MANGIN@MARRAKECH

17 janvier 2017

PHOTOS RÉCENTES DU GUÉLIZ À MARRAKECH APRÈS LA COP22

LES BATIMENTS ET LE STADE DE L'EX LYCÉE MANGIN ONT FAIT PEAU NEUVE

Ce lycée construit à la fin des années 30 a vu passer de très nombreux élèves qui seront heureux de voir sa nouvelle apparence. Il a changé de nom au début des années 60, en Lycée Ibn Abbad et son apparence se détériorait lentement. Le récent ravalement et la restauration de son stade et de ses installations sportives montrent la volonté de donner à ce lycée un nouvel avenir

20170101-lycée Mangin Photo du 1er janvier 2017 par Chistian J

P1020854

Le lycée a retrouvé la couleur ocre-clair d'autrefois. Entre temps un ocre plus foncé avait changé son apparence. Une photo d'il y a quelques mois montre la différence. Le bâtiment avec la porte principale d'aujourd'hui au linteau droit fut construit après le bâtiment plus à gauche. On distingue à gauche la première entrée en ogive, celle qu'ont connu les professeurs et les premiers élèves du lycée Mangin.

Nous devons ces images à Lalla Claudine qui avait rencontré le directeur du lycée Ibn Abbad en 2014. Lequel lui avait expliqué que ce lycée était destiné aux sportifs de haut niveau et qu'il allait être rénové dans ce but. En 2014 le stade de sports du lycée semblait être à l'abandon. Depuis, il a été tout refait et il est utilisé aujourd'hui pour des entraînements intensifs. Qui nous procurera des photos de ce stade rénové et de l'intérieur du lycée ?

LE GUÉLIZ AU PREMIER JANVIER 2017

Un des immeubles construit sur le terrain de l'ancien Marché Central 

20170103-56-Mrk-av  Le carré Hermès 

20170103-54-Mrk L'allée centrale des immeubles qui occupent l'espace de l'ancien marché central. 

20170103-52-Mrk-av  Une autre vue des appartements des nouveaux légumes de l'ancien marché central

LE ROND POINT DE L'HORLOGE, COEUR DU GUÉLIZ EN 2017 

20170103-90-Mrk-café de l'Atlas L'Atlas et La Renaissance, lieux chargés d'histoire, un peu plus loin dans la rue le cinéma La Colisée.

20170103-48-Mrk-ex av À gauche l'ATLAS et au centre LA RENAISSANCE avec l'Avenue Mohammed V 

20170103-42-Mrk-la Renaissance La Renaissance

20170103-46-les Négociants L'immeuble LOUIS et les NÉGOCIANTS  

20170103-38-Mrk-le Colysée Tout près de la Place centrale du Guéiz, le Cinéma LE COLISÉE

L'AVENUE MOHAMMED V EX AVENUE GÉNÉRAL CHARLES MANGIN  

20170103-58-Mrk-arcades Les arcades   

20170103-84-Mrk-av Nouveaux immeubles sur l'Avenue

20170103-50-Mrk-av Les bigarradiers chargés de fruits 

20170103-86-Mrk-arcades Les arcades  restent la marque de l'architecture de l'Avenue créée il y a déjà un sièce

LA PLACE DU 16 NOVEMBRE (EX 7 SEPTEMBRE) 

20170103-74-Mrk-pl  Les jets d'eau  

20170103-80-Mrk-av L'avenue MV depuis la pace du 16 novembre

20170103-60-Mrk-angle pl L'architecture en bordure de la place 

20170103-72-Mrk-pl La grande poste centrale  

20170103-78-Mrk-pl Cafés et restaurants en terrasse sur la place

AUTRES RUES ET SITES REMARQUABLES 

20170103-66-Mrk-rue el Imam Malik Rue El Imam MALIK (autrefois Général GOURAUD) 

20170103-62-Mrk-rue el Rue Général GOURAUD (autjourd'hui El Imam MALIK)

20170103-76-Mrk-mosq La Mosquée HASSAN 2

20170103-94-Mrk-le Casino LE CASINO de MARRAKECH

L'ÉGLISE DES SAINTS MARTYRS FRANCISCAINS 

20170103-98-Mrk-église Ste La place devant l'église étonnament vide. 

20170103-102-Mrk-mariage 1957 La nouvelle fresque de l'église avec le Christ Pantocrator et les médaillons des quatre évangiles. 

L'AVENUE DE A MÉNARA 

20170103-92-Mrk-av La perspective depuis la MÉNARA vers la KOUTOUBIA avec à gauche les frondaisons du Quartier del'HIVERNAGE.  

Merci à Lalla Claudine et à Christian J. pour ces photos récentes de Marrakech-Guéliz . Elles nous montrent que la ville change mais garde quelques airs de ressembance avec ce qu'elle était il y a cinquante ans. Chacun pourra ajouter remarques et commentaires. Si à la suite d'un récent voyage vous avez d'autres photos pensez à les envoyer au bog pour ceux qui ne se dépacent plus mais que les images font rêver d'un autre temps.


10 janvier 2017

1952-1969 : UN OFFICIER ET LE RUGBY À LA BASE AÉRIENNE 707 & PROMO 56E bis

Yvette_Marsilio

Triste nouvelle, Salam Marrakech en deuil. YVETTE MARSILIO, veuve de Jean Marsilio décédé en juillet dernier, vient de succomber à la maladie. Les anciens de Marrakech adressent leurs condoléances à leur fille Dominique, à toute sa famille, ainsi qu'à leurs amis, notamment Robert LUCKÉ qui leur était très proche et appréciait beaucoup leur chaude amitié (voir l'avis de décès de Jean Marsilio)

Yvette était une ancienne marrakchia, dont le père Charles Louis BENNOT avait combattu avec le 2e RTM à Valle Corsa (Italie) où il était mort pour la France, tué à l'ennemi le 25 mai 1944.

Le service d'obsèques aura lieu ce lundi 23 janvier 13h15 au crématorium d' Avignon, 1483 Chemin du Lavarin (Crémation à 14h). Il est possible d'écrire des condoléances dans les commentaires au bas de cette page.                                                        

UN LIEN VERS LA PROMO 56 Ebis D'ÉLÈVES-PILOTES 

Promo-56E bis

Cette promo continue à se réunir après 60 ans et rend hommage à ceux qui ont quitté ses rangs pour le firmament des pilotes. On trouvera par ce lien de nombreuses photos et précisions sur la formation des pilotes à Marrakech. On voit en photo et on y parle aussi des Capitaine PRATT, Lt GASPARI, S/Lt GUYOT, sergents APFEL, BACHARAN, COMBES, DABOS, PENAUD et avec une affection toute particulière pour l'Adjudant-chef VEYNANTE qui fut longtemps leur invité. 

Lien vers le livre souvenir de la Promo 56 Ebis

ÉLÈVES-PILOTES: Michel ANDRÉ, BILLOTTE, Pierre BINET, Claude-Roger BIZOT, BIZOUARD, BOUGE, Jean-Claude CORVAISIER, FRÉJAVILLE, Jean-Louis GIRARD, Patrice de GUILBERT, GUYOT, François HAMON, Joël ISSARTEL, JAILLET, Claude JOUVANCY, LANATA, Michel MOINDROT, PETITZON, Claude PINEAU, PLAMONT,  Bernard RAULLINE, RECH, Jean-Pierre ROURE, SCHOENDORFFER, Roland SPIESS, VEILLOT,   

LE CAPITAINE-PILOTE GILBERT TALON, RACONTÉ PAR SON FILS LAURENT, ÉLÈVE À AUGUSTE RENOIR

"Bonjour, j'ai découvert le blog par hasard. Mon père, Gilbert TALON, était entre autres pilote instructeur, sur la base de Marrakech pendant plusieurs années (nous sommes rentrés en France en 1969). J'ai plusieurs photos de l'époque que je pourrais éventuellement poster. (...) Ca rappellera probablement des souvenirs à certains..."

Laurent TALON était élève à l'École Auguste Renoir, il nous communique une photo de maternelle de l'année 1967-1968. Il permet ainsi à certains de sa génération de reconnaître des visages et de les partager avec nous en indiquant les noms dans les commentaires. Laurent nous donne trois repères. 

Talon-3-Renoir-1967-68-maternelle-rang2-7e-Nicoli-Lanlo -3  Laurent TALON se trouve au 2e rang, le 7e à partir de la gauche. La maîtresse est madame NICOLI, l'aide maternelle est madame LANLO. 

L'année suivante, la photo de 1968-1969 du cours préparatoire 

Talon 7 Laurent TALON se trouve encore au 2e rang, le 3e en partant de la gauche. Si vous trouvez qui sont les autres, veuillez indiquer les noms dans les commentaires. La maîtresse se prénomme Dany qui saura trouver son nom ?

Talon-2-1955-avec-IBOS -BE707

GILBERT TALON a été affecté à la Base 707 de Marrakech entre 1952 et 1969 avec des passages dans d'autres bases marocaines: BA 708 de Meknès (1953) et BA 153 à Oujda (1955). Il deviendra capitaine pilote puis lieutenant-colonel de réserve en 1977. 

Il a été Commandant d'escadrille pendant 4 ans, Directeur des Études de la base 707, Officier chargé de la Sécurité des vols, Officier des Sports et loisirs et Directeur du Foyer du soldat. Il a été instructeur sur T6 et Fouga Magister. 

Les élèves-pilotes de plusieurs promotions ont certainement des souvenirs de lui, de même les autres cadres de la BE707 et leurs enfants. Sur la photo de 1955, on le reconnaît à droite, son élève IBOS casqué, vient d'effectuer un vol avec lui. 

Talon-5 Sur son T6

Plusieurs se souviendront aussi de ses performances sportives en Athlétisme et au Rugby

Talon-4

Gilbert TALON a été Champion d'Afrique du Nord militaire sur 400 mètres (1956), Champion du Maroc militaire sur 200m, 400m, 4x100m et 4x400m (1960), Vice-champion de France juniors civil sur 800m en 1949.

En rugby, champion du Maroc juniors avec le RUC en 1948 puis... Avecxl'ASAMxchampionxduxMarocxmilitairexenx1960...

Talon-1-Rugby-BE707-Salé-1960- 1

Équipe de rugby de la BE 707 championne du Maroc militaire en 1960 (victoire contre Salé 31 à 3). Gilbert TALON est accroupi, le 3° en partant de la gauche.  

En 1956 l'Équipe de rugby s'était déjà distinguée     Photo6-Rabat-1956-Rugby

Équipe de rugby de la BA 707 à Rabat en mars 1956 : finale Air Maroc. Gilbert TALON est accroupi, le 3° en partant de la droite. Qui sont les autres ?

ASAM-RUC

Le blog a déja publié une photo de l'équipe de rugby de l'ASAM qui vainquit le ROC et dans laquelle se trouvait Gilbert TALON. La photo des vainqueurs avait paru dans --> "Le Petit Marocain". Voir en particulier le commentaire détaillé de Marcel Martin.

Laurent TALON se souvient de la maison de sa famille et de ses voisins sur la Base, " Nous habitions une villa située sur la gauche après le rond point de l'entrée. Nous avions entre autres comme voisins, les familles : JUCHEREAU (pas sûr de l'orthographe), BOISSON (dont la fille Christine est devenue actrice de cinéma), LOGNOS, le docteur BENATIER etc."

Madame TALON, prénommée Colette a également travaillé sur la base 707 comme secrétaire. Elle a été employée successivement au service AMB (???) et aux moyens techniques.

MERCI À LAURENT D'AVOIR PARTAGÉ AVEC NOUS DES SOUVENIRS PLEINS D'ÉMOTIONS DE LA BASE 707, DE L'ÉCOLE RENOIR ET DES LIENS ENTRE RUGBYMEN DE LA BASE ET DE L'ASAM. CES DOCUMENTS ÉVOQUERONT À CERTAINS ANCIENS DE MARRAKECH DES MOMENTS FORTS DE LEUR RICHE PASSÉ. MERCI AUSSI À CHRISTIAN M. D'AVOIR SU DÉNICHER SUR LE NET LE LIVRE D'OR DES ÉLÈVES-PILOTES DE LA PROMO 56E bis À MARRAKECH. 

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02 janvier 2017

BONNE ANNÉE À TOUS LES MARRAKCHIS DE LA TERRE

2016 LAISSE LA PLACE À 2017, ET MARRAKECH RESTE EN NOS COEURS 

bonne année-koutoubia LES MARRAKCHIS SE SOUHAITENT  réciproquement UNE EXCELLENTE ANNÉE 2017

Geneviève BESSON- GUILLEN a passé son enfance à l'Ouka et à Marrakech, elle nous fait parvenir depuis sa résidence à Marbella des photos de l'OUKAIMEDEN, un lieu tant prisé des Marrakchis ! Ces photos sont de la semaine dernière et illustrent ses voeux pour l'année nouvelle. Elles ont été prises par madame Rhadija Ben Zeroual alors qu'il venait de tomber un mètre de neige sur la station. 

OUKA_2 La montagne de l'Angour sous les rayons du soleil. Certains se souviendront d'André BESSON, leur ami, vice-président du club photo et cinéma, leur moniteur de ski ou leur moniteur d'escalade, ainsi que sa famille.

Oukaimeden-3 Les chalets de l'Oukaïmeden en 2016-2017. Merci Geneviève pour ces photos accompagnant tes voeux.

Dany Stepanoff et Marcel Martin, ont communiqué leurs voeux sur le blog.

"bonne et heureuse année 2017 , la santé et beaucoup de bonheur à tous les MARRAKCHIS de par le monde."

"Ami-e-s Marrakchi-e-s 
2016 nous quitte doucement , Recevez mes souhaits de bonne santé et bonheur pour l'année 2017 qui arrive sans se presser ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers. Je saisi ce moment pour adresser à notre ami M2M mes remerciements pour l'animation de ce blog sans relâche et je lui donne sans oublier tous les autres marrakchi-e-s rendez-vous les 24-25 juin en AVIGNON pour le moussem SALAM MARRAKECH. Marrakchamitiés. Marcel Martin"

Raymond Perrenoud et Sissi, depuis la Suisse, nous envoient un oiseau pour porter leurs voeux de même Simone Perrenoud-Holmes depuis la Grande Bretagne et Marie-Jane Perrenoud-Bourgeois aussi depuis la Suisse: 

mouette champ 3 

Simone: "De temps en temps je regarde les photos du blog de nos bons jours passés à Marrakech, je fais marche arrière… en effet, cela fait plus de 44 ou 45 ans que je partais!!! Une année en Suisse et après l’Angleterre. Je venais dans une famille “au pair” en principe pour 6 mois, et c’était une famille tellement gentille que je restais avec eux même après notre mariage, jusqu’a ce que Claude et moi nous trouvions notre propre maison, dans le Nord, la région des lacs. Belle région avec petites montagnes, couvertes de neige depuis hier, et bien sur, tous les lacs. Une  Suisse réduite!! Meilleurs voeux!"

Jean-Claude David, ancien de la BE 707, auteur des "missions spéciales": "Je suis toujours là...l'année a été difficile à certains moments...je vous souhaite une bonne et heureuse année...me voila dans ma 89ème année...qui l'eut cru???; je consulte le site chaque jour...et je constate que Marrakech est toujours Marrakech;et  que de bons souvenirs...et  aussi vive le souvenir de la BE 707. Jean-Claude"

Eddy Nussli et Lucie : "Bonne et heureuse année 2017"

Maurice Calas et Claudine : "Meilleurs voeux 2017"

Les uns et les autres nous avaient aussi souhaité un Joyeux Noël de même que Bernard Joudoux et Jacqueline :Au seuil de cette nouvelle année, nous venons vous souhaiter de bonnes Fêtes et une très bonne Année pour 2017. Toutes nos Amitiés de Marrakchis, Bernard et Jacqueline"

Franck Mauviel " Une excellente année 2017" pour les LVH, les judokas et tous les marrakchis"

Roger Beau nous envoie un texte de Bernard Pivot repris par Pierre Ciaravino participant fidèle des Moussems à Avignon:

Amis,  Le soleil se couche une dernière fois sur 2016 et l’année prend peu à peu sa place dans l’album de nos souvenirs. Une après l’autre les années s’écoulent inexorablement. Et pour exprimer ce temps qui fuit, un ancien marrakchi a déniché un texte bien évocateur signé Bernard PIVOT. Il nous semble pourtant que Marrakech et notre séjour trop éphémère là-bas vivent toujours aussi forts en nous. 

En cette période de l’année durant laquelle le froid nous encercle, nous évoquons avec notre passé ce magnifique ciel pur de tout nuage au-dessus de nos têtes. 

En ces temps-là, nous étions probablement bénis des dieux, mais nous ne savions pas que quelques années plus tard nous embellirions, si faire se peut, cet antan perdu à jamais.

Que nous reste-t-il aujourd’hui de ces réminiscences éparses ? Quelques amis disséminés aux confins de cette immense boule appelée la terre,  et l’évocation d’autres amis disparus à jamais. 

À ceux qui se souviennent, je souhaite que la version 2017 soit aussi douce qu’elle aurait pu l’être si le soleil de Marrakech arrivait encore à réchauffer nos cœurs. Qu’elle nous épargne des épreuves intolérables que nous ont prodigués les deux dernières années, cette résurgence de l’immonde, du racisme et d’un populisme irréfléchi.

Chama Benzriouil le dit avec des fleurs de l'Hivernage, du Hartsi et de La Targa et nous parle de Lalla Mina :   C'est  avec  un  bouquet  de  jacarandas  de  l'hivernage, un bouquet  de  géranium  du  jardin  du  harti, et  un  bouquet  de  roses  de  la  roseraie de  La targa que  je  souhaite une  bonne  et  heureuse  année 2O17   au  président  Robert  Lucké  et  son  équipe  et  à  tous  les  adhérents  de  SALAM  MARRAKECH "   

"C'est toujours un plaisir de lire ce blogmangin qui rafraichit et rajeunit la mémoire, . Dernièrement j'ai eu des nouvelles de si Hassan Elglaoui par sa soeur lalla Mina qui vient de fêter ses 100ans , me confirmant que SI Hassan n' a qu'un souhait c est de participer encore une fois au moussem d'Avignon des anciens de marrakech, Inchallah SI Hassan on le refera ensemble, Chama"  Merci Chama pour ces voeux et ces nouvelles, transmets nos félicitations à Lalla Mina. Bon premier de l'an Berbère de Yennayer les 13-14 janvier prochain !

Gérard Achim, ancien du lycée Mangin: "J'ai visionné les films de Calas qui m'ont bien sûr rappelé d'agréables souvenirs. J'en profite pour souhaiter une année 2017 qui comblera, je l'espère, nos voeux les plus chers. En attendant de possibles retrouvailles en juin à Avignon , j'adresse mes amitiés à tous. Gérard"

Guy Ucello, charge un héron au long bec emmanché d'un long cou de porter ses voeux: 

image001

"Tout comme ces hérons, nous résistons à l’hiver de la vie, et j’espère qu’il en est de même pour vous tous. Nous vous souhaitons: la santé bien sûr, mais aussi le moral et la joie de vivre. Guy et Claudine"

Le petit fils du Général de Butler nous envoie aussi ses voeux depuis l'autre côté de l'Atlantique: "Bonjour depuis les Etats Unis. Pour information, la photographie des eleves de Dar El Beida vient de la collection de mon grand pere, le General Jean de Butler qui etait le commandant de l'ecole comme vous l'indiquez. Bonne annee 2017"

Lallah Claudine écrit aussi: Il y a des traditions qui unissent le monde... L'échange des voeux à l'occasion du changement d'année en fait partie , et cela permet de faire un petit coucou et donner des nouvelles aux amis et à ceux qui nous sont chers.

Le début d'une nouvelle année permet aussi de prendre de nouvelles bonnes résolutions...pas toujours facile à tenir, mais l'essentiel c'est d'essayer.

Nous te souhaitons ainsi qu'à tous les lecteurs et amis de notre blog bien aimé , une BELLE et BONNE année 2017 .
A toi Michel , a vous tous lecteurs du blog:
Prenez soins de vous,et de ceux que vous aimez.
Savourez avec gourmandise les jolis moments qui se présentent chaque jour,
Profitez des belles rencontres (et le blog nous en fourni)  et des petits cadeaux quotidiens auxquels on ne fait parfois plus attention , la vie quoi!
Le monde qui nous entoure est tumultueux, agité , violent , anxiogène.
Je vous souhaite à tous et toutes de savoir déceler au milieu de toute cette agitation stérile , un peu de ZENITUDE. Pas évident !!
Mais c'est un beau défi et n'oublions pas de continuer à rêver malgré tout ...
Bonne année 2017
Lalla Claudine (XIMA) et Philippe Lemaure"

Merci à tous pour vos voeux. Bonne année à toutes celles et à tous ceux qui lisent le blog. Il est possible d'ajouter des voeux ci-dessous dans les commentaires: pour Robert Lucké et son équipe, pour la revue Salam Marrakech dont le prochain numéro va paraitre, pour les rencontres et les Moussems, pour tous ceux qui maintiennent les liens entre marrakchis, ...

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27 décembre 2016

L'ORPHELINAT INDIGÈNE DES FRANCISCAINES DE BAB DOUKKALA

 (voir plus bas une photo de 10 religieuses chez madame Hindié, ainsi que des photos de leurs broderies au point de Fez, Meknes ou Safi)

blog-orphelinat

Votre Blog MANGIN@ MARRAKECH commence bien l'année, il est  au TOP parmi les blogs associatifs. Souhaitons lui de favoriser les liens entre anciens marrakchis encore longtemps. 

Vos prochains rendez-vous :

Escapade en Pays Basque 16-19 mai 2017, voir la page du 6 novembre qui précise --> les conditions.

Grand Moussem des Anciens de Marrakech - ASAM, organisé par Robert Lucké et son équipe à AVIGNON. Réservons la date du Dimanche 25 Juin 2017, à La Souvine et pour ceux qui le peuvent au Vert Hotel le Samedi 24 juin. Exceptionnellement ce sera le 4e WE de juin 2017, et non le jour de la fête des pères.

SOUVENIRS DE L'ORPHELINAT INDIGÈNE ET OUVROIR DE MARRAKECH

C’était son appellation en 1931. Un article dans la Revue de l'Association des Dames Françaises en témoigne:

L’orphelinat indigène de Marrakech doit sa fondation à la grande famine de 1925 qui fit refluer vers le nord les populations misérables du Sous. Marrakech en fut inondée et très vite, comme il arrive toujours, une épidémie de typhus se déclara.

Depuis longtemps les Franciscaines Missionnaires de Marie désiraient recueillir des orphelins, mais l’exéguité de leur maison de resources les arrêtaient. Elles profitèrent (si l’on peut parler ainsi) de l’occasion exceptionnelle.  À ce moment là on achetait un enfant pour 3,50 francs et il n’était même pas besoin de les acheter, on en trouvait suffisamment sur les tas d’ordures; ou oubliés dans les coins des centres d’épouillage par les parents qui retournaient vers le Sud.

Bientôt les religieuses en eurent vingt! Elles habitaient au fond d’une ruelle infecte, une misérable petite maison indigène dont le rez de chaussée est occupé  par la Goutte de lait.

goutte_de_lait_02 La distribution du lait stérilisé par les religieuses aux femmes musulmanes.

(note: Les religieuses étaient arrivées à Marrakech en mars 1918,  où elles commencent par fonder un ouvroir pour les jeunes filles (près du Mellah), puis non loin de la place Djemaa el Fna elles gèrent un dispensaire avec les services de la Goutte de Lait créés par la Générale Daugan en janvier 1923. En 1925 elles distribuent déja 150 biberons par jour)

Quatre pièces au premier: leurs chambres; elles les donnèrent, une d’abord puis les autres, puis leurs lits. Sur celui de la plus jeune petite soeur au doux visage souriant, on logea quatre nourrissons pitoyables qu’elles contemplaient avec extase. Les grands dormaient tout habillés à la mode indigène sur une couverture.

Pas de subventions, pas d’argent, de bonnes âmes envoyaient quelques légumes, de quoi faire la soupe,… la misère, quoi…

Mais la supérieure est une femme d’action et d’énergie; tout de suite elle mit le petit monde au travail. Les aînées commencèrent à étudier les vieux points de broderie de Fez, de Meknes, de Salé, les plus jeunes enfilèrent les aiguilles, et les tout petits bien empaquetés dans leurs petits burnous, incapables de rien faire d’utile purent encore donner le bon exemple de la sagesse, et se balancèrent avec gravité assis dans la posture corecte de tout bon oriental.

Depuis trois ans les choses ont heureusement changé; le dortoir des grandes a de bons matelas; chaque petit a son gentil berceau blanc. L’ouvroir fait de très jolies choses et les vend très bien. Comme le nombre des orphelins augmente sans cesse, on prévoit une belle maison sur un terrain du caid M’Tougui.

Hélas les petits abandonnés de la première heure ne la connaîtront pas, ni les pauvres rescapés qui dormaient à quatre sur le lit de soeur Agnés. Un coup de Sirocco du dernier et brûlant été de Marakech a emporté leur frèle existence, et leur douce petite mère adoptive les a pleurés comme si c’étaient ses vrais enfants.

Cet article paru en janvier 1931 rendait compte du trajet parcouru en trois ans après la création de l’orphelinat à Marrakech. Il a été rédigé à l’occasion d’une tournée de Madame DAL PIAZ, vice présidente de l’Association des Dames Françaises  dans les différents centres où elle a fondé ou développé des groupements ou comités Croix rouge de son association l’A.D.F.

Mme DAL PIAZ était la veuve de l’ancien Président de la Compagnie Générale Transatlantique dont le nom est resté lié au développement touristique et économique du Maroc. Une voie du quartier de l’Hivernage portait son nom, elle est maintenant appelée avenue ECHEHAHOUDA.

La création d’orphelinats pour jeunes marocains dont la gestion était prise en charge par des religieuses catholiques ne plaisait pas à tous les marocains. Ce qui s’est passé à Taroudant à la même époque en témoigne, comme on va le voir ci-après. 

À Taroudant la maladie sévissait plus encore qu’à Marrakech. Les enfants abandonnés de la campagne étaient regroupés sur la ville. Quand il y en eut plus de cent, on fit appel aux Franciscaines missionnaires de Marie, et on les installa avec les orphelins dans une charmante maison indigène avec un “riad” rempli d’orangers et un grand terrain bien arrosé par des séguias.

Sur une dénonciation anonyme on décida de rendre les enfants à leurs tribus. La supérieure courut se jetter aux pieds du capitaine Denis, commandant le poste; lui représentant l’effet déplorable produit. Que penseraient les inigènes en voyant rendre à leur misère les enfants que la France avait officiellement promis d’élever. Le commandant se laissa facilement convaincre; il téléphona à Agadir; Agadir informa Marrakech; et le Général Huré intervint auprès de Rabat pour qu’on s’en tint là.

L’orphelinat est sauvé maintenant; il y reste 60 enfants; les garcons s’exercent au jardinage de leur terrain, sous la conduite du Père Patrice, un véritable franciscain joyeux et actif comme son saint patron. C’est soeur Bénigne, au visage doux comme son nom, qui s’occupe des petites filles et naturellement elles travaillent à l’aiguille.

Cet incident est significatif, d'ailleurs à Marrakech on parlait moins d’orphelinat que de la "Pouponnière" fondée par l’épouse du Général Daugan, chef de région, que l'on voit sur la photo ci-dessous en chapeau lors de la pesée d'une petite fille sur une balance Roberval.

franciscaines-marrakch

Il y avait un autre orphelinat à Marrakech, une association musulmane s'occupait des garçons: Société musulmane de bienfaisance, orphelinat et asiles de la Médina ( Djamaal el-Kheïriya el Tsiâmiya) 

Moulay_Hassan_Sarsar_MarrakechEn juin 1929, le Chérif Moulay Hassan Sarsar a convié à un plantureux pique-nique les pupillles de l'Orphelinat musulman de Marrakech. Le journaliste des Annales commente: "Ce fut pour ces enfants une délicieuse après-midi d'ébats dans l'une des propriétés du Chérif généreux qui avait frêté un car automobile pour le transport de ses petits invités: sous les frondaisons de verts jardins proches du Tensift,...

Le Chérif Moulay Hassan Sarsar

Le journal LA CROIX annonçait à la fin de 1931, le 14 décembre, que Mgr VIELLE, évêque de Rabat, avait béni solennellement les nouveaux locaux de l’orphelinat des soeurs franciscaines missionnaires de Marie. “La maison à deux étages est spacieuse et claire avec les diverses pièces aménagées à la manière du pays, afin de ne pas “déclasser” les enfants qui y seront éduquées. Désormais, le nombre des orphelines qui pourront être reçues sera supérieur à ce que pouvait contenir la très pauvre maison de la médina. Le Glaoui, grand et célèbre pacha de Marrakech, a tenu à contribuer largement à cette oeuvre.”  Cet article du journaliste de La Croix titrait: "Orphelinat de Notre Dame des Martyrs" montrant ainsi l'ambiguité autour du nom officiel de l'orphelinat.

Les soeurs franciscaines missionnaires de Marie formaient les orphelines à la broderie et leur aprenaient des points d'aiguilles faisant partie du patrimoine du Maroc, point de Fez, de Meknes, de Safi,.. . Cette formation permettait aux fillettes de réaliser des travaux susceptibles d'être vendus. En sortant de l'orphelinat elles avaient un métier. 

orphelinat-broderie-1933 Une salle d'apprentissage de la broderie avec les soeurs  accompagnant les orphelines.

À partir de 1955, la formation des orphelines principalement manuelle avant, devint plus scolaire par un niveau plus poussé en écriture, lecture et calcul.

COMMENT RETROUVER LA TRACE DES DEUX ORPHELINES ISA et MINA ?

Le blog reçoit une demande: "Je recherche 2 sœurs scolarisées dans les années 40-50 à la mission, à Marrakech, elles se prénomment ISA et MINA BOUDA fille de (Tahar) BOUDA. Elles sont nées en France et sont arrivées jeunes avec leurs deux parents au Maroc. Malheureusement leur mère décède à la traversée France-Maroc. Mina et Isa ont vécus alors dans une campagne marocaine avec leur père. Les sœurs maltraités par leur belle mère sont envoyées alors dans une mission à Marrakech par leur père. Malheureusement leur père meurt soudainement et nous perdons la trace de ces 2 jeunes sœurs. (Peut être retournées en France chez leur famille maternelle) 
Si quelqu'un possède une information quelconque sur ces jeunes sœurs je vous en serais reconnaissante. (Je suis leur arriere petite nièce) 
Merci         
ASMA."

Répondre par le lien "contacter l'auteur" en haut de la colonne de gauche.

Annie Moreau/Castillo, ancienne du Lycée Mangin, conseille de rechercher également du côté de L'école religieuse Notre Dame des Apôtres  près de la Villa Taylor. (NDA). La difficulté est qu'aujourd'hui ce sont des soeurs libanaises qui connaissent l'arabe et non plus les soeurs françaises qui ont peutêtre des archives à leur centre de la région Lyonnaise.   

Qui nous aidera à retrouver des témoignages ou des documents ?

LA MÈRE DE NABAOUIA ÉTAIT À L'ORPHELINAT DE BAB DOUKKALA AVANT D'ÊTRE ADOPTÉE, ELLE Y A APPRIS À BRODER (voir la photo d'une de ses belles oeuvres finement brodées), NABAOUIA CHERCHE À SAVOIR  ...

Broderie-Taizi"Bonjour, je suis la fille d'une ancienne residante de l'orphelinat de bab Doukkala. Ma mère m'a parlé de cet orphelinat il y a quelques années seulement. Troublée par le fait que ma famille que j'adore (cousin cousine oncle grand mere etc...) ne soient pas ma famille biologique je cherche a savoir si des personnes ont des renseignements sur cet endroit. j'ai lu plus haut qu'une personne avait mentionné cet orphelinat tenu par des Soeurs. Elle y etait en 1956 et y est restée presque 10 ans avant de se faire adopter par ma grand mère Bimik Hachouma. Ma mère a encore des souvenirs mais moi j'aimerais en savoir plus. Je sais que ce message est un peu comme une bouteille jetée à la mer mais je garde espoir. merci par avance."

Monsieur MEERT dans son commentaire a conseillé à NABAOUIA de prendre contact avec les franciscaines à Casablanca. Nous lui avons communiqué les photos de 1930 ci-dessus.

Qui aurait d'autres photos, soit de l'orphelinat, soit des orphelines, soit des Soeurs Franciscaines à partager afin que NABAOUIA puisse les montrer à sa mère et en parler avec elle ? Qui pourrait lui transmettre un récit de souvenirs ?

Il est probable que dans les archives des soeurs franciscaines se trouvent des "journaux de maison" des correspondances de soeurs, des témoignages dans leurs Annales, des rapports annuels. Les écoles primaires et secondaires ont été marocanisées entre 1975 et 1980 tout en gardant les orientations éducatives des soeurs.  À Casablanca on peut prendre contact avec soeur Claire Hantouche, franciscaine missionnaire de Marie, bilingue franco-arabe car d'origine libanaise. Elle est au Maroc depuis 1992 et au centre d'Anfa à Casablanca deouis  2001. Qui sait si les soeurs franciscaines de l'orphelinat de Marrakech vivent encore au Maroc ?

JEAN-PAUL HINDIÉ répond à notre requête en envoyant une photo de plusieurs soeurs franciscaines qui avaient été reçues chez lui.

DIAPOS EDGARD 2 025  Jean-Paul nous fait un beau cadeau avec cette photo, en ce début d'année 2017 qu'il nous souhaite belle et heureuse!!! Il nous commente la photo qui est de 1966: 

"Ma mére Janine Hindié-Oustry était trés proche des soeurs de Bab Doukkala et a fait beaucoup pour les soutenir....Et a été une trés bonne cliente de leurs ouvrages pendant des décennies....Ci joint une photo de Maman au milieu des soeurs à la maison chez mes Parents....

AJAX et EDDA -1966

En outre un souvenir particulier....Quand mes parents ont été contraints de quitter La Targa, ce sont les soeurs qui ont recueilli leurs chiens.... nos compagnons de l'époque......". Finalement EDDA, plus agée est "partie" avant le départ des Parents pour la France......AJAX seul a rejoint les soeurs......"

Jean-Paul nous montre aussi le travail d'aiguille que les soeurs et les orphelines réalisaient.

Nappe-orphelinat-marrakech-312

"Ci-joint quelques clichés des oeuvres des soeurs..... Elles produisaient beaucoup de "pièces" différentes..... Déco de table, napperons, nappes, serviettes.... burnous brodé pour bébé..... Et sans doute bien d'autres choses.... Et de couleurs différentes....

P1070307 L'intérét de leur travail réside entre autres dans la finesse du point et le fait qu'il n'y ait pas d'endroit ni d'envers.....

P1070305 ...Je suis loin d'étre connaisseur.....Sans doute des "Marrakchia"pourront compléter ces explications !!!!!"

P1070317 2 P1070314 2 Merci à Jean-Paul et à tous ceux qui comme lui partageront leurs souvenirs sur le blog.

Le siège des FMM se trouve 32 avenue Reille, 75014 Paris. Qui se charge de les contacter pour recueillir des souvenirs de l'orphelinat de Marrakech ? tél. 01 43 13 11 50 

Grâce à cette page et aux photos de Jean-Paul nous avons répondu au moins partiellement à la quête de NABAOUIA et de ASMA, elles nous disent:

- "Bonjour et tout d'abord un GRAND MERCI. j'ai envoyé les photos à ma maman elle me dit qu'une seule sœur lui dit plus ou moins quelque chose. Bon c'était maintenant il y à 50 ans il faudra peut-être du temps avant que les souvenirs reviennent. En tout cas il s'agit bien de ce type de broderie. J'ai retrouvé dans mes serviettes une serviette qu'elle avait confectionné. Merci pour vos recherches et votre investissement totalement gratuit."
- "Je vous suis très reconnaissante, vous venez de m'aiguiller sur plusieurs pistes, je vais donc appeler les sœurs de Paris, également les sœurs de Lyon pour récolter plus d'informations si elles en connaissent.
Je vous remercie encore pour la création de la page sur le blog Mangin qui communique sur mes arrières cousines."


20 décembre 2016

RECHERCHE D'INFOS : QUI TROUVERA LA RÉPONSE ? LES RÉPONSES ?

J_Noel_nouvel_an

Serge dont le père était officier au GT514 a conservé pieusement un cadeau de Noël confectionné par les Appelés de l'atelier de menuiserie de ce Groupement du Train. Une pièce unique, un garage station service comme on en voyait autrefois. C'est pour nous l'occasion de rendre hommage aux Appelés qui préparaient Noël en pensant à la joie des enfants du corps recevant leurs cadeaux

Garage_Bizeau__Marrakech"...un garage de réparation voiture, avec un étage pour le parking et sa rampe d’accès,  deux vitrines et devant, la station d'essence. Le tout peint en blanc avec liserets rouge et bleu et deux boules de ping pong figurant des éclairages; encombrant mais magnifique!!!"

Merci à Serge pour cette photo du jouet devant la cheminée; il nous permet de partager ce souvenir avec lui et d'évoquer les Noëls à Marrakech

Serge nous envoie aussi un autre cliché, pris en aout 1976 à Marrakech

Marrakech_camp_des_oliviers_6 

Serge Bizeau: "La vue embrasse le Camp des Oliviers plein Ouest avec l' abreuvoir situé derrière les murs du 2ème RTM. C'était aussi le chemin pour nous rendre à l'Ecole du Camp-Mangin. C'est sur ce terrain vague dans lequel coulait un torrent les jours de grandes pluies, que la Garde-Noire à cheval faisait ses préparatifs de défilé. Ils étaient superbes et impressionnants, pour un gamin de 9 ans."

DEUX ÉNIGMES À DÉVOILER

1- QUESTION SUR LA VENUE DU ROI DU MAROC À MARRAKECH

Mohamed_V_

"Maurice CALAS a tourné un film de la venue à Marrakech du Roi MOHAMMED V, mais ne se souvient pas de la date de cet événement. Qui pourra lui indiquer la bonne réponse?  Il précise sa demande: 

"Chers "salamistes" J'ai besoin de votre mémoire.

J'ai filmé la visite officielle du roi Mohamed V  à Marrakech: le  défilé des forces armées royales avec encore les tenues et le materiel français, la foule énorme sur la place encore du 7 septembre et des dizaines de fantasias le long des remparts dont celle de Bab Doukkala. Ce petit film en 8 m/m doit durer cinq à six minutes. et je voudrais trouver la date de cet événement, pour l'inclure dans le titre.

J'ai un point de repère, grâce à la gentillesse d'un inspecteur de police marocain , j'ai filmé depuis la tribune réservée au corps diplomatique à coté du consul de Suisse Mr Wachsmuth c'est à dire que j'étais aux premières loges , en face de moi se tenait le prince Moulay Hassan sur un magnifique cheval, la tribune était installée le long de la nouvelle Poste, donc l'événement a eu lieu en 1959 ou 60, il me semble que c'était au mois de novembre, quel jour ? Cette séquence est d'autant plus précieuse que le film de Raymond Carnuccini  bien plus long que le mien reste toujours introuvable. Merci de réveiller vos mémoires ou celles de vos connaissances au Maroc et de trouver ces renseignements.

J'espère pour bientôt un commentaire révélateur de cette fameuse date."  Maurice Calas. 

25___PCCM___pht_pr_s_de_Bab_Doukala_visite_du_Roi Le même jour, la réception près de Bab Doukkala.

 

2- QUI A CONNU LA FAMILLE À MARRAKECH D'UN HÉROS DE LA GUERRE 39-45 TUÉ EN LIBÉRANT PARIS LE 24 AOUT 1944  ?

Jean Luc GÉRONIMI était parti rejoindre l'Armée du général de LATTRE avec deux copains du lycée Mangin: DIOT et CASANOVA. A la fin de la guerre, les marrakchis donnèrent son nom à une des rues qui joignaient le Guéliz à l'Hivernage (aujourd'hui rue El Iman Charif).

Classe-Geronimi-36-37 GÉRONIMI se trouve au deuxième rang, tout à fait à droite, à côté de son voisin il parait de petite taille. 

D'après sa cousine Marie, les parents de Jean-Luc GÉRONIMI se trouvaient à cette époque sous l'occupation en Corse. Une question se pose alors,.. chez qui habitait Jean-Luc alors qu'il effectuait ses études au Lycée Mangin ?

Jean-Luc n'est pas parti tout seul pour rejoindre de LATTRE, il y avait avec lui Jacques DIOT, qui sera brûlé sérieusement et Marc CASANOVA, blessé plus légèrement à la main, le seul debout des trois le 25 aout 1944. Son char le Montmirail fait partie des trois premiers chars qui déboulent sur la place de l'Hotel de Ville à Paris

Montmirail-Casanova-25aout44  Le Lt Louis Michard, commandait la section de chars (+28-01-45), Gaston Eve survivant, Paul Lhopital, chargeur et radio survivant, Marc Casanova, co-pilote et mitrailleuse survivant, Etienne Florkowski, Sergent Georges Commeinhes (versé ensuite sur le char l'Austerlitz (+23-08-44).  La ville de Bourg-la-Reine à la Croix de Berny où eut lieu l'engagement contre les allemands du char Elchingen II a posé une plaque à la mémoire du jeune lycéen marrakchi.

CROIX-DE-BERNY  Le char Elchingen II appartenait à la 2e compagnie du 501e RCC, régiment de chars de la 2e DB.

Mais chez qui et où habitait Jean-Luc GÉROMINI à Marrakech ?

Nous ne le trouvons pas sur la photo des internes du lycée Mangin.

En revanche quelques années plus tôt, sur une photo de classe de l'École du Guéliz, apparaît JP GÉRONIMI

ecole-gueliz-35-3637

Géronimi est dans le rang du haut le 2e à partir de la droite. (photo Salam Marrakech) autres élèves Marcel DUSSONI, MIKAÏLIDES, BARBERA, Pierre LAUVRIÈRE, ROUSSEAU, BIGARIÈS, Louis HYPERT, TENA,POGGIOLI, CIRCHIA,PAGAN, JOUANY, GUÉDAN, FONT, ORIA, CALVEZ.

Il y avait un Dominique GÉRONIMI, collecteur principal, à la poste du Guéliz en 1937, mais il n'était pas de la famille proche de Jean-Luc. Par ailleurs la mère de Jean-Luc était une LUCIANI, or il y avait une famille de ce nom au Guéliz et certains ont connu Barthélémy LUCIANI dit "Bartho". 

Merci à ceux qui auraient des souvenirs de Jean-Luc et de ses proches de les partager avec nous pour que la mémoire de ce héros marrakchi ne s'efface pas.

Si vous avez des questions sans réponse sur le Marrakech d'autrefois, vous pouvez les poser à votre tour et les partager sur Mangin@Marrakech, il est probable qu'un des lecteurs aura la bonne réponse.

Prochainement nous parlerons de l'orphelinat des soeurs franciscaines de Bab Doukkala en réunissant des informations peu connues et en cherchant à mieux connaître une institution qui parlait peu d'elle-même.


15 décembre 2016

LE PHOTOGRAPHE O. KYNEL À MARRAKECH

LE PHOTOGRAPHE O. KYNEL S'INSTALE À MARRAKECH AVANT 1937

Au début il signe O. Kynel, puis seulement KYNEL. Son prénom est Oldrich, ce qui est une version tchèque de Ulrich. Il est arrivé à Marrakech par la Légion étrangère dont il sort avec le grade et la retraite de capitaine. Il a épousé une Alsacienne, probablement de Mulhouse.

Rolleiflex_Auitomat_3

Sur l'annuaire de 1937 le studio-photo de Oldrich KYNEL ne figure pas encore. Il a choisi de l'installer au bas de l'Avenue Mangin, au plus près du camp militaire et face au premier cinéma de la ville Le Régent. Les autres photographes déjà sur l'annuaire sont ZURITA, FÉLIX, VRITONE, ROUDNEV ET ZERMAS.

KYNEL ne lésinait pas sur la qualité du matériel, il se servait du nouveau ROLLEIFLEX. Personne d'autre que lui n'avait le droit d'utiliser le sien... Roger BEAU qui a travaillé occsionnellement comme photographe pour le studio se souvient: "On ne voyait que très rarement Monsieur Kynel au magasin, et même alors, il était peu disert. J’ai pu apprécier ses compétences de photographe, car j’ai pu voir certains des tirages de grande qualité que le couple m’a présentés, avec comme maigre indication de l’épouse : voici des agrandissements de photos de mon mari. Son appareil de prise de vues hors studio était un ROLLEIFLEX datant probablement des années 1938 ou 1939. Il me l’avait montré mais sans jamais me proposer de l’utiliser, même à titre d’essai. Son propre neveu, un photographe professionnel que le couple KYNEL  avait fait venir d’Alsace sous contrat pour une durée d’un an en 1955/1956, n’a jamais eu lui-même entre les mains cet appareil."

On peut distinguer plusieurs types de clientèle visés par KYNEL: les militaires d'abord qui joignaient des photos à leurs correspondances, les revues et publications poiur illustrer leurs articles, les journaux quotidiens pour les reportages, les sociétés et associations pour leurs événements, les photos de classes, les fêtes familiales ou religieuses.

KYNEL fait des reportages sur les événements liés à l'armée

Spahi-Bernon Le Spahi Bernon en compétition 

Prepa-para-Kynel Préparation parachutiste

Roger BEAU explique pourquoi KYNEL préfère la vente de photos à celle de cartes postales: "Monsieur Kynel lui- même ou son épouse n’ont probablement, à ma connaissance, jamais produit ou signé de cartes postales. Ils privilégiaient la vente de petites photos (format 6x9 ou 7x10 cm mais aussi en 13 x 18 cm) typiques du contexte touristico-culturel de Marrakech en les proposant à la vente à cette clientèle particulière que représentaient les militaires français appelés des contingents qui déboulaient en fin d’après-midi des nombreuses casernes du camp Mangin, et qui allaient rarement déambuler ou photographier en médina. La position « géographique » du magasin KYNEL était particulièrement appropriée  : juste en face du cinéma Régent, donc dans les 20 premiers mètres de l’avenue Mangin en sortant du camp militaire. Ces jeunes gens expédiaient certainement les photos à leurs parents ou amis de métropole, sans doute en omettant de préciser qu’ils n’étaient pas les auteurs de ces images. Des cartes postales auraient eu une taille plus importante (9 x 14 cm en ces temps-là), mais n’auraient jamais pu cacher leurs origines, aux dires de madame KYNEL..."

ILLUSTRATION DE LA BEAUTÉ DE MARRAKECH DANS DES PUBLICATIONS

Kynel-1939

 Une porte traditionnelle dans un jardin d'oliviers . Cette photographie a été choisie par Jean du PAC, pour illustrer la revue l'ATLAS, numéro spécial du printemps sur le Tourisme à Marrakech en 1937. 

Atlas-37-Kynel-Foire-pavillon-0-1910 Un pavillon du jardin du Hartsi 

Atlas-37-Kynel-Bijoux-Foire-17-2610  Photographies pour la revue l'Atlas

Atlas-37-Kynel-Remparts-02-1110 Remparts

LES ASSOCIATIONS DE MARRAKCHIS ET DU SUD 

Photo-Kynel-AGM L'association de Gymnastique de Marrakech (AGM) participe au défilé 

KYNEL-AIU-PHOTO-mogador 2 LE photographe officiel des établissements scolaires à MARRAKECH était ROUDNEV. C'est donc à Mogador (Essaouira) dans l'établissement de l'Alliance Israélite que Kynel va opérer.

KYNEL s'investit parfois dans le photo-reportage. Le numéro du 8 aout 1937 de l'Écho d'Alger reproduit une de ses photographies.

Kynel-8aout1937

Kynel traite cet horrible événement de manière sobre, le criminel aux pieds enchaînés tenu par le Moghazni. L'article qui accompagne la photo est du correspondant de l'Echo d'Alger à Casablanca.

Du 3 aout: À quelques kilometres de Marrakech, sur la route du douar Houziza, un homme d'une trentaine d'années, Mohamed Ben Mohamed, devenu subitement fou furieux a égorgé un jeune paysan, puis l'éventrant lui a arraché le coeur et le foie. Quelques minutes après, il attaquait un jeune berger, mais le jeune homme vigoureux, se dégagea et prit la fuite.

Des femmes étaient accourues à ses cris. Ben Mohamed se précipita sur l'une d'elles, arracha le bébé qu'elle tenait dans ses bras, l'éventra et lui arracha le coeur et le foie avant même que les hommes du douar accourus aient pu le maîtriser.

Après son arrestation, Mohamed Ben Mohamed, redevenu calme s'est confiné dans un mutisme absolu. Il semble n'avoir aucun souvenir des deux horribles crimes qu'il a commis coup sur coup.

LES ÉVÈNEMENTS RELIGIEUX

Le parvis de l'église des Saints Martyrs fut le théâtre de nombreux clichés pris par Kynel 

communion_solennelle-Eglise_Saints-Martyrs_Cliché Kynel1949_Collection-Roger Beau Cette photo de communiants a été choisie pour illustrer l'événement "100 ans de Guéliz".

Eglise-protestante-Kynel9jpg L'entrée du temple protestant de l'Hivernage à l'occasion de la fin d'un service d'obsèques. (Photo Kynel)

 

LE STUDIO KYNEL AU 17 DE L'AVENUE MANGIN EN 1955-56

Photo Kynel_Blog03 juillet 2010

Les KYNEL habitaient rue Clémenceau, mais leur studio  se situait au bas de l'avenue Mangin. La devanture du studio montre une grande variété de portraits. 

En mai 1956 plusieurs photos montrent l'équipe KYNEL en commençant par la souriante Fanny, la personne de confiance de madame Kynel. 

A.x-xFannyxdevantxunxagrandisseur :

A 1956 05 a06 Fanny, Labo Kynel

B 1956 05 a07 Monique, Cliquot, Labo kynel

 

B. Monique Coutard, salariée, dans le labo d’agrandis -sements, et Michel Cliquot, un ami des KYNEL,

 

 

 

 

 

 

 

C.  Fanny au studio se préparant à effectuer une séance de portraits ;

D 1956 06 02 03 Monique Coutard, Labo Kynel  D. Derrière Monique Coutard, on aperçoit le présentoir des images en format 6 x 9, et, sur la table, le présentoir des images en format 13 x 18 cm proposées à la vente ; Monique Coutard est décédée il y a un an.

E 1956 06 b 14 Claude Parisot,Monique Coutard, Cliquot

E.  A l’occasion d’un reportage au jardin d’été debout Claude Parizot, Monique Coutard et Michel Cliquot ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

G-1956-07-13 03 RZK Claude, Monique et Cliquot

 

 

F.    Claude Parizot , Michel Cliquot et Monique Coutard, juste avant un reportage en médina ;

 

 

F 1956 06 b 17 à droite Les Kynel, avec le bébé Parisot G.  A droite O. Kynel, sa femme tenant dans les bras le premier bébé de leur neveu Claude Parisot, né à Marrakech ;

I 1956 08 12 Monique Coutard Labo Kynel H. Monique Coutard devant le présentoir

J 1956 09 02 17 Fanny et son mari au magasin Kynel

I. Fanny préparant la recette de la journée (aidée de son mari militaire de la B.A. 707) ;

 

 

 

 

K_1956__09_05_33_Fanny_et_une_apprenttie_magasin_Kynel J.  Fanny expliquant  à une nouvelle recrue l’organigramme du travail de la journée.

Claude PARISOT, neveu de O. KYNEL collabora pendant au moins une année complète, comme photographe dans l'équipe KYNEL. A la même époque Roger BEAU effectua plusieurs reportages pour le studio Kynel. Il partage avec nous ses souvenirs de l'époque:  "J’ignore la date des débuts de photographe d'O. Kynel à Marrakech, mais il me semble (sous toutes réserves, car ce n’était pas un grand bavard) qu’il est venu au Maroc, à l’origine, en qualité d’officier de la légion étrangère. Si des photos de lui ont été publiées en 36/37, il semblerait qu’il était alors déjà installé et donc libéré de son engagement dans l’armée. Madame KYNEL, dont je n’ai jamais entendu le nom de jeune-fille, ni le prénom, était sûrement d’origine alsacienne, mais j’ignore si le neveu qu’ils avaient fait venir d’Alsace en 1955 et 1956 (Claude PARISOT), était parent de monsieur ou de madam." 

D'autres photographies concernent le neveu des KYNEL, Claude PARISOT et seront publiées ultérieurement.

Merci à Roger BEAU pour sa contribution et ses photographies. Comme O.KYNEL n'a pas édité de cartes postales, nous avons peu de clichés de ses oeuvres. Mais peutêtre certains des lecteurs du blog disposent de photos avec le tampon du studio Kynel. C'est volontiers que le blog les éditera pour compléter cette page sur un ancien photographe de Marrakech.

08 décembre 2016

LES ANCIENS DU SAM ET DU KAWKAB ET CEUX DU LYCÉE MANGIN EN DEUIL

MARIE CLAIRE BRUNET ÉTAIT LA CAMARADE DE CLASSE DE NOMBREUX AMIS

Jean-Paul BERNARD; Jacques DERSY; Michel SIMON; Yvan CAUMER; Pierre BOEUF; Jacques DEVAUTOUR;  Henri OBADIA; Bernard ROUSSEAU; René MERLE; Michèle CHEVALIER; Zoubida AÏT MESBAH, Marie-Anne FERRY; Marie BITTON; Monique MARIN; Marie-Claire BRUNET; Suzane BOYER; Marie-Thérèse MARTINEZ; Bernadette CADART; Jocelyne PERRONI; Annette AFRIAT; Renée ASSAYAG; Roselyne de SAINT-BON; Chantal MOITIER; Martine HARDY; Reine MIMRAN; Odette YOULY; Mme VARALDI, prof d'histoire-géo, Michèle ANDRIEU; Claude MARTEL; Francette TORONDEL; Michèle ROUTIER; Madeleine SUEL.

Classe de Anne-Marie BRUNET2_p

On les retrouve sur une photo de classe de 1955. Les amies inséparables de Marie-Claire étaient Madeleine SUEL et Suzanne BOYER, la fille du pharmacien de Marrakech.  Suzanne et Anne-Marie s'étaient perdues de vue car Suzanne avait été absente de Marrakech précisément l'année où Anne-Marie avait quitté définitivement la ville. Nous apprenons ces jours-ci qu'elle fut institutrice et qu'elle est décédée il y a cinq ans. C'est ce que nous révèle une investigation d'un ami, Gérard, auprès de sa commune de naissance, Aiguines dans le Haut-Var.

Nous adressons nos condoléances à la famille de Marie-Claire, ses enfants, ainsi qu'à ses amis. Ses camarades du lycée Mangin reçoivent cette nouvelle avec tristesse.

EN SOUVENIR DE JOSEPH THOMAS ET DE SA FAMILLE

Grace à sa nièce Nathalie, fille de François nous savons que Joseph THOMAS, qui fut goal du SAM, puis du KAWCAB est décédé le 30 octobre. Ses obsèques ont eu lieu le 1er novembre à Malaga. Son fils prénommé comme lui Joseph et surnommé Jojo est décédé lui aussi en 2016,  le 2 février. Nous adressons nos condoléances à sa famille et notamment à ses filles Pascale qui habite Malaga et Martine qui vit au Maroc.

"Joseph THOMAS, nous écrit Nathalie, était un goal très renommé et nous en parlons avec beaucoup de fierté (les articles de presse témoignent de sa valeur) . Il était le second des douze enfants. Une famille unie, aimante et respectueuse grâce à mes grand parents. Ma famille était très liée avec Just Fontaine.  Joseph a passé plusieurs années du côté de Marseille ou il entraînait une équipe de jeunes. Il parlait de football avec passion."

LES GARÇONS DE LA FAMILLE THOMAS

Famille-Thomas-MRK Nathalie commente:  gauche mon grand père Antoine Thomas, en haut Jean, dit Jeannot, François ( mon papa), Raymond, Joseph, accroupis: Marcel, Henri, Philippe, et Antoine dit Chaffy. "

Joseph-Thomas-Goal-70  Le blog a déja parlé du SAM, ce grand club, voir le lien : http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2013/09/12/28006598.html

arret-goal-joseph-thomas77  Le goal volant anticipe

Goal-Joseph-Thomas69 

saut-goal-Thomas-joseph76   Les sauts 

THOMAS-POINGS2 2  La saisie de balon

Thomas-saisie-en-vol-92  La presse souligne les performances

DSC_0187  Souvent en difficulté devant SAFI, Le SAM s'en tira grâce à THOMAS - SAFI et SAM 1-1. Arbitrage extrémement sévère de M. CANU. Spectateurs: 600; recette 67000 francs. Buts par ABID, (10e minute -PÉNALTY) pour l'USS et par DUCOURNEAU (24e minute) pour le SAM.

DSC_0188 2

USS: MARTINEZ, PERES, M'HAMED, CARLOS, ABID, ABEDELKADIR, B'DARDINE, OUAZZANI, BEN LARBI, MUSTAPHA, ABDERRAHIM, (ENTRAINEUR: VAN HACKER)

DSC_0189

SAM: THOMAS, BOUCETTA, COLAN, HAMMID, CHINOIS, MOULAY ABDSALEM, MARTINEZ, DUSSANT, DUCOURNEAU, LAHOUCINE, MAMOUN (ENTRAINEUR: AUVERGNE)

Les arrêts de THOMAS: 34e minute, puis 3e, 10e, 19e, 30e "THOMAS A SAUVÉ LE SAM"

MEILLEURS JOUEURS POUR LE SAM: THOMAS, CHINOIS, DUCOURNEAU, POUR SAFI: B'DARDINE, OUAZZANI, ABDERHAIM. (on trouvera sur ce blog une page sur --> Ducourneau)

 

DSC_0190

 THOMAS éblouissant et le K.A.C.M. obtiennent le nul devant le T.A.S. !O à O)

Stade PHILIP Casablanca

4175 spectateurs, recette: 216000 francs; 

Bon arbitrage de M. FRANCO J.;

Meilleurs joueurs: TAS: ABDERHAIM, ZAZ, SELLAM; KACM: THOMAS, BEL LARBI, PETIT AOMAR.

DSC_0191

Merci à Nathalie de nous avoir communiqué ces photos et ces articles de presse. Nous gardons un très grand souvenir de Joseph THOMAS qui a fait vibrer le football marrakchi. Nous adressons nos condoléances attristées à sa grande famille. 

30 novembre 2016

LES ANCIENS DE MARRAKECH FILMÉS - DEUX FILMS EN CADEAU DE FIN D'ANNÉE

Votre blog Mangin@Marrakech vous propose de revoir en films nos amis de Salam Marrakech tels qu'ils étaient il y a quinze ans lors du rassemblement du Moussem.

P1030738

Il s'agit de deux films en couleur tournés par Maurice CALAS en 2000 et 2002 et d'une durée de 12' à 14'.

Maurice CALAS filme les Marrakchis depuis les années 1950, tant au Maroc que dans les Moussems. Il nous fait l'amitié de nous ouvrir sa filmothèque personnelle afin que nous puissions retrouver nos souvenirs.

Nous avions déjà les photos de Annie, Roger et Jean-Yves BEAU qu'ils mettent gracieusement en ligne. Ces photos commencent au Moussem de 2004 en Avignon et se poursuivent d'année en année.  Vous pouvez les voir y compris celles de 2016 sur le site dédié http://arbeau.free.fr/salam/     Il faut écrire en minuscules d'une part le nom de l'utilisateur : "marrakech" et d'autre part le mot de passe : "salam"

arbeau-nom-salam

Les cinq points représentent les cinq lettres de salam

En regardant ces films vous trouverez des visages amis de ceux qui ont participé aux Moussems 2000 et 2002. Si vous y étiez, vous vous y reconnaîtrez certainement et peutêtre aussi: Kiki FONTAINE, Claudine MARTINEZ, Roger VIVES, André GREMILLET, Jacques DELAVIÈRE, Robert LUCKÉ, Jacky FENEYROL,...etbien d'autres.

Pour accéder à ces deux films de Maurice CALAS il est nécessaire d'activer ce lien: FILMS DES MOUSSEMS 2000 & 2002

Sur les films, les personnes ne sont pas identifiées, mais si vous les reconnaissez vous pouvez dans les commentaires rappeler vos souvenirs.

Extrait du programme du Moussem 2000 publié par Robert Lucké sur le n°65 de Salam Marrakech:

Le dimanche 25 juin, tous les Anciens se retrouveront, au centre de Loisirs de La barthelasse où les portes s'ouvriront à9 heures. Le billet d'entrée donne droit à une dégustation de thé à la menthe et à participer à une tombola. Dans la matinée débutera un grans concours de pétanque, la coupe Jean-Claude Stange sera remise en jeu par la doublette Desbarat/Berger vainqueur de l'an dernier. En plus un superbe trophée offert par notre amie Evelyne Martinez (dont les parents tenaient le clos de l'ASAM) sera mis en compétition.

Égal à lui-même, notre ami le peintre orentaliste mondialement connu Roger VIVES offrira encore cette année deux huiles de ses compositions de garnde valeur (20000 francs). En plus, un tableau offert par notre camarade François ROS et de nombreux lots remis par Jean-Claude GIL et Guy FENEYROL dôteront les lots de la grande loterie.

Monsieur BRUN de la cave du vignoble du château de Raxis à l'appellation Côtes du Ventoux et Claude PICAGLIO offriront le Kir de l'amitié et tiendront à la disposition de la vénérable assemblée Marrakchie, une cuvée spéciale présentée en bouteilles personnalisées.

Christine & Yannick seront également là pour proposer leur sublime charcuterie au goût guélizien.

Extrait du Programme du Moussem 2002 publié sur le n°76 de Salam Marrakech:

Les festivités: Messe à 10h30 par le Père Christophe, Monsieur le Rabin d'Avignon (oroiginaire de Marrakech) viendra dans l'après midi dire une prière avec nous.

Une tombola sera tirée, les gros lots seront deux tableaux offerts par notre champion du monde des Peintres Orientalistes Roger VIVÈS, ainsi qu'une aquarelle offerte parnotre peintre François ROS. De nombreux autres lots de grande valeur satisferont tous les particiipants. Du vin cuvée "Salam Marrakech", du thé, des gâteaux marocains, de la charcuterie guélizienne appréciée des habitués seront disponibles.

Bon cinéma pour les anciens de Marrakech !

Agréable évocation de vos amis et bon voyage dans vos souvenirs

Joyeuses fêtes de Noël et de fin d'année.

Tous nos voeux à tous les Salamistes et à tous les anciens de Marrakech pour une heureuse fin d'année et pour de très belles fêtes

Vous pouvez aussi dans les commentaires remercier le cinéaste Maurice CALAS, les photographes de la famille BEAU et Robert LUCKÉ et son équipe.

22 novembre 2016

INOUBLIABLE LYCÉE MANGIN

LE FOOTBALL MARRAKCHI EN DEUIL - UN ANCIEN DU SAM NOUS QUITTE

Sa nièce Nathalie nous transmet la triste nouvelle. Joseph THOMAS qui fut goal du SAM, puis du KAWCAB (cf commentaire de Marcel Martin) est décédé le 30 octobre. Ses obsèques ont eu lieu le 1er novembre à Malaga. Son fils prénommé comme lui Joseph et surnommé Jojo est décédé lui aussi le 2 février 2016. Nous adressons nos condoléances à sa famille et notamment à ses filles Pascale qui habite Malaga et Martine qui vit au Maroc.

LE LYCÉE MANGIN, UN ÉTABLISSEMENT RARE

Nouvelles photos des dernières années.

Le lycée Mangin fut d'abord une réponse à un besoin qui ne se concrétisa qu'à la veille de la guerre. Avant 1938, Marrakech ne disposait que du "Collège de Marrakech" sans classes de terminales. Pour préparer le baccalauréat il fallait poursuivre ses études à Casablanca ou à Rabat.

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En 1935, l'administration décide de fusionner le "Collège de Marrakech" ainsi qu'une nouvelle école primaire et de former un lycée qui serait installé dans les locaux agrandis de cette école, l'éphémère "École des Jardins".

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Vue du college, début 1937, qui ne s'appelle pas encore Lycée Mangin, photo L'Atlas

LE COLLEGE DEVINT ACCESSIBLE AUX CLASSES DE SECONDES À PARTIR DE L'ANNÉE SCOLAIRE 1936-37, AUX CLASSES DE PREMIÈRES EN 1937-38, PUIS AUX TERMINALES. LE NOM DE LYCÉE MANGIN EST VENU APRÈS LA CONSTRUCTION DES CLASSES SCIENTIFIQUES ET L'OUVERTURE D'UNE CLASSE DE MATH ELEM. 

Nous avons une photo d'une élève du Collège de Marrakech, Mlle COGNIET, faisant un compliment au nouveau Résident Général NOGUÉS, venu à Marrakech pour s'y présenter en octobre 1936. Mme WACHSMUTH était déja professeur dans l'établissement et l'un des élèves était Moulay MOHAMED, fils de l'ancien Sultan Moulay HAFID. 

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Nous ne reviendrons pas dans cet article sur chacune des vingt et unes années de la vie de ce lycée mythique. Ceux qui voudraient se souvenir de ces années et de ceux qui les ont vécues peuvent se référer à la quarantaine d'articles sur les classes d'élèves et sur leurs professeurs.--> ICI. Il faudrait y ajouter le souvenir des anciens élèves qui se sont portés volontaires pour s'engager dans les unités combattantes en 1939 et fin 1942 et dont certains ont perdu la vie --> .

UN DOCUMENT ÉCLAIRANT

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 Il circule ici ou là des fausses informations tendant à faire croire que le Lycée Victor Hugo n'est en aucun cas la continuité du Lycée Mangin, comme s'il fallait avoir honte de ce nom et de cette période. Le Lycée Victor Hugo serait selon eux une création dépendant de la toute nouvelle Mission universitaire et culturelle française au Maroc.

Il faut savoir que le Lycée Mangin entre 1958 et 1961 du temps du Proviseur Monsieur Rossard, qui succédait à Monsieur Rousseau a fonctionné pendant deux ans simultanément sur deux lieux: le lieu historique de l'Hivernage et l'annexe (ancienne caserne Lamy) de la route de la Targa (4eDMM-Division Marocaine de Marche). Les bâtiments et salles de classe qui accueillirent plus tard le lycée Victor Hugo étaient connus alors sous le nom d'Annexe du Lycée Mangin

Grâce à Daniel ARBACETTE, que nous remercions pour sa contribution nous avons un document qui l'atteste: 

" Suite au décès de ma belle mère, mon épouse a mis de l'ordre dans nos papiers et a retrouvé cet extrait de Palmarès du Lycée Mangin.

Cela m'a donné envie de rendre hommage à ce grand lycée ainsi qu'à tout le personnel, enseignants, administration, chaouches etc... qui ont accompli un travail de formation sans pareil pour notre ville !

Le 1° prix en Education Physique était celui qui faisait la plus plaisir à papa, lui l'ancien footeux international, et j'essayais de l'avoir chaque année ! l'accessit d'orthographe plaisait à ma maman, elle qui s'en est vue entre l'alsacien, l'allemand et le français...et celui de latin à ma cousine Germaine Darier, excellente latiniste !

Hommage à ce lycée, à tous les profs qui y sont passés pour y former les garnements que nous étions, et à l'ensemble du personnel administratif, intendance, etc... depuis le gardien des "bissclettes" et au chaouche du grand hall, jusqu'au grand patron, le proviseur...  !"

Les anciens de Marrakech présentent leurs condoléances à madame Arbacette et à Daniel. Ils les  remercient pour ce précieux document.

Trois classes de l'année 1960-1961 à l'époque où le Lycée Mangin utilisait les locaux de l'Hivernage et ceux de son annexe sur la route de la Targa.

LA PREMIÈRE 2

Mangin_60_61__1e2 Quels visages reconnaissez-vous ? De gauche à droite, rang du haut: Daniel LERAIS, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X; rang du milieu: X, X, X, Professeur CLER fils, X; rang devant: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X. (écrire les noms dans les commentaires)

LA SIXIÈME 3: UNE CLASSE FÉMININE

1961_LM_6e3Les élèves et leur professeur de gauche à droite: rang du haut: X, X, X, X, X, X, X, X, Anne MASSART, X, Madeleine TOURNIER, Chantal BARRI, ZRIOULATE; rang du milieu: X, X, Mlle AMZALLAG, Josseline PONIECKI, Noëlle VANECHOPE, X, X, X, X, Suzanne MALET, X; rang devant: X, X, Marie-Claude MUNIER, X, X, X, Prof. BERIAL, Anne LOPEZ, Cécile VANECHOPE, X, X, X, X.

LA SIXIÈME 1: UNE AUTRE CLASSE FÉMININE 

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Les élèves de gauche à droite: rang du haut: X, Benedicte de GRANGENEUVE, Melle d'ADHEMAR, X, Mlle JOURDAN, Mlle ACOCA, X, X; rang du milieu: X, X, X, X, B. MAHINC, X, X, X, Monique DUBOST, X;rang devant: X, Joelle DUPRÉ, X, X, Mlle SOUDANT, X, Malika FILALI, Marianne JACQUET, X, Mlle CAILLENS, Mlle CAILLENS, X, X. Merci de reporter les noms et prénoms des visages reconnus dans les commentaires en bas de page.

LA PÉDAGOGIE DE LA MIXITÉ DU PROFESSEUR FOREST RACONTÉE PAR JEAN-PIERRE KOFFEL

Marrakech 1949. Il y avait des vedettes parmi les professeurs du lycée Mangin, des gens qui avaient plus la cote que d’autres, L’époque ne prêtait pas à la fantaisie ni à l’originalité. Les élèves, de leur côté, étaient dans l’ensemble sans histoires. On imaginait mal un professeur recevant chez lui un ou deux élèves.

Monsieur Forest était professeur de français mais il n’a pas été mon professeur : il enseignait dans les séries modernes, sans doute parce qu’il n’était pas latiniste ni helléniste. 

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Il ne se comportait pas comme un professeur ordinaire, était proche des élèves, compréhensif, pas répressif, jovial, et sans doute ses collègues devaient se méfier un peu de lui. Rappelons que le lycée Mangin était mixte.

Je suppose – puisque je ne l’ai pas connu personnellement – qu’une des préoccupations de M. Forest devait être les relations entre garçons et filles. Il innova dans ce domaine. Il organisa plusieurs dimanches après-midi des rencontres entre élèves des deux sexes à la piscine municipale. Monsieur le professeur Forest en 1952 entre deux élèves (photo RB)

La piscine municipale était située dans un secteur aujourd’hui envahi par le béton des grands immeubles et des grands hôtels. Je ne suis pas retourné pour y voir. Épargnez-moi ce supplice. Je ne sais pas ce qui reste de cette piscine, de ses bassins. C’était entre l’Hivernage et la Ménara, au bout d’une piste parmi les oliviers avec tout autour des jardins clôturés de haies vives. On allait à la piscine à vélo, en calèche, certains même en automobile. On pouvait aussi y aller à pied en coupant à travers champs. Les bassins étaient surélevés, comme en surplomb. Ils étaient grands, au nombre de trois, dont un où l’on avait pied et un autre qui pouvait être considéré comme de compétitions. C’était la seule piscine de la ville (je ne parle pas des piscines militaires et de celles de certains hôtels comme la Mamounia, le Maghreb, le Majestic, qui étaient plutôt réservées aux clients de ces hôtels), à part la piscine d’enfants qui était à l’Hivernage face au Casino (...)

Le but de M. Forest n’était pas d’amener ses élèves à piquer une tête dans l’eau, encore que cela fût tout à fait possible pour ceux que cela eût tenté. Son but, c’était la guinguette. En effet, il y avait une guinguette dès l’entrée, avec jardin, ombrages, un corps de logis. Plus près des bassins c’était les vestiaires, les douches... Cette guinguette était gérée par un certain M. Comer. En vérité je ne sais pas écrire son nom. Je l’ai écrit comme ça parce que le monsieur en question était probablement d’origine espagnole. L’on sait peut-être que comer en espagnol veut dire manger, d’où la comida (nourriture). Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que comer a donné en darija komer, qui désigne un pain long (par opposition au pain rond qui s’appelle kesra), dit encore komera, soit la chose à manger par excellence. Quoi qu’il en soit, M Comer présidait aux destinées de cet établissement de danse.

Je ne suis allé qu’une fois aux invitations de M. Forest. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi puisque je n’étais pas son élève. Il y avait des garçons et des filles et de la musique à danser, des microsillons. Je n’ai que de très vagues souvenirs de tout cela et une impression très négative : ces jeunes qui gigotaient me semblait futiles, sans intérêt. Cela n’était pas fait pour valoriser à mes yeux l’image de M. Forest qui était tout à son affaire. Le père Comer, un homme silencieux et lent, très attentif à ce qu’il faisait mais rentré en lui-même, me plaisait davantage.  

A propos de Jean-Pierre Koffel: Ce passage est tiré de son livre de souvenirs "Au jour les jours" qui n'a pas été édité, mais dont les épreuves ont été communiquées à Hassan AZDOD et à plusieurs de ses amis. Cet ancien élève du Lycée Mangin, devenu à son tour professeur de français et auteur de romans, mêle à ses souvenirs des interprétations personnelles.  Ici on remarquera le paragraphe sur l'orthograpphe du nom du directeur de la piscine, rapproché de Komer en Darija. Cette supposition tombe comlètement à plat car le nom de M. CAUMER n'avait rien à voir avec l'Espagne. Par ailleurs il suppose que M.FOREST n'était ni latiniste, ni hélléniste, parce qu'il ne l'a jamais eu comme professeur de latin au cours de sa scolarité à Mangin. Là aussi, il se trompe car Roger BEAU se souvient l'avoir eu comme professeur de latin. 

Ceci devrait encourager les anciens marrakchis à rédiger leurs souvenirs et à les partager. Qui nous apportera d'autres souvenirs sur la piscine de M. CAUMER ou sur les professeurs de MANGIN ? David SIBONY accompagne ses photos de classe de plusieurs noms: Qui nous parlera de Mme PERREARD, M. MONFORT, Mme ANTHONY, Mlle ROUSSEAU, Mme LANLY-ROSEMBERG, M. LE DORNER, Mlle MAZEL, Mlle DESTANDO ou d'autres et complètera ce que nous savons déjà sur M. et Mme VEY et sur M. MAGNARD ? 

Qui se souviendrait aussi de Jean BOUCHER professeur au lycée Mangin autour de 1950 ?      

LA FIN DES ANNÉES 50 ET LES CLASSES DE DAVID SIBONY

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  4eme III:   1956-1957

Professeurs: Francais: (une dame qui passait son temps entre midi et 2 heures dans sa voiture avec son mari); Maths: Mme Perreard; Sciences Naturelles: M. Monfort; Dessin: M Magnard; Histoire Geo:  Mme Vey; Musique:   Mme Anthony; Anglais:   Mlle   Rousseau; Espagnol: Mlle Lanly (plus tard Mme Rosenberger). Plusieurs de ces professeurs poursuivront leur carrière au Lycée Victor Hugo)

De haut en bas: Jacques Quillivic; Bernard Teboul: Fontaine; Serge Roussel; Robert Ganem; Attias; Abtan;  Petrop(t?); David Sibony; 

Rang du milieu: Koffar; X; X; Bordelet; Bourrachau; Boudrihem; Assor(?);   Jean Louis  Peña; X; Phillippi ; Serge Rubi.

Rang assises devant: X ; X; X; Abtan; Mme Perreard,prof de maths; X; Ninette Saban; X; X; Vounatsos; Michele Degan;  Mlle Simon a la taille,fine,fine (très gentille). Il est possible de compléter les noms et les prénoms dans les commentaires)

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3eme II  1957-1958

Professeurs:Francais: M Le Dorner; Maths: Mme Perreard; Sciences Naturelles: Mlle Mazel; Histoire Geo:  M Vey; Dessin: M Magnard; Anglais:   ?; Espagnol: Mlle Destando

Rang du haut:: Attias; Prat; Israel; Boudrihem; Herve Labarre; Bourrachau; David Sibony                                    

Rang: du milieu: Khamsi; X; X   Toulousain; Abtan; Desjardin; Serge Rubi; Khabaj; X.

Rang assis:  Serge Roussel; Jacques Quillivic; Ibrahim Belkayia; M Le Dorner, prof de Francais; André Corcos; Robert Ganem; Lugacy; Chraibi.    

David Siboni a aussi complété les noms de la photo de la classe de 5eV de 55-56: lien 5eV

De même David a enrichi par ls noms des professeurs celle de 2eII de 58-59 : lien 2eII                                                                                                                      

Avez-vous pensé à offrir à l'occasion des fêtes de Noël et de fin d'année le livre plein de souvenirs et de témoignages d'Elsa Nagel.  C'était hier à Marrakech 

Elsa_Nagel_auteur

 Merci à David SIBONY et à Daniel ARBACETTE pour leurs contributions qui permettent de conserver des liens entre anciens de Marrakech. Merci d'avance à ceux qui compléteront les noms et les souvenirs à propos des photos.

15 novembre 2016

LA PREMIÈRE MATERNITÉ POUR MAROCAINES FUT CRÉÉE À MARRAKECH

LA TOUBIBA FRANÇOISE LÉGEY, UNE BIENFAITRICE DES MARRAKCHIAS ET DE LEURS ENFANTS

La_ToubibaÀ la fin de sa carrière de médecin commencée à Alger, la toubiba fait le point avec sa collaboratrice Adrienne Décor sur le dispositif innovant et respectant les coutumes et les croyances des marocaines tant musulmanes que juives dans un article peu connu. Elle a déja publié des ouvrages sur le folklore, les coutumes et les contes de la région de Marrakech, car elle ne conçoit pas la médecine sans une prise en compte des moeurs de ses patientes. Cet article est centré sur la Maternité de Marrakech telle qu'elle fonctionnait à partir de 1927 et sur la formation des Qablas marocaines qui remplissaient partiellement les fonctions de sages-femmes selon des traditions ancestrales mais souvent dangereuses pour la santé des mères et des nouveaux-nés. Le blog publie aujourd'hui la première partie du texte de cet article oublié, afin de le porter à la commaissance des marrakchis et des historiens de la médecine au Maroc

L'ASSISTANCE AUX FEMMES EN COUCHES À LA MATERNITÉ INDIGÈNE DE MARRAKECH

Toubiba_LEgey_12Par Mme Françoise LEGEY, médecin chef de la maternité indigène

Decor_doctoresseet Mlle Adrienne DÉCOR, médecin adjoint.

L’assistance aux femmes en couches est à la fois un des points essentiels et des plus délicats de l’assistance médicale aux indigènes : essentiel par la mortalité élevée frappant la mère et l’enfant, délicat par la résistance des femmes musulmanes à accepter l’intervention du médecin européen.

Dans la lutte contre la syphilis et la tuberculose, l’indigène estun allié. Il sait reconnaître, en général, les lésions cutanées et osseuses, et redoute la contagion, bien qu’ignorant le plus souvent, des moyens de l’éviter. Il accepte et sollicite conseils et médicaments, et la « piqûre » a connu, dès l’origine, un tel succès qu’il n’est plus rare de voir les malades faire chaque semaine des dizaines de kilomètres pour venir de lointains douars, se soumettre à un traitement régulier.

Les femmes, même connaissant l’action abortive de la syphilis, après une fausse-couche ou dès le début d’une grossesse, viennent réclamer leur carte d’injections, exactes au rendez-vous pour chaque nouvelle série. Elles nous amènent ensuite, vers la fin du premier mois, « l’enfant des piqûres », « notre enfant ». Mais au moment de l’accouchement, celles-là même nous échappent, pour les mêmes raisons psychologiques qui éloignent encore trop souvent de nous les affections du système nerveux : l’épilepsie, par exemple, dont un traitement antisyphilitique viendrait si souvent à bout et qui est cependant si redoutée des Marocains que son nom même est interdit, et ne doit pas être prononcé.

L’épilepsie, c’est l’affaire des « djenouns », des diables, et pour libérer leur victime, on s’adresse à tous les saints, aux pratiques magiques les moins orthodoxes, mais jamais au médecin qui n’a l’occasion de la soigner que par raccroc. Pour l’accouchement, les génies y président, comme les fées dans nos contes, bons et mauvais génies qu’il s’agit de se concilier ou d’écarter. De quel secours peut être un médecin Européen, chrétien, dont la seule présence éloigne les anges.

LA QUABLA MAROCAINE

On ne demande à la Qabla (sorte de sage-femme) aucune autre science que magique et la plus demandée est la plus sainte, soit qu’elle ait fait le pèlerinage à la Mecque, soit qu’elle descende de quelque Sid dont elle a hérité la baraka.

La qabla connaît mieux qu’aucune autre femme les pratiques capables de combattre chez la femme stérile le mauvais sort, ou de réveiller l’enfant endormi dans le ventre maternel. Elle reconnaît l’état de grossesse, avec toutes chances d’erreur, par la palpation abdominale. Elle sait en outre placer des ventouses à l’aide de larges récipients de terre, faire les saignées très en honneur chez les Marocains, faire des pointes de feu et mieux encore des raies, pratiquer des scarifications aux dessins artistiques et ornées de carmin. Mais surtout, elle connaît dans tous leurs détaills les rites de l’accouchement. (voir F. Legey ‘Essai de folklore marocain’ Ed. Geuthner, Paris 1926.)

On dit, au Maroc, que la femme enceinte, à partir du jour de la conception jusqu’au quarantième jour après l’accouchement, a un pied dans le monde et un pied dans l’autre. L’accouchement et la délivrance sont légitimement redoutés. D’où l’importance de la sage-femme et la considération dont on entoure celle qui a pour mission d’éloigner les mauvais génies, de concilier les bons et de recevoir le nouveau-né.  Car le rôle de la sage-femme n’est pas terminé avec le travail. Elle procède, toujours selon les rites, à la toilette de l’enfant et participe le septième jour à la fête de l’imposition du nom et de la présentation aux génies de la maison. Lorsque les moyens de la famille le ermettent, elle demeure auprès de l’accouchée et du nouveau-né jusqu’au quarantième jour, où a lieu la première sortie de l’enfant pour la présentation aux Saints de la ville.

Son salaire est toujours modeste : quelques vêtements, l’argent offert par les invités au moment de la toilette du nouveau-né le septième jour. Le plus souvent, c’est un salaire misérable : une poignée de farine, un peu de thé ou de sucre.

La même sage-femme accouche toutes les femmes d’une même maison et elle fait en quelque sorte partie de la famille.

La qabla marocaine, exerce en effet, moins un métier qu’un devoir d’assistance qu’elle ne refuse jamais. Sa compétence, ou plutôt son expérience, lui vient en général de son âge qui lui a permis d’assister à de nombreux accouchements et elle refait les mêmes gestes qu’elle a vu faire, les mêmes rites propitiatoires. Quelquefois la fille succède à la mère et il existe des familles de sages-femmes. Mais le savoir qu’elles se transmettent est purement rituel. La qabla « reçoit » l’enfant au cours d’un accouchement normal, elle attend la délivrance et c’est tout. En cas de dyatocie, elle n’a d’autres remèdes que ses prières et ses pratiques magiques.  La vie de la mère et de l’enfant est entre les mains de Dieu : tous les croyants peuvent être invités à prier pour la femme en douleurs mais elle ne peut compter sur aucune aide humaine efficace.

L’ignorance de la qabla est telle que la plus petite difficulté peut être une cause de mort au moins pour l’enfant, parfois même pour la mère.  La mortalité est à coup sûr considérable mais il est difficile de l’évaluer.

Lorsqu’après six à huit jours de travail, Dieu n’a délivra la femme ni de son faix ni de la vie, alors quelquefois le médecin européen est appelé à intervenir. Dans quelles conditions, est-il besoin de le dire ? L’enfant est mort et la femme est épuisée, infectée ; dans la plupart des cas il ne peut plus être question que d’intervention de fortune, sur un matelas ou une simple natte par terre, dans une maison où l’on chercherait  en vain de l’eau et du savon ; ou bien l’accouchement s’est bien passé, l’enfant est vivant et depuis cinq, six jours on attend la délivrance. Il est impossible de décrire l’état où arrivent les malheureuses que la rupture utérine et l’hémorragie ont épargnées durant cette attente vaine.

On a fait à la femme indigène une réputation d’immunité au streptocoque qui n’est pas méritée. Autant qu’on puisse en juger sur un nombre encore limité de cas, la femme indigène résiste bien aux infections puerpérales, - peut-on dire endogènes ?- en tous cas à celles qui se déclarent sans qu’elle ait été soumise à des pratiques manuelles intempestives évidentes. Mais lorsqu’une sage-femme audacieuse a introduit ses doigts pour des pansements d’herbes hachées, de quartier d’oignon ou d’ail, ou pour un essai de manœuvre sur un enfant en partie expulsé, l’infection qui suit est hautement virulente et la femme succombe, en général en moins de huit jours, à une péritonite généralisée.

LA MATERNITÉ ET LE DISPENSAIRE

La Maternité Indigène de Marrakech est un essai de la Direction de la Santé et de l’Hygiène Publiques au Maroc pour tenter de porter remède à ce mal.

La Maternité, ouverte en Janvier 1927, a été présentée officiellement par le Pacha aux notabilités de la ville convoquées par ses soins. Réservée à l’origine aux femmes indigènes, musulmanes et israélites, elle a été provisoirement ouverte, en Décembre 1928, aux femmes européennes, en attendant la création d’un service spécial dans l’Hôpital Civil en construction.

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Plan de 1920 avec le dispensaire

La Maternité est située dans le quartier des ksours, bien aéré, grâce aux libres espaces de grands jardins. Elle occupe, dans une rue facilement accessible aux voitures, le riad Si Aïssa ben Aomar, entièrement réaffecté et bien connu de la population marrakchie : depuis 1920, en effet, y fonctionnait le Dispensaire Infantile qui est resté attaché à la Maternité.

Les bâtiments de la Maternité sont disposés en fer à cheval autour d’un beau riad ou jardin intérieur. Les deux ailes sont d’anciennes salles du Palais de Si Aïssa.

Le pavillon central est entièrement neuf. Il comprend :

A une extrémité, la salle de stérilisation, la salle de travail à deux lits et la salle d’opérations, communes à toutes les femmes ; une salle de change pour les enfants et une grande salle de douze lits pour les accouchées musulmanes, qui par cloisonnement, a donné une salle de quatre lits pour les Musulmans et une salle de six lits pour les Européennes ; une salle pour les accouchements Israélites comprenant douze lits et une salle de change pour leurs enfants.

Pour respecter les croyances et usages, les cuisines ont été séparées, avec ustensiles non interchangeables. La cuisinière marocaine prépare, pour le moment, la cuisine des Européennes. Il y a donc trois menus à chaque repas. Le vendredi, la cuisinière Juive prépare le plat spécial la S’rina et le samedi elle n’a pas à allumer de feu.

Près de la salle des Israélites, une salle consacrée est réservée aux circoncisions qui ont lieu, pour les Juifs, le 8e jour, dans la matinée. Le rabbin procède à la cérémonie suivant un rite millénaire au milieu des chants liturgiques des amis de la famille en lévite noire ou costume moderne. Un lavabo avait été installé dans cette pièce, mais l’erreur dénoncée, les tuyaux furent sectionnés pour couper toute voie d’accès aux génies souterrains. Le plus grand respect de toutes les croyances a été observé.

L’aile gauche comprend : trois pièces d’isolement, une salle de huit lits pour les expectantes indigènes, la buanderie, les bains, une chambre pour payants et la cuisine musulmane.

Dans l’aile droite se trouvent : un appartement pour l’économe-adjointe faisant office de lingère et de surveillante, la lingerie, la pharmacie, les chambres des sages-femmes et une chambre particulière.

Un côté enfin reste utilisable pour des futurs agrandissements.

Extérieurement à la Maternité et autour d’un patio, le Dispensaire, occupe trois pièces : une vaste salle d’attente, une salle de consultation pour enfants et une salle de gynécologie où se font, en outre, toutes les injections, médicamenteuses et les examens des femmes enceintes.

Les consultations ont lieu le matin : l’après midi a été réservé aux Européennes enceintes.

Le dispensaire a donné en 1931 : 63.641 consultations ainsi réparties :

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 Le même personnel est affecté au Dispensaire et à la Maternité. Il comprend : 2 médecins, 2 sages-femmes assurant des gardes alternatives de 24heures, 1 infirmière française, 2 infirmières auxiliaires, musulmane et israélite, 1 aide infirmière musulmane ;

En outre deux cuisinières, musulmane et israélite, 2 laveuses, 2 femmes de charge sous la surveillance d’une économe adjointe.

Tout le personnel est exclusivement féminin, à l’exception du chirurgien, appelé pour les interventions graves : césarienne par exemple et les opéraions gynécologiques.

Les examens de laboratoire sont envoyés au Laboratoire Régional.

Administrativement, la Maternité comme toutes les autres formations dépend d’un administrateur économe délégué par le Service des Finances.

STATISTIQUES

Depuis sa création, la Maternité a hospitalisé 1640 femmes, total arrêté au 1er janvier 1932 et dont les tableaux ci-dessous donnent les détails.

I Tableau des Hospitalisations 

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II Tableau des accouchements 

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Il est remarquable que le nombre des accouchements pour les Juives et les Européennes ait atteint d’emblée un chiffre qui n’a subi que d’insignifiantes variations.  L’augmentation du chiffre des hospitalisations a porté, dans ce cas, sur le nombre des interventions, en particulier les curettages, et des femmes reçues en observation au cours de leur grossesse.

Pour les musulmanes, l’augmentation du chiffres des entrées tient surtout à l’augmentation du nombre des accouchements passé de 33 à 83.

Comme on le voit sur le tableau suivant les curettages portent surtout sur les Juives et les Européennes.

III Tableau des interventions 

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Chez les Musulmanes, les fausses couches sont fréquentes, mais dues surtout à la syphilis ; elles nécessitent assez rarement une intervention.

Les interventions chirurgicales ont, en général été acceptées facilement par les Musulmanes : fistules, vésico-vaginales, fibrômes, ou kystes de l’ovaire.

Le nombre encore peu élevé des accouchements ne se prête pas à beaucoup d’observations. Néanmoins quelques remarques nous paraissent déjà mériter l’intérêt.

La dystocie. La dystocie d’abord qui ne paraît pas élevée :

6,8% pour les Européennes (au lieu de 8% en France)

10,1% pour les Musulmanes (au lieu de 28% à Alger, chiffre du professeur Laffont)

3,4% pour les Israélites

Les femmes paraissent accoucher plus facilement au Maroc ; le travail, même chez les primipares et chez les Européennes paraît plus rapide.

Les grossesses gémellaires. Le nombre de grossesses gémellaires est de :

1 pour les Européennes sur 218 accouchements, soit environ 4,5 pour 1000.

4 chez les Musulmanes sur 206 accouchements soit environ  11,2 pour1000

11 chez les Israélites sur 866 accouchements soit 12,7 pour 1000 environ, le pourcentage étant en France de 10 à 11 pour 1000.

En outre, il y a eu 2 grossesses triples chez les Juives (en France 1 sur 8000 environ). Deux des enfants du dernier cas ont vécu et à 3 mois pèsent 4kgs.

Chez les Musulmanes accouchées en ville et dont les déclarations ont été faites à la Maternité, le chiffre reste de 14 pour 1000 environ (23 grossesses gémellaires sur 1697 déclarations). Ces chiffres sont donc à peu près comparables à ceux de France, malgré la fréquence de la syphylis.

Les gros enfants. Enfin, les poids des enfants nous paraissent également mériter l’attention. Le tableau ci-dessous des poids des enfants nés vivants et à terme montre un pourcentage d’environ :

27%, 16%, 35% d’enfants, Musulmans, Juifs et Européens de moins de 3kgs (au lieu de 25%, Hecker)

43% , 45%, 35% d’enfants de 3kgs à 3kgs 500 au lieu de 44%

21%, 24%, 34% d’enfants de 3kgs 500 à 4kgs au lieu de 25%

7%, 10%, 17% d’enfants de plus de 4kgs au lieu de 5%

IV Tableau des poids des enfants 

Poids_enfants

Si l’on classe comme gros enfants ceux dont le poids dépasse 4kgs, la proportion de gros enfants est déjà remarquable. Mais dans ce nombre les enfants dépassant 4kgs 500 ne sont pas rares.

Pour les Européens 5 enfants de plus de 4kgs 500 dont 1 fille et 3 garçons chez des multipares de 20 à 36 ans et en outre une fille de 5kgs300 chez une multipare de 29 ans.

Pour les Israélites,  20 enfants de plus de 4kgs500 dont 15 garçons et 5 filles chez des multipares également jeunes, sauf 3 femmes de 40, 41 et 48 ans ; parmi les garçons un enfant de 5kgs 050 chez une femme de 21 ans.

Pour les Marocaines, 3 garçons de plus de 4kgs500.. Soit un pourcentage de 2.38, 2.50, 1.31, au lieu du chiffre de 0.40 donné par Lauer. La proportion de 1 fille pour 3 garçons est conservée. L’influence de l’âge de la mère paraît bien sous la dépendance de la parité, nos accouchées étant toutes jeunes. On peut également remarquer que les pourcentages sont surtout élevés pour les Européennes et les Israélites, beaucoup moins touchées par la syphilis.

Mortalité

Il y a eu un seul décès d’Européenne, en 1930, par septicémie à entérocoques chez une primipare amenée à l’hôpital après 7 tentatives infructueuses, en ville, de forceps sur une tête mobile au dessus du détroit supérieur.

Les décès des Israélites sont dus à des causes diverses : hydramnios aigu, avortement, fibrôme, césarienne, péritonite.

La mortalité frappe surtout les Musulmanes : 3 en 1927, 4 en 1929, 5 en 1930, 6 en 1931, et à l’exception d’un fibrome, elle atteint les femmes amenées à la Maternité, après plusieurs jours de travail ou non délivrées, toujours infectées.

Notre effort s’est donc porté surtout de ce côté, sans grand succès au début, il faut bien l’avouer. Les femmes hospitalisées étaient soit des mendiantes des fondouks qui cherchaient un abri et le plus souvent abandonnaient leur enfant à l’orphelinat musulman, soit, dans quelques rares cas, des femmes d(Indigènes, Algériens, Européennes ou Musulmanes déjà acquises au progrès.

Mais la Musulmane marocaine, de moyenne ou de bonne condition, malgré les dangers qu’elle sait courir, répugne à quitter sa maison et à accepter l’hospitalisation. Il était difficile, dans ce cas, de la faire bénéficier de nos soins. Attendre qu’elle se décide à venir nous trouver sous l’influence de mœurs nouvelles où d’une intelligence mieux éclairée, c’était s’exposer à attendre longtemps.

Nous avons d’abord et dès les débuts de la maternité, essayé de former de jeunes Israélites ayant reçu une instruction primaire dans les Écoles de l’Alliance. Mais leur prétention n’était pas en rapport avec la formation très élémentaire qu’elles étaient  aptes à recevoir. D’autre part, aucun succès ne leur était possible du côté Musulman et les Juives, en général, viennent spontanément et volontiers accoucher à l’hôpital dans les villes où il s’en trouve. Nous avons donc abandonné cet essai après avoir formé trois jeunes filles qui ont reçu l’autorisation de faire des accouchements normaux dans le quartier israélite, en restant soumises à la même discipline que nous avons instituée pour toutes les qablas de Marrakech.

Doctoresses Légey et Décor (à suivre)

Ainsi la doctoresse Légey suivie par Adrienne Décor son adjointe, avait conçu une Maternité qui tenait compte des trois principales cultures de Marrakech, Musulmane, Juive et Européenne. Nous poursuivrons bientôt avec la deuxieme partie de l'article sur les QABLAS et leur formation. Nous sommes reconnaissant à Alain ROUTIER petit neveu de la Toubiba de nous avoir communiqué la photo inédite de sa grand tante. On trouvera sur ce blog un hommage de Joseph Dadia à la Toubiba ..ICI.  Il y a beaucoup de femmes qui grâce à la doctoresse Légey ont survécu à une grossesse à risques et beaucoup de nouveaux-nés qui lui doivent la vie. La rue de Tétouan est le nouveau nom de la rue qui s'appelait autrefois rue de la Doctoresse LÉGEY.

Posté par TIMKIT à 15:51 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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