MANGIN@MARRAKECH

18 septembre 2018

MADAME LA SURVEILLANTE GÉNÉRALE CARRÉ

LES ANCIENS DU LYCÉE VICTOR HUGO ET DU LYCÉE MANGIN DE MARRAKECH REÇOIVENT AVEC REGRET LA TRISTE NOUVELLE DU DÉCÉS DE MADAME JANINE CARRÉ

Pierre-Yves nous apprends: Surveillante générale du Lycée Victor Hugo pendant de très longues années je viens d'apprendre son décès en ces premiers jours de septembre, par Philippe son fils.
Elle aura marqué 
notre scolarité de la 6ème au Bac pour beaucoup d'entre nous. Il y avait derrière l'autorité exigée par son statut, une grande humanité. Un pan de notre jeunesse insouciante disparaît avec elle.

Janine-Carré-1959 2 Janine Carré et Mme Deschazeaux au lycée Mangin vers 1959 

Janine-Carré-1960 Au Lycée Mangin du temps du Proviseur Rousseaux (deuxieme assise à partir de la droite)

Janine-Carré-1962 2 Avec le surveillant général Bourgeois au Lycée Victor Hugo en 1962 

Janine-Carré-1963 En 1963, à côté du Proviseur Caverivière.(deuxieme assise à partir de la gauche)

LES ÉLÈVES ET LES PROFESSEURS QUI ONT CONNU JANINE CARRÉ VOUDRONT EXPRIMER LEURS CONDOLÉANCES À SA FAMILLE EN ÉCRIVANT UN COMMENTAIRE. Le webmaster de Mangin@Marrakech recevra aussi par le lien "contacter l'auteur" les photos et les récits de souvenirs que certains pourraient partager sur le blog en hommage à sa mémoire.


07 septembre 2018

LE LIEUTENANT MARTHE BRUNIQUEL ET SA FAMILLE À MARRAKECH

LA FAMILLE BRUNIQUEL A VÉCU À MARRAKECH ENTRE 1920 ET 1960.

QUI NOUS AIDERA À COMPLÉTER SON SOUVENIR ?

Certains ont connu CHARLES arrivé le premier à Marrakech,  d'autres se souviennent de MARTHE venue à Marrakech après leur mariage le 28 juillet 1921. Elle avait 30 ans, lui 31. Ils s'étaient mariés à Castres (Tarn) leur ville d'origine. Couple peu banal, tous les deux ont été décorés de la Légion d'Honneur à plus de 50 ans d'intervalle.

D'autres ont connu leurs deux fils : Jacques et Pierre qui sont allés d'abord à l'école Arset El Maach. Jacques s'est marié en 1948 à Marrakech à Paule RICHARD et Pierre à Annette AUSTRY. Nous avons appris le décès récent de Pierre en avril de cette année 2018 et les anciens de Marrakech expriment leurs condoléances attristées à sa famille. D'autres encore ont connu la génération suivante au LVH avec Brigitte BRUNIQUEL- PACÔME et ses deux frères jumeaux Bertrand et Philippe BRUNIQUEL tous les trois nés et baptisés à Marrakech.

Certains marrakchis vont pouvoir contribuer à reconstituer leur histoire. Charles et Marthe habitaient d'abord en Médina, puis 87 avenue Landais, Villa Firbach. Jacques et Paule avaient leur maison 94 bis rue Verlet Hanus, Pierre et Annette ont logé au 46 camp des Grenadiers . Probablement leurs voisins se souviennent.

SALAM MARRAKECH, la revue des anciens de Marrakech a publié une photo souvenir de la remise de la Légion d'honneur à Marthe BRUNIQUEL (N°6 - 1984).

Bruniquel-Marthe Elle fut décorée à Castres et sa ville donna son nom à une de ses voies: "avenue Marthe Bruniquel".

C'est en 1943 que Marthe BRUNIQUEL s'est engagée dans l'Armée comme "Conductrice" ambulancière. Elle ne voulait pas rester à la maison alors que son mari et ses deux fils, Jacques et Pierre étaient sous les drapeaux. Après sa formation à l'école féminine des conductrices-ambulancières de Marengo (Algérie) elle fut nommée au grade de lieutenant. La 533e C.S.T. Compagnie Sanitaire de Transport fut créée le 1 novembre 1943 à Casablanca. 

Elle participe au débarquement en Italie avec le CEF Corps expéditionnaire Français et l'accompagne dans tout son parcours jusqu'au Danube. Son courage, sa valeur et son comportement exemplaire lui valurent deux citations. 

Ambulances-cie-transport- Après la guerre, elle revient à Marrakech où elle retrouve son mari Charles et ses fils.

Grace à Pierre, un lecteur du blog qui s'intéresse aux parcours des femmes d'exception et notamment des anciennes AFAT, nous pouvons présenter des photos d'objets et d'effets ayant appartenu au Lieutenant BRUNIQUEL, née Marthe PINEL. 

Beret-1 Nous retrouvons les insignes de son grade d'officier, pattes de col et insigne d'ambulancière, insigne de la 533e compagnie auto sanitaire ainsi qu'un Manuel du soldat chrétien à son nom. Sa plaque avec son n° matricule 04 qui montre qu'elle s'engagea parmi les premières.: "Lieutenante Bruniquel Marthe Rabat Ml 04". L'insigne de manche du corps expéditionnaire français en Italie.

Les conductrices de sanitaire, jeunes filles ou femmes de bravoure légendaire étaient appelées par les médecins militaires Les chauffeurettes. Le 13 juin 1944, derrière la 2eD.I.M. "elles entrent dans Rome au volant de leurs ambulances, suivies d'une quarantaine d'infirmières, casquées, hâlées, belles dans leur chemisette kaki rebondie, assises face à face sur les plates-formes découvertes des GMC, arborant les fleurs qu'au long de la route les Italiens leur ont jetées." (Dr A. Berthelemy)

Rhin-Danube-5

Son diplôme d'honneur de l'Association Rhin et Danube à l'effigie du Général de Lattre commandant la 1ère armée française.

Certains ont pu voir sur le blog une photo où Marthe apparait comme la première cheftaine de louveteaux à Marrakech --> ICI. Elle avait créé la première meute de la Ville Rouge. D'autres ont pu voir une photo de 1958 où elle participe à l'organisation d'un repas d'accueil de militaires du contingent à l'occasion de Noël -->LIEN.

A Castres où elle revient après le décès de son mari, elle se devoue à de nombreuses causes. A l'écoute de tous, notamment de la communauté des rapatriés qui n'a pas oublié son engagement lors de son arrivée massive à Castres en 1962. Tous ceux qui l'ont connue et appréciée l'appelaient "La maman des rapatriés". Elle était vice-présidente de la section Rhin et Danube de Castres et aussi vice-présidente de RANFRAN (Rassemblement des Rapatriés).

Marthe est décédée à Castres le 25 février 1996. (Salam Marrakech n°49).

Charles, Louis, Marceau BRUNIQUEL; né le 19 juin 1890.

Il s'engage volontairement dans l'armée pour 4 ans en avril 1910. Cheveux châtains, yeux marron, front moyen, nez cave, visage osseux, teint pâle, lèvres minces, 1,70m

Il intègre le 9e Regiment d'artillerie. Il est promu Brigadier en septembre 1910, Maréchal des Logis en mars 1912. 

Il est libérable en avril 1914, mais est maintenu au corps et effectuera la campagne d'Allemagne (2 aout 1914- 7 avril 1919)

Il est promu Sous-Lieutenant de réserve en octobre 1915 et versé dans l'infanterie au 95e RI. Le 4 aout 1916, il fut blessé (la nuque traversée par une balle) et fait prisonnier à Thiaumont.  Interné à Geversheim un mois après sa blessure, il rentre en France le 20 décembre 1918.

Il est admis au Centre de réentraînement de Mazamet en janvier 1919 et est promu Lieutenant d’active le 2 février 1919 (rang fixé au 6 octobre 1917), il intègre le 3e Régiment mixte de Tirailleurs et de Zouaves avec lequel il effectue la Campagne de Syrie  ( 8 avril - 23 octobre 1919) et la Campagne au Levant (24 oct 1919 au 1 avril 1921)
Il est versé ensuite au 24e RTNA (Régiment de Tirailleurs Nord-Africains)
C'est cette année là, le 28 juillet, qu'il se marie avec Marthe PINEL.
Il passe ensuite au 62e RTM et effectue la Campagne du Maroc (19 septembre 1921 au 21 juin 1922); puis est versé au 64e RTM en mars 1923.
Citation le 3 aout 1923: À l'amont de N'Tarsit, il remplace son tireur blessé , puis va chercher un gradé blessé.
Le 24 avril 1925 il obtient sa penson de retraite ( 15 ans ), il est nommé Lieutenant de réserve et pris en compte par le 15e RI le 9 juin 1925.
Par Decret du 7 juin 1925 il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur avec rang du 20 avril 1925.
Médaille de la Victoire
Médaille de la Grande Guerre
Croix de Guerre avec étoile
Croix de Guerre des TOE avec palme
Médaille coloniale avec agraphe Maroc
Chevalier de la légion d'Honneur
Il va continuer ensuite une carrière d'officier au Maroc. 
Alors qu'il est Lieutenant au 4e Étranger, il est promu capitaine en mai 1932.
Il est muté au Bureau régional de Marrakech à l'époque (en 1934) où la région est commandée par le Général Catroux. Trois ans plus tard, dans le même bureau régional commandé par le général de Loustal, il s'occupe des Affaires indigènes. La même année, il est décoré de la Croix des Services militaires volontaires (arrêté du 25 septembre 1937). 
Nous sollicitons ceux qui ont connu les Bruniquel de Marrakech afin qu'ils nous aident à compléter leur histoire, une histoire singulière que nous ne voulons pas oublier. De la génération suivante nous savons que Pierre Bruniquel a été lieutenant au 2e RTM et qu'il a vécu 95 ans. Nous espérons que Brigitte, Bertrand, Philippe et d'autres membres de la famille ou des amis nous aideront à compléter cette page du souvenir.

Henri-Cayon-peintre-koutoubia-Les_Annales_coloniales Tableau d'Henry GAYON, Marrakech 1929

13 août 2018

LE POLO CRÉÉ À MARRAKECH EN 1924 GRÂCE AU 22eme SPAHIS

LE SPORT DE BALLON À CHEVAL FUT DOTÉ D'UN TERRAIN À MARRAKECH EN 1924

LE TERRAIN "JNAN-AMAR POLO DE MARRAKECH" A ÉTÉ CONSTRUIT À 20 Km ROUTE DE TAMESLOHT VERS LE LAC TAKERSKOUT EN MAI 2013, mais il avait un prédécesseur de 99 ans, installé à Marrakech même, au pied du Guéliz !

C'est grâce à un entrepreneur saoudien, Amar Abdelhadi, que les plus beaux terrains de Polo du Maroc se trouvent à quelques minutes de Marrakech, attirant une clientèle fortunée. Les cavaliers de la Garde Royale, joueurs de Polo, aiment s'y entraîner et participent brillament aux concours. Amar Abdelhadi s'est entourré des conseils des spécialistes Argentins du Polo dont une race de chevaux est particulièrement adaptée à ce sport.

LE 22e SPAHIS AVAIT AMÉNAGÉ UN TERRAIN DE POLO AU PIED DU DJEBEL GUÉLIZ 

Polo-MRK-1925-Le_Sport_universel_illustré   Photo: Le Sport Universel

Le 22e SPAHIS marocains a disputé son terrain au torrent de galets que domine le rocher du Guéliz, et, pour inaugurer cette esplanade, il a donné le 21 décembre 1924, une fête hippique fort réussie. Le général DAUGAN, commandant la région, le général DEBRAULT, le général MOOG, commandant la cavalerie du Maroc, ont honoré la réunion de leur présence. 

La partie de ballon à cheval qui mettait en présence deux équipes de joueurs du régiment, a donné lieu à une démonstration d'autant plus plaisisante que chacun s'est attaché à faire du beau jeu et non pas à briller individuellement. C'est une première réalisation des efforts sportifs que le commandant LAHURE a déployé depuis son arrivée, et que le capitaine SOUBIRON, relevé du poste de Casbah-Tadla vient maintenant seconder d'une ardeur égale.

Le 22e SPAHIS voudrait aller d'ici peu se mesurer aux joueurs de Rabat et de Casablanca.

Il offre aussi la plus belle hospitalité sportive aux joueurs des deux mondes qui seraient tentés par le plaisir de jouer dans un des plus beaux sites du globe

Le match inaugural fut arbitré par le commandant GAILLIARD

L'équipe du Capitaine SOUBIRON, qui comprenait aussi le Sous-Lieutenant HELLER, le maréchal des logis POUSSAILLÉ et le maréchal des logis MONTÉLÉAN a gagné par 4 buts à 0 devant l'équipe du Commandant LAHURE, capitaine HUSSENOT-DESENONGES, capitaine MERMET, lieutenant DEVONGES, remplaçant lieutenant VALLIN.

Polo-Amar-MRK Les joueurs de Polo du monde entier trouvent aujourd'hui dans la proximité de Marrakech, un terrain exceptionnel pour pratiquer leur sport.

MANGIN@MARRAKECH est heureux de révéler aux marrakchis d'aujourd'hui qui l'ignoraient que le polo par équipes de quatre a été officialisé à Marrakech par une fête hippique inaugurale en décembre 1924. Les joueurs des équipes de la "Garde Royale" et du "Marrakech Polo Club" pourront célébrer en 2024 le centenaire des premières compétitions de Polo au Guéliz.

De leur côté les descendants des joueurs participants à la première compétition officielle à Marrakech pourront ajouter dans les commentaires des souvenirs relatifs aux pionniers de ce sport, officiers et sous-officiers dont nous révélons les noms.

Les anciens de Marrakech auront aussi des souvenirs à consigner dans les commentaires concernant le Haras, la Remonte, les compétitions sur l'hippodrome, l'étonnant Van Houtegen, dit Pierrot le cow-boy  et les multiples fantasias  dont ils ne veulent pas que la mémoire s'éteigne.

04 août 2018

LA FAMILLE ORIA EN DEUIL, LA POLICE ÉPROUVÉE, LES MARRAKCH'AMIS DANS LA TRISTESSE

Huguette son épouse et notre grande amie nous fait part de sa douleur à la suite du décès de Sauveur ORIA le 2 aout, survenu dans sa 88e année des suites d'une bronchite sévère.

Les Marrakch'amis disent toute leur sympathie à Huguette, ainsi qu'à ses enfants Patrick, Marc et Chantal, de même à Bernadette épouse de Marc et Didier Lagoutte mari de Chantal, à ses petits enfants et arrière petits enfants, ainsi qu' à Monique Crozes sa belle soeur, ses neveux et nièces, à toute sa famille et ses proches.

Sauveur avait de nombreux amis dans la Police dans laquelle il avait exercé à Marrakech dans des circonstances pas toujours faciles. Ses collègues étaient venus entourrer Sauveur et Huguette à leur mariage, église des Saints Martyrs. 

1-18-mariage haie d'honneur pour Huguette et sauveur

 

 Sauveur s'était fait aussi des amis dès l'école du Guéliz.

Depuis 1986 la santé de Sauveur n'était pas très brillante et il s'était investi dans une activité artistique calme qui lui permettait d'exercer son don pour la marquetterie tout en choisissant des sujets qui lui rappelaient Marrakech. 

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Les marrakch'amis voudront s'associer aux prières et au deuil de sa famille lors des obsèques qui seront célébrées le mardi 7 aout 2018 à 15 heures en l'église Sainte-Eulalie de Flacé à Macon

Nous disons toute notre affection à Huguette qui venait de se relever d'une fracture du fémur, ainsi que notre soutien à ses proches.

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30 juillet 2018

RECONNAÎTRE UN SPAHI À MARRAKECH SUR UNE CARTE POSTALE DE 1912

LA CARTE POSTALE DES SPAHIS QUI ONT MENÉ LA CHARGE LE 6 SEPTEMBRE 1912 ET SAISI UN ÉTENDARD 

MdL-Cretenet-Jules-1912

La carte postale n°15 a été éditée à partir d'un cliché du photographe Pierre Grébert, présent à Marrakech lors de la victoire du colonel Mangin sur El Hiba, celui qui prétendait devenir sultan à la place du sultan Alaouïte. Les spahis campaient à l'ombre des oliviers des jardins de l'Aguedal, et appuyé à leur faisceau de fusils, ils avaient exposé l'étendard vert pris aux partisans.

Le spahi qui avait mis son cheval au galop pour rattraper le porteur de l'étendard était un Sous-officier, plus précisément un Maréchal des logis de Spahis du nom de Jules CRETENET.

Mais sur le cliché, comment identifier le spahi qui se nomme Jules CRETENET ? Ce n'est pas celui qui se trouve juste derrière l'étendard et qui fume. Ce n'est pas le plus grand qui présente un paquet de cigarettes à celui de gauche. 

Grâce à son petit fils Claude qui reconnaît le cliché nous apprenons:

"Bonjour, passant sur le blog Mangin@Marrakech j'ai eu la surprise de voir en haut de page la carte postale des vainqueurs de la bataille de Sidi bou Othmane où mon grand père mange une orange. Devant, est exposé l'étandard vert qu'il a pris lors de la charge du 6 septembre, étendard qui était aux Invalides à gauche en entrant.. cela lui a valu une citation.
Je peux vous faire parvenir. une photo de Ben Guerrir, et un dessin du lieutenant FORTOUL concernant la prise du drapeau.  Claude".

Contact pris, le blog est en mesure de présenter les documents que le petit fils d'un spahi partage avec nous. Son grand père est né le 4 mai 1873 de Paul Crétenet et de Céline Martine Simart à l'île-sur-le-Doubs. Engagé volontaire, il a commencé une carrière militaire le 20 octobre 1898, en signant pour 4 ans en mairie de Belfort pour être incorporé dans les Cuirassiers. Cuirassier de 2e classe dès son admission le 25 octobre 1898, il fut promu Brigadier le 23 février 1900 et Maréchal des Logis le 9 janvier 1901. Ses 4 ans écoulés, il se rengage pour cinq ans à compter du 21 octobre 1902 et passe au 4e Spahis Tunisiens par permutation d'office. Rengagé à nouveau pour cinq ans à la suppléance militaire de Sfax à compter du 21 octobre 1907. Il aurait pu en rester là ce qui l'aurait conduit jusqu'à octobre 1912. Mais voilà ! en septembre 1912 il y eut Marrakech. Et c'est là, à la Sous-Intendance militaire qu'il s'engagea pour un an supplémentaire à compter du 21 octobre 1912. Il passera dans la réserve de l'armée active en octobre 1913 avec son certificat de bonne conduite et obtiendra aussi la Médaille militaire (J.O du 12 mars 1914). Il accède à une pension de retraite de 752 francs pour 23 ans et 6 mois de service (JO du 2 février 1914). Sa retraite est à peine commencée à L'Isle-sur-le-Doubs que la guerre éclate sur le sol français. Il est blessé le 30 aout 1914 près de St-Léonard par un éclat d'obus de gros calibre. Blessé aussi le 18 avril 1917 à Ailles près de Craonne par éclats de grenade. En 1932, au titre de la promotion du XIIIe congrès national des anciens combattants, il est médaillé d'argent pour le département du Doubs.

Les affaires auxquelles Jules Crétenet a pris part au Maroc: 19 juin 1911: Affaire de la Forêt de la Mamora; 26 et 28 mai 1912: premier et deuxième combat sous les murs de Fez; 22-23 aout 1912: combats de Ouham; 29 aout: affaire de Ben Guérir; 6-7 septembre: combats de Sidi Bou Othmane; 14 septembre 1912: Prise de Marrakech. Puis en 1913, 10, 11 et 12 avril affaire de Casbah Zidayha, combat de Casbah Beni Mellah et Affaire de la Mechra de Beni Haïm; 26 avril: combat à Aïn Zerga; 27-28-29 avril 1913 : à Sidi Ali ben Brahim. Pour son action d'éclat avant d'arriver à Marrakech il gagne une citation.

Citations et décorations:

Cité à l'ordre général n°14 pour avoir pris un étendard, au cours de la charge contre le camp ennemi, au combat de Sidi Bou Othmane, le 6 sepetembre 1912 - Maroc, colonne Mangin. 

A obtenu le 20 décembre 1912 la médaille commémorative - Agraphe "Maroc."

A obtenu le 15 mars 1910 le Hicham Iftichar

A obtenu la médaille coloniale avec agraphe "Maroc" le 28 avril 1914.

Crétenet était fier surtout de la carte de voeux dédicacée, que lui avait offert son chef, le lieutenant Fortoul, pour la nouvelle année 1913 

JULES ET Lt FORTOUL 2018 8 Le dessin représente le spahi Crétenet et son cheval campé sur la terre de Sidi Bou Othmane où l'on aperçoit les jujubiers et les deux marabouts blancs. Plus loin à l'horizon les Djebilets qui cachent la palmeraie et Marrakech." À MON AMI CRÈTENET "FOURNISSEUR DU MUSÉE DE L'ARMÉE" Matthieu FORTOUL

En octobre 1912 l'Étendard et d'autres trophées avaient été transportés jusqu'à la Résidence Générale de Lyautey à Rabat: L'Étendard vert, le parasol d'apparat en velours rouge, un autre parasol plus modeste, la chéchia rouge abandonnée par El Hiba dans sa fuite.

Les premiers jours de Crétenet à Marrakech: Au début de 1913 le journaliste du Figaro Louis Botte publie plusieurs colonnes sur la premiere quinzaine à Marrakech des soldats du colonel Mangin (septembre 1912). Il y cite le Maréchal des Logis Crétenet et son officier de Spahis, le lieutenant Fortoul à propos de chocolat.

Une chose qu’on n’oublie jamais dans les camps, c’est de soigner la popote. Le troupier français, comme chacun sait est le premier cuisinier du monde. Ici la proximité de la ville lui permet de varier son ordinaire. Chaque matin, des soldats vont en corvée dans les souks avec de grands cabas, moins qu’ils n’emmènent le bourricot de la compagnie. Ils n’ont pas besoin d’aller bien loin pour se procurer le nécessaire. À la porte même des jardins se tiennent de nombreux vendeurs, juifs pour la plus part. Grâce à l’activité de l’Alliance Israélite qui a établi une école à Marrakech, presque tous les juifs parlent français. Et l’on entend des dialogues comme celui-ci: 

- Eh, monsieur caporal, voici un poulet que je vous donne: dix francs seulement !
- Par la barbe d’Abraham, mon vieil Isaac, tu ne m’as pas regardé: je suis de Belleville, tu sais !
- Alors, monsieur caporal, cinq francs seulement. Je perds.
Le soldat regarde, palpe la volaille, et, naturellement roublard, la repousse dédaigneusement.
- Ça, un poulet ? Une vieille poule, tout au plus: je ne voudrais même pas la chaparder.
- Peut-on dire ! Il est plus tendre que ma petite fille. Voulez-vous pour un franc, monsieur caporal ?
- Soit, pour te rendre service, mais alors donne-moi les oeufs que ton jeune chapon a dû pondre hier au soir.
On échange la piastre hassani avec l’oiseau et un ou deux oeufs, le marché est conclu.
Dans la ville, on peut se procurer facilement et à bon compte les liqueurs et les vins fins. Quand les troupes d’El Hiba sont venues à Marrakech, toutes les maisons des Européens ont été pillées.
Les Français sont arrivés:de tous côtés on leur a offert des flacons cachetés à des prix abordables. Les officiers de la colonne volante, arrivés les premiers, ont garni leurs cantines de Champagne de marque payé deux francs la bouteille. Mais bientôt les cours se sont élevés, et, au bout de quelques jours, les pauvres juifs nous ont cédé pour quinze francs ce qu’ils avaient payé cinq sous.
Profitant des grandes journées reposantes, les soldats réparent leur fourniment. Ils raccommodent les vêtements, reprisent les chaussettes, cousent des boutons, astiquent leurs ceinturons. Puis c’est la correspondance avec la famille, les longues lettres écrites sur papier grossier avec beaucoup de fautes d’orthographe et des tournures naïves. Enfin se sont les siestes prolongées, où l’on prend des forces pour les étapes futures;
Nos soldats sont heureux de profiter du repos bien gagné et de savourer les douceurs de cette vie tranquille. Mais il ne faudrait pas que cela durât trop longtemps: ils s’ennuieraient. Que vienne l’ordre du départ, joyeusement ils boucleront leurs sacs, et ils marcheront plus avant, par des sentiers nouveaux, sur la brousse ou les sables ardents. Toujours braves et toujours alertes, ils jetteront encore aux vents des grandes solitudes africaines l’hymne glorieux de la conquête qui chante dans leurs clairons!
Nous sommes à Marrakech depuis dix jours à peine, et déjà la ville se transforme. Nous pouvons circuler dans les rues sans attirer l’attention. Les marchands arabes deviennent accueillants et les juifs font des affaires. 
La pluie tombe: une pluie fine, pénétrante, continue, qui s’égoutte de toutes les feuilles, détrempe la terre, traverse les toiles des tentes, les vêtements et vous glace. Les jardins sont transformés en vastes marécages où surnagent des îlots d’herbes mouillée, et dans les chambres du palais les vapeurs condensées ruissellent des parois de faïences et forment des flaques sur le sol. Le lendemain, heureusement, un soleil clair et chaud pompe l’eau et dissipe les brouillards malsains, mais il reste encore dans les cours de larges mares où se reflètent les murs crénelés, et les rues de la ville restent impraticables.
Des européens arrivent. Deux journalistes sont venus avec un convoi; un autre, le correspondant du JOURNAL, a traversé le bled presque seul pour atteindre Marrakech en pleine nuit. Des mercantis ont suivi. Leurs légères baraques se montent dans les jardins et déjà les soldats les entourant. Certains « industriels » ont pu nous rejoindre, l’un d’eux désire établir dans la ville un casino à Marrakech, maintenant, va être envahie par les gens d’affaires, les temps héroïques de la conquête sont révolus: je profite d’un convoi pour partir.
Par un après-midi tiède et lumineux, nous quittons les jardins de l’Agueda pour aller camper au nord de l’oued Tensif. Le lendemain, nous sommes à Sidi-Bou-Othman. Après le déjeuner pris sous les jujubiers mitraillés pendant la bataille, je vais visiter les marabouts blancs d’où les Hibistes embusqués fusillaient les Spahis. Par places, sur le sol, des taches brunes indiquent encore la chute d’un adversaire. Je revoie les épisodes de cette journée tragique qui, maintenant, appartient à l’histoire.

JULES ET Lt FORTOUL 1 Photo Massardier DR - Jules Cretenet et le Lieutenant Matthieu Fortoul devant la tombe récente d'un cavalier d'El Hiba.

A Ben-Guérir, je prends congé de mes compagnons qui retournent à Marrakech. Je garde un souvenir ému du dernier repas que j’ai pris avec le lieutenant Fortoul. Il avait découvert dans une cantine du chocolat fondu parmi les cartouches et le tabac: le brave Crètenet nous l’accommoda en une crème délicieuse.
Je retrouve au camp le colonel Savy. Je m’enquiers maintenant des moyens rapides pour terminer mon voyage. Nous sommes le 22 septembre 1912 et le bateau « La Chaouïa » part le 24 de Casablanca.  Louis Botte
Claude le petit fils de Crètenet se souvient: Jules mon grand père ,avec qui j'ai vécu mon enfance de 1943 aux années 50 (décédé en 1964 alors que j'étais au service militaire dans les Chasseurs Alpins) m'a raconté son épopée dans la France de 1878 à 1945. 
Engagé en octobre 1898 au 1er Cuirassier ,il passe au 4 ème Spahis Tunisien en juillet 1907. Le 4ème est envoyé au Maroc du 11 mai 1911 au 21 juin 1913, date à laquelle le 4e regagne la Tunisie pour faire pression sur les allemands qui font du charme au Bey de Tunis. Une fin de carriere calme et peu dangereuse. Le 21 octoobre 1913 jeune retraité il regagne le pays de Montbéliard... 
Le 2 aout 1914 il devient adjudant au 11 ème Chasseurs à cheval, participe à la prise de Mulhouse , puis à la retraite sur les Vosges, le 11 ème est envoyé sur la Marne, et Jules Crètenet est affecté au service des prisonniers de guerre (allemands). Il est blessé le 30 aout 1914. 
Le 10 juillet 1915 il reprend au 63 ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais. Le 18 avril 1917 à Ailles prés de Craonne il est blessé par une grenade (le lieutenant est tué) les tirailleurs survivants l'évacuent. Il regagne le 88 ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais en décembre 1917 pour finir au 26 ème Malgache en juillet 1918. 
Nés à Belfort et Montbéliard, nous avons été libérés par le 5ème Régiment de Tirailleurs Marocains le 23 novembre 1944 aprés plusieurs mois coincés entre la 1ère armée Française du Général de Lattre de Tassigny et les Allemands retranchés dans les forts de la place de Belfort. 
Jules m'a toujours dit que nous devions une reconnaissance éternelle aux trroupes coloniales. 
Amités Claude 
Ps :J'ai hérité du livre: Au coeur du Maroc de Louis BOTTE, Hachette 1913, ainsi que de la montre gousset offerte par le maréchal Lyautey lors de son départ du 4ème Spahis

Le lieutenant Matthieu Fortoul de son côté poursuivit sa carrière militaire dans la cavalerie. Il est revenu à Marrakech pour y vivre sa retraite. Il y est décédé à 97 ans le 16 décembre 1969. Sa tombe se trouve dans le carré militaire (H6 127) du cimetière de Marrakech.
Le jour du 1er anniversaire de la charge de Sidi Bou Othmane, il assistait aux obsèques du Général Négrier à Paris aux côtés du Général Lyautey son beau-père. En avril 1917, il est devenu capitaine quand il assiste aux obsèques de sa grandmère la baronne de Bourgoing au temple de l'Oratoire à Paris. En 1922, il est au 3e Cuirassiers et participe aux concours hippiques et aux compétitions de Polo. Il écrit la chronique sportive dans la Revue de Cavalerie. En 1926 il est promu Officier du Nicham-Iftikar. Il passe à l'Etat-Major de la 3e Brigade de Cuirassiers à Mayence. Il devient commandant en 1931 au 11e Cuirassiers où il poursuit les compétitions hippiques avec son cheval "Verdun II". Il est commandant, chef d'escadrons quand en aout 1934 à Nancy et en octobre 1935 à Rabat, il assiste aux obsèques du Maréchal Lyautey. En 1937, il est en Indochine et se distingue en escrime militaire. En 1938 il est nommé lieutenant-colonel au 2e Spahis marocain... à Marrakech.
Merci à Claude, le petit fils du Maréchal des Logis Crétenet d'avoir partagé ses souvenirs et de nous avoir confié la photo inédite de son glorieux grand père avec le lieutenant Fortoul. Merci aussi à tous ceux qui ont des photos à présenter relatives à l'histoire des marrakchis et de la ville de Marrakech. 


17 juillet 2018

Dr TUMARINSON CHIRURGIEN-DENTISTE À MARRAKECH, ANNÉES 20

RECHERCHE DE TÉMOIGNAGES SUR UN CHIRURGIEN-DENTISTE DE MARRAKECH

Le cabinet dentaire du Dr TUMARINSON se trouvait probablement rue des Banques, ou dans une rue très proche car on distingue sur la photo de l'entrée de son immeuble une partie de l'enseigne de la "BANQUE ALGÉRO-TUNISIENNE POUR LE COMMERCE D'EXPORTATION" dont la succursale marrakchie se trouvait dans cette rue tout au long des années 20. 

Tumarinson-Bouteilly- 9 Sur la photo, le chirurgien-dentiste TUMARINSON est à droite avec des bottes de cavalier et à gauche probablement le mécanicien dentaire BOUTEILLY en blouse blanche.

Nous demandons à ceux qui habitent Marrakech ou ont la possibilité de passer dans le quartier de la rue des Banques d'essayer de repérer si ce bâtiment existe encore.

Tommy 10 2

Est ce qu'il existe, rue des Banques, ou dans une rue adjacente, un bâtiment qui ressemble à cette façade ? Peutêtre que les anciens habitants de ce quartier, tout proche de la place Djemaa el Fna se souviennent ou possèdent des photos de cette même maison dans les années 30 ou suivantes.

Sur la porte, une inscription indique qu'il s'agit bien du cabinet dentaire du Dr Tumarinson. Les photos sont probablement de 1924.

La famille du docteur Enrique TUMARINSON, possède ces deux photos qui nous confirment que dans les années 1920 celui-ci exerçait à Marrakech où il avait un cabinet privé rue des Banques ou dans une rue adjaccente (derb Zaari par exemple). Il travaillait également pour le  dispensaire antisyphilitique en 1925 et en 1927 au dispensaire prophylactique de Marrakech. Ces dispensaires se trouvaient probablement situés dans le même ensemble, car le plan de Marrakech n'indique qu'un seul dispensaire au quartier Ez Zitoun Kdim pour tout Marrakech.

Un plan de 1922 nous situe  la rue des banques, l'hôpital Mauchamp et le dispensaire:

Plan-Mauchamp-Dispensaire-1922  Dans le coin en bas à gauche se trouve l'hôpital Mauchamp. Le dispensaire est situé au quartier Ez Zitoun Kedim dans les bâtiments qui portent le n°20 sur le plan, le jardin rectangulaire attenant en fait partie. La rue des Banques est en haut à droite de la Place Djemâa el Fna.(Plan de 1922)

Le Dr Enrique TUMARINSON : Dans la liste des médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes qui ont passé plusieurs années de leur vie au service de la population de Marrakech, nous n'avions pas le nom de Tumarinson; probablement parce qu'il n'était plus à Marrakech à l'époque (1930) où la liste officielle des médecins agréés a été publiée. Il a exercé à Marrakech semble-t-il de 1921 à 1928. Il n'était donc plus à Marrakech quand la liste officielle a été publiée.

Le Dr FERRIOL, qui était directeur du Bureau d'Hygiène à Marrakech jusqu'en 1925 a confirmé par attestation écrite que "le Dr TUMARINSON a donné des soins dès 1921 en qualité de chirurgien-dentiste diplômé de l'État aux enfants des écoles publiques de Marrakech et à plusieurs reprises à Sa Majesté le Sultan du Maroc, aux Vizirs et aux Grands dignitaires de la Cour, ainsi qu'au Pacha de Marrakech, Si El Hadj Thami Glaoui."

Le cabinet dentaire du Dr TUMARINSON et BOUTEILLY figure dans un annuaire de 1924 et on le retrouve encore en 1928 dans l'annuaire de Marrakech. 

Grâce à sa famille nous savons que le Dr Enrique TUMARINSON,  fils d'un père russe et d'une mère anglaise, est né en 1893 à Buenos Aires;  puis ses parents sont revenus en Europe avec leur fils en 1895. Il a vécu quelques années en Angleterre, en Russie et surtout en France où il a fait ses études de chirurgie-dentaire. De 1921 à 1940 il vécut principalement à Nice mais voyageait fréquemment, au Maroc dans les années 20 et aux USA fin des années 20 et années 30 où il émigra définitivement en 1941 avec son épouse américaine. Il y est décédé, en Californie, en 1983.

Dans la même rue des Banques il y eut dans les années 50 le chirurgien dentiste Georges CAILLÈRES, peutêtre dans les mêmes locaux. Est ce que la famille de Georges Caillères aurait des documents comparables ?

Liste de quelques habitants de la rue des Banques vers 1955:

1 - Hassan ben Abd Errazik, soieries et cotonnades en tous genres; 4 - Chaussures Koutoubia; 7 - Ahmed Azzaitoni et Driss ben Mansour commerçants; 8 - Agence consulaire de Suisse (H. Beerli); 8 - Agence technique immobilière et commerciale; 10 - Mohamed ben Fdil, negociant; 11 - Aux nouveautés Mme Merle Claude; 15 - Mohamed ben Aomar Zaërouani, directeur d’école, Derb Zaari; 17 -Mohamed el Ouarzazi négociant; 19 - Amiel Georges négociant; 22 - Pharmacie de France; 23 - Hadj Mohamed ben Rahal; 25 - Mehdi el Germahi, commerçant; 26 - Debbag Moulay Hassan (Héritiers de ) scierie; 34 - Abderrahmane Berrada electricité générale; 34 - SA “Testimar” Nahon Maurice; 34 - Wahnich Judah bijoutier de Fes; 38 - Barroudi Mohamed commerçant; 42 - Groslière André - Le Sud Immobilier et commercial, La Nationale, Le réveil du Moghreb, Sans numéro précis: Ahmed el Ouarzazi commerçant; Bel Hadj Omar ben Tabb commerçant; Caillères Georges chirurgien dentiste ; Fares Benani, comm. Sucre, immeuble Hassan Tber; Moulay Ahmed ben El Maati, coiffeur.

Le dispensaire: Aujourd'hui les anciens locaux du dispensaire sont occupés par le petit hôpital Riad el Mokha, douar sidi Youssef ben Ali, appelé aussi Centre de Santé de l'Arsa Mokha. 

2018Riad-Zitoun-302_124510 Photo C.Peybernes-DR

Ce dispensaire a servi d'hopital pendant les deux ans de la construction de l'hôpital Mauchamp (1913-1914).

RECHERCHE  : Nous sommes heureux de permetre aux marrakchis de faire connaissance avec un des premiers chirurgien-dentiste diplômé ayant exercé à Marrakech. Nous demandons aux anciens de  Marrakech qui auraient des documents sur le Dr TUMARINSON ou sur BOUTEILLY de les partager avec nous. Toute information sur la localisation précise de leur cabinet dentaire ou sur leurs activités au Dispensaire de Riad Zitoun El Kedim sera la bienvenue.

Le blog s'est déja intéressé à d'autres médecins et personnels de santé avant exercé à Marrakech. Une première page en 2010 : lien. Puis une deuxieme page en 2014:voir

Merci à tous ceux qui nous aideront à recueillir des témoignages et des documents sur le corps médical marrakchi au XXe siècle. 

11 juillet 2018

ANDRÉ SALORD, LA BRASSERIE DES NÉGOCIANTS AUTREFOIS

Les Marrakchis apprennent avec tristesse qu'ANDRÉ SALORD n'est plus..

Veuf depuis seulement trois mois, il nous a quitté ce 6 juillet. 

ANDRE-SALORD-COLLEGE-MRK-1939

Ses enfants et leurs conjoints, Jean-François, Denis, et Arlette-Catherine; sa petite fille et ses arrières petites-filles déja éprouvés par le décès le 2 avril de leur mère, grand-mère et arrière grand-mère Ginette-Carole SALORD née VIEUGEOT traversent à nouveau l'épreuve de la séparation avec le départ d'André SALORD, leur père, grand-père et arrière grand-père ce 6 juillet 2018.

André Salord en 1939, Photo de classe au Collège de Marrakech

Sa fille Arlette-Catherine qui vit à Caen, nous l'a annoncé pour que leurs amis de Marrakech en soient informés:

"que ceux qui l'ont connu aient une pensée pour lui.. il a vécu à Marrakech de 1928 à 1955 , ayant appartenu à une famille bien connue : propriètaire de plusieurs cafés Les Négociants, Le Régent..."

 20170103-46-les Négociants L'immeuble Louis avec la Grande Brasserie - Café Les Négociants où de nombreux marrakchis ont des souvenirs...

Déja en 1934 on en trouvait la publicité sur les guides touristiques: 

Salort-pub-retro-les-négociants-1934

L'immeuble du Cinéma Le Régent et de la "Brasserie du Régent" (34 avenue Mangin à côté) a été démolis après 2009.

Le-Régent-Salord Photo Georges Ruiz - 2009 D.R.

Ginette-Carole SALORD née VIEUGEOT, qui vécut aussi à Marrakech lors de l'affectation de son père, officier dans l'aviation, fut après leur réinstallation en France en 1955 Présidente du comité "Alexis Danan" pour la protection des enfants et du comité "Violences Faites aux Femmes" de la Creuse (Gueret)
Elle fut aussi commissaire départementale des Guides de France Indre et Calvados 
La cérémonie religieuse a été célébrée, le samedi 7 avril 2018, en l'église Saint-Julien de Caen, suivie de l'inhumation au cimetière Saint-Gabriel de Caen.

C'est également en l'Église Saint-Julien le 13 juillet à 10 heures à Caen que se tiendra la cérémonie religieuse. L'inhumation suivra au cimetière Saint-Gabriel où les cercueils d'André Salord 94 ans, et de Ginette-Carole Salord 92 ans seront réunis.

 

Les condoléances des Marrakchis vont à leurs trois enfants et à leurs familles:  Jean-François: Bruxelles; Denis : Limoges; Arlette-Catherine: Caen.

06 juillet 2018

CHKOUN ANA DE ROGER SROUSSI

 

SROUSSI-CADEAU-2006

Bonjour amis marrakchis je me nomme Roger SROUSSI, je suis né à Marrakech le 19 fevrier 1926 où j'ai vécu jusqu'en 1941. Je me souviens très bien du temps où habitant la Médina, tous les dimanches nous allions au Guéliz avec mon père pour assister aux matches du SAM où a evolué pendant quelque temps mon frère Prosper, au coté de Chinois, N'jar, Clairouin, Arbacette, Rogerro - qu'il a revu à Montpellier dans les années 2000. C'est avec une très grande émotion que j'ai retrouvé tous ces souvenirs que je n'oublierai jamais ainsi que d'autres car Marrakech est unique. 

Roger SROUSSI a été obligé de quitter Marrakech contre son gré, alors qu'il n'avait pas encore seize ans; ce fut pour lui un complet déracinement.

Chkoun_Ana

 Son histoire personnelle raconte une période sombre des français d'origine juive, qui quoiqu'habitant au Maroc, subissaient la loi française de Vichy, perdaient leurs emplois s'ils étaient fonctionnaires, leur logement s'ils avaient un logement de fonction et le droit de poursuivre leurs études s'ils étaient écoliers ou lycéens. L'histoire de Roger Sroussi, fait partie des récits de souvenirs "Chkoun Ana" et ne peut être copiée sans l'autorisation de l'auteur et la mention de l'édition : Mangin@Marrakech, 6 juillet 2018.

Je suis né à Marrakech en 1926 rue Riad Zitoun. J’ai eu une enfance très heureuse jusqu’à la signature de l’armistice  de la 2ème guerre mondiale en octobre 1940.
Après quelques années, nous sommes allés habiter rue Arset el Maach, immeuble Bitoun....    Dans cette rue, chaque fois que débarquaient des touristes venant de Casablanca, se déroulait un spectacle magnifique, des centaines de fiacres transportant ces visiteurs se suivaient à la queue-leu-leu, créant une animation inhabituelle.

fiacres-1940

L’oncle de Daniel LeBaron, mon copain inséparable avec Pierre Malhomme, possédait une ferme aux alentours de Marrakech. Trés souvent le jeudi, jour de repos scolaire, nous y allions passer la journée... Les femmes des ouvriers faisaient du pain à la semoule, moins cher que la farine. Il y avait aussi une huilerie. Avez vous déjà dégusté un pain à la semoule coupé en deux et bien aspergé d’huile d’olive extra vierge à peine sortie des pressoirs? essayez un jour si vous en avez la possibilite, vous m’en donnerez des nouvelles !

Après, nous avons habité l’immeuble des services municipaux ou travaillaient mon père, ma soeur aînée et mon frère aîné. Cet immeuble était gardé jour et nuit par un Mokhazni..  un jour, alors que j’étais dans la classe du certificat d’études, le maitre demanda si quelqu’un pouvait aller voir un copain - Pabst - qui était malade; je me portais volontaire et le jeudi arrivant, j’y allais sans prévenir mes parents, pensant être de retour avant midi (je devais avoir 10 ans). Malheureusement ce ne fut pas le cas, car  les parents de Pabst me retinrent la journée entière. Je regagnai donc la maison vers le soir en chantonnant. Le  premier accueil que je reçus fut celui du Mokhazni qui me dit : "toi tu chantes, mais vas voir ta mère dans quel état elle est". Ma mère était en pleurs et m’apercevant déclara à mon père et à mon frère aîné: "attention à vous, le premier qui le touche aura à faire à moi !

Services-municipaux-devenus-mairie

Cet immeuble des services municipaux nous servait également de havre de paix : les chaudes soirées d’été, nous descendions, puis nous nous asseyions sur le perron, respirant a pleins poumons l’air moins tiède. Mais ce que  nous attendions avec impatience, mon frère Gilbert et moi même, c’etait le dimanche... pourquoi? tout simplement parceque l’après midi, il y avait du foot-ball au Guéliz. Nous partions donc tous les trois à pieds, ce qui représentait pas mal de kilomètres en direction du stade de foot-ball du Djenan el Hartsi, proche du collège et du lycée Mangin.

onze-du-SAM-Lycée-mangin

Nous passions un après midi formidable. C’est ainsi que se passa mon enfance à Marrakech et il est vraiement dommage, qu’à la signature de l’armistice  en octobre 1940, un homme ait pu faire  autant de mal à d’autres hommes, femmes et enfants, qui n’avaient rien fait pour être traités de la sorte, si ce n’est le fait qu’ils étaient juifs.

Ces cinq souvenirs sont parmi les plus frappants que j’ai conservé de cette période merveilleuse de mon enfance dans cette ville aussi fascinante qu’est Marrakech.
Scolarité à Marrakech jusqu'à un début de 4e: Roger a conservé quelques photos de ses classes. Les plus anciennes mériteraient d'être reproduites avec une meilleure définition. 
La maternelle d'Arset el Maach vers 1931. 

Photo0116-arset-el-maach-1930

Une classe de 35 élèves . Roger est le 7e assis au premier rang en partant de la gauche. Ceux qui re-connaîtraient d'autres visages peuvent écrire les noms dans un commentaire. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Photo0117-Arset-el-maach-1933

 Toujours à l'école d'Arset el Maach, Roger a sept ans. Les classes sont moins nombreuses. Seulement 22 élèves par classe. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 

Photo-0114-certifClasse du certificat d'études sur le même site que le Collège de Marrakech. Nous sommes en 1937-1938. Au premier rang, en partant de la gauche, le 4e: Daniel LeBaron, le 5e: Roger Sroussi

XxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxCi-dessous la 

Classe de 6e de 1938-39:

Lycee-Mangin-38-39-6e

xLLa classe de 6e de 1938-39 au Collège de Marrakech qui s'appellera Lycée Mangin en 1940: De haut en bas et de gauche à droite: Rang du haut: LECLERC, MOREAUX, CHAMPIONNAT, FOUCHÉ, RIFTEIN, LABELLE, Pierre MALHOMME, DOBROVITCH, Claude MASSA, CASSAING, MUSY, GRIMAL; Rang du milieu: CHARRIER, CARON, PABST, André JULLIARD, GASUN, BERNHARD, Charles SANTORI, Yves MARTIN, J-Pierre GÉRONIMI. Rang du bas: Daniel LEBARON, André LECCIA, Pierre LOVICHI, RIBES, Roger SROUSSI, ILLA, CREUSET, GONSALES, BILLOUT, CONSTANTINI, BILLOUT, AVERTY, AZRAN. 

  Sroussi 5ème lycée mangin (2) Classe de 5e 1939-1940: De gauche à droite et de haut en bas: Rang du haut: Moreau, Grimal, Billout, Muzy, Claude Massa, Geronimo, Lovichy, Pierre Malhomme; Rang du milieu debout: Caron, X, X, Pabst, Bernhard, X, X, X, Gazun, Martin; Rang assis devant: Leccia, X, Averty, Azran, Constantini, Illa, Daniel Le Baron, Roger Sroussi, Championnat, X, X..

Roger fut contraint d'abandonner ses études en cours de sa 4e car exclu du lycée pour cause de religion juive. (Lois anti juives du 3 octobre 1940). Il fut contraint aussi de quitter Marrakech. Cette rupture n'empécha pas qu'il reprenne contact avec deux de ses anciens condisciples: Pierre Malhomme, le fils de l'instituteur archéologue Jean Malhomme et Daniel LeBaron. Vingt-cinq ans après, les trois excellents copains se sont retrouvés à Marrakech avec beaucoup d'émotion. Roger a revu de nombreux endroits connus de sa ville, ce qui lui a "crevé le coeur".

Retrouvailles-Sroussi-Malhomme-LeBaron-MRK-1965

 Décembre 1965: Roger est aiguilleur du ciel. Il est venu à Marrakech depuis Paris et se trouve photographié entre Pierre Malhomme à gauche et Daniel LeBaron à droite.

 Ce n’est pas sans une émotion certaine que je retrace mon  enfance, et mon adolescence:

Nous avons mené une vie très paisible et heureuse à Marrakech jusqu’a la signature de l’armistice de la 2eme guerre mondiale: mon père fonctionnaire aux services municipaux, moi poursuivant mes études et ma scolarité. Après avoir passé mon certificat d’études à 12 ans, je passai en 6eme A1 l’année suivante 1938/1939; l’année se déroula très bien et je fus admis à continuer en 5eme A1 l’année suivante1939/1940. A nouveau l'année se déroula sans encombre et normalement j’aurais du continuer l’année 1940/1941 en 4eme A1.  Mon frère Prosper qui effectuait son service militaire en 1939 fut maintenu sous les drapeaux, et mon frère aîné fut rappellé en tant que réserviste.
Malheureusement c’etait sans compter les décisions machiaveliques et inhumaines que prit Le Maréchal Pétain, alors chef de l’Etat francais. Le 3 octobre 1940 il promulgua les lois dites  de Vichy dîtes aussi lois anti juives, tendant à licencier les juifs francais de l’administraton et d'exclure les enfants juifs de tout établissement scolaire. Nous fumes donc frappés de plein fouet, mon père et moi, car ces décisions étaient applicables immédiatement. Pendant près d’un an mon père essaya de trouver un emploi mais sans succès. Mon frère aîné démobilisé s’était marié entre temps a Guelma en Algérie à une gérante d’une succursalle de chaussures BATA. Il nous demanda alors de quitter Marrakech et de venir vivre avec lui. Il nous reçut donc et nous vécumes dans l’entresol du magasin, transformé en dortoir. Mon père ne résista pas et mourut peu de temps après. En ce qui me concerne je ne pus poursuivre mes études et pour gagner un peu d’argent je faisais le vendeur de chausseures. A cette époque  les femmes portaient des bas en nylon ou en soie  et ceux ci étaient une denrée chère et rare. Lorsqu’une maille filait, au lieu de jeter le bas, elles le faisaient remailler. J’appris donc le remaillage de bas et je m’en sortais tant bien que mal: je gagnai 5 francs pas semaine pour ce travail. En novembre 1942, après le debarquement des troupes alliées, des troupes anglaises vinrent s’installer a Guelma. Une section composée d’une vingtaine d’hommes s’installa devant chez nous dans un café requisitionné. Grâce à mes quelques notions d’anglais, je liais connaissance avec eux et entrenais de très bonnes relations, peut être dues a mon jeune âge. Qu’elles ne furent pas mon étonnement et ma joie  lorsque le responsable me proposa à brûle pourpoint de tenir la caisse du magasin de ravitaillement des troupes anglaises à Guelma. Il fallait être inconscient pour mettre un tel établissement entre les mains d’un gosse, j’avais 15 ans maximum, sachant à peine parler l’anglais et par sucroit ne connaissant rien dans la monnaie anglaise. Inutile de vous dire que j’acceptai d’emblée leur offre, et une quinzaine de jours après, je jonglai allègrement avec les pounds, shillings et pences ( ce magasin s’appellait NAAFI:Naval,Army Air Forcces Institute. Ces magasins suivaient les troupes partout ou elles étaient et les ravitaillaient en produits anglais bien entendu. C’est ainsi que ma vie s’écoula jusqu’au jour ou en 1944, les juifs retrouvèrent leur nationalité française. Quelques temps après, je m’engageai pour la durée de la guerre dans l’armée de l’air dans le but d’être pilote et embarquai pour Casablanca, pour le CPPN (centre de préparation pour le personnel naviguant); malheureusement je ne fus pas agréé à la suite de la visite médicale, mon degré d’acuité visuelle, n’étant pas suffisant. Heureusement pour moi quelques jours après une opportunité unique s’offrit à moi, bien entendu je la saisis et c’est ainsi que débuta ma carrière de ceux que l’on appelle communément les aiguilleurs du ciel.
Voilà, c’est ainsi que se déroula ma vie après notre départ de Marrakech. On dit souvent qu’il faut être réaliste, philosophe, ne pas avoir de regrets,.. tout cela est peut être vrai, et certainelment recommandé, mais je ne peux oublier Marrakech et j’ai d’énormes regrets d’avoir été obligé d’en partir...
Pour lire la suite de la carrière de Roger SROUSSI consulter ce lien: amicale-aixoise .
Roger SROUSSI est à la retraite depuis février 1981.
Il s'est fait une spécialité d'organisateur de "Dégagements pour aiguilleurs du ciel". Ces sortes de "Moussems" remportent un succès inégalé.
Conclusion et réflexion de Roger:

SROUSSI-controleur-aerien

Quand je me penche sur mon passé, je peux dire que je suis pleinement satisfait de ma carrière: cela m'a permis d'acquérir des tas de connaissances, d’apprendre à connaitre et à apprécier la nature humaine et d'avoir la veine de toujours côtoyer des plus jeunes que moi.
Néanmoins si en 1940 on m'avait permis de faire le choix entre la continuation de ma vie à Marrakech et l'éventualité d'être aiguilleur du ciel plus tard, sans hésitation aucune j'aurais opté pour le premier.
Rappelons que l'histoire de Roger, fait partie des récits de souvenirs "Chkoun Ana" et ne peut être recopiée sans l'autorisation écrite de l'auteur et la mention de l'édition : Mangin@Marrakech, 6 juillet 2018. Merci à lui pour avoir partagé avec nous ses souvenirs d'un Marrakchi déraciné malgré lui.

03 juillet 2018

36e MOUSSEM À AVIGNON DES ANCIENS DE MARRAKECH - DIMANCHE 24 JUIN 2018

LE CENTRE DE LA SOUVINE EST NOTRE LIEU DE RASSEMBLEMENT

DES FLECHES JAUNES SURCHARGÉES DE 3 LETTRES NOIRES M,R et K, (TRÈS VISIBLES POUR LES ANCIENS DE MARRAKECH, ET DISCRÈTES POUR LES NON-INITIÉS) BALISENT LES DIFFÉRENTS ITINÉRAIRES.

LA_Souvine_2018 A gauche, la salle à manger où se tient aussi la tombola et où la pâtisserie marocaine va être présentée..

Colette-Gil-Angelloz-24-Juin-18

À l'ombre des premiers arbres et en bordure de la cour, le lieu sacré de l'apéritif où s'installera aussi Salam Sports avec sa nouvelle publication sur Just Fontaine lors du championnat du monde de football 1958. Au centre le château XVIIIe où se déroule au premier étage la prière oecuménique. A droite les pelouses ombragées du très beau Centre de La Souvine.

La salle à manger est déja installée à l'exception de son extrémité la plus éclairée. C'est là que Colette GIL-ANGELLOZ et son équipe bien rodée à cette activité installe sur des traiteaux les lots de la tombola, tous empaquettés de papier cristal comme des cadeaux à offrir. 

Moussem-18-96 Une première table couverte de lots 

Lots-tombola-moussem-18 Deux autres vues; les "gros lots" ne sont pas encore exposés. 

Moussem-18-99  Dans la cour du château, avant la célébration oecuménique, prévue à onze heures. 

Moussem-18-100

Les tables dressées pour l'apéritif sont prêtes. Les amies se retrouvent et s'embrassent. La Savoie et la Côte d'Azur deviennent plus proches. Progressivement les nouveaux arrivants s'ajoutent aux retrouvailles. 

Claudie Chabaud-Rambaud et ...   Il y a beaucoup de noms qui manquent, merci de les compléter en les inscrivant dans les commentaires.

 

Moussem-18-03

Andrée Lamon et Elizabeth Garcia se tenant par le bras. 

Moussem-18-05   Les groupes se rejoignent et les nouveaux arrivants s'ajoutent aux premiers.

Moussem-18-07

Laurence Lavaill a laissé son appareil photo à Michel Nakache et se joint au groupe. Laurence a pris laplupart des photos de cette page. Celles où figure la date du 24/06/18 viennent de l'appareil de Chama.

Chabaud_Ingrand-Mitsou-Moussem-2018  Certains préfèrent se retrouver et échanger des nouvelles à l'intérieur, en attendant l'heure de l'apéritif.  

Moussem-18-13  Colette Gil-Angelloz reste proche des lots de la tombola. 

Chama-Baruk-patisserie-marocaine-Moussem-2018 Le stand de la pâtisserie marocaine avec Chama et les Baruk. 

patisseries-et-thé-àu-Moussem-2018 Il était possible aussi de se faire servir du thé à la menthe dans les verres traditionnels  

verres-a-thé-moussem-18   

Moussem-18-23 Le stand pâtisserie s'installe, pendant que Robert Lucké régle les derniers détails.  

Moussem-18-24 Explosion des couleurs: Janine Mitsou et Chama  Benzriouil

Moussem-18-Lamon-Rambaud  Étrangement les groupes se forment dans la séparation des genres. 

Groupes-moussem-18-Filippi-Frassati Les souvenirs sont semble-t-il plus riches entre copains ! Les sports d'équipe auraient-ils polarisés nos souvenirs ?  

moussem-18-dehors Professeur Filippi et Docteur Rousseau; Jalila Kebaïli, Jocelyne Feneyrol et Claudie Rambaud

 

Froissart-Jocelyne-Feneyrol-Moussem-18 Le professeur Froissart et ..  Jocelyne Feneyrol entourrée de sa fille et son gendre. 

Vient l'heure de l'apéritif où plusieurs se mélangent  

Moussem-18-Apéro-Chama-Jacqueline  Les langues se délient dès les premières gorgées.  

P1300137  Jacqueline Koller et Giogoso. 

P1300139 Devant la grande cour de La Souvine. A gauche l'entrée de la salle à manger.

Moussem-18-apero-chateau Échanges  

Moussem-18-Frassati-Nakache Embrassades. 

moussem-18-24juin-chama-benzriouil Chama avec Filippi et Rousseau, Chama avec de Mondenard, au second plan Nakache, Oustry, Darier.

 

Moussem-18-Vieux copains  Robert et Frassati, Mme Rambaud, Darier et Darriet  

Moussem-18-83 Ils étaient dans la même classe au lycée Mangin: Michel de Mondenard, Marie-Anne Dariet, Gérard Achim. 

Colette-Tombola-Robert-Entrées-Moussem-18  Pendant que Colette Angelloz vend les billets de tombola, Robert surveille les entrées et vérifie qu'elles correspondent bien aux réservations. 

Lavaill-Robert-Fils-Jean-Baptiste-Moussem-18  Robert et Laurence, Robert et son fils Jean-Baptiste. 

Les anciens de Marrakech s'installent autour des tables Moussem-18-61

 Table 1 avec Jocelyne Feneyrol, les Darier, ... En ajoutant les noms manquants dans un commentaire, préciser le numéro de la table.

Moussem-18-62 Table 2 avec Froissard, Oustry. Frassati, Oustry,  ...

Moussem-18-64 Table 3 avec André  Rousseau, ...

Moussem-18-65 Table 4 avec Mouret, Achim,...  

Moussem-18-66  Table 5 avec Giogoso, Jo Mouret, 

Moussem-18-67  Table 6 avec Jo Mouret, Gérard Achim, Pomares,...  

P1300168 Table 7 avec  Pomares, Mondenard, Lejeune-Koller,...  

Moussem-18-70 Table 8 avec Michel Nakache, Janine Ingrand, ...   

Moussem-18-73 Table 9 avec  Michel Nakache, Janine Mitsou, Elizabeth Garcia,...

Moussem-18-74 Table 10 avec Jean-Baptiste Lucké (debout),...  

Moussem-18-77  Table 11 avec ,...

Moussem-18-78 Table 12 avec Dany Stepanof et madame,...  

Moussem-18-81 Table 13  "sportive" de Jacques et madame Chauvenet  ...  

Moussem-18-83 Table 14 de ....   

Moussem-18-84 Table 15 de Dany Stepanof 

Moussem-18-90  Table 16  d'Alexis Filippi et des Frassati

Moussem-18-93 Table 17 de Simone et Nathan Baruch, ...

Après le dessert, la tombola commence, chacun met ses tickets sur la table.

Moussem-18-Tombola-1 Le président annonce la tombola, Colette Gil remet les lots aux gagnants du tirage au sort: Monsieur ...

Moussem-18-Tombola-2 Les premiers lots. 

moussem-18-Tombola-3 les gagnantes, Madame ... et Madame Pomares. 

Moussem-18-Tombola-4  Mme Péroni et Andrée Lamon,   

Moussem-18-Tombola-5 Madame... et Monsieur...  

 

Moussem-18-Tombola-6 Simone Baruk et René Rambaud,  

Moussem-18-Tombola-7 André Lejeune et madame ... 

Moussem-18-Tombola-8 Les gagnants sont madame ... et monsieur ...

Moussem-18-Tombola-9 Mr ...... et Mme Darriet, 

Moussem-18-Tombola-10Monsieur .... et Laurence Lavaill et ...

Moussem-18-Tombola-11 Chama Benzriouil et...

Moussem-18-Tombola-12 Elizabeth Garcia, Colette avec l'artiste.

Moussem-18-Passion-13 les gagnants: Jo Mouret et Jalila Kebaili, ancienne du lycée Mangin.

Moussem-18-Tombola-14 Jocelyne Péroni-Feneyrol gagne un tableau de l'orientaliste Roger Vivès.

Salam-Sports-Chauvenet

Jacques Chauvenet présente le dernier numéro spécial de Salam Sports à la gloire de Just Fontaine le marrakchi qui a marqué 13 buts aux championnats du monde de 1958. Pour se procurer Salam Sports voir le lien: https://www.salam-sports.com/

Merci à Robert Lucké et à tous ceux qui ont contribuéà la belle réussite de ce Moussem 2018. Écrivons à Robert pour lui dire toute notre satisfaction.

Merci à Laurence Lavaill pour les photos souvenirs réalisées lors de ce Moussem. Elle a pris des photos en grand nombre, beaucoup n'ont pas été publiées sur ce blog. 

Cependant toutes ses photos sont visibles sur le site Internet habituel: http://arbeau.free.fr/salam/:  Rappel pour la connexion sur ce site (tous les caractères doivent être tapés en minuscule) :utilisateur : salam; mot de passe : marrakech

 

27 juin 2018

LE 36 ème MOUSSEM DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS DE MARRAKECH - JOUR 1 (samedi 23)

GUGUS A BESOIN DE SOUTIEN. NOTRE GRANDE AMIE HUGUETTE MORSA/ORIA A ÉTÉ OPÉRÉE LE 27 JUIN D'UNE FRACTURE DU COL DU FÉMUR.

HUGUETTE & SAUVEUR NE SONT PAS SEULS, LEUR FILLE CHANTAL RESTE À LEURS CÔTÉS. CEPENDANT NOUS POUVONS LEUR TÉMOIGNER NOTRE AMITIÉ ET NOTRE SOUTIEN. Chacun peut leur laisser un message dans les commentaires. Pleins de petits bisous pour soutenir GUGUS et SOSSO !

Quelques heures après l'annonce ci-dessus, Chantal nous remercie : "Un immense merci pour vos messages. Je sais que cela lui fera très plaisir. Je vous rassure tous, elle va bien et maintenant il faut qu'elle patiente et qu'elle écoute sa fifille !!! plus de galipettes et surtout à SON AGE !!! j'adore mes parents et je les embrasse très affectueusement."

LA SOIRÉE DU MOUSSEM

Les anciens de Marrakech ont afflué vers Avignon  le Week-end dernier où se tenait le 36e Moussem organisé par Robert Lucké et son équipe.

Depuis 1983 les anciens marrakchis savent se retrouver grâce aux Moussems, aux voyages à Marrakech et à la Revue Salam Marrakech qui leur sert de Trait d'Union imprimé. Cette année Robert Lucké, toujours aux commandes, a accueilli à nouveau le rendez-vous annuel des marrakchis venus de tous les horizons

LE RENDEZ-VOUS ÉTAIT LE SAMEDI AU VERT HOTEL D'AVIGNON VERS 18 HEURES 

Vert-Hotel-RV-des-marrakchis Le vert Hotel avec ses petites cours, ses tables à l'abri du Mistral et de l'ardeur du soleil, son salon d'accueil,en attente de l'arrivée des marrakchis... Mais la soirée était organisée à La Gravière, au Pontet, commune voisine de celle d'Avignon. 

Les marrakchis étaient heureux de se retrouver: 

Moussem-2018-Mouret-Achim-Giogoso Jo Mouret, Gérard Achim, Giogoso, Murcia.

Moussem-2018-Rousseau-André-Mondenar-Michel-060 Michel de Mondenard (fils du pasteur) et André Rousseau (fils du professeur Marcel Rousseau), évoquent un souvenir commun au Lycée Mangin, une histoire de pot de miel. 

Moussem-2018-ecot-Michel-Nakache-63

Quelques uns avaient oublié de réserver leur place à table; mais tout était prévu, et Michel Nakache accueullait les retardataires accompagnés de leurs chèques.    XXXXXXXXXXxXxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Moussem-2018-Robert-Frassati-83 2Le Président Robert Lucké est heureux d'avoir pu une nouvelle fois diriger l'organisation de ce Moussem et se réjouit de revoir des amis de longues dates. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 

Le Président infatiguable accueille les arrivants à leur arrivée et Laurence Lavaill prend les photos. En effet Annie et Roger Beau retenus dans le Sud-Ouest par un probleme de santé ne peuvent participer cette année et prendre les photos du Moussem. Nous souhaitons à Roger de bien se soigner et de se rétablir rapidement.

Moussem-2018-Robert-N-Jocelyne-064  Parmi les arrivants des visages connus ou moins connus, des personnes déja rencontrées l'année dernière et d'autres avec qui nous allons pouvoir échanger des souvenirs communs. Ici, Jocelyne PÉRONI / FENEYROL récemment endeuillée par le  décès de Jacky son mari.

Moussem-2018-Pomares-darriet-mouret-prof-69  A l'apéritif on rencontre au. premier rang les Pomares, les Darriet, les Mouret et le professeur Frossart qui enseigna les mathématiques au lycée Mangin, puis à son retour de service militaire au lycée Ibn Abbad et ensuite au Lycée Victor Hugo

Moussem-2018-Michel-Chama-071 Chama, venue spécialement de Marrakech pour retrouver des amis

Moussem-2018-Colette-angeloz-jocelyne-Feneyrol-73 Deux amies, ravies de se retrouver, Colette Gil/Angelloz et Jocelyne Peroni/Feneyrol. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx  

Moussem-2018-Achim-Giogoso-Frassati-Robert-75

L'apéritif est l'occasion de lever son verre à l'amitié éternelle des marrakchis.Ici Frassati, venu de Corse (île Rousse) manifeste son plaisir de retrouver des amis et des souvenirs communs. Gérard Achim, Giogoso, Lucké,...  

Laurence Levaill fait le tour des tables avec son appareil photo

Moussem-2018-Lamon-NN-Chama-80 Certains prolongent l'apéritif à table  et échangent leurs souvenirs, d'autres restent proches des sources d'akouskis et de boissons.  Madame Andrée Lamon et ses commensaux.  

Barthelasse-Angelloz-81  Madame de La Barthelasse et Monsieur Angelloz de La Baseaérienne

Moussem-2018-Robert-Frassati-Frossard-82  Madame Frassati porte un tee shirt Faultless et discute avec le professeur Frossard, pendant que d'autres palabrent autour du bar. 

Moussem-2018-Robert-Frassati-83  Deux amis, heureux d'être ensembles: Robert Lucké et Michel Frassati.

Moussem-2018-Rousseau-Barthelas-Giogoso-Darriet-84  Certains, le verre à la main persistent à rester debouts près du bar. De dos en chemise blanche, Michel Darriet.  

Moussem-2018-Kohler-Lejeune-Nakache-Bru-85 A la table des Lefevree, Michel Nakache, un soutien avignonais pour Robert Lucké

Mme-Robert-Darriet-86 Le Président va de table en table, la lumière du jour commence à pâlir et les bouteilles de rosé à se vider. 

Moussem-2018-Mistou:Ingrand-2-Baruk-88  Janine Mistou/Ingrand et les Baruk. 

Après l'apéritif, le repas avec d'abord les hors d'oeuvres au choix et à volonté 

Moussem-2018-La-Graviere-77  Toutes sortes d'entrées, crudités, fruits de mer, aubergines frites à la provençale,..  

Moussem-2018-entrées-78  Chacun trouve son bonheur et même des coeurs d'artichaut, du foie de veau, des tranches de pastèques, etc...  

Moussem-2018-jeune-classe-89 Les assiettes des hors d'oeuvres ont été  enlevées et le plat principal va être servi, en attendant Laurence Levaill prend des photos...

Moussem-2018-Angelloz-feneyrol-90 Colette Angelloz raconte des histoires truculentes, comme elle sait le faire.  

Moussem-2018-Chama-92  On échange des souvenirs de la rue Capperon.  

Moussem-2018-jocelyne-colette-Lamon93 La nuit est descendue .  

Moussem-2018-table-lejeune-94  A Gauche, Jacqueline Koller-Lefevre, ancienne de NDA, de la cantine d'Amerzgane et son mari André, à droite leur fille et leur gendre

Moussem-2018-Groupe-Lejeune-95 Les mêmes , regroupés pour une autre photo.

Merci à Robert Lucké, à son fils Jean-Baptiste, à Laurence Levaill pour les photos prises et si rapidement communiquées pour garder le souvenir et informer ceux qui n'ont pu venir pour raison de santé ou à cause  de la distance. Merci aussi à Michel Nakache pour la gestion des réservations. Merci à Chama d'être venue spécialement de Marrakech.

Merci à eux pour cette soirée de partage de souvenirs, d'échanges de nouvelles et de communication d'adresses.

Bientôt seront publiées sur le blog les photos du lendemain dimanche.