MANGIN@MARRAKECH

05 mai 2018

SALAM MARRAKECH N°150 ANNONCE LE MOUSSEM DES 23-24 JUIN A AVIGNON

CERTAINS PARLENT D'ALLER AU MOUSSEM D'AVIGNON À VÉLO (voir des photos du VCM et du CCMk plus bas)

LE NUMÉRO 150 DE SALAM MARRAKECH EST PARU 

SM-COUV Ce numéro, très fourni en articles intéressants et agrémentés de poèmes de différents auteurs sur Marrakech nous donne les précisions pour s'inscrire au Moussem.

S'inscrire au Dîner du samedi 23 juin en réservant auprès de Robert Lucké au 06 83 93 08 63 ou par correspondance au secrétariat de Salam Marrakech 10 rue Alphonse Daudet à 13870 ROGNONAS. Le dîner aura lieu au Restaurant La Gravière, 2 Bd Emile Zola , 84130 LE PONTET (tél 04 90 32 21 13) le montant par personne qui sera demandé est de 30 Euros. 

S'inscrire au Repas du dimanche 24 juin de la même façon auprès de Robert Lucké. Le rassemblement du Moussem est au Centre sportif La Souvine à Montfavet. Le repas est aussi de 30 Euros. Les réjouissances commenceront un peu avant 11 heures

Le Vert Hotel (04 90 88 45 00) est le principal lieu d'hébergement pour la nuit de samedi 23. C'est aussi le lieu de rendez-vous en fin d'après midi du samedi, pour se diriger ensuite vers le restaurant de La Gravière.

PLUSIEURS ANCIENS CYCLISTES MARRAKCHIS VIENDRAIENT AU MOUSSEM

René MERLE vient de retrouver deux photos de son père à l’arrivée de la course du Premier pas Dunlop  à Casablanca en 1925. Roger Beau a scanné ces clichés pour le blog. 

1925 A Pas Dunlop Casa Merle Claude L'arrivée à Casablanca du Premier pas Dunlop 

René Merle : « Si mon père voyait les vélos actuels, il dirait : c’est Grand pas Dunlop !»

1925 B Pas Dunlop Casa Merle Claude

Claude MERLE courrait au VCM Vélo Club de Marrakech. 

Roger commente: Vers le milieu des années 1950, cette course a pris le nom de Championnat de France Junior.   

Elle se déroulait alors en deux phases :

1-      Une course de sélection départementale (ouverte aussi à tous les pays où la France avait une fédération filiale de la FFC, donc au Maroc). Les deux ou trois premiers de chaque département (ou pays) étaient retenus pour la grande finale.

2-      La finale qui avait lieu en métropole.

En 1953, le CCMK de Marrakech avait quatre représentants lors de l’épreuve de sélection qui se déroula sur le circuit Casa-Bouznika et retour. 

1953 Pas Dunlop Casa CCMK 01  L'Équipe du CCMk en 1953: CHIARI, Remy POILVET, Roger BEAU, X, M. FAESSEL, Yves DALLE.

Rémy Poilvet, terminant second de la pré-sélection participa à l’épreuve finale qui eut lieu  à Bordeaux. 

1953 Pas Dunlop Casa CCMK 02   De gauche à droite: Roger BEAU, M.FAESSEL, Rémy POILVET, MADANI.

Roger Beau nous offre aussi une photo de 1951 alors que le vélodrome Octave Lapize existait toujours. 

1951 10 07 CCMk 2 Prix des Anciens combattants - 7 octobre 1951 devant la camionnette SOCHEPRESSE : De gauche à droite: Jean-Claude ROCHER, Roger BEAU, René SINTES, Yves DALLE; accroupis: Jacky GARDIOLA.

ON A ENTENDU DIRE QUE CERTAINS VIENDRONT À VÉLO AU MOUSSEM 2018,...

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18 avril 2018

MAHI BINEBINE FAIT CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR - MONICA MONTRE MARRAKECH À JULIETTE, SA PETITE FILLE

FAIRE PART, un marrakchi s'en va... Sa fille Manuelle nous annonce le décès d'HENRI GAUTRON, le 24 avril à Paris XVIIe à l'âge de 83 ans. Croix de la Valeur militaire 2 citations, Croix du Combattant, 18e régiment de chasseurs parachutistes. La cérémonie a été célébrée le 30 avril à l'Église Saint-François de Salles à Paris 11e, l'inhumation a eu lieu à Chissay en Touraine où son épouse Thérèse Elizabeth née MORGAUT fut enterrée en 2003. Les marrakchis expriment leurs condoléances à ses trois filles Virginie, Frédérique et Manuelle GAUTRON à Zoé sa petite fille ainsi qu'à toute sa famille, les anciens du 18e RCP et ses amis de Marrakech.

SOUS L'OEIL ATTENTIF DU RÉCENT CONSUL DE FRANCE À MARRAKECH, PHILIPPE CASENAVE, MADAME BEAUCHET-BOULHAL, DIRECTRICE DU PALACE  ES SAADI A ÉPINGLÉ LA LÉGION D'HONNEUR SUR LA VESTE DU CÉLÈBRE AUTEUR, PEINTRE ET SCULPTEUR MARRAKCHI

Il fallait bien être décoré comme un CHEVALIER pour l'auteur de romans remarqués comme  "Los Caballos de Dios" et "Horses of God" connu en français sous le titre "Les étoiles de Sidi Moumen".  Le blog avait signalé son prix en novembre 2010 à La Mamounia à propos d'un autre auteur franco-marocain: pour voir cliquer sur Jean-Pierre Koffel.

LH-casenave-beauchet-binebine-7avril-2018   Donc, le samedi 7 avril une cérémonie eut lieu dans les salons de l'hôtel Es SAADI, où s'est tenue la remise officielle de la décoration française. Mahi BINEBINE est un ancien du Lycée Victor Hugo où ses acquisitions en mathématiques lui permirent de devenir professeur de cette discipline à Paris dans les années 80.

L'association SALAM MARRAKECH était représentée à cette cérémonie par sa vice-présidente Chama BENZRIOUIL:

 " J'ai  représenté  SALAM MARRAKECH  lors  de  la remise de la  décoration de chevalier de  la  légion  d'honneur  à  MAHI BINEBINE, ancien  élève  du  Lycée  Victor  Hugo, artiste peintre  et  romancier  francophone. Madame  Elisabeth   Bauchet   Bohlal    PDG  du  Palace  Es saadi a  eu l'honneur  de  décorer  l'artiste   Mahi  Binebine  en  présence  de Monsieur  l'Ambassadeur  de  France,  de  Monsieur  le Consul   général  de   France  à Marrakech et de  Madame  Awatef  Berdai  Cherkaoui  qui  représentait  le  Maire  de  Marrakech"    

c  Chama  Benzriouil,  avec  Mme  BAUCHET  Boulhal  PDG  du  Palace  Es Saadi    et   du  Casino de Marrakech.  

100_3702  Awatef  BerdaÏ  Cherkaoui  Maire-adjointe de la municipalité de Marrakech avec Chama Benzriouil de Salam Marrakech

Plusieurs anciens élèves du Lycée Mangin et du Lycée VIctor Hugo assistaient à la cérémonie.

MONICA DUCOU QUI HABITAIT AUTREFOIS L'IMMEUBLE GIDEL AU GUELIZ EST REVENUE SUR LES TRACES DE SON ENFANCE...POUR LES FAIRE DÉCOUVRIR À SA PETITE FILLE JULIETTE... RAVIE !

Place-monica-Juliette PREMIER CONTACT AVEC UN RIAD 

Monica-1-arrivée  

Riad-monica-Juliette Le Patio - Premier dîner pour Juliette

Toujours-dans-le-riad-Julette-Monica 

Palais-Badi-Monica Visite du Palais BADI, le cameraman était déja là. 

Badi2-Mountassir-Monica

Moniqca a conservé des liens avec les filles de Zohra, restées amies de sa famille. 

APRÈS LE PALAIS BADI, LES SOUKS... 

souk-1-juliette-singes-Monica Vers la Place Djemaa el Fna - Pauvre Juliette on les lui a collé d'office dans les bras. 

Souk-Mountassir-guenon-Monica QUELLE AFFECTION ! IL SE CRAMPONNE - LES SOUKS

etalages-souks-Monica ÉTALLAGES.  

Place des épices

Place-Djemaa-elfna-Monica LE LENDEMAIN. 

Gueliz-Monica  

entree-cour-Gidel-Monica L'entrée de l'immeuble Gidel décorée de ses tableaux -  La cour de notre immeuble

cour-escalier-Gidel-Monica Le balcon de madame DUPRÉ, la grandmère de MIMI ET L'ESCALIER, MAINTES FOIS GRAVI. 

entrées-dupré-Ducou-Monica 1er étage gauche, la porte d'entrée de l'appatement de la grand mère de MIMI, à droite,celle des DUCOU, les plus proches voisins. L'entrée ... et la sortie de l'immeuble, le coeur rempli d'émotions.

LE GUÉLIZ VU DU SKY 

Sky-mirador-Renaissance-Monica  

SKY-vers-le-sud-Monica MONICA TIENT LA BARRE 

proue-du-sky-Monica FIGURE DE PROUE

bar-corse-Monica  

Juliette-sur-sky-Monica  

TOP-of-MRK  LA VISITE À LA NOUVELLE PÂTISSERIE MIRGON. 

Mirgon1-Monica 

patisseries-mirgon-Monica  

Ghyslaine-Mirgon-Monica           

Retour au Gueliz-Monica   

ROND-POINT

Eglise-Tribunal-Monica    

L'accueil par la famille de Zohrra

FAMILLE-ZOHRA 

JULIETTE-MOUNTASSIR 

seance-de-henné 

artiste-henné Beaux dessins 

internet 

vegetation Palmiers 

avec-Mohamed  

Salivez 

chameau-Bahia 

Bahia-campagne  Le dernier jour, LEILA, la directrice du Riad, nous a ccompagnées à 19km, sur la route de l'Ourika, visier un petit complexe conçu pour plusieurs invités

Complexe-tente-caïdale  

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complexe-suite  

Cuisine 

Chambre 

vue-sur-Atlas           

Chambre-lavabo- 

Barbecue 

Fleurs-koutoubia 

LA MÉNARA 

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bassin-Menara-Base-aerienne 

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MUSÉES

Porte-et-serres 

Musee-YSL 

 

Jardin-du-peintre-MajorelleJardin-Majorelle 

Majorelle-Vespa 

Fraises-place 

aeroclub-en-bleu 

Base-aerienne-Tour 

base-aerienne-tarmak-retour Merci à Monica et Juliette de nous avoir montré le plaisir immense que l'on peut trouver en partageant les souvenirs des lieux de son enfance avec sa petite fille, elle même ravie de vivre cette expérience de communion familiale. Merci aussi à elles deux de nous avoir donné l'occasion de contempler de belles photos de la Ville rouge pleines de souvenirs pour beaucoup d'entre nous, mais aussi des lieux à découvrir du nouveau Marrakech. Merci de nous avoir montré aussi le plaisir de retrouver des amis marocains et leurs familles. Les filles et le petit fils de Zohra, Mohamed un ami du père de Monica.

11 avril 2018

UNE DIFFA CHEZ LE PACHA DE MARRAKECH IL Y A 70 ANS (Mai 1948)

Les réceptions chez le pacha de Marrakech dans son Palais appelé Dar El Glaoui, ou Dar Bacha ou la Stynia étaient grandioses. Pendant la soirée tout le temps était consacré au repas, à la musique, aux danses à la cérémonie du thé. Les propos sérieux venaient parfois seulement à la fin de la soirée ou même plus tard, un autre jour.

Plusieurs auteurs nous ont rapporté ces accueils inoubliables. Le blog Mangin@Marrakech en a déja édité. Par exemple madame Ladreit de La Charrière --> le 9 avril 1911 ou la Doctoresse Légey --> en aout 1909, nous ont décrit leurs étonnements; chacune était accompagnée de son mari . 

Stynia-glaoui  Depuis 2017 le Palais se visite, c'est le Musée des confluences, non emprunté à la première exposition du Mucem à Marseille (musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée)

1947 09 14 SUR LE MARRAKECH PIERRE FLAMAND MICHELLE VERAN

PIERRE FLAMAND, Inspecteur de l'enseignement primaire, nouvellement nommé à Marrakech fut invité avec son épouse MICHELLE un soir de mai 1948. Il fit un récit de la réception organisée par le Glaoui. Grâce à sa fille Marie-Françoise FLAMAND nous pouvons avoir accès à cette soirée banale pour le Glaoui et extraordinaire pour ses invités. 

Si vous allez visiter le musée des Confluences, lisez ce récit avant de vous y promener, vous pourrez vous imaginer l'ambiance d'il y a 70 ans.

Mai 1948 – Dîner au Dar El Glaoui - Palais de Son Excellence El Hadj Thami El Glaoui El Mezouari, Pacha de Marrakech.

1936_hudson_terraplane_193620h45 - La grande Terraplane du Caïd Agourram (Si Ahmed ben Abderraliman Agouram, caïd des Seffalat, ex officier du 2eRTM) vient nous quérir à La Baïa; le Caïd, son interprète, et le noir chauffeur Abdesselam sont drapés dans de fins lainages immaculés, Michelle et moi, en grande tenue de réception. Dans la Médina aux minables échoppes habituelles, l'acétylène nocturne frisotte sur dattes sèches et les amas de beurre rance. Hauts murs aveugles... large entrée lumineuse, comme d'une mosquée ; Abdesselam ouvre ma portière sur une petite foule de dignitaires et de serviteurs. Sur les djellabas blanches ou rayées tous ont au côté le long poignard des chleuhs de la montagne, nés libres. Et tous portent au visage cette demi morgue des chambellans accoutumés aux seuil des palais.

87LL-CP M'Kech ancien_Dar El Glaoui 01 01  Si Saddek El Glaoui ! Les dignitaires de la porte semblent se retirer au néant, lorsque ce fils du Pacha se détache de leur groupe pour se présenter à nous.

CP M'Kech ancien_Dar El Glaoui 02 02

Nous revoyons le splendide visage presque noir, aux traits réguliers, dont le turban jaune paille très serré au haut du front, fait jouer les ocres et les bronzes ; ample vêtement brun sombre sur quoi tranche le grand poignard d'argent, babouches de cuir jaune. C'est le costume traditionnel dans lequel nous avions déjà vu cet archange énigmatique et toujours souriant.

Notre bon compagnon, le Caïd Agourram multiplie les courbettes de cour, les salams discrètement affectueux, les sourires barbus, tandis que nous l'encadrons comme si un piège le guettait, à quelque détour de ces couloirs de mosaïques bleues. Voici la première cour intérieure. Sur le fonds des grands feuillages immobiles comme lui, le Pacha de Marrakech nous attend.

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Je sens le Caïd conscient jusqu'à l'orteil de la Majesté de son suzerain; je me sens vibrer moi-même devant sa silhouette de grand vieillard impassible, pendant l'échange des salutations. Point d'hyper-bolisme, mais cette haute affabilité de souverain régnant, qui daigne s'enquérir de vos proches et vous souhaiter une entière bienvenue ; longues étreintes de mains sèches et souples. Un jardin, une salle ouverte entre deux hauts serviteurs qui s'effacent, le Pacha n'est plus là... Le chant grave du muezzin appelle à la prière du soir... Nous fumons en silence. La pièce où nous sommes a les dimensions, et presque l'aspect d'une chapelle pour culte exotique : douze ou quinze mètres de long, cinq à six de large et huit à dix mètres de hauteur ; un plafond dans le style de ceux de la Bahia, c'est à dire à charpente apparente, aux bois entièrement peints de pastels vifs, surtout dans les bleus et dans les rouges.

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 Une photo aérienne de M. Flandrin montre l'immensité de ce palais. Jusqu'à mi-hauteur, les murs sont recouverts de zelliges dans les mêmes tons. Piano à queue perdu dans un redan; extraordinaire pendule Louis XV. L'élément le plus étonnant de cet ameublement, c'est le tapis ; il couvre tout le sol de cette immense salle avec ses caprices de formes d'un rose si caressant aux yeux que je le juge plus beau que toutes les pièces rares du musée Dar Si Saïd- Il est trop beau, en vérité, pour être un véritable Chichaoua des Boussela; Si Saddeck nous le dit fabriqué à Rabat. Si Saddeck savait s'adapter à toutes circonstances,comme par exemple jouer à la pétanque.

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Après l'instant qui permet aux messieurs d'essayer leurs voix, aux dames de défroisser leurs robes, Si Saddek nous prie de l'accompagner. Ce bar où il nous mène, ce sera la seule note à demie européenne de notre soirée, par ses clubs de cuir patiné et par ces flacons d'alcools – de grande classe – qui couvrent tout un panneau de la pièce. Devant ces rutilances d'étiquettes ou de breuvages, un bar de verreries blanches et rouges. Le barman – robe blanche et fez rouge, c'est le Conseiller de Son Excellence avec qui nous avons déjeuné à Sidi Rahal. Le serveur, ce sera Si Saddeck lui-même, qui nous présente les boissons avec l'habilité et presque les formules d'un professionnel... un peu plus... un cocktail encore ? … Nous picorons à toutes assiettes sur les petites tables de Mogador : amandes grillées, olives fendues, dix sortes de petits gâteaux...

Feliz-palais-pacha-glaoui-1913-4

À l'un de ces signaux invisibles auquel tout lui obéit, Si Saddek fait les honneurs du jardin, le plus harmonieux riad que nous ayions encore vu ; simple architecture d'une végétation à deux étages et deux couleurs ; les grands orangers étendent leur sombre feuillage épais au-dessus d'une nappe de géraniums, dans le jeu simple d'un vert et d'un rouge également profonds et calmes. L 'habituelle croix qui coupe les riads de deux chemins perpendiculaires surélevés est ici large et longue, elle éclaire les masses végétales, par la chute des lumières des salons sur ses dalles blanches et noires de marbre fin.

La pièce au seuil de laquelle le maître nous attend n'est salle à manger que par ces deux tables de marqueterie de Mogador, tout au fond, entre les divans et les piles de coussins. Aussi longue et large et aussi somptueusement parée que celle où nous avons fait salon, de pendules, de boiseries lumineuses, de zelliges brillantes de frais velours et d'un merveilleux tapis persan.

Michelle est à la gauche de ce « Grand seigneur de l'Atlas » qui tant l'impressionne par un passé légendaire – sombre légende – et par ce physique vraiment étrange, où ne paraît aucun des signes habituels de la vitalité, où l'on sent pourtant une anormale puissance, mais rétracté, ambiguë, inquiétante. La personnalité physique de Churchill m'avait attiré à ce dîner de la Mamounia, dans le champ d'une force immédiatement évidente et amie, je m'étais senti convié à sa puissance alimentaire, à son délice de fumeur de Havanes. Je me sens ici en présence, mais hors du circuit, d'une force distante, inconnue.

Glaoui (16)

Sauf le menton, au dessin régulier, tous les autres traits du visage s’effacent, le nez s'enfonce, les yeux sont cachés au creux des orbites. Peau bistre et molle, presque tombante, vaguement granuleuse. Son illisible regard pèse-t-il sur moi, je relève mes yeux ; déjà ses paupières sont closes, et toute vie semble retirée de ce sombre visage. Je pense au chef de harka pillardes qu'il fut, au bourreau méthodique et glacé qu'on dit qu'il est. Je pense au "Vieux de la Montagne" des récits de Marco Polo; attentif, comme ce Vieux, à donner à ses hôtes d'un soir la jouissance de tous ses paradis orientaux. Que son regard - son regard inexpressif et presque toujours dirigé sur soi - s'en aille une seconde vers un point de la table, accourt l'essaim des esclaves aux pieds nus, aux robes flottantes ceinturées de poignards. Ils glissent autour de nous sans couper notre lent propos. Des immenses plats, couverts de sparteries coniques, ils tirent d'abord la « r'ir'a » cette soupe qui est à la fois chaude de viandes et d'épices et fraîche de légumes inconnus.

1928-train-diffa-mrk-glaoui-surveillant-repas-deses-invités  Le glaoui surveillant la préparation d'une diffa sous tentes caïdales en 1928.

Nous la mangeons en des bols de bois que le tourneur vient d'apporter, avec des coupelles de bois ciselé, gracieusement posées sur des tiges longues et fines, et visiblement vierges de tout usage.

Le méchoui ! Mes yeux ne sont pas encore blasés de la majesté de ce plat énorme ; je jouis de mon étonnement devant ce mouton tout entier, que je sais sorti à l'instant du four de terre construit pour lui seul et qui s'affaisse maintenant sur les cendres ; je jouis de mon appétit animal devant cette viande parfaite dont on peut manger sans mesure : je happe les rognons tièdes ; je me brûle une seconde les doigts pour ouvrir une brèche vers les succulentes lanières de cette cuisse, je tire de longs muscles blancs, dorés, chauds ; les trois premiers doigts de ma main droite sont fourchette et couteau ; ma main gauche se garde nette sur la serviette de soie bleue, pour le service de l'eau glacée – des vins aussi (Bordeaux blanc puis Heidsieck) dont les muets serviteurs  devinent mon désir et m'emplissent silencieusement ces grands verres d'Angleterre, ciselés bleus et rouges.

Suivant le rite culinaire du vieux Maroc vient à présent la pastilla, aux dimensions de roue de carrosse, à la couleur de joue d'ange, dont les dehors sont de fines pâtisseries à cent feuilles légères et sèches, et dont l'intérieur, ô surprise ! Est une pâte onctueuse de pigeons hachés avec des œufs et des fruits. Chacun creuse des doigts dans cet immense gâteau, enrobe la pâte semi liquide dans ses feuilles craquantes et sucrées, reverse la tête... J'encourage mon voisin à me donner l'exemple ; je m'encourage moi-même à creuser plus avant... 

D’appétit, il n'est plus question ; les services cependant se succèdent sans hâte. Ce sont poulets aux omelettes – toute une basse-cour dorée de sa propre cuisson dans l'argile, enrobée dans la dorure plus vive de cent omelettes épaisses. Des crêpes surviennent, en piles étagées, comme mouchoirs dans une lingerie ; de leur lourde pâte molle nous déchirons négligemment quelques angles. Un dindon colosse nous est servi, entier cela va de soi et tout brûlant des feux de la rôtissoire, mais baigné dans une sauce rouge, glacée et sucrée. Mes doigts trouvent difficilement le chemin des chairs tendres dans ces gros membres lourds   à forte charpente, mais quelles trouvailles après l'effort ! Farcis à la pâte d'amandes, voici dix, douze pigeons dans cette vasque brune posée devant cinq convives, pigeons énormes gonflés d'amande craquante et douce que l'on retrouve aussi dans la sauce alentour, si coûteuse amande, mais sans laquelle aucune farce ne vaut aux yeux des gourmets du Haouz. La conversation s'alentit... À vrai dire, nous n'avons guère conversé ; de temps à autre, j'ai retourné à mon voisin le conseiller de Son Excellence son invite discrète à piocher au plat de son sourire de satisfaction stomacale. Deux ou trois fois, j'ai risqué, à l'adresse de Son excellence elle-même, un compliment bien littéraire sur l'ordonnance de sa maison et la finesse de la chère. Son excelence m'a répondu d'un hochement de tête compréhensif, d'un encouragement à profiter de son hospitalité. Son quasi mutisme à lui n'est point indifférence semble-t-il  mais, sérieusement, il dîne, et nous nous émerveillons d'un si solide appétit de septuagénaire.

Gigots ! Somptueux gigots à jeter la honte aux visages de tous ceux qui parlent à la légère du mouton marocain, ou de ce mode primitif de cuisson dans l'argile battue et maçonnée lentement pour le plaisir de manger ; je mange, nous mangeons tous...

Couscous ; ou plutôt : « couscoussou » comme écrivaient il n'y a pas un demi siècle les rares audacieux roumis qui goûtèrent cette montagne de délices entre les remparts rouge de cette ville où nous sommes. Les camps de la Légion, le canon de Mangin, quinze ans d'épopée pour qu'un échappé de village bourguignon plante ses doigts à son tour dans la semoule légère, face à ce souverain barbare. Le « dernier grand féodal » rêve-t-il lui aussi d'épopée... ? Penché vers Michelle il lui montre à faire glisser la semoule, de l'index dans la paume droite, à la malaxer en boule, à se l'envoyer au gosier d'une détente du pouce. Nous ne creusons pas de bien véritables cratères dans la montagne de ce coucous-ci ; nos doigts paressent à s'enfoncer au-delà de la semoule, vers la masse intérieure, encore bouillante, des carrés de poitrine mêlés aux pois chiches, aux navets, aux carottes... Quelques uns de nous puisent un réconfort dans les coupes de leben que le Pacha fait apporter quand Michelle a confessé son ignorance du lait de chamelle, 3 sortes de leben qui sont le lait frais de la chamelle, son lait aigri puis le yogourt.

Et, tous sourient, comme nomades altérés quand surgit l'oasis, à l'apparition des glaces. Roses et blanches agréablement vanillées, extravagantes de dimensions, comme tous ces plats d'avant elles. Comme aussi ces coupes de fruits qui viennent à présent, comme ces trois collines de pâtisseries sur la table basse, entre mes genoux et mes yeux, et ce ne sont pas babas vulgaires, ou éclairs au chocolat mesquins, mais galettes pétries d'amandes, beignets ruisselants de miel... Mes doigts s'engluent, mes mâchoires ne sauraient plus mâcher, ma peau doit être distendue ; je me sens devenu sac à nourritures, et sac lourd de ne pouvoir le soulever moi-même certainement. 

Il le faudra pourtant. Le Pacha s'est dressé. D'un bond qui m'étonne grandement, il quitte sa position de jambes repliées au creux de tous ces coussins. Sans parler mais avec une aisance absolue il attend notre propre sortie de table, il nous mène vers une autre encore de ces salles de cathédrales, où sont toujours, mais toujours différentes les charpentes de cèdre polychromes, les zelliges multicolores, les pendules, les tapis, les velours. Chacun s'accote aux creux d'un divan qui ceinture toute l'immense pièce, chacun est « bordé » de lourds coussins ; devant chacun de nous se pose une table minuscule où se succéderont les tasses de thé puis de café. Le Pacha aurait-il surpris mon geste de refus devant la caissette des lourds cigares ? À l'instant c'est une boite des meilleures cigarettes anglaises que l'on ouvre devant moi, pour moi. Son Excellence a sorti pour lui une courte pipe ; nous vivons une heure de repos véritable, où toute paix est laissée au corps. Qu'il jouisse de sa bonne fatigue ! Chacun suit béatement la fumée de sa cigarette, l'esprit vague, les yeux perdus ; le silence n'est jamais lourd mais reposant, chacun sachant qu'il dépend de lui seulement de le prolonger, ou bien de le rompre pour un de ces propos flatteurs que notre hôte accueille toujours avec ce même hochement de tête courtois et compréhensif. Serait-ce qu'un de ces propos lui a plu sensiblement ? Il se lève ; il va lentement vers d'invisibles commutateurs; nos lumières s'éteignent, d'autres s'allument à l'intérieur des murs et nous jettent aux yeux toute une singulière féerie de zelliges ajourées, multicolores, en festons couleur d'arc en ciel, en rosaces de soleils pour sainte-chapelle. Je touche donc des yeux un de ces prodiges dont les Contes de fée avaient nourri mon enfance; et non plus, confuses visions suscitées par des mots écrits, mais féeries dans le réel, caprices d'enchanteur réalisé.

Stynia-dec-1912_c

Songerai-je aussi aux milliers de fellahs misérables, de l'infinie misère des bleds, dans tout le royaume de ce Moderne Merlin ? Ce soir comme chaque soir ils n'ont croqué que vent et poussière... Mais ce sont là songeries de roumi... L'Enchanteur jouit en toute paix du cœur de notre émerveillement... et le fellah du Sud marocain met assurément la gloire et le plaisir de son Pacha au-delà des satisfactions de sa propre panse.

Ainsi nous dirons seulement ce qu'il faut dire au Prince de ces merveilles, quand nous nous levons, après minuit, pour prendre congé. Chacun de nous exprime à son tour – sa gratitude, selon le talent oratoire qu'Allah lui a départi ; à chacun par le truchement de son interprète, le Prince ses compliments. Il me dit à moi qu'il compte me revoir chez lui – sa maison est à moi- avec mes parents et mes amis. Je remercie. Il me fait redire que je serai toujours le bienvenu ; il me serre longuement la main ; c'est un patriarche chargé d'ans, d'honneurs et de vertus, qui reconduit de jeunes parents au seuil de sa tente. Et ainsi qu'au temps des patriarches se prolongeait l'adieu jusqu'aux limites du clan, ainsi nous accueille et nous emmène Si Saddeck, fils aimé du Pacha au sortir des bras de son père. Jardins et cours, corridors de mosaïques bleues ; à la dernière marche  du Palais, s'échangent encore les témoignages et les promesses, l'adieu courtois et charmant d'un prince du sud, au seuil de la nuit bleue.

(I) Traduction littérale : « Maison du Glaoui » Le Pacha de Marrakech s'appellait Son Excellence El Hadj Thami El Glaoui El Mezouari ; et, par abréviation «  El Glaoui », en tant que membre et chef de la tribu des Glaoua. ( un glaoui, des glaoua). - v. guide bleu du Maroc. Édit. 1948 page 135.    

Ce récit étonnant d'une diffa chez Hadj Thami el Glaoui par l'inspecteur Pierre FLAMAND est original. Il fait partie de la série des textes "Chkoun Ana" dont les droits sont réservés. Il ne peut être reproduit sans l'autorisation écrite de la fille de l'auteur et devra comporter la mention de l'Édition: Mangin@Marrakech, 11 avril 2018.  

 

 

02 avril 2018

MOHAMMED V À MARRAKECH EN 1958 - DÉFILÉ MILITAIRE ET FANTASIAS

Maurice-Calas-1958DOCUMENT RARE, FILMÉ IL Y A 60 ANS ET TRANSFORMÉ EN VIDÉO RÉCEMMENT

Film de Maurice CALAS cameraman sur Paillard 8mm. prises de vues et prise du son d'origine depuis la tribune du Corps diplomatique, place du 16 novembre à Marrakech aux côtés du Consul de Suisse, Louis WACHSMUTH.

Voir ce film exceptionnel mis en ligne par MANGIN@MARRAKECH, en cliquant sur l'adresse VIMEO ci-dessous:

https://vimeo.com/257562171

https-::vimeo

https://vimeo.com/257562171 

Qui se trouvait à Marrakech à cette époque et se souvient de ce défilé Militaire des FAR ?

SA-MAJESTE-LE-ROI-MOHAMMED-V Sa Majesté Mohammed V, roi du Maroc, en visite à Marrakech en 1958, 60 ans déjà!

LA-FOULE-DES-ADMIRATEURS-SUR LES ARBRES  De nombreux admirateurs juchés sur les arbres le long de l'avenue Mohamed V

Sa-majesté-salue-son-peuple En uniforme de chef des Forces armées royales, Mohammed V salue les Marrakchis venus à sa rencontre

MV-photographes Les photographes, sur la Place du 16 novembre (autrefois 7 septembre) . La tribune officielle tourne le dos à la Poste Centrale du Guéliz

la-garde-du-drapeau Les régiments rendent les honneurs au roi Mohammed V

Hymne-national-

La tribune officielle

Tambours-battant

La musique ouvre le défilé militaire tambours battant

S-A-R-le-Prince_Moulay-Hassan

S.A.R. le Prince Moulay Hassan, successeur désigné,  caracole sur un cheval pomponné aux couleurs du royaume.

Présentez-Armes Présentez... Armes

Casquettes-blanches-1BERP Les casquettes blanches

Les-skieurs-militaires Les troupes de montagne à skis

Commandos-Lances-roquettes Commandos lance-roquettes

Depuis-la-tribune-du-corps-diplomatique 

Depuis la tribune du Corps diplomatique

Les-fruits-dans-les arbres

Les marrakchis dans les arbres et sous les arbres.

Troupes-sahariennes  Les troupes sahariennes

Premier-blindé

Premier blindé des Forces armées royales

Char-de-l'arme-blindée Cavalerie blindée: un char

Jeeps-canons-anti-chars Jeeps avec canons anti-chars de 105mm

blindés-légers

EBR - Blindés légers sur pneus

Vehicules-transport-de-troupes Véhicules transports de troupes

Bab-Doukkala Fantasias à BabDoukkala  à 5' du début du film "Mohamed V à Marrakech en 1958"

Fantasia-départ  Ils vont faire parler la poudre

Fantasia-Bab-Doukkala  Devant Bab Doukkala

Chevaux-enfants Piaffants, mords aux dents devant les enfants

fantasia-pret-au-départ Nouveau groupe s'approchant de la ligne de départ

c'est_pas_si_facile  Jeune cavalier introduisant avec précaution le projectile dans la chambre de sa Moukala

Tirer-en-l-air Qui donne le signal du départ ?

un-caid-et-son-porte-flingues Un caïd à côté de son servant qui porte deux Moukalas, celle du chef et la sienne.

fete-a-la-nuit-tombante La fête se poursuit dans la nuit en l'honneur de SM Mohammed V, roi du Maroc et de son fils SAR, le prince Moulay Hassan.

Le même défilé avait été filmé par Raymond Carnuccini, cameraman des Studios René BERTRAND à Marrakech, pourvu d'un matériel professionnel, malheureusement ceux qui ont acheté les studios Bertrand ou leurs successeurs ont été négligents et de nombreuses oeuvres de grande valeur pour le patrimoine historique de Marrakech ont disparu.

AUTRES FILMS DE MAURICE CALAS

Maurice CALAS a souvent filmé les anciens de Marrakech, lors des Moussems organisés par SALAM MARRAKECH, association dont le président fondateur est Robert LUCKÉ. Suivent ci-dessous plusieurs liens internet pour voir quelques rencontres chaleureuses.

Voir aussi : "Salam Marrakech à Saint-Gaudens - 2009"  un film de Maurice Calas

Voir aussi : "Salam Marrakech à Venerque - 2011" un film de Maurice Calas

Voir aussi : "Salam Marrakech à La Souvine 2013"  (Avignon) un film de Maurice Calas

Voir aussi : "Salam Marrakech à La Souvine 2016"  (Avignon) un film de Maurice Calas

Un grand merci à Maurice pour ces documents qui gardent la mémoire des anciens de Marrakech. Que ceux qui disposent de souvenirs pour compléter ces films, les ajoutent dans les commentaires ci-dessous.

27 mars 2018

L'AVENIR DU FOOTBALL FÉMININ DE L'AFRIQUE PASSE PAR MARRAKECH

PÂQUES EST FÊTÉ LE MÊME WEEK-END EN 2018 PAR LES JUIFS ET PAR LES CHRÉTIENS OCCIDENTAUX

PESSAH JUIVE : du vendredi 30 mars au coucher du soleil au samedi 7 avril - la libération du joug de Pharaon pour la terre promise.

PÂQUES CATHOLIQUES ET PROTESTANTS: Dimanche 1 avril - la libération du joug de la mort pour choisir la vie. PÂQUES ORTHODOXES: (chrétiens orientaux) : Dimanche 8 avril -

BONNES FÊTES À CEUX QUI LES PRATIQUENT

La prochaine fête musulmane est Lailat Al-Bara'ah, la nuit du destin ou la nuit du pardon prévue pour le 1er mai.

CHAMA BENZRIOUIL A REPRÉSENTÉ SALAM MARRAKECH ET SALAM SPORT AU SYMPOSIUM DU FOOTBALL FÉMININ DE LA CAF -CONFÉDÉRATION AFRICAINE DU FOOTBALL - QUI S'EST TENU À MARRAKECH.

Chama-Benzriouil

LE Président HAMAD (MADAGASCAR) PRÉSIDENT DE LA CAF

Président-Hamad

LA DÉLÉGATION MAURITANIENNE, LA DÉLÉGATION SÉNÉGALAISE,  AVEC EN TÊTE EL-HADJI OUSSEYNOU DIOUF, CHAMPION DE LA COUPE DU MONDE.

HAJ_DIOUF-CHAMA    LORS DE LA CLÔTURE, LE PRÉSIDENT A ANNONCÉ QUE LA DEMANDE DU MAROC POUR LA COUPE EN 2026 EST ACCEPTÉE PAR TOUTE L'AFRIQUE. 

#MOROCCO2026 TOUTE L'AFRIQUE DÉFENDRA LA CANDIDATURE DU MAROC POUR 2026 

SYMPOSIUM_FOOTBALL_FEMININ_CAF MERCI CHAMA DE NOUS AVOIR REPRÉSENTÉ POUR CETTE DÉCISION D'UNE GRANDE IMPORTANCE POUR LE SPORT FÉMININ EN AFRIQUE ET AILLEURS.

CHAMA, DÉCOUVRE DANS LE MUSÉE DE LA PALMERAIE (Est de la Médina), L'ANCIENNE RÉSIDENCE DU VICE-CONSUL D'ANGLETERRE ALAN LENNOX DU TEMPS DU SULTAN MOULAY ABD EL AZIZ (début du XXe siècle)

musee-de-la-palmeraie Dar  Tounsi est situé à l'écart du  centre  ville. Son architecture  est ancienne (plus d'un siècle) à en juger par  les  boiseries des  portes  et le style  des   arcades.

VICE-CONSULAT-BRITANNIQUE Un  bassin  rectangulaire traverse  le  patio planté  d'arbres  séculaires : orangers,  cyprés, rosiers  et  même  des  palmiers.  

Jardin-musée-palmeraie-Lennox  Les personnels du Musée de La Palmeraie  ne  connaissent pas l'historique  du  lieu et personne ne sait  comment les initiateurs du Musée ont pu s'approprier le site.

jardin-alan-lennox En fait il s'agit de l'ancienne résidence du Vice consul anglais qui avait une grande importance auprès du Sultan Moulay Abd el Aziz jusqu'à ce qu'il soit détrôné par son demi-frère Moulay Al Hafid. Certains Brittaniques restèrent à Dar Tounsi jusqu'à l'Indépendance du Maroc, ( par exemple Miss DUNCAN), d'autres au 71 Derb Toubib.

Musee-palmeraie-mrk

Dar Tounsi, sur la route N8, desservie aussi par des bus.

Merci à Chama pour son engagement dans la promotion du sport féminin qui n'est pas nouveau à Marrakech avec le SAM, l'ASM et l'AGM et aussi pour ses photos qui nous permettent de faire revivre l'histoire des lieux de Marrakech chargés d'histoire.


19 mars 2018

DE L'ÉCOLE ARSET EL MAACH AU LYCÉE VICTOR HUGO À SES DÉBUTS: ANNÉES 60

MANU PICCOLI PARTAGE AVEC NOUS DES PHOTOS DE SES CLASSES

Manu habitait rue du Capitaine Capperon avec sa famille et précise:  "Sur la photo de 5e ci-dessous, je me trouve au 2éme rang et à la 8éme place à partir de la gauche.

Ce fut ma dernière année au LVH, ensuite je suis allé dans un lycée agricole en internat à Aïn-Sebaa près de Casablanca pour 3 ans avant de revenir à Marrakech pour 1 an,

 J'ai quitté Marrakech de nouveau pour aller en France à Pau.

J'avais rencontré les 2 frères Martinez (Claude?) à Tarbes et je les ai perdu de vue en quittant la région pour Paris."

LA CLASSE DE 5e V AU LVH, ANNÉE 1961

LVH-5eV-1961-1962 2  Marcel Martin commente: "Une photographie que je n’avais plus depuis le moussem de Paris en 2003. Merci" Il nous fait profiter de sa mémoire incroyable en écrivant la plupart des noms.

Lire de haut en bas et de gauche à droite:
Haut : OUSTRY - LAMGHARI Abdelaziz,- NÉGRAOUI Hafid (dcd) frère de Mustapha - MARTIN Marcel – BRUNEAU (vit en Corse Fils de l’excellent pâtissier de l’avenue Landais et du Marché) - ISSAN Edmond - DELOUYA Henri ( ses parents étainet coiffeur pour dames)- x X-BEAUNÉ Gérard (interne de Mogador)- AFRIAT Jacques (interne de Mogador)- 
Milieu: LUGASSY Roger (son père était directeur du cinéma Colisée) - COMMERÇON Jean François - TRICKI Farid (son père était prof au Lycée Mohamed V) - MAGRO René (BE707) - KELNER Georges – RBIBO Henri ( que j’ai retrouvé par l’intermédiaire de sa belle sœur avec FCB ) - BITTON David (son père  était tailleur, rue de la Liberté) - PICCOLII Manuel - AMAD Hafid ( famille de transporteurs autocar) - BENSSOUSSAN Jacques (vit à Paris)
Assis: - X - MILÉO Alain ( en PACA) - DESTRIERS (Desbrières) Jean ( fille de Micheline DENJEAN Championne du Maroc de basket avec le SAM) - Madame ORIEUX ( Prof de Français, épouse de Mr Pierre ORIEUX) -  BOUKFAOUI (frère d’Abdallah) - X - OHANA Michel (vit à Paris) - ABITBOL Michel.
LA CLASSE DE 6e VII, 1960-1961- Cette photo a deja été publiée:  cliquer: 25 JANVIER 2018

LVH_6e61-62 De gauche à droite et de haut en bas:: Haut: Jacques BENISTY, Michel BASTOUL, Alain - , DESBRIERES, DESCHAMPS, LEVY;

Milieu: ABITBOL, Manuel PICCOLI, DASUMAL, X, TRICKI, COHEN, BENSOUSSAN, 

Assises: PÉREZ, KHERBANE, Josette MAGNE, Béatrice BERLON, Mme MARTIN professeur de Français et d'Anglais, AZRAN, Liliane ABERGEL, ELKAÏM, ELMOZNINO, 

Autres professeurs: Sciences, Mme BISCH, Hist-Géo: Mme MAZEL; musique: Mme ANTONY.

En remontant le temps avant le LVH, Manu PICCOLI étudiait à l'École primaire de l'ARSET El MAACH

arset-el-maach-grands

Probablement année 1959-1960.  Merci d'aider à compléter les noms et prénoms, de haut en bas et de gauche à droite: rang du haut: xX, xX, xX, xX, xX, xX, institutrice. Rang du milieu : xX, xX, Manu PICCOLI, xX, xX, xX, xX, xX; Rang assis: xX, xX, Joseph ELKAÏM ?, xX, xX, xX.

primaire-arset-el-maach

Probablement année 1958-1959.  Merci d'aider à compléter les noms et prénoms, de haut en bas et de gauche à droite: rang du haut: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX. Rang du milieu : xX, Jean ROGHÉ, xX, xX, xX, xX, xX, Joseph ELKAÏM ?, xX, xX, xX, xX; Rang assis: xX, xX, xX, xX, xX, xX, Manu PICCOLI, Jean Yves DESCAMP, xX, xX, xX. (merci à Marcel pour son commentaire) 

Ils sont revenus cette semaine à Marrakech et ont été reçus par Chama pour un thé berbère avec des sfenjs. Manu Piccoli reconnaîtra son copain Dany Stepanoff qui a habité d'abord Bab Doukkala, puis la Cité Fouque et ensuite le quartier militaire près du LVH.

Chama-20mars2018    Le photographe photographié.

Photographe-ChamaDany STEPANOFF, est venu avec sa femme Annick ainsi que d'autres anciens. Jean-Marie  FRAIZE  et  sa  femme  Jacky qui  n'avaient  pas  vu  Marrakech  depuis  54  ans,   Daniel SANCHEZ voisin  de la  boulangerie  Nicolo  rue Verlet Hanus  devenue  rue  elbequal et  sa  femme Mireille. Ce fut une  joie  d'évoquer  les  bons  souvenirs  chez  Chama à l'accueil chaleureux.

Merci à Manu pour ses photos de classe qui vont aider à retrouver les noms d'autres amis, merci aussi à Marcel Martin pour sa mémoire fabuleuse et à Chama pour son accueil très sympathique.

10 mars 2018

ÉLÈVES-PILOTES À LA BASE 707 DE MARRAKECH, EN 1943 VERS LES USA ET EN 1953 VERS AVORD

UN ÉLÈVE PILOTE À RECONNAÎTRE

20-mouleur

Camille demande de l'aide: Je recherche mon grand père biologique ou quelqu'un qui l'aurait connu,.. à Caen ou à Marrakech ?
"Tu avais 20 ans au mois de mars 1953. Avant l'aviation tu étais mouleur, probablement à Caen, probablement à la smn ( société métallurgie normande ).. Tu as connu ma grand mère, Jeanine Marchand, probablement en 1952, peut-être avant.. elle avait 21 ans à l'époque. 
Ta fille ( ma maman) , Françoise, Marie, Yvonne née Marchand est née le 28 Mars 1953 à la maternité de Caen. 
Nous avons retrouvé en fouillant dans les archives de la maternité tes initiales B.P ....
Voilà le peu de choses que je possède de toi, 2 photos, des initiales, un âge et un métier... J'aimerais pouvoir mettre un nom, une histoire sur ton visage..."

LA FORMATION DES PILOTES FRANÇAIS ÉTAIT SOUVENT COMPLÉTÉE AUX ETATS-UNIS ENTRE 1943 ET 1946

Jean-Philippe, le fils de Claude GIRARD, nous communique des photos de la collection de son père qui fut élève-pilote en 1943 à Marrakech et, eut l'occasion d'aller aux Etats Unis (Georgie, Alabama, Caroline du Sud, Californie ) pour se former sur différents avions de chasse et bombardiers, comme le B-25. Il faisait partie du 9e Détachement des CFPNA - Centres de Formation du Personnel Naviguant en Amérique.

claude-Girard-Turnerfield-B25

cadets-craig-field-1945 Dans ce groupe de cadets français, Claude GIRARD est debout le 2e en partant de la droite. Mais quels sont les noms des autres? Quelqu'un reconnaît-il un visage ? Le blond, 6e en partant de la droite est souvent sur d'autres photos.

Aviation-cadet-detachement-shawfield-Class44-J-SQUADRON-14  Photo prise à Shaw Field, Californie le 7 mars 1945; Claude GIRARD est le cinquième en partant de la droite. On remarquera les officiers de l'École de l'Air de Marrakech, à leurs casquettes blanches. Ceux qui n'étaient pas officier sont reconnaissables à leurs calots. Ceux qui sortirent 1er pilote sur B-26 ont leur nom suivi d'un 1- : Debout de g.àd.:Roland Duthu-1, Georges Becquey-1, Jean Lhussaz-1, Henri Atlan-1, René Blanc-1, Thierry de Sevin, Raymond Despouy-1, Bruno Renevier-1, Gérard Turpault-1, Edmond Thourot-1, Jacques Margain-1, Claude Girard, Jean-Marc Pineau-1, Paul Lemarié-1, Denis Barois-1, Marcel Aureillan-Co. Assis de g.àd.: Georges Chollet-1, André Chaudon-Co, Adrien Magnin-1, René Lignon-Co, Pierre-Denis Turtaut-1, Gérard Depardon-1, Albert Pestre-1, René Thévenon-1, André Bouttefroy-1, Henri Norloff, Cécil Bayle-1. (la plupart sortirent 1er pilote et quelques uns Co-pilote)

On remarquera que dans cette promotion se trouvait Albert PESTRE dont nous avons déja parlé sur ce blog et qui plus tard sera Général de Division Aérienne. (cliquer:  Albert Pestre)

Après la guerre, André GIRARD proposa sa candidature de pilote à Air France et à la TWA. Air France n'avait rien à lui proposer et TWA lui offrit un poste de gérant des vols de la TWA à Orly. En 1952 il put à nouveau voler comme pilote, il fut formé sur DC-3 et continua sa carrière à la TWA avec de hautes fonctions (l'un des 4 vice-présidents ) jusqu'à sa retraite en 1970. Il est décédé en 2005.

IMAG0183

Jean-Philippe détient des photos et les partage avec nous afin que ceux qui recon-naitraient des visages puissent les identifier et ainsi compléter l'histoire de ces pilotes partis du Maroc en 1943 dans le but de se former aux Etats Unis et de participer à la reconquète de la France. Ici un cours en atelier.

Les photos qui suivent ne sont pas identifiées, elles concernent aussi le 9e détachement.

Un groupe de 20 en formation bi-moteur à identifier.IMAG0053

IMAG0037

 

 

   Un groupe de cinq. Claude GIRARD pourrait être le 2e en partant de la gauche et le blond est le 3e, probablement Jacques MARGAIN.

IMAG0184un groupe dans les locaux. 

     

IMAG0229Devant le bureau du commandant d'armes

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  Soirée dansante  

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   Farniente sur le plage  

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  Tablée en belle tenue.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Pilote-inconnu-peutetre-jacques-Margain

A gauche un instructeur américain non identifié. A droite un Cadet français à identifier, faisant partie de la même promo que Claude Girard à Shaw Field. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx. 

Tour-de-controle-inconnus

A gauche la cabine de la Tour de contrôle où l'on grignote. A droite probablement des instructeurs et cadres de la Base de Shaw Field xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxXXXXXXXXx Merci à ceux qui auraient identifié certaines personnes  de l'indiquer dans un commentaire ou d'écrire à Jean-Philippe GIRARD par le lien "contactez l'auteur" en haut à gauche de cette page.

L'ÉCOLE DE PILOTAGE DE MARRAKECH EN 1953 ET PROMO 53E

A cette époque la France avait un gros besoin de pilotes. Les élèves commençaient tous à Marrakech à apprendre le pilotage sur monomoteur T6 (North American T6 Texan). A l'issue de cette formation les élèves pilotes qui avaient satisfait aux épreuves étaient divisés en deux groupes: ceux qui allaient poursuivre leur formation sur avion de chasse sur la base de Meknès et ceux qui allaient se former sur avion bimoteur pour le transport aérien à la base d'Avord située dans le Cher proche de la ville de Bourges. La promo 54D a été très bien présentée par Marcel Paquelier sur son blog. Marcel est aujourd'hui décédé, mais son site internet existe toujours à cette adresse: Cliquer sur son nom: Marcel Paquelier.

Le blog Mangin@Marrakech a attiré l'attention de la fille d'un élève pilote de la 53E. Ky Van nous écrit: "Bonjour, Entreprenant la rédaction de l'histoire de mon père, le général Nguyen Huy Anh, j'ai pu retrouver des photos prises lors de sa formation de pilote à Marrakech, poursuivie à Avord. Seriez-vous intéressé par ce partage évidemment sous forme de don ? ...."

"Si mon père m'a transmis le kung fu, il ne m'a point transmis ses souvenirs, ayant cassé ses ailes à l'âge de 39 ans lors d'une mission de secours... j'étais alors trop jeune pour qu'il puisse me parler de Marrakech, d'Avord ou du Texas où il a continué sa formation. Seules me restent les photos en témoignage de cette période de sa vie... et son bonheur qui transparaît alors sur son visage.

Réfugiée politique depuis 1974, j'ai perdu de vue tous ses confrères, les uns décédés, les autres éparpillés aux quatre coins du monde...."

Nous avons bien entendu répondu "oui" et voici les photos:

A cette époque, courant 1953, l'école de pilotage de Marrakech comportait instruction technique au sol et instruction technique en vol: 180 heures de vol sur North American T6 dans différentes situations: - en vol à vue, - V.S.V. (vol sans visibilité),  - voltige, - volde groupe et - vol de nuit.

Nguyen Huy Anh-1953

Nguyen Huy Anh photographié à Saïgon avant son départ pour sa formation d'élève pilote. A genoux devant son T6 sur le tarmak de l'aérodrome de la BA707 à Marrakech.

Marrakech-53E-Nguyen_Huy_Anh-1953 Avec les camarades de sa promo au terrain de Sidi Zouine, Nguyen est le deuxième en partant de la droite. Le futur Général devant des T6 alignés derrière lui

44298375 Les T6 rangés sur le tamark de la base aerienne de Marrakech.

Après avoir subi avec succès cette série d'épreuves sur le terrain de Sidi Zouine, le sous-officier Nguyen Huy Anh qui souhaite piloter aussi des avions de transport sur bi-moteurs est affecté à la base aérienne d'Avord pour poursuivre sa formation.

Entre temps il participe aux championnats des Arts martiaux des bases aériennes à Salon de provence et y fait une démonstration remarquée de Kung Fu.

La suite de sa formation et de celle de ses camarades s'effectue à Avord pour la "transformation bimoteur" qui regroupait plusieurs promotions venues de Marrakech. Les élèves pilotes suivent une formation de six mois avec une centaine d'heures de vol sur avion M.D.312 "Flamant" (Marcel Dassault).

Nguyen_Huy_Anh-1953-54 A gauche Nguyen devant son MD-312-Flamant à Avord. La photo de droite a pu être prise à Avord ou bien à la base aérienne 707.

avord-1955-skf9632 La promo de 20 élèves-pilotes à Avord en 1954. Merci d'indiquer les noms des camarades de promo de Nguyen Huy Anh dans les commentaires. Il se trouve accroupi,  le 5e en partant de la gauche. Cette promo a été constituée à partir des anciennes promo 1953 de Marrakech.

Avord-1955-Macaron74 Ayant réussi ses épreuves, Nguyen Huy Anh se voit attribuer le Brevet de pilote avec "carte blanche" autorisant le vol sans visibilité.

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Lors de la cérémonie officielle il reçoit l'insigne de pilote, appelé "macaron". Il termine en décembre 1954.

Nguyen_Huy_Anh-Arvord-Brevet-de-pilote-1954 Nguyen Huy Anh dans son nouvel uniforme de pilote, arborant sur sa poitrine le "macaron" tant désiré. A droite il partage un repas à Avord avec ses camarades.

Avord-promotions-825 Plusieurs promotions ont terminé leur formation. Chacun connait sa nouvelle affectation. Nguyen Huy Anh va revenir au Vietnam dès le début de 1955.

 Il est affecté au Centre d'entraînement aérien de Nha Trang avec le grade de lieutenant-formateur. Après quelques mois il va parfaire sa formation aux Etats Unis. Il fut le premier officier du Vietnam à être envoyé à l'entraînement des pilotes d'hélicoptères à la base aérienne de Randolph près de San Antonio, au Texas.  Il a été formé aux hélicoptères H.13 et H.19.  à la USAF Helicopter School qui fonctionna à partir de juin 1956.  Les formations utilisaient les hélicoptères suivants: Bell H-13 Sioux et  Sikorsky H-19 . Il a appris à piloter d’autres avions semble-t-il aux Etats Unis, puisqu'une photo le représente au pied d'un quadrimoteur US.

USA-Randolph-1956C  Et une question: Dans quelle base a-t-il été photographié dans une chambre avec un lit en fer ?

col-lit-fBB411 Par la suite il montra qu'il avait acquis d'excellentes bases de pilotage à la Base Aérienne de Marrakech.

1959: Au début de 1959, il a été promu capitaine et nommé  Commandant de la 1re Brigade aéroportée du Vietnam.

En 1962, il a reçu l'ordre de remettre le commandement de la force héliportée au major Nguyen Huy Hau.  Peu de temps après, il a été affecté au commandement du 215e corps d'armée et, à la fin de 1963, après le coup d'État contre le président Ngo Dinh Diem, il a été promu Major. Le 19 juin 1965, il a été promu lieutenant-colonel et a été nommé commandant de la 74e escadrille tactique à Binh Thuy et à Can Tho. Puis commandant de la 62e escadrille tactique aéroportée à la base aérienne de Nha Trang. 1970: Colonel Commandant de la 4e Force aérienne Binh Thuy.

I-11-1971: Officier par intérim

29-2-1972: Promu brigadier général.

27-4-1972: L'hélicoptère UH-1 s'est écrasé à 38 ans - Nommé Major général à titre posthume. Enterré au cimetière militaire de Bien Hoa. Plus de 19 années de service dans les Forces aériennes, il compte plus de 4 000 heures de vol sur hélicoptères, 4 000 heures de vol sur toutes sortes d'avions y compris turbo-propulsé. 33 médailles militaires, civiles et étrangères.

Merci à KI VAN pour ces photos qui permettent de retrouver l'histoire de son père, un éléve-pilote de la Base école 707 de Marrakech au destin exceptionnel. Aidons là à compléter les pans de cette histoire qu'elle n'a pas pu connaître.
Merci aussi à Camille qui nous a communiqué une photo d'élève-pilote à reconnaître.
Merci de même à Jean-Philippe qui nous a parlé de son père, Paul GIRARD, aussi pilote au destin exceptionnel, devenu l'un des vice-présidents de la TWA.

28 février 2018

LE PLAN 1918 DE MARRAKECH; IL Y A CENT ANS !

FAIRE PART: NOTRE AMIE BLANDINE NOUS APPREND UNE TRISTE NOUVELLE

"La vie de mon père Jean Tarot a pris fin sur terre ce 17 février 2018 à 12 h.... Ma peine est grande...Papa aurait eu 98 ans le 10 mars... "

Monique TAROT, son épouse; leurs enfants, Brigitte et Jean DERA(†), Blandine et Gilles VIGOUR, leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, parents, voisins et alliés ont la douleur de vous faire part du décès de M. Jean TAROT, survenu dans sa 98e année. Obsèques célébrées le mardi 20 février 2018, à 14 h 30, en l’église de Lembeye 64350, paroisse ND du Vic-Bihl.

Les marrakch'amis s'associent à la douleur de toute la famille TAROT. 

Ils sont particulièrement reconnaissants à Jean TAROT qui a partagé ses souvenirs d'ancien de Marrakech et de La Targa, et de combattant de la guerre 1949-45 tant sur ce blog que sur la revue Salam Marrakech. 

Écrire "Jean TAROT" dans le rectangle du module de recherche à gauche en dessous de "Toutes les Archives" et cliquer sur "rechercher". Vous trouverez textes et photos pour se souvenir. 

Vous pouvez aussi écrire dans les commentaires témoignages de reconnaissance et messagesde condoléances.

LES JUIFS MAROCAINS FÊTENT POURIM (28 février - 1 mars 2018), NOUS LEUR SOUHAITONS DE BONNES FÊTES

Une photo de la fête de Pourim en 1957 à l'école de filles Jacques BIGART de Marrakech: la prière d'Esther. 

Pourim-ecole-filles-Bigart-1957-priere-Esther Ce cliché fait partie d'une exposition de photos de l'Alliance Israélite Universelle qui est consultable sur le site: POURIM DANS LES ÉCOLES DE L'ALLIANCE 

Ecole-fille-Jacques-Bigart-Pourim-1957 Une autre scène de la fête de Pourim 1957 à l'école de filles Jacques BIGART 

 

Merci aux internautes qui reconnaîtront des élèves de 1957 participants à la fête de les nommer dans les commentaires afin que la mémoire demeure.

MARRAKECH DANS LES DERNIERS TEMPS DE LA GUERRE

Le Maréchal Lyautey avait reçu l'ordre du gouvernement d'envoyer tous les régiments stationnés au Maroc sur le front du Nord et de l'Est de la France dès la fin de 1913, de conserver quelques troupes territoriales dans les ports du Maroc le long du littoral de l'Atlantique et de déserter toutes les villes de l'intérieur, Marrakech par conséquent ne devait plus avoir de militaires.

Lyautey a désobéi au gouvernement. Il a certes envoyé les régiments les mieux aguerris (Spahis, Tirailleurs, Zouaves en gardant souvent un bataillon par régiment pour la formation de nouvelles recrues), mais il en a conservé beaucoup plus que prévu et pas seulement dans les ports.

Casernes-114e-1918

Le 114e RI était stationné au Camp du Guéliz, de même la Compagnie des mobilisés de Marrakech, ainsi que les légionnaires du 4e Étranger et quelques artilleurs de la 11e batterie. Il fallait éviter que les premières constructions du Guéliz restent à l'abandon. Il fallait aussi montrer aux tribus de l'Atlas et du Sud que les allemands ( qui les courtisaient en leur livrant des armes ) n'étaient pas de bon conseil. Le mot d'ordre de LYAUTEY: « s’appliquer à donner partout l’impression que la guerre ne nous émeut pas, que nous en attendons l’issue en toute confiance, et qu’ici, au Maroc, la séance continue ».

Plan-de-Marrakech_1918 Le plan de Marrakech ne se limite plus à la Médina comme au début de 1913. Cependant on remarque en plus de la Palmeraie un grand nombre de jardins à l'extérieur comme à l'intérieur des remparts. Un spécialiste des jardins, le polytechnicien paysagiste Jean-Claude Nicolas FORESTIER avait été envoyé par LYAUTEY d'abord en 1911 par tout le Maroc, puis à nouveau dans le courant de 1913 pour faire des préconisations en complément des règles imposées au Guéliz par le Capitaine LANDAIS. L'urbaniste Henri PROST viendra à Marrakech à partir de 1920 seulement.

Le coeur de Ville en 1918 reste en Médina, le Guéliz est encore peu construit. 

1918-Viux-Marrakech Sur ce grossissement apparaît en I, la place Djemaa el Fna, où se trouvent les principaux commerces, les hotels et les services municipaux. En II, se situe l'État Major qui plus tard sera transféré avenue de Casablanca à l'entrée du Camp du Guéliz. En III, les Jardins de la Mamounia où n'apparaissent que quelques constructions de l'Hôpital MAUCHAMP, le célèbre hôtel LA MAMOUNIA n'est pas encore sorti de terre. En IV, la Koutoubia près de laquelle se trouve Dar Moulay Ali, la Résidence du général Brûlard et de ses successeurs.(aujourd'hui MAISON de FRANCE)

On remarquera que la Médina n'est pas encore reliée au Guéliz par la grande avenue, appelée aujourd'hui Mohammed V. Dans les jardins qui deviendront l'Hivernage, on remarque deux bassins d'irrigation carrés qui deviendront plus tard une piscine.

Le tour de la Médina par les portes des remparts.

PORTES-autour-de-marrakech-1912 En V, le Palais du Sultan, situé au Sud  est séparé du Riad Zitoun par le Mellah.

Bab-Djedid-1918

Puis en suivant les remparts à l'Est se trouve en VI la porte Bab Ghemat; En VII Bab Debbagh et en VIII Bab Khemis où se trouvait le marché le plus important de Marrakech avant qu'une grande partie des commerces  soient transférés place Jemaa El Fna. En IX, Bab Doukkala, ouverte en direction de Casablanca et Safi. En X, Bab Roob qui ouvrait vers l'Atlas. Bab Djedid (entre IX et X ) ne figure pas sur cette carte, car l'avenue qui lui correspond (Jean du PAC - Hommane el Fatouaki) n'est pas encore tracée. Elle débouche sur un terrain vague. XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

La ville nouvelle, au pied du mont Guéliz 

Gueliz-MRK-1918 La porte la plus proche de la Ville nouvelle est Bab Doukkala. Les implantations des militaires sont situées en deux endroits: d'une part les casernes derrière la colline du Guéliz et d'autre part devant la colline, le Camp avec d'autres bâtiments et des tentes. La route de la Targa est à peine esquissée. Devant le mot "Ville" un rectangle, il s'agit de la première Chapelle catholique en bois du Guéliz. La gare ferroviaire en voie de 0,60 n'est pas figurée, cependant la future Gare en voie normale qui ne sera en fonction que 10 ans plus tard est déjà mentionnée comme un projet. Le futur quartier industriel est logiquement prévu le long de la route de Mogador-Essaouira et de la voie ferrée. 

Le-Gueliz-Felix-1918

En XI, sur l'avenue principale, se trouve la première Poste du Guéliz avec quelques rares constructions. Les premiers commerces et maisons furent construits entre l'avenue de Casablanca et cette Poste devant laquelle se construiront les immeubles de la Place de l'Horloge.

Le bassin de la Ménara et ses abords 

Menara-aviation-1918 Le plan figure le bassin rectangulaire au centre des jardins. A l'origine le "champ d'aviation" se trouvait entre la Ménara et la ville comme indiqué sur ce plan. Mais très vite cette proximité fut abandonnée en raison des nuisances occasionnéees et des risques d'accidents. La nouvelle base aérienne fut construite plus à l'est, de l'autre côté des jardins de la Ménara.

Le plan de Marrakech en 1918 nous montre la Ville rouge il y a cent ans. Il est peu détaillé mais nous permet d'évoquer les noms des hommes qui ont influencé la conception de la ville: En premier LYAUTEY qui fixa les principes généraux afin de protéger la Médina de nouvelles constructions. En deuxième la capitaine LANDAIS, il a tracé le quartier du Guéliz en forme d'évantail entre la colline et les remparts de la médina et prévu les installations militaires. Il était venu à Marrakech dès 1911 avant le colonel MANGIN qui resta peu de temps dans la ville rouge. Le capitaine LANDAIS fut maintenu à Marrakech avec la responsabilité des services municipaux de la ville. Une personne moins connue fut le paysagiste Nicolas FORESTIER; il eut un rôle important, c'est lui qui en 1913 décida des jardins à créer et ceux à protéger, il empêchait de construire dans la palmeraie. C'est lui qui a prévu le quartier industriel et l'emplacement de la future gare ferroviaire. Un capitaine du Génie, le capitaine PUISSANT a doté Marrakech du Fort du Guéliz avec son système de défense; on lui doit aussi l'ouverture de routes nécessaires au ravitaillement, à l'équipement et à la sécurité de la région. Enfin le célèbre urbaniste Henri PROST est peu intervenu sur Marrakech, avec son équipe il a plus travaillé sur d'autres villes du Maroc; cependant il a pu agir sur la conception du quartier de l'Hivernage. N'oublions pas ces hommes, ils ont fait de Marrakech une ville agréable à vivre car ils ont prévu  son extension.

 

01 février 2018

L'ÉCOLE DU GUÉLIZ, DÉBUT DES ANNÉES 60

LES ANCIENS DE L'ÉCOLE DU GUÉLIZ PARTAGENT DES PHOTOS DE CLASSE DES ANNÉES 60  (voir plus bas)

carte-de-joyeux-anniversaire-avec-le-bouquet-des-roses-oranges-94401400

Pour l'anniversaire de notre amie Huguette - Huguette ORIA/MORSA - Francine a choisi un bouquet de roses photographié ci contre. Les marrakch'amis se joignent à elle pour souhaiter à Huguette un bel anniversaire.

En 1938 plusieurs familles de Marrakech se distinguaient par le nombre de leurs enfants. Avec 6 enfants, il y avait Isabelle Récamier épouse d'Henri Gouilloud (La Targa), de même Isabelle Braye épouse de Jean-Baptiste Oustry (Tassoultant) et aussi Manuela Robles épouse d'Auguste Oria (Guéliz). D'autres familles de cinq enfants habitaient Marrakech : Carmen Martinez épouse de Jean Achim, Thérèse Musin épouse de Hervé de Parcevaux (en fait 8 enfants 5filles et 3fils), Andrée Hirtz épouse de Victor Bosio, Anne Clos épouse de Louis Feugas, Marie Carrelero épouse d'Antoine Mirailles. Il y avait des familles nombreuses à Marrakech ! Qui se souvient ? 

Mariage-DENIS_ALLEC

FAIRE PART : Nous apprenons avec tristesse le décès le dimanche 28 janvier 2018 à Orange de Louis DENIS, âgé de 92 ans, ancien parachutiste, originaire de Chateaubriant en Loire Atlantique, qui avait épousé une marrakchia en juin 1951 et avait travaillé aux P.T.T. de Marrakech. Certains auront connu son épouse Marcelle ALLEC, née à Marrakech en 1929 et ses parents venus d'Embrun (Hautes Alpes). Marcelle a habité place de l'Horloge, puis rue de la Liberté au Guéliz. Elle a travaillé au central téléphonique. Les marrakchi qui ont connu Marcelle voudront lui exprimer leurs messages de sympathie, ainsi qu'à sa famille et ses amis. Nous adressons nos condoléances à sa fille Martine et à ses petis enfants Céline et Pierrick. Merci à Alain MiNAÏ son gendre pour ce faire part. (ceux qui ont connu Louis et Marcelle à Marrakech les reconnaîtront sur la photo jointe). Les marrakchis pourront exprimer leurs condoléances dans les commentaires, ils lui seront transmis.

Ecole-du-Gueliz-100 Les fenètres des classes donnant sur la rue, côté Nord.

LES ÉLÈVES DE CM2 POURSUIVRONT VERS LE LVH, MAIS LES PLUS JEUNES IRONT ENSUITE À L'ÉCOLE RENOIR

(le blog a déja publié des photos de classe, côté École de garçons et côté École de filles : cliquer ICI pour voir )

Abdelaziz écrit:  "Bonsoir,je viens de découvrir ce site et j'en suis bouleversé, ah les bons souvenirs Seigneur que ce fut beau !" Il nous fait l'amitié de partager la photo de sa classe. Son père travaillait au CFM et il habitait derrière la Gare dans les logements réservés aux cheminiots. Il espère que d"autres camarades qui se verront sur cette photo viendront se joindre à nous, les anciens de l'école du Guéliz.

CLASSE DE CM2 ANNÉE 1960/1961, instituteur Monsieur GENEVIÈVE.

ecole du gueliz-CM2- 60-61_ 

Les lecteurs du blog sont invités à compléter les noms et prénoms dans un commentaire en bas de page: de haut en bas et de gauche à droite:

Rang du haut: xX, xX, Abdelaziz YAHIA, xX, xX, x VIALARD, Thierry Van ERSEL, x MERME;

Rang du milieu: xX, x SALVA, xX, xX, xX, Marcel OHAYON, xX, x ARFI, Claude MARTINEZ;

Rang devant: x SALMON ?, xX, x TIMSIT, René BERGER, x AZOULAY ?, xX, xX, xX, xX. Voir le commentaire de Marcel MARTIN;

Abdelaziz est passé ensuite au Lycée LVH, il habitait avec sa famille juste derrière l'École du Guéliz et il a joué au Basket avec l'ASAM. Il rappelle qu'il y avait encore des militaires français dans la caserne juste derrière à côté de la gare.

ÉCOLE DU GUÉLIZ - CM 1 - ANNÉE 1961-1962 - CLASSE DE Mme FIESCHI

1961-62 CM1 Mme Fieschi-Amzallag  De haut en bas et de gauche à droite: 

Rang du haut: xX, xX, xX, xX, xX, Louis SCIMONE (+), xX, xX, Bernard ORTEGA, xX, xX;

Rang du milieu: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX;

Rang du bas: xX, x LEFEVRE, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, Patrick ASSAYAG, xX, xX, xX.

Merci de compléter les noms et les prénoms dans les commentaires.

ÉCOLE DU GUÉLIZ - CLASSE DE 1962 - CE1 

CE-62-G-Gueliz 

  De haut en bas et de gauche à droite:

Rang du haut: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX;

Rang du milieu: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX;

Rang du bas: xX, x LEFEVRE, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, x GONZALEZ, xX, x VAN ERSEL, xX.

Certains reconnaîtrons des visages, merci d'indiquer dans les commentaires les noms et prénoms, le rang et la place dans le rang. Par exemple Guy MALHOMME se trouve où ? Merci à Marcel Martin pour son commentaire.

ÉCOLE DU GUÉLIZ - CLASSE DE CP et CE1 - 1963 - CÔTÉ FILLES 

63-F-Gueliz-CPetCE1  De haut en bas et de gauche à droite: 

Rang du haut: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX;

Rang du milieu: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX;

Rang devant: xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX, xX.

Top-messages-habitants-du-bledMerci d'indiquer dans les commentaires les noms et prénoms, le rang et la place dans le rang de ces jeunes demoiselles. 

Votre blog MANGIN#MARRAKECH vient d'être distingué par Canalblog qui présente comme "Top Message" du mois de janvier l'article sur les Habitants du Bled autour de Marrakech, décoré par les voeux de l'année Berbère de Chama Benzriouil et les tableaux de Paul Jouin (Marrakech-Tamelelt)

Les anciens écoliers et anciennes écolières du Guéliz peuvent aussi raconter leurs jeux pendant les récréations ou quelques histoires avec leurs instituteurs ou institutrices.

25 janvier 2018

LE LVH - LYCÉE VICTOR HUGO DE MARRAKECH - AUTRES SOUVENIRS

PHOTOS DE CLASSE AU LVH 

Au bout de cinquante années et  quelques autres, des élèves rétablissent le contact entre eux...

Manuel PICCOLI, ancien du LVH et de la rue du Capitaine Cappron a découvert le blog et partage avec nous la photo de la classe de 6eVII (année 1960-1961) prise au Lycée Victor Hugo qui s'appelait à l'époque "Annexe du Lycée Mangin" car le LVH n'était pas encore ouvert officiellement.

classe 6 VII -60-61-LVH De gauche à droite et de haut en bas:

Haut: Jacques BENISTY, Michel BASTOUL, Alain MILEO, BESBRIERES, DESCHAMPS, LEVY;

Milieu: ABITBOL, Manuel PICCOLI, DASUMAL, X, TRICKI, COHEN, BENSOUSSAN,

Assises, PÉREZ, KHERBANE, Josette MAGNE, Béatrice BERLON, Mme MARTIN professeur de Français et d'Anglais, AZRAN, Liliane ABERGEL, ELHAÏM, ELMOZNINO, 

Autres professeurs: Sciences, Mme BISCH, Hist-Géo: Mme MAZEL; musique: Mme ANTONY.

Manuel habitait avec sa famille, rue du Capitaine Capperon. Les parents Philippo et Rkia PICOLLI et les enfants dans l'ordre des âges: Manuel, Rosette, Annie et Natale. Manuel se souvient aussi de ses voisins : la plomberie Domec, les Rodriguez, les Belogie, les Marcos, les Larocca.

Dany Stepanoff se souvient bien de Manuel, leurs mères étaient amies. La réciproque est vraie. Manuel se souvient de Dany et aussi de Nino Larocca. 

Manuel est à la retraite et habite un petit viillage près de Béziers. Pour se retrouver avec Dany Stepanoff et Marcel Martin; ils ne manqueront pas de participer au Moussem des marrakchis à Avignon le week-end des 23-24 juin 2018

Marcel MARTIN nous envoie à son tour une photo de classe de 6eVII du temps où le LVH ne s'appelait pas encore Lycée Victor Hugo, mais annexe du Lycée Mangin.

LVH-6VII annexe Lmangin MM Photo ROUDNEV - Lire de gauche à droite et de haut en bas

Haut: Marcel MARTIN - Jean LUSSON - Hafid NÉGRAOUI (+) - Jacques BENSOUSSAN - Mohamed KADMIRI - Manuel PICCOLI - Farid BRICKI - Claude HARBOUN - Michel POUCHARD - Joseph MARTINEZ - Réda BELBACHIR
Milieu: ELMOZNINO - NEZRIi - Victoria CORCOS - Rénée BOUGOT - Michel ABITBOL - Henri DELOUYA - X- X- ELMOZNINO - Céline MELKA - Sonia COHEN
Assises: X- X- Denise BENDAVID - X- Beatrice BERLOND - Madame VEY
Pour participer au Moussem des 23 et/ou 24 juin et partager des souvenirs, il suffit de s'inscrire auprès de Robert Lucké 06 83 93 08 63 en indiquant le nombre de personnes participantes au repas du samedi soir, de même au repas du dimanche matin. 
Nous ajoutons quelques autres souvenirs du LVH, une photo de classe prise trente ans plus tard et une carte sportive. 
LVH-3EB-1992-93 Il s'agit d'une  - X- BENHAMOU - X- Régine FUGARDI - Jacqueline MARTINEZ
Que sont devenus tous ces anciens camarades de classe ? 
Pourquoi ne pas profiter du Moussem des Marrakchis à Avignon pour se retrouver les 2 troisième B de 1992-1993. Qui se souviendra des noms des élèves et les indiquera dans les commentaires ? Qui se souvient du prof ? On remarquera la mode vestimentaire. Même les filles ont des pantalons !!!
Une carte stimulera les souvenirs des amateurs de sports au lycée.LVH-Sport On remarquera la signature du président de l'amicale, l'inoubliable Caverivière, que certains surnommaient "Rio Bodega". C'était l'époque de la Mision culturelle et universitaire française au Maroc qui dura de 1957 à 1990, pour devenir ensuite l'AEFE. Cette carte évoquera des souvenirs qu'il est possible de raconter dans les commentaires.
Merci à Manuel, Dany et Marcel pour leurs contributions et merci par avance à ceux qui écriront des commentaires.