MARSILIO et BENNOT, éprouvées par ce deuil. Il dit toute sa sympathie à Robert LUCKÉ et à tous les amis qui contribuèrent comme Jean au rayonnement de l'ASAM et de Salam Marrakech.

Ceux qui voudraient écrire les souvenirs de leur amitié avec Jean et Yvette ou adresser des condoléances à Yvette, à Dominique, aux petits enfants et arrières petits enfants et  aux familles  Marsilio et Bennot peuvent le faire dans les commentaires au bas de ce faire-part.

Une photo des débuts de l'association dans les années 80 nous rappelle une partie de l'équipe de Salam Marrakech.

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Robert Lucké, Mahmoud Agouram, Jeannot Marsilio à l'époque des débuts (Photo Salam Marrakech)

Si vous voulez partager des photos souvenirs de Jean, vous pouvez les envoyer au blog par mangindemarrakech (arobas) free.fr

Le service religiieux aura lieu à l'Église Notre Dame du Bon Secours au Pontet (84130) ce prochain vendredi 22 juillet à 14 heures. Ensuite la famille et les amis se rendront au crématorium d'Avignon pour 15h15. Le sachant, ceux qui ne pourraient être présents à leurs côtés pourront ainsi les accompagner par leurs pensées et leurs prières.