MANGIN@MARRAKECH

30 novembre 2016

LES ANCIENS DE MARRAKECH FILMÉS - DEUX FILMS EN CADEAU DE FIN D'ANNÉE

Votre blog Mangin@Marrakech vous propose de revoir en films nos amis de Salam Marrakech tels qu'ils étaient il y a quinze ans lors du rassemblement du Moussem.

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Il s'agit de deux films en couleur tournés par Maurice CALAS en 2000 et 2002 et d'une durée de 12' à 14'.

Maurice CALAS filme les Marrakchis depuis les années 1950, tant au Maroc que dans les Moussems. Il nous fait l'amitié de nous ouvrir sa filmothèque personnelle afin que nous puissions retrouver nos souvenirs.

Nous avions déjà les photos de Annie, Roger et Jean-Yves BEAU qu'ils mettent gracieusement en ligne. Ces photos commencent au Moussem de 2004 en Avignon et se poursuivent d'année en année.  Vous pouvez les voir y compris celles de 2016 sur le site dédié http://arbeau.free.fr/salam/     Il faut écrire en minuscules d'une part le nom de l'utilisateur : "marrakech" et d'autre part le mot de passe : "salam"

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Les cinq points représentent les cinq lettres de salam

En regardant ces films vous trouverez des visages amis de ceux qui ont participé aux Moussems 2000 et 2002. Si vous y étiez, vous vous y reconnaîtrez certainement et peutêtre aussi: Kiki FONTAINE, Claudine MARTINEZ, Roger VIVES, André GREMILLET, Jacques DELAVIÈRE, Robert LUCKÉ, Jacky FENEYROL,...etbien d'autres.

Pour accéder à ces deux films de Maurice CALAS il est nécessaire d'activer ce lien: FILMS DES MOUSSEMS 2000 & 2002

Sur les films, les personnes ne sont pas identifiées, mais si vous les reconnaissez vous pouvez dans les commentaires rappeler vos souvenirs.

Extrait du programme du Moussem 2000 publié par Robert Lucké sur le n°65 de Salam Marrakech:

Le dimanche 25 juin, tous les Anciens se retrouveront, au centre de Loisirs de La barthelasse où les portes s'ouvriront à9 heures. Le billet d'entrée donne droit à une dégustation de thé à la menthe et à participer à une tombola. Dans la matinée débutera un grans concours de pétanque, la coupe Jean-Claude Stange sera remise en jeu par la doublette Desbarat/Berger vainqueur de l'an dernier. En plus un superbe trophée offert par notre amie Evelyne Martinez (dont les parents tenaient le clos de l'ASAM) sera mis en compétition.

Égal à lui-même, notre ami le peintre orentaliste mondialement connu Roger VIVES offrira encore cette année deux huiles de ses compositions de garnde valeur (20000 francs). En plus, un tableau offert par notre camarade François ROS et de nombreux lots remis par Jean-Claude GIL et Guy FENEYROL dôteront les lots de la grande loterie.

Monsieur BRUN de la cave du vignoble du château de Raxis à l'appellation Côtes du Ventoux et Claude PICAGLIO offriront le Kir de l'amitié et tiendront à la disposition de la vénérable assemblée Marrakchie, une cuvée spéciale présentée en bouteilles personnalisées.

Christine & Yannick seront également là pour proposer leur sublime charcuterie au goût guélizien.

Extrait du Programme du Moussem 2002 publié sur le n°76 de Salam Marrakech:

Les festivités: Messe à 10h30 par le Père Christophe, Monsieur le Rabin d'Avignon (oroiginaire de Marrakech) viendra dans l'après midi dire une prière avec nous.

Une tombola sera tirée, les gros lots seront deux tableaux offerts par notre champion du monde des Peintres Orientalistes Roger VIVÈS, ainsi qu'une aquarelle offerte parnotre peintre François ROS. De nombreux autres lots de grande valeur satisferont tous les particiipants. Du vin cuvée "Salam Marrakech", du thé, des gâteaux marocains, de la charcuterie guélizienne appréciée des habitués seront disponibles.

Bon cinéma pour les anciens de Marrakech !

Agréable évocation de vos amis et bon voyage dans vos souvenirs

Joyeuses fêtes de Noël et de fin d'année.

Tous nos voeux à tous les Salamistes et à tous les anciens de Marrakech pour une heureuse fin d'année et pour de très belles fêtes

Vous pouvez aussi dans les commentaires remercier le cinéaste Maurice CALAS, les photographes de la famille BEAU et Robert LUCKÉ et son équipe


22 novembre 2016

INOUBLIABLE LYCÉE MANGIN

LE FOOTBALL MARRAKCHI EN DEUIL - UN ANCIEN DU SAM NOUS QUITTE

Sa nièce Nathalie nous transmet la triste nouvelle. Joseph THOMAS qui fut goal du SAM, puis du KAWCAB (cf commentaire de Marcel Martin) est décédé le 30 octobre. Ses obsèques ont eu lieu le 1er novembre à Malaga. Son fils prénommé comme lui Joseph et surnommé Jojo est décédé lui aussi le 2 février 2016. Nous adressons nos condoléances à sa famille et notamment à ses filles Pascale qui habite Malaga et Martine qui vit au Maroc.

LE LYCÉE MANGIN, UN ÉTABLISSEMENT RARE

Nouvelles photos des dernières années.

Le lycée Mangin fut d'abord une réponse à un besoin qui ne se concrétisa qu'à la veille de la guerre. Avant 1938, Marrakech ne disposait que du "Collège de Marrakech" sans classes de terminales. Pour préparer le baccalauréat il fallait poursuivre ses études à Casablanca ou à Rabat.

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En 1935, l'administration décide de fusionner le "Collège de Marrakech" ainsi qu'une nouvelle école primaire et de former un lycée qui serait installé dans les locaux agrandis de cette école, l'éphémère "École des Jardins".

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Vue du college, début 1937, qui ne s'appelle pas encore Lycée Mangin, photo L'Atlas

LE COLLEGE DEVINT ACCESSIBLE AUX CLASSES DE SECONDES À PARTIR DE L'ANNÉE SCOLAIRE 1936-37, AUX CLASSES DE PREMIÈRES EN 1937-38, PUIS AUX TERMINALES. LE NOM DE LYCÉE MANGIN EST VENU APRÈS LA CONSTRUCTION DES CLASSES SCIENTIFIQUES ET L'OUVERTURE D'UNE CLASSE DE MATH ELEM. 

Nous avons une photo d'une élève du Collège de Marrakech, Mlle COGNIET, faisant un compliment au nouveau Résident Général NOGUÉS, venu à Marrakech pour s'y présenter en octobre 1936. Mme WACHSMUTH était déja professeur dans l'établissement et l'un des élèves était Moulay MOHAMED, fils de l'ancien Sultan Moulay HAFID. 

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Nous ne reviendrons pas dans cet article sur chacune des vingt et unes années de la vie de ce lycée mythique. Ceux qui voudraient se souvenir de ces années et de ceux qui les ont vécues peuvent se référer à la quarantaine d'articles sur les classes d'élèves et sur leurs professeurs.--> ICI. Il faudrait y ajouter le souvenir des anciens élèves qui se sont portés volontaires pour s'engager dans les unités combattantes en 1939 et fin 1942 et dont certains ont perdu la vie --> .

UN DOCUMENT ÉCLAIRANT

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 Il circule ici ou là des fausses informations tendant à faire croire que le Lycée Victor Hugo n'est en aucun cas la continuité du Lycée Mangin, comme s'il fallait avoir honte de ce nom et de cette période. Le Lycée Victor Hugo serait selon eux une création dépendant de la toute nouvelle Mission universitaire et culturelle française au Maroc.

Il faut savoir que le Lycée Mangin entre 1958 et 1961 du temps du Proviseur Monsieur Rossard, qui succédait à Monsieur Rousseau a fonctionné pendant deux ans simultanément sur deux lieux: le lieu historique de l'Hivernage et l'annexe (ancienne caserne Lamy) de la route de la Targa (4eDMM-Division Marocaine de Marche). Les bâtiments et salles de classe qui accueillirent plus tard le lycée Victor Hugo étaient connus alors sous le nom d'Annexe du Lycée Mangin

Grâce à Daniel ARBACETTE, que nous remercions pour sa contribution nous avons un document qui l'atteste: 

" Suite au décès de ma belle mère, mon épouse a mis de l'ordre dans nos papiers et a retrouvé cet extrait de Palmarès du Lycée Mangin.

Cela m'a donné envie de rendre hommage à ce grand lycée ainsi qu'à tout le personnel, enseignants, administration, chaouches etc... qui ont accompli un travail de formation sans pareil pour notre ville !

Le 1° prix en Education Physique était celui qui faisait la plus plaisir à papa, lui l'ancien footeux international, et j'essayais de l'avoir chaque année ! l'accessit d'orthographe plaisait à ma maman, elle qui s'en est vue entre l'alsacien, l'allemand et le français...et celui de latin à ma cousine Germaine Darier, excellente latiniste !

Hommage à ce lycée, à tous les profs qui y sont passés pour y former les garnements que nous étions, et à l'ensemble du personnel administratif, intendance, etc... depuis le gardien des "bissclettes" et au chaouche du grand hall, jusqu'au grand patron, le proviseur...  !"

Les anciens de Marrakech présentent leurs condoléances à madame Arbacette et à Daniel. Ils les  remercient pour ce précieux document.

Trois classes de l'année 1960-1961 à l'époque où le Lycée Mangin utilisait les locaux de l'Hivernage et ceux de son annexe sur la route de la Targa.

LA PREMIÈRE 2

Mangin_60_61__1e2 Quels visages reconnaissez-vous ? De gauche à droite, rang du haut: Daniel LERAIS, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X; rang du milieu: X, X, X, Professeur CLER fils, X; rang devant: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X. (écrire les noms dans les commentaires)

LA SIXIÈME 3: UNE CLASSE FÉMININE

1961_LM_6e3Les élèves et leur professeur de gauche à droite: rang du haut: X, X, X, X, X, X, X, X, Anne MASSART, X, Madeleine TOURNIER, Chantal BARRI, ZRIOULATE; rang du milieu: X, X, Mlle AMZALLAG, Josseline PONIECKI, Noëlle VANECHOPE, X, X, X, X, Suzanne MALET, X; rang devant: X, X, Marie-Claude MUNIER, X, X, X, Prof. BERIAL, Anne LOPEZ, Cécile VANECHOPE, X, X, X, X.

LA SIXIÈME 1: UNE AUTRE CLASSE FÉMININE 

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Les élèves de gauche à droite: rang du haut: X, Benedicte de GRANGENEUVE, Melle d'ADHEMAR, X, Mlle JOURDAN, Mlle ACOCA, X, X; rang du milieu: X, X, X, X, B. MAHINC, X, X, X, Monique DUBOST, X;rang devant: X, Joelle DUPRÉ, X, X, Mlle SOUDANT, X, Malika FILALI, Marianne JACQUET, X, Mlle CAILLENS, Mlle CAILLENS, X, X. Merci de reporter les noms et prénoms des visages reconnus dans les commentaires en bas de page.

LA PÉDAGOGIE DE LA MIXITÉ DU PROFESSEUR FOREST RACONTÉE PAR JEAN-PIERRE KOFFEL

Marrakech 1949. Il y avait des vedettes parmi les professeurs du lycée Mangin, des gens qui avaient plus la cote que d’autres, L’époque ne prêtait pas à la fantaisie ni à l’originalité. Les élèves, de leur côté, étaient dans l’ensemble sans histoires. On imaginait mal un professeur recevant chez lui un ou deux élèves.

Monsieur Forest était professeur de français mais il n’a pas été mon professeur : il enseignait dans les séries modernes, sans doute parce qu’il n’était pas latiniste ni helléniste. 

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Il ne se comportait pas comme un professeur ordinaire, était proche des élèves, compréhensif, pas répressif, jovial, et sans doute ses collègues devaient se méfier un peu de lui. Rappelons que le lycée Mangin était mixte.

Je suppose – puisque je ne l’ai pas connu personnellement – qu’une des préoccupations de M. Forest devait être les relations entre garçons et filles. Il innova dans ce domaine. Il organisa plusieurs dimanches après-midi des rencontres entre élèves des deux sexes à la piscine municipale. Monsieur le professeur Forest en 1952 entre deux élèves (photo RB)

La piscine municipale était située dans un secteur aujourd’hui envahi par le béton des grands immeubles et des grands hôtels. Je ne suis pas retourné pour y voir. Épargnez-moi ce supplice. Je ne sais pas ce qui reste de cette piscine, de ses bassins. C’était entre l’Hivernage et la Ménara, au bout d’une piste parmi les oliviers avec tout autour des jardins clôturés de haies vives. On allait à la piscine à vélo, en calèche, certains même en automobile. On pouvait aussi y aller à pied en coupant à travers champs. Les bassins étaient surélevés, comme en surplomb. Ils étaient grands, au nombre de trois, dont un où l’on avait pied et un autre qui pouvait être considéré comme de compétitions. C’était la seule piscine de la ville (je ne parle pas des piscines militaires et de celles de certains hôtels comme la Mamounia, le Maghreb, le Majestic, qui étaient plutôt réservées aux clients de ces hôtels), à part la piscine d’enfants qui était à l’Hivernage face au Casino (...)

Le but de M. Forest n’était pas d’amener ses élèves à piquer une tête dans l’eau, encore que cela fût tout à fait possible pour ceux que cela eût tenté. Son but, c’était la guinguette. En effet, il y avait une guinguette dès l’entrée, avec jardin, ombrages, un corps de logis. Plus près des bassins c’était les vestiaires, les douches... Cette guinguette était gérée par un certain M. Comer. En vérité je ne sais pas écrire son nom. Je l’ai écrit comme ça parce que le monsieur en question était probablement d’origine espagnole. L’on sait peut-être que comer en espagnol veut dire manger, d’où la comida (nourriture). Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que comer a donné en darija komer, qui désigne un pain long (par opposition au pain rond qui s’appelle kesra), dit encore komera, soit la chose à manger par excellence. Quoi qu’il en soit, M Comer présidait aux destinées de cet établissement de danse.

Je ne suis allé qu’une fois aux invitations de M. Forest. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi puisque je n’étais pas son élève. Il y avait des garçons et des filles et de la musique à danser, des microsillons. Je n’ai que de très vagues souvenirs de tout cela et une impression très négative : ces jeunes qui gigotaient me semblait futiles, sans intérêt. Cela n’était pas fait pour valoriser à mes yeux l’image de M. Forest qui était tout à son affaire. Le père Comer, un homme silencieux et lent, très attentif à ce qu’il faisait mais rentré en lui-même, me plaisait davantage.  

A propos de Jean-Pierre Koffel: Ce passage est tiré de son livre de souvenirs "Au jour les jours" qui n'a pas été édité, mais dont les épreuves ont été communiquées à Hassan AZDOD et à plusieurs de ses amis. Cet ancien élève du Lycée Mangin, devenu à son tour professeur de français et auteur de romans, mêle à ses souvenirs des interprétations personnelles.  Ici on remarquera le paragraphe sur l'orthograpphe du nom du directeur de la piscine, rapproché de Komer en Darija. Cette supposition tombe comlètement à plat car le nom de M. CAUMER n'avait rien à voir avec l'Espagne. Par ailleurs il suppose que M.FOREST n'était ni latiniste, ni hélléniste, parce qu'il ne l'a jamais eu comme professeur de latin au cours de sa scolarité à Mangin. Là aussi, il se trompe car Roger BEAU se souvient l'avoir eu comme professeur de latin. 

Ceci devrait encourager les anciens marrakchis à rédiger leurs souvenirs et à les partager. Qui nous apportera d'autres souvenirs sur la piscine de M. CAUMER ou sur les professeurs de MANGIN ? David SIBONY accompagne ses photos de classe de plusieurs noms: Qui nous parlera de Mme PERREARD, M. MONFORT, Mme ANTHONY, Mlle ROUSSEAU, Mme LANLY-ROSEMBERG, M. LE DORNER, Mlle MAZEL, Mlle DESTANDO ou d'autres et complètera ce que nous savons déjà sur M. et Mme VEY et sur M. MAGNARD ? 

Qui se souviendrait aussi de Jean BOUCHER professeur au lycée Mangin autour de 1950 ?      

LA FIN DES ANNÉES 50 ET LES CLASSES DE DAVID SIBONY

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  4eme III:   1956-1957

Professeurs: Francais: (une dame qui passait son temps entre midi et 2 heures dans sa voiture avec son mari); Maths: Mme Perreard; Sciences Naturelles: M. Monfort; Dessin: M Magnard; Histoire Geo:  Mme Vey; Musique:   Mme Anthony; Anglais:   Mlle   Rousseau; Espagnol: Mlle Lanly (plus tard Mme Rosenberger). Plusieurs de ces professeurs poursuivront leur carrière au Lycée Victor Hugo)

De haut en bas: Jacques Quillivic; Bernard Teboul: Fontaine; Serge Roussel; Robert Ganem; Attias; Abtan;  Petrop(t?); David Sibony; 

Rang du milieu: Koffar; X; X; Bordelet; Bourrachau; Boudrihem; Assor(?);   Jean Louis  Peña; X; Phillippi ; Serge Rubi.

Rang assises devant: X ; X; X; Abtan; Mme Perreard,prof de maths; X; Ninette Saban; X; X; Vounatsos; Michele Degan;  Mlle Simon a la taille,fine,fine (très gentille). Il est possible de compléter les noms et les prénoms dans les commentaires)

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3eme II  1957-1958

Professeurs:Francais: M Le Dorner; Maths: Mme Perreard; Sciences Naturelles: Mlle Mazel; Histoire Geo:  M Vey; Dessin: M Magnard; Anglais:   ?; Espagnol: Mlle Destando

Rang du haut:: Attias; Prat; Israel; Boudrihem; Herve Labarre; Bourrachau; David Sibony                                    

Rang: du milieu: Khamsi; X; X   Toulousain; Abtan; Desjardin; Serge Rubi; Khabaj; X.

Rang assis:  Serge Roussel; Jacques Quillivic; Ibrahim Belkayia; M Le Dorner, prof de Francais; André Corcos; Robert Ganem; Lugacy; Chraibi.    

David Siboni a aussi complété les noms de la photo de la classe de 5eV de 55-56: lien 5eV

De même David a enrichi par ls noms des professeurs celle de 2eII de 58-59 : lien 2eII                                                                                                                      

Avez-vous pensé à offrir à l'occasion des fêtes de Noël et de fin d'année le livre plein de souvenirs et de témoignages d'Elsa Nagel.  C'était hier à Marrakech 

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 Merci à David SIBONY et à Daniel ARBACETTE pour leurs contributions qui permettent de conserver des liens entre anciens de Marrakech. Merci d'avance à ceux qui compléteront les noms et les souvenirs à propos des photos.

15 novembre 2016

LA PREMIÈRE MATERNITÉ POUR MAROCAINES FUT CRÉÉE À MARRAKECH

LA TOUBIBA FRANÇOISE LÉGEY, UNE BIENFAITRICE DES MARRAKCHIAS ET DE LEURS ENFANTS

La_ToubibaÀ la fin de sa carrière de médecin commencée à Alger, la toubiba fait le point avec sa collaboratrice Adrienne Décor sur le dispositif innovant et respectant les coutumes et les croyances des marocaines tant musulmanes que juives dans un article peu connu. Elle a déja publié des ouvrages sur le folklore, les coutumes et les contes de la région de Marrakech, car elle ne conçoit pas la médecine sans une prise en compte des moeurs de ses patientes. Cet article est centré sur la Maternité de Marrakech telle qu'elle fonctionnait à partir de 1927 et sur la formation des Qablas marocaines qui remplissaient partiellement les fonctions de sages-femmes selon des traditions ancestrales mais souvent dangereuses pour la santé des mères et des nouveaux-nés. Le blog publie aujourd'hui la première partie du texte de cet article oublié, afin de le porter à la commaissance des marrakchis et des historiens de la médecine au Maroc

L'ASSISTANCE AUX FEMMES EN COUCHES À LA MATERNITÉ INDIGÈNE DE MARRAKECH

Toubiba_LEgey_12Par Mme Françoise LEGEY, médecin chef de la maternité indigène

Decor_doctoresseet Mlle Adrienne DÉCOR, médecin adjoint.

L’assistance aux femmes en couches est à la fois un des points essentiels et des plus délicats de l’assistance médicale aux indigènes : essentiel par la mortalité élevée frappant la mère et l’enfant, délicat par la résistance des femmes musulmanes à accepter l’intervention du médecin européen.

Dans la lutte contre la syphilis et la tuberculose, l’indigène estun allié. Il sait reconnaître, en général, les lésions cutanées et osseuses, et redoute la contagion, bien qu’ignorant le plus souvent, des moyens de l’éviter. Il accepte et sollicite conseils et médicaments, et la « piqûre » a connu, dès l’origine, un tel succès qu’il n’est plus rare de voir les malades faire chaque semaine des dizaines de kilomètres pour venir de lointains douars, se soumettre à un traitement régulier.

Les femmes, même connaissant l’action abortive de la syphilis, après une fausse-couche ou dès le début d’une grossesse, viennent réclamer leur carte d’injections, exactes au rendez-vous pour chaque nouvelle série. Elles nous amènent ensuite, vers la fin du premier mois, « l’enfant des piqûres », « notre enfant ». Mais au moment de l’accouchement, celles-là même nous échappent, pour les mêmes raisons psychologiques qui éloignent encore trop souvent de nous les affections du système nerveux : l’épilepsie, par exemple, dont un traitement antisyphilitique viendrait si souvent à bout et qui est cependant si redoutée des Marocains que son nom même est interdit, et ne doit pas être prononcé.

L’épilepsie, c’est l’affaire des « djenouns », des diables, et pour libérer leur victime, on s’adresse à tous les saints, aux pratiques magiques les moins orthodoxes, mais jamais au médecin qui n’a l’occasion de la soigner que par raccroc. Pour l’accouchement, les génies y président, comme les fées dans nos contes, bons et mauvais génies qu’il s’agit de se concilier ou d’écarter. De quel secours peut être un médecin Européen, chrétien, dont la seule présence éloigne les anges.

LA QUABLA MAROCAINE

On ne demande à la Qabla (sorte de sage-femme) aucune autre science que magique et la plus demandée est la plus sainte, soit qu’elle ait fait le pèlerinage à la Mecque, soit qu’elle descende de quelque Sid dont elle a hérité la baraka.

La qabla connaît mieux qu’aucune autre femme les pratiques capables de combattre chez la femme stérile le mauvais sort, ou de réveiller l’enfant endormi dans le ventre maternel. Elle reconnaît l’état de grossesse, avec toutes chances d’erreur, par la palpation abdominale. Elle sait en outre placer des ventouses à l’aide de larges récipients de terre, faire les saignées très en honneur chez les Marocains, faire des pointes de feu et mieux encore des raies, pratiquer des scarifications aux dessins artistiques et ornées de carmin. Mais surtout, elle connaît dans tous leurs détaills les rites de l’accouchement. (voir F. Legey ‘Essai de folklore marocain’ Ed. Geuthner, Paris 1926.)

On dit, au Maroc, que la femme enceinte, à partir du jour de la conception jusqu’au quarantième jour après l’accouchement, a un pied dans le monde et un pied dans l’autre. L’accouchement et la délivrance sont légitimement redoutés. D’où l’importance de la sage-femme et la considération dont on entoure celle qui a pour mission d’éloigner les mauvais génies, de concilier les bons et de recevoir le nouveau-né.  Car le rôle de la sage-femme n’est pas terminé avec le travail. Elle procède, toujours selon les rites, à la toilette de l’enfant et participe le septième jour à la fête de l’imposition du nom et de la présentation aux génies de la maison. Lorsque les moyens de la famille le ermettent, elle demeure auprès de l’accouchée et du nouveau-né jusqu’au quarantième jour, où a lieu la première sortie de l’enfant pour la présentation aux Saints de la ville.

Son salaire est toujours modeste : quelques vêtements, l’argent offert par les invités au moment de la toilette du nouveau-né le septième jour. Le plus souvent, c’est un salaire misérable : une poignée de farine, un peu de thé ou de sucre.

La même sage-femme accouche toutes les femmes d’une même maison et elle fait en quelque sorte partie de la famille.

La qabla marocaine, exerce en effet, moins un métier qu’un devoir d’assistance qu’elle ne refuse jamais. Sa compétence, ou plutôt son expérience, lui vient en général de son âge qui lui a permis d’assister à de nombreux accouchements et elle refait les mêmes gestes qu’elle a vu faire, les mêmes rites propitiatoires. Quelquefois la fille succède à la mère et il existe des familles de sages-femmes. Mais le savoir qu’elles se transmettent est purement rituel. La qabla « reçoit » l’enfant au cours d’un accouchement normal, elle attend la délivrance et c’est tout. En cas de dyatocie, elle n’a d’autres remèdes que ses prières et ses pratiques magiques.  La vie de la mère et de l’enfant est entre les mains de Dieu : tous les croyants peuvent être invités à prier pour la femme en douleurs mais elle ne peut compter sur aucune aide humaine efficace.

L’ignorance de la qabla est telle que la plus petite difficulté peut être une cause de mort au moins pour l’enfant, parfois même pour la mère.  La mortalité est à coup sûr considérable mais il est difficile de l’évaluer.

Lorsqu’après six à huit jours de travail, Dieu n’a délivra la femme ni de son faix ni de la vie, alors quelquefois le médecin européen est appelé à intervenir. Dans quelles conditions, est-il besoin de le dire ? L’enfant est mort et la femme est épuisée, infectée ; dans la plupart des cas il ne peut plus être question que d’intervention de fortune, sur un matelas ou une simple natte par terre, dans une maison où l’on chercherait  en vain de l’eau et du savon ; ou bien l’accouchement s’est bien passé, l’enfant est vivant et depuis cinq, six jours on attend la délivrance. Il est impossible de décrire l’état où arrivent les malheureuses que la rupture utérine et l’hémorragie ont épargnées durant cette attente vaine.

On a fait à la femme indigène une réputation d’immunité au streptocoque qui n’est pas méritée. Autant qu’on puisse en juger sur un nombre encore limité de cas, la femme indigène résiste bien aux infections puerpérales, - peut-on dire endogènes ?- en tous cas à celles qui se déclarent sans qu’elle ait été soumise à des pratiques manuelles intempestives évidentes. Mais lorsqu’une sage-femme audacieuse a introduit ses doigts pour des pansements d’herbes hachées, de quartier d’oignon ou d’ail, ou pour un essai de manœuvre sur un enfant en partie expulsé, l’infection qui suit est hautement virulente et la femme succombe, en général en moins de huit jours, à une péritonite généralisée.

LA MATERNITÉ ET LE DISPENSAIRE

La Maternité Indigène de Marrakech est un essai de la Direction de la Santé et de l’Hygiène Publiques au Maroc pour tenter de porter remède à ce mal.

La Maternité, ouverte en Janvier 1927, a été présentée officiellement par le Pacha aux notabilités de la ville convoquées par ses soins. Réservée à l’origine aux femmes indigènes, musulmanes et israélites, elle a été provisoirement ouverte, en Décembre 1928, aux femmes européennes, en attendant la création d’un service spécial dans l’Hôpital Civil en construction.

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Plan de 1920 avec le dispensaire

La Maternité est située dans le quartier des ksours, bien aéré, grâce aux libres espaces de grands jardins. Elle occupe, dans une rue facilement accessible aux voitures, le riad Si Aïssa ben Aomar, entièrement réaffecté et bien connu de la population marrakchie : depuis 1920, en effet, y fonctionnait le Dispensaire Infantile qui est resté attaché à la Maternité.

Les bâtiments de la Maternité sont disposés en fer à cheval autour d’un beau riad ou jardin intérieur. Les deux ailes sont d’anciennes salles du Palais de Si Aïssa.

Le pavillon central est entièrement neuf. Il comprend :

A une extrémité, la salle de stérilisation, la salle de travail à deux lits et la salle d’opérations, communes à toutes les femmes ; une salle de change pour les enfants et une grande salle de douze lits pour les accouchées musulmanes, qui par cloisonnement, a donné une salle de quatre lits pour les Musulmans et une salle de six lits pour les Européennes ; une salle pour les accouchements Israélites comprenant douze lits et une salle de change pour leurs enfants.

Pour respecter les croyances et usages, les cuisines ont été séparées, avec ustensiles non interchangeables. La cuisinière marocaine prépare, pour le moment, la cuisine des Européennes. Il y a donc trois menus à chaque repas. Le vendredi, la cuisinière Juive prépare le plat spécial la S’rina et le samedi elle n’a pas à allumer de feu.

Près de la salle des Israélites, une salle consacrée est réservée aux circoncisions qui ont lieu, pour les Juifs, le 8e jour, dans la matinée. Le rabbin procède à la cérémonie suivant un rite millénaire au milieu des chants liturgiques des amis de la famille en lévite noire ou costume moderne. Un lavabo avait été installé dans cette pièce, mais l’erreur dénoncée, les tuyaux furent sectionnés pour couper toute voie d’accès aux génies souterrains. Le plus grand respect de toutes les croyances a été observé.

L’aile gauche comprend : trois pièces d’isolement, une salle de huit lits pour les expectantes indigènes, la buanderie, les bains, une chambre pour payants et la cuisine musulmane.

Dans l’aile droite se trouvent : un appartement pour l’économe-adjointe faisant office de lingère et de surveillante, la lingerie, la pharmacie, les chambres des sages-femmes et une chambre particulière.

Un côté enfin reste utilisable pour des futurs agrandissements.

Extérieurement à la Maternité et autour d’un patio, le Dispensaire, occupe trois pièces : une vaste salle d’attente, une salle de consultation pour enfants et une salle de gynécologie où se font, en outre, toutes les injections, médicamenteuses et les examens des femmes enceintes.

Les consultations ont lieu le matin : l’après midi a été réservé aux Européennes enceintes.

Le dispensaire a donné en 1931 : 63.641 consultations ainsi réparties :

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 Le même personnel est affecté au Dispensaire et à la Maternité. Il comprend : 2 médecins, 2 sages-femmes assurant des gardes alternatives de 24heures, 1 infirmière française, 2 infirmières auxiliaires, musulmane et israélite, 1 aide infirmière musulmane ;

En outre deux cuisinières, musulmane et israélite, 2 laveuses, 2 femmes de charge sous la surveillance d’une économe adjointe.

Tout le personnel est exclusivement féminin, à l’exception du chirurgien, appelé pour les interventions graves : césarienne par exemple et les opéraions gynécologiques.

Les examens de laboratoire sont envoyés au Laboratoire Régional.

Administrativement, la Maternité comme toutes les autres formations dépend d’un administrateur économe délégué par le Service des Finances.

STATISTIQUES

Depuis sa création, la Maternité a hospitalisé 1640 femmes, total arrêté au 1er janvier 1932 et dont les tableaux ci-dessous donnent les détails.

I Tableau des Hospitalisations 

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II Tableau des accouchements 

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Il est remarquable que le nombre des accouchements pour les Juives et les Européennes ait atteint d’emblée un chiffre qui n’a subi que d’insignifiantes variations.  L’augmentation du chiffre des hospitalisations a porté, dans ce cas, sur le nombre des interventions, en particulier les curettages, et des femmes reçues en observation au cours de leur grossesse.

Pour les musulmanes, l’augmentation du chiffres des entrées tient surtout à l’augmentation du nombre des accouchements passé de 33 à 83.

Comme on le voit sur le tableau suivant les curettages portent surtout sur les Juives et les Européennes.

III Tableau des interventions 

P111ee0612

Chez les Musulmanes, les fausses couches sont fréquentes, mais dues surtout à la syphilis ; elles nécessitent assez rarement une intervention.

Les interventions chirurgicales ont, en général été acceptées facilement par les Musulmanes : fistules, vésico-vaginales, fibrômes, ou kystes de l’ovaire.

Le nombre encore peu élevé des accouchements ne se prête pas à beaucoup d’observations. Néanmoins quelques remarques nous paraissent déjà mériter l’intérêt.

La dystocie. La dystocie d’abord qui ne paraît pas élevée :

6,8% pour les Européennes (au lieu de 8% en France)

10,1% pour les Musulmanes (au lieu de 28% à Alger, chiffre du professeur Laffont)

3,4% pour les Israélites

Les femmes paraissent accoucher plus facilement au Maroc ; le travail, même chez les primipares et chez les Européennes paraît plus rapide.

Les grossesses gémellaires. Le nombre de grossesses gémellaires est de :

1 pour les Européennes sur 218 accouchements, soit environ 4,5 pour 1000.

4 chez les Musulmanes sur 206 accouchements soit environ  11,2 pour1000

11 chez les Israélites sur 866 accouchements soit 12,7 pour 1000 environ, le pourcentage étant en France de 10 à 11 pour 1000.

En outre, il y a eu 2 grossesses triples chez les Juives (en France 1 sur 8000 environ). Deux des enfants du dernier cas ont vécu et à 3 mois pèsent 4kgs.

Chez les Musulmanes accouchées en ville et dont les déclarations ont été faites à la Maternité, le chiffre reste de 14 pour 1000 environ (23 grossesses gémellaires sur 1697 déclarations). Ces chiffres sont donc à peu près comparables à ceux de France, malgré la fréquence de la syphylis.

Les gros enfants. Enfin, les poids des enfants nous paraissent également mériter l’attention. Le tableau ci-dessous des poids des enfants nés vivants et à terme montre un pourcentage d’environ :

27%, 16%, 35% d’enfants, Musulmans, Juifs et Européens de moins de 3kgs (au lieu de 25%, Hecker)

43% , 45%, 35% d’enfants de 3kgs à 3kgs 500 au lieu de 44%

21%, 24%, 34% d’enfants de 3kgs 500 à 4kgs au lieu de 25%

7%, 10%, 17% d’enfants de plus de 4kgs au lieu de 5%

IV Tableau des poids des enfants 

Poids_enfants

Si l’on classe comme gros enfants ceux dont le poids dépasse 4kgs, la proportion de gros enfants est déjà remarquable. Mais dans ce nombre les enfants dépassant 4kgs 500 ne sont pas rares.

Pour les Européens 5 enfants de plus de 4kgs 500 dont 1 fille et 3 garçons chez des multipares de 20 à 36 ans et en outre une fille de 5kgs300 chez une multipare de 29 ans.

Pour les Israélites,  20 enfants de plus de 4kgs500 dont 15 garçons et 5 filles chez des multipares également jeunes, sauf 3 femmes de 40, 41 et 48 ans ; parmi les garçons un enfant de 5kgs 050 chez une femme de 21 ans.

Pour les Marocaines, 3 garçons de plus de 4kgs500.. Soit un pourcentage de 2.38, 2.50, 1.31, au lieu du chiffre de 0.40 donné par Lauer. La proportion de 1 fille pour 3 garçons est conservée. L’influence de l’âge de la mère paraît bien sous la dépendance de la parité, nos accouchées étant toutes jeunes. On peut également remarquer que les pourcentages sont surtout élevés pour les Européennes et les Israélites, beaucoup moins touchées par la syphilis.

Mortalité

Il y a eu un seul décès d’Européenne, en 1930, par septicémie à entérocoques chez une primipare amenée à l’hôpital après 7 tentatives infructueuses, en ville, de forceps sur une tête mobile au dessus du détroit supérieur.

Les décès des Israélites sont dus à des causes diverses : hydramnios aigu, avortement, fibrôme, césarienne, péritonite.

La mortalité frappe surtout les Musulmanes : 3 en 1927, 4 en 1929, 5 en 1930, 6 en 1931, et à l’exception d’un fibrome, elle atteint les femmes amenées à la Maternité, après plusieurs jours de travail ou non délivrées, toujours infectées.

Notre effort s’est donc porté surtout de ce côté, sans grand succès au début, il faut bien l’avouer. Les femmes hospitalisées étaient soit des mendiantes des fondouks qui cherchaient un abri et le plus souvent abandonnaient leur enfant à l’orphelinat musulman, soit, dans quelques rares cas, des femmes d(Indigènes, Algériens, Européennes ou Musulmanes déjà acquises au progrès.

Mais la Musulmane marocaine, de moyenne ou de bonne condition, malgré les dangers qu’elle sait courir, répugne à quitter sa maison et à accepter l’hospitalisation. Il était difficile, dans ce cas, de la faire bénéficier de nos soins. Attendre qu’elle se décide à venir nous trouver sous l’influence de mœurs nouvelles où d’une intelligence mieux éclairée, c’était s’exposer à attendre longtemps.

Nous avons d’abord et dès les débuts de la maternité, essayé de former de jeunes Israélites ayant reçu une instruction primaire dans les Écoles de l’Alliance. Mais leur prétention n’était pas en rapport avec la formation très élémentaire qu’elles étaient  aptes à recevoir. D’autre part, aucun succès ne leur était possible du côté Musulman et les Juives, en général, viennent spontanément et volontiers accoucher à l’hôpital dans les villes où il s’en trouve. Nous avons donc abandonné cet essai après avoir formé trois jeunes filles qui ont reçu l’autorisation de faire des accouchements normaux dans le quartier israélite, en restant soumises à la même discipline que nous avons instituée pour toutes les qablas de Marrakech.

Doctoresses Légey et Décor (à suivre)

Ainsi la doctoresse Légey suivie par Adrienne Décor son adjointe, avait conçu une Maternité qui tenait compte des trois principales cultures de Marrakech, Musulmane, Juive et Européenne. Nous poursuivrons bientôt avec la deuxieme partie de l'article sur les QABLAS et leur formation. Nous sommes reconnaissant à Alain ROUTIER petit neveu de la Toubiba de nous avoir communiqué la photo inédite de sa grand tante. On trouvera sur ce blog un hommage de Joseph Dadia à la Toubiba ..ICI.  Il y a beaucoup de femmes qui grâce à la doctoresse Légey ont survécu à une grossesse à risques et beaucoup de nouveaux-nés qui lui doivent la vie. La rue de Tétouan est le nouveau nom de la rue qui s'appelait autrefois rue de la Doctoresse LÉGEY.

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06 novembre 2016

PROJET D'ESCAPADE EN PAYS-BASQUE DU 16 AU 19 MAI 2017

 '

pastedImageN'OUBLIONS PAS !

Pour la mémoire des 11 novembre 1918 et 13 novembre 2015 suivre ces liens --> ICI et -->

 

RETISSER DES LIENS ENTRE ANCIENS MARRAKCHIS ET EN CRÉER DE NOUVEAUX LORS D'UNE ESCAPADE DANS LE SUD-OUEST.

NOS AMIS DU SUD OUEST NOUS PROPOSENT UNE JOLIE ESCAPADE. JUGEZ PLUTôT...

ESCAPADE_PAYS_BASQUE_1

ESCAPADE_PAYS_BASQUE_2

LE PROGRAMME DES FESTIVITÉS

escapade_pays_basque_3

escapade_pays_basque_4

LE BON DE RÉSERVATION PEUT ÊTRE DEMANDÉ PAR TÉLÉPHONE À L'ÉQUIPE ORGANISATRICE: 

escapade_pays_basque_5

Il est possible aussi de faire glisser la vignette ci-contre sur votre bureau, puis de l'imprimer. Il sortira en format A4, prêt à être complété par vos soins. Les bons de réservation seront centralisés par Michel DARRIET de Soulac sur Mer.

L'équipe organisatrice est forte de l'expérience de l'Escapade 2016 à Nogaro.

Lemaure_Lalanne_3


Darriet_Michel_502 Borde_Derieux Bernadette___Georges Anne___claudine36          MERCI À EUX D'AVOIR CONÇU CE BEAU PROJET DE RETROUVAILLES


 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2016

TOUSSAINT : ANCIENS DE MARRAKECH DÉCÉDÉS ENTE 2000 ET 2010 -

UNE LISTE DE MARRAKCHIS DÉCÉDÉS ENTRE JANVIER 2000 ET JANVIER 2010 (à compléter)

Les marrakchis dispersés de par le monde ignorent souvent si tel ou tel de leurs amis est encore en vie. D'où l'idée d'établir une liste alphabétique d'anciens marrakchis disparus. Ces personnes ont participé à la vie heureuse de la Ville rouge et nous leur sommes reconnaissants pour tout ce qu'ils ont réalisé pour que la vie à Marrakech soit animée et belle.

P1080061

L'ex avenue Mangin en direction du Guéliz et de la Targa enchaîne immeubles anciens et très récents.

Pour chacun d'entre nous ces anciens marrakchis représentent beaucoup de souvenirs, d'autres nous paraissent inconnus. Pour mieux réveiller notre mémoire à chaque nom est associé la date ou l'année du décés, parfois l'âge, parfois le lieu de leur dernière demeure et souvent le numéro de la Revue Salam Marrakech qui parle d'eux, de leurs proches, parfois de leurs actions passées avec pour plusieurs une photographie. Grace au numéro de la revue on peut retrouver l'exemplaire qui contient des informations précieuses sur leur passé.

Cependant cette liste est incomplète, elle contient peutêtre des erreurs, chacun est invité à l'améliorer en rajoutant les noms de marrakchis aujourd'hui disparus et dont nous ne voulons pas que leur souvenir s'efface. Pour cela il suffit de rédiger un commentaire au bas de cette page. En cet automne 2016 nous nous limiterons à citer nos amis ou nos chers disparus entre Janvier 2000 et Janvier 2010. Lors d'une prochaine page nous établirons des listes pour d'autres décades afin de n'oublier personne.

P1080031

Roses et fleurs de Ouirgane à leur mémoire

ACHIM Georges + 24 aout 2002 né à Marrakech 13 octobre 1928 - 73 ans - Valence 26 - SM n°74-75

ADAM Lionel + 24 février 2005 - 80 ans - Suresnes 91 - SM n°85

ADOLPHE Germaine née CARTER + 4 janvier 2005 - 90 ans - Le Cannet 06 - SM n°86-87

ALLARD Jean + 2004 - SM n°81

ALMUNIA Laura née  SOLA + 2000 - 80 ans - Malaga - SM n°65

ALQUINNE Arthur + 2000 - SM n°66-67

ALVAREZ Antoine + 2 septembre 2002 - 79 ans - Malherbes 45 - SM n°81

AMAD BENZRIOUIL Abdallah + 13 juillet 2002 - SM n°74-75

AMPHOUX Roger + 17 décembre 2006 - Nice  - SM n°92

ANDRAUD Paulette née PERRIN + 29 janvier 2002 - 78 ans - Tarbes 65 - SM n°73

ANDRAUD Roger + 19 décembre 2001 - 81 ans - Tarbes 65 - SM n°73

ANGELLOZ-NICOUD Francine, née MELLET + 26 janvier 2008, 91 ans - SM n°96

ARBACETTE André + 10 février 2004 - 86 ans - Cazères sur Adour 40 - SM n°81 + 85

ARBAUD Véronique + 6 juillet 2007, 49 ans, Palavas-les-flots 34 - SM n°94-95

AZINCOTT Raymond + 15 juin 2005 - 56 ans - né à Marrakech - SM n°89

P1080035BAILLY Edmond + octobre 2003 - Nogent sur Oise - SM n°80

BARELIER Gérard + 19 septembre 2005 - 65 ans - Marseille 13 - SM n°86-87


BARON Antoine (Mme) + 11 septembre 2003 - 92 ans - Nîmes 30 - SM n°78-79

BARTOLI Georges + 18 juillet 2003 - 82 ans - Taglio-Rosso - SM n°80 & 82-83


BASQUEZ José + 3 septembre 2001 - 53 ans - St-Pierre d'Irube 64 - SM n°72

BAUDY Simone née GAUT + 26 septembre 2000- St Martiel d'Artenset  - SM n°66-67

BAUMER Marguerite (Soeur Angélique) + 2005 - SM n°86-87

BEDOYA Henri + 9 aout 2003 - 91 ans - SM n°78-79

BÉGARIES Colette-Henriette + 11 aout 2003 - Suresnes 92 - née à Marrakech le 8 mai 1936 - SM n°81

BÉLOGI Marc + 26 janvier 2009 à 74 ans - Carcassonne 11 - SM n°100

BENAIS Yves + 21 février 2007 - 82 ans - Andernos 33 - SM n°93

BÉRÉNOV Prédag + 4 aout 2004 - cimetiere de Marrakech - SM n°82-83


BERNARD Viviane, née TORRÈS + 31 mai 2002 - 78 ans - Clermont Ferrand 63 - SM n°74-75

BERTAUT André + 2009 -  SM n°102-3

BERTHELEMY André + 27 janvier 2008 - 97 ans - Paris 75 - SM n°97

BERTHELEMY Raymonde + 15 mars 2008 - Paris 75 - SM n°97  

BETTINELLI Cecilia + 26 octobre 2009 - 65 ans - Caen 14 - SM n°102-3

BINDA André + 5 novembre 2002 = Villeneuve les Maguelonne 34 - SM n°76

BONASTRE François + 30 aout 2002- 79 ans - Toulon 83 -SM n°76 & 78-79

BONASTRE Jean-Joseph + 2008 - 81 an - SM n°96

BONIFACE Clément + 28 avril 2007, 98 ans,  Bagnols-sur-Cèze 30 - SM n°94-95

BOULANJOT Jean + 2009 - SM n°102-3


BOURGEOIS Léon + 2 janvier 2006 - Talence 33 - SM n°89

BOURBON André + 2002 - 83 ans - SM n°74-75

BOURRU Marie née CORBI + 87 ans - Nlle Calédonie - SM n° 82-83

BOYER Antoinette + 2009 - 97 ans - SM n°102-3

BREGEOT Christian + 6 juillet 2005 - 74 ans - SM n°86-87 & 101

BRUNET Jane née GAMBINI + 22 janvier 2006 - née à Berrechid en 1931- Aix en Provence 13- SMn°89bis

BRUS René + 19 juin 2001 - 70 ans - Grenoble 38 - SM n°70-71 & 78-79

BRUS Juliette + 13 juillet 2003 - 102 ans - SM n°78-79

P1080032CABANA Camille + juin 2001 - 71 ans - SM n°74-75

CALATAYUD Robert (dit Cala) + 2003 - SM n°80

CARNUCCINI Marie née CANINO + 21 janvier 2007 - 71 ans - Tarascon 13 - SM n°93


CARRERAS Lucienne + 9 décembre 2002 - Ballan-Mire 37 - SM n°78-79


CAYLA Jocelyne née DOMGES + aout 2004 - 62 ans - SM n°86-87

CELIS René + 1 janvier 2002 - 64 ans - Arbon 31 - SM n°72 -

CELIS Isabelle + 25 fevrier 2002 - Quint 31 - SM n°72

CHEZALVIEL Huguette née ZARZELLI + 19 décembre 2006 - 71 ans - Sarran 19 - SMn°93


COHEN David + 16 novembre 2005 - 82 ans - Haïfa (Istael) - SM n°89bis

COIGNARD Marie-Simone + 12 janvier 2001 - 87 ans - La Force 24 - SMn°69- n°70-71

COIGNARD Jean + 24 avril 2007, 98 ans, SM n°94-95

COMPIÈNE Annie (Anne-Marie) née BOURLOT + 1 juillet 2008 - SMn°99 & 101

CORTÈS Pierre + 10 octobre 2000 - 77 ans - Annemasse   - SM n°66-67

CORTES Marcel + 13 juillet 2009 - SM n° 104


CURNIER Rosemonde née AYMES + 20 aout 2002 - 88 ans - Vaisons la Romaine 84 - SM n°74-75

P1080020DAFONSECA Tolentino (dit Tino) + 31 octobre 2000 - Cléon 76 - SM n°68

DEBBAH Zoubida + 2005 - SM n°85

DELPECH Micheline née RUCHON + 6 janvier 2001 - Divonne-les-Bains   - SMn°70-71


DESBARAT Jean-Pierre + 15 mai 2009 - 74 ans - l'Argentiere 07 - SM n°105

DESMOULIN Pierre + 14 janvier 2002 - 81 ans - Idron 64 - SM n°72

DOLOSOR Joseph + 2000 - Bordeaux - SM n°66-67

DROGAT Lucien + 2005 - SM n°86-87

DUBOST Raymond + 11 mai 2009 à 93 ans - Aix en Provence 13 - SM n°102-3

DUBUCQ Claude + 17 mars 2006 - Clermont Ferrand 63 - SM n°89bis

DUCOU Henry + 12 aout 2000 - 94 ans - Port Ste Foy 24 - SM n°66-67

DUMONT Claude + 6 avril 2009 à 71 ans- Beaumont sur Oise - SM n°101


DUSSONI Marcel + 24 fevrier 2009 - Cagnes sur Mer 06 -83 ans - SM n°101

DUVAL André + 6 octobre 2001 - 80 ans - Marseille 13 - SM n°72

cimetiere_de_toussaint

ESCOUT Claude + 7 mai 2006 - Montpellier 34 - SM n°92

ESTEVAN Gaby + 28 octobre 2001 - 69 ans - SM n°70-71

ESTEVAN Louis + 22 mars 2000 - 71 ans - Rocquancourt 14 - SM n°65 & 70-71

ESTEVE Maxime + 2003 - SM n°80

EVAIN Anne-Marie +23 février 2003 - 88 ans - Bourg en Bresse 01 - SM n°78-79 + 80 + 82-83

P1070634FAIVRE René, médecin colonel + 2008 - SM n°96


FANKHAUSER + 5 aout 2007 à Mayzieu - SM n°100

FANTUN Armand + 16 fevrier 2008 - Marrakech - SM n°97

FAURE Yvonne + 7 mars 2004 - 92 ans - Carpentras 84 - SM n°81

FERRER André (dit Nino) + juin 2009 - Assat 64- SM n°102-3

FIDEL Jean + 30 septembre 2001 - 68 ans - Paris 75 - SM n°70-71

FILLOUCAT Jean + 2 mars 2007 - 85 ans - cimetière de Marrakech - SM n°93

FONTAINE Georges (dit Kiki) + 12 janvier 2008 - Champigny-sur-Marne 94 - SM n°96

FRANÇOIS Fénélon + 23 novembre 2001 - 86 ans - Céret 66 -  SM n°72


FRIGGERI Henri + 24 juin 2000 - 83 ans - SM n°70-71-

P1080034GARCIA Émile ( dit Mimile) + 14 février 2000 - 63 ans - Cognac  - SM n°65

GARCIA Roland + 14 aout 2009 - SM n°104

GARNIER Roland + 25 mars 2004 - 89 ans - Illkirch 67 - SM n°81

GASNIER André + 2001 - Nice - SM n°76

GEMINEL Robert + 7 mars 2003 - Libourne 33 - SM n°77

GÉMINEL Paul, 10 aout 2007 - 79 ans - SM n° 94-95

GÉMINEL Suzanne + 2007 - 82 ans - Le Mée sur Seine 77 - SM n°93

GÉRARD- SIRTAINE Claire + 2003 - 92 ans - SM n°77

GHZALA Brahim (BEL HADJ) + janvier 2002 - 62 ans à Rabat - né à Marrakech - SM n°72

GIL Antoinette + 2006 - 74 ans - Villeurbanne 69 - SMn°92

GOFFOËL Jean-Pierre + 27 décembre 2002 - 59 ans - Bagnols sur Cèze 30 - SM n°76

GONZALEZ Sauveur + 9 fevrier 2001 - Cagnes sur Mer 06 - SM n°69
GONZALEZ Marie née LINARES + 11 octobre 2008 -  née à Marrakech le 27 décembre 1932 - SM n°100 & 101

GOUILLOUD Bernadette née JAUPITRE + 25 octobre 2009 - 67 ans - Noves 13- SM n°102-3

GOURBIN Henriette + 2009 - SM n°101


GOURBIN Julien - 10 mars 2009 - 93 ans - SM n°101

GOUILLOUD Georges + fin 2003 - 77 ans - Noves 13 - SM n°80

GOZLAN Albert + 7 mai 2008 - Longjumeau 91 - SM n°101

GRACIA Grégoire + 10 janvier 2000 - 89 ans - SM n°68

GRACIA François + 8 septembre 2001 - 92 ans - Saint-Gilles 30 - SM n° 70-71

GRACIA Jacques (dit Jacky) + 31 octobre 2001 - 62 ans - Lyon 89 - SM n°72

GRAMMATICO Vincent-Paul, + 16 janvier 2001 -86 ans - Salon de Provence 13 - SM n°69

GRIMALDI Pierre + 30 janvier 2007- 77 ans - Mozac 63 - SMn°93 - & 94-95

GUENIN Simone + 10 juin 2001 - Angers    - SMn°70-71

GUGLIELMI André (dit Dédé) + 16 juin 2005 - 74 ans - Porto Vecchio - SM n°86-87

GUGLIELMI Alain + 11 juillet 2007, Porto Vecchio - SM n°94-95

GUIGNET Camille + 20 janvier 2003 - Cagnes sur Mer - SM n°77

GUILLAUMET Marie-Antoinette, née AYMES + 16 octobre 2007 - 97 ans - Eymet 24 - SM n°94-95

GUILLET Aline, 19 février 2007 - 93 ans - SM n°94-95

GUILLON Jacqueline née HUMBEL +2006 -  Ancone 28 - SMn°92


GUIRAUD Catherine née SALVINI = 2007 -  SM n°93

GUY Yves + 2003 - 68 ans - SM n°80

P1070482HARTMANN Jannine + 2004 - 74 ans - Roc-Baron 83 - SM n°82-83

HIDALGO-BARQUERO José + 19 septembre 2004 - 76 ans - Castres 81 - SM n°86-87

HILGENBERG Raymond + 29 avril 2006 - 77 ans - St-Pardoux la Rivière - SM n°92

HINDIÉ  Janine née OUSTRY, décédée le 8 avril 2007 à 96ans en Touraine. (voir commentaire de son fils Jean-Paul)

HOUSSARD Jean-Claude + 2 juillet 2002 né à Marrakech le 15 juillet 1935 - Nîmes 30 - SM n°74-75

HUILLET Nicole + 9 aout 2005 - Vernouillet - SM n°86-87

JENTREAU Monique née PLANCHOT (dite Tico) + 14 janvier 2009 - Tharon-Plage 44 - SM n°100

JOUANDON Bernard + 19 mai 2007 - Saint-Gery 46 - né à Marrakech - SM n°94-95

JOUHANDON Roseline née REVELEAU + 14 janvier 2009 à Saint-Géry 46 - SM n°100

JUSNEL Odette + 28 mai 2003 - 92 ans - Nice - SM n°78-79

P1070575

KOLLER née LARA Léa + 16 aout 2003 - 82 ans - Bron 69 - SM n°78-79 + 86-87

LAMON Marthe + 2009 - SM n°102-3


LAZARO Manuel + 10 aout 2005 - 79 ans - 79 ans - SM n°86-87

LÉANDRI François + 6 janvier 2000 - Chateauroux - né à Rabat - SM n°64 (voir commentaire de Véronique Galiana, sa nièce)

LÈBRE Juliette + 15 février 2004 - 95 ans - SM n°81

LECLERC André + 6 mars 2009 - SM n°101

LECLERC (Père Christophe) + 28 mars 2009 - Nantes 44 - SM n°101

LEMERCIER Ginette née DIMARTINO + 12 décembre 2003 - SM n°81


LEMERCIER Gilbert + 30 décembre 2007 - SM n°96

LÉON André + 2003 - 87 ans - SM n°77

LÉON Marie-Louise née MUNIER ( dite Malou) + 2003 - née à Marrakech en 1918 - SM n°77

LERIN Paule + 2 décembre 2000 - Nice   - SM n°68

LINARES Antoine + 18 mars 2001 - Casablanca - SM n°69

LIVERATO Suzanne née ROCHER + 6 avril 2006 - née en 1941 à Marrakech - SMn°89bis

LUCCHINI Marie + 3 mars 2001 - 89 ans - Nice 06 - SM n°69

LUCIANI Noël + 2001 -Marseille - SM n°76

oeufe_t_ciergesMAHINC Georges + 21 décembre 2008 à Dignes-les-Bains - SM n°100

MARSH + 2009 - Obispo (USA) - SM n°104

MARTIN Émile + 2005 - 68 ans - Cergy-Pontoise 95 - SM n°86-87

MARTIN Antoine + 17 décembre 2009 - 70 ans - SM n°104

MARTINEZ-MOLINA Rodrigo + 2001 -  75 ans - Alicante - SM n°70-71

MASANET Antoine (dit Tanou) + 28 février 2002 - 57 ans - né à Marrakech le 29 juin 1944 - Carnoux en Provence - SM n°76

MAUTNER Habiba + 29 octobre 2008 à 95 ans - Carpentras - SM n°101

MAZERY Robert + 14 janvier 2006 - SM n°93

MENDES Renée née HERMANGE + 5 fevrier 2002 - 86 ans - née à Rabat en decembre 1915- Beaumont en Gatinais- SM n°72

MENGOUAL André (dit Dédé) + 2003 - SM n°78-79

MENGUAL Hubert + 2002 - 72 ans - Cannet 66 - SM n°74-75

MESSAOUDI Khadija épouse AGOURAM + 10 février 2007- en Belgique - SM n°93

MEUSBERGER Huguette née MÉRIGAUD + 2005 - Tours 37 - SM n°89bis

MICHELIDES Télémaque (dit Titi) + 27 mars 2001 - 68 ans - SM n°70-71

MIKHAELIDES Michel + 8 juillet 2003 - 79 ans - Villeurbanne 69 - SM n°82-83

MOKHEFI Robert + 2001 - 41 ans - SM n°68

de MONDENARD Suzy née CARAYON + 11 septembre 2008  à 93 ans - Baron 30 - SM n° 94-95

MOREL Gaston + 25 octobre 2003 - 90 ans - Ambérieu en Bugey 01 - SM n°81

MOULIN Cyprien + 3 janvier 2002 - 91 ans - Agen 47 - article dans SM n°72

MUGNIER Jean + 4 décembre 2009 - 86 ans - SM n°104
 

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NÉGRINI Isoro + 29 mai 2001 à Melbourne - 79 ans - SM N° 70-71

NICOD Maurice + 1er janvier 2005 - 87 ans - Arbent 01 - SM n°85


NICOLAS-BELOGI Rachel + 1er octobre 2003 - 88 ans - Colombes 92 - SM n°78-79

NOTO Marcelle née MAKRIS + 21 janvier 2009 à 84 ans - Bouchane (Maroc)- SM n°100

P1080022ORIA madame + 23 janvier 2001 - 97 ans - SM n°68

OUSTRY Renée Annie + 29 juin 2004 - 73 ans - Cagnes sur Mer 06 - SM n°89

OUSTRY Irène née CONRAD + 17 avril 2006 - 91 ans = SM n°92

OUVRIEU Liliane + 2006 - SM n°92

PACAUD Luc + 2 octobre 2004 - 50 ans - Vic la Gardiole 34 - SM n°82-83

PACAUD Émile + 21 septembre 2001 - Vic la Gardiole 34 - SM n°92

PACAUD Yves + 29 septembre 2002 - 49 ans - SM n°74-75

PAOLINI Pierre + 8 mai 2002, né à Marrakech en 1931 - Paris - SM n°74-75

PATETSOS Elias 16 septembre 2007 - 88 ans - SM n° 94-95

PAYRE Michelle née OLIVE, (dite Michou) + 24 janvier 2007 à Peyriac-sur-mer, 79 ans - SM n°94-95

PERES Manuel + janvier 2001 - 97 ans - Toulon 83 - SM n°73

PEREZ Jean + 2005 - 75 ans - SM n°89bis -

PÉRON Robert + 2005 - 79 ans - SM n°85

PERRENOUD Roger + 22 juillet 2005 - 99 ans - Toulouse 31 - SM n° 86-87

PETREQUIN Marie-Amélie née UCELLO + mai 2006, 96 ans - Lyon 69 - SM n°102-3

PEYRAT Roger + 2009 - 72 ans - Agde 34 - SM n°102-3

PHILIPPE Odette + 4 septembre 2003 - Aix en Provence 13 - SM n°78-79

PIGEON Antoine + 6 septembre 2005 - 92 ans - Rochefort sur Mer 17 - SM n°86-87

PINTADO Antoine (dit Tonio) + 24 juin 2009 - SM n°102-3

POMARES Paulette + 28 juillet 2002 - 70 ans - Monaco - SM n°76

PONS Adrien + 21 janvier 2005 - 81 ans - SM n°85

PRADEL André ( dit Dédé) + 2008 - 83 ans - né à Marrakech - SM n°97

PROVENZANO Gaétane + 2002 - 91 ans - Paris 75 - SM n°76

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Une très ancienne maison du Guéliz

QINCHEZ Jeanne-Marie + 26 fevrier 2000 - 70 ans - Fontainebleau 77 - SM n°65

RAMAZ Francis + 24 mars 2006 - 85 ans - SMn°89bis

RAMELET Roby + 22 février 2004 - 82 ans - Orbe Suisse - SMn°81

RASSIKH Omar + 2 aout 2000 - SM n°66-67

RAT Yvette + 1janvier 2003 - Echirolles 38 - SM n°77

RECOURA Jean + 17 avril 2004 - Chatillon St-Jean 26 - SM n°81

REY Marie née FRANCESCHETTI + 18 décembre 2007 - 92 ans - Pinsaguel 31 - SM n°96

REY madame + 5 juin 2009 - 61 ans - Port Leucate 11 - SM n°106-7

ROBERT Julien + septembre 2009 - Merignac 33 - SM n°106-107

ROBLES Gabriel (Gaby) + 22 Juillet 2006 - Marseille 13 - né à Oran - SM n°93

ROBLES Huguette née GALIANA + 3 janvier 2010 à Marseille 13 - née à Marrakech - SM n°105 (voir commentaire de leur niàce)

ROCHER Gérard, 14 juillet 2007, 72 ans - Thionville - SM n° 95-95


RODRIGUEZ Guy +16 novembre 2004 - SM n°85

RODRIGUEZ Jean-Claude + 7 septembre 2003 - 63 ans - La Farlède 83 - SM n°78-79

ROGGERO Renée née CHENARD + 20 septembre 2001 - institutrice - SM n°74-75

ROUILLON Giovanna + 7 février 2000 - 84 ans - SM n°65

ROUSSEAU Suzanne née FILLOUCAT + 18 avril 2002 - 79 ans - SM n°76

RUBI POMARES Antoine +  1er janvier 2002 - 91 ans - Malaga - SM n°73.

RUBI Jean + 21 septembre 2007 à 76 ans  - Grenoble 38 - né à Marrakech - SM n° 94-95

RUIMY Simon + 2004 - SM n°82-83


RUIZ Aurélio + 30 avril 2002 - 71 ans - Aix en Provence 13 - SM n°74-75

RUIZ Pierre + 2009 - SM n°108

P1070615SALERNO Irène + 2009 - 99 ans Aiguillon - SM n°105

SALORD Joseph + 8 novembre 2001 - 86 ans - Toulon 83 - SM n°72

SALUT Roger + 28 juin 2006 - Montpellier 34 - SM n°92

SANCHEZ André + 30 juillet 2001 - 61 ans - Rognac 13 - SM n°73

SANVITI André + 24 janvier 2002 - Ajaccio - SM n°72

SAUVAGEOT Albert + 26 avril 2001 - Bargemont 83 - SM n°70-71

SAUVAGEOT Colette née CASCARO + 30 octobre 2006 - Dijon  21 - SMn°92

SCHOOT Marcel + 2001 - St Martin de Seignaux 40 - SM n°69

SILBERMANN Marcel + 9 février 2005 - 81 ans - Fontaine sur Saone 69 - SM n°85

SOULIÉ Marcel + 14 mars 2003 - SM n°78-79

STANGE Yvon + 10 novembre 2006 - 63 ans -St Rambert d'Albon 26 - SM n°92

STINZY Nicole née TALON + 7 mars 2009 à 75 ans - Grenoble 38 - SM n°101

SURLEAU Georges + 19 avril 2004 - 54 ans - Guadeloupe - né à Marrakech le 4 octobre 1949 - SM n°82-83

SURLEAU Huguette née RENAULT + 12 juin 2009 à 79 ans - Toulouse 31 -   SM n°102-3


abombon901TAUBAN Jacques Dr + 18 aout 2007 - 60 ans - Pessac 33 - SM n°94-95

THIELLAND Odette née BERNIQUE + 5 juillet 2007 à 91 ans - Arles 13 - SM n°96

THOMAS Clément Georges + 5 mars 2007 à 93 ans - La Seyne-sur-Mer - SM n°97

THOMAS Antoine (dit Chafi) + 18 décembre 2008 - 83 ans - Bagnols sur Cèze 30 - SM n°101


TOFANELLI Viro + 11 novembre 2002 - Vauvert 30 - SM n°77

TORJMAN Jacques + 2000 - Philadelphie USA - SM n°68

TORONDEL Laurette Eliane + 13 aout 2000 - Annecy 74 - SM n°68

TOURNIER Rose née SELLIÈS + 16 octobre 2001 - 83 ans - Baziège 31 - SM n°70-71

TRIKI, 10 avril 2007, 91 ans, SM n°94-95

TROMBAT Si Ahmed + 2001 - SM n°70-71

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VEGA / ZAMMIT Manuela + 5 octobre 2009 - 89 ans - SM n° 104

VEYROT Aïche + 10 aout 2000 - 83 ans - Vienne 38 - SM n°68

VEYROT Jean-Michel + 26 avril 2004 - 37 ans - St Rambert d'Albon 26 - SM n°81

VIALATTE Gabriel, 11 mai 2007, 87 ans -Menton - SM n° 94-95


VICHARD Roland + 14 février 2005 - 84 ans - Ste Foy les Lyon 69 - SM n°85

VILHET madame + 2005 - SM n°85

WACHSMUTH Gaby née NICOLAS + 22 mars 2005 - Nyon Suisse - SM n°85

WAGNER Nicole née GUENIN + 6 juillet 2009 - Tours 37 - SM n°104


ZECCHETTI Maurice,  + 20 janvier 2002 - Cabestany 66 - SM n°73

ZECCHETTI Jean + 9 aout 2004 - Danemark - né à Marrakech en 1928 - SM n°82-83

Sur la revue Salam Marrakech on trouve fréquement les adresses de leurs proches (parfois incomplètes mais avec souvent leur dernière commune, ce qui est précieux pour consulter les annuaires). Feuilleter un numéro de Salam Marrakech c'est aussi faire mémoire de ceux qui sont partis et évoquer leur souvenir. Pour s'abonner téléphoner à Robert Lucké 04 90 94 97 23 ou 06 83 93 08 63. Bonnes vacances pour ceux qui en prennent et bon voyage dans  le souvenir de nos disparus.

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19 octobre 2016

ROME ET MARRAKECH

UN AIR DE RESSEMBLANCE

Un marrakchi à Rome ne serait pas tout à fait dépaysé. Il y trouverait des calèches

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Seules les couleurs diffèrent, les roues se mettent au rouge et comme il arrive de pleuvoir plus souvent qu'à Marrakech les passagers et les chevaux sont couverts de bleu.orangers534

Rome a aussi ses orangers chargés de beaux fruits, mais ils sont plus rares qu'à Marrakech.

La rue de la République est bordée de bigarradiers, moins vaillants que ceux de l'avenue Mohammed V ( ex avenue Mangin)

Bigaradiers542

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Le plus sur moyen de faire passer l'hiver aux citroniers et autres porteurs d'agrumes est de mettre las pots à l'abri quand le thermometre se met à dégringoler.

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La Palmeraie de Rome a encore beaucoup de progrès à faire.

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Mais les romains ne désespèrent pas, ils en cultivent même sur leurs places publiques. Peutêtre qu'un jour ils ramasseront des dattes.

 

 

 

 

 

 

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Il y a une sorte de proximité entre ROMA et MAROC, l'ancien nom de Marrakech.

AMOR_ROMA_498Les lettres de l'une et l'autre ville ne font-elles pas AMOR ? Il y a à Marrakech en Médina dans les souks des fondouks dont l'architecture rappelle ces colonnes romaines.

 

 

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Côté fontaines, Rome fait plus fort que Marrakech avec la célèbre fontaine de Trévi. La foule s'agglutine au bord du bassin où Anita Eckberg et Marcello Mastroianni ont tourné en 1960 dans la Dolce Vita de Fellini.

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Là où Rome fait fort aussi c'est dans ses monuments. Prenons le Panthéon un édifice religieux antique bâti sur l'ordre d'Agrippa au Ier siècle avant J.-C., endommagé par plusieurs incendies, et entièrement reconstruit sous Hadrien (début du IIe siècle). À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités. Il fut converti en église chrétienne au VIIe siècle. C’est le plus grand monument romain antique qui nous soit parvenu en état pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue jusqu'à nos jours

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Le Panthéon supporte la plus grande coupole de toute l'Antiquité avec 150 pieds romains soit 43,30 m de diamètre à l'intérieur (ou 43,44 m3), qui reste la plus grande du monde en béton non armé. L'Église des Saints-Martyrs de Marrakech et son clocher pourraient tenir à l'intérieur.

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Comme à Marrakech on trouve de très belles mosaïques à Rome et d magnifiques plafonds.

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Les femmes sont voilées, seulement quelques unes, comme à Marrakech.

En espérant que cette petite visite romaine vous donne envie de voyager.

Mais soyez rassurés Marrakech a un charme inégalable.

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09 octobre 2016

LA BANDE DES COPAINS DE 1941-42, RUE MAGINOT

SOUVENIRS D'UNE ENFANCE HEUREUSE À MARRAKECH,

une histoire racontée par Maurice CALAS

Puisque tu aimes les souvenirs je vais te conter une aventure qui est arrivée à toute la bande de mes copains aux environs de 1941/42, je ne pense pas que tu en faisais déjà partie.. 

00586003_4C6D_4161_920C_F3AB89CC52BFTu te souviens du moulin à grain au bout de la rue qui devait à l'époque s'appeler "des  Doukala", plus tard elle s'est appelée "Maginot" à présent c'est la rue "Sourya"; l'eau d'une séguia qui  faisait tourner sa pierre venait de loin  peut être du bassin de la Ménara  en tous cas elle  sortait de terre à l’angle Nord Ouest du Lycée Mangin (devenu Ibn Abbad) de l’autre coté de ce qui est aujourd’hui l’avenue Moulay Hassan, suivait l’actuelle rue El Iman Chaaffi (ex rue Géronimi ), passait à proximité d’une Rhettara effondrée derrière le commissariat central sous lequel elle disparaissait, traverssait la place du 7 septembre et réapparaissait à la pointe de la rue Loubiano (ex rue Painlevé) coulait sur environ cent cinquante metres, puis traversait le jardin de la maison Cartier qui était à l'orée de la place. Juste  à la sortie du passage de la séguia sous le mur,  tu devrais te souvenir de l'énorme figuier qui plongeait ses racines dans l'eau claire, son tronc devait bien avoir 70 à 80 cm de diamètre et je pense qu'Adam et Eve devaient avoir les mêmes feuilles pour cacher leur nudité  en présence de l'Eternel après leur manque de confiance traduite par péché ou désobéissance dont  l'humanité subirait toujours les  conséquences.....

5D417BA8_EBA9_43AE_906E_E4B8796C79DA La branche maîtresse de cet arbre remarquable servait régulièrement de perchoir confortable  pour les  réunions des six à huit garçons de la bande, pour discuter de nos jeux, ou préparer quelques incursions dans le jardin derrière le moulin, pour chaparder des fruits et défier les deux gardiens qui nous ont bien souvent fait courir plus vite que le vent, tu as aussi connu çà...., je n'en doute pas.

Ce jour-là, la rencontre avait un tout autre objet : Nos économies de petits sous mises bout à bout nous avaient permis de nous procurer un paquet de cigarettes mentholées avec la complicité d'un grand qui était allé l'acheter ; je ne me souviens pas si c’était Hypert, Geydan, Nicolaï ou Lefol ; il en  avait évidement prélevé sa part ;  Il nous en restait suffisamment, pour tirer béatement  des bouffées d'odorantes fumées bleues jusqu'à épuisement du stock.  Tout se passerait bien tant que les parents n'en sauraient rien.

Au bout de la rue sur le côté droit habitait la famille C . Le Père C , greffier au tribunal était originaire de St Gaudens et avait l'accent chantant et rugueux des pyrénéens qui roulent les R comme d'autres les cigarettes, il élevait une marmaille de garçons et filles, au moins cinq, de un à  sept ans, plus une fille  première née de deux ou trois ans notre aînée, qui nous faisait faire des dînettes pour le goûter sous les mûriers de mes parents. Elle s'appelait Régine,  gentille et jolie blonde dévouée à torcher et promener ses frères et soeurs, et à s’occuper de la basse cour de poules et canards qu'elle conduisait tous les soirs se dégourdir les pattes et prendre un bain dans la séguia.

Le père C..... ancien adjudant, m’avait–on dit, menait tout son monde à la baguette et ne se gênait pas pour nous reprendre nous aussi, s'il constatait quelques incartades, aussi nous  étions mal à l'aise en sa présence.  Ce soir là rentrant du tribunal sur  sa bicyclette qui fut de course, à cause du guidon,  la serviette de documents pendue  au cadre par son rabat, il s'est approché de la séguia regarder patauger les canards surveillés par Régine.  

En se penchant en arrière pour enlever les pinces qui serraient son pantalon aux chevilles, il a remarqué les volutes de fumées qui s'élevaient vers le ciel au travers des feuilles du figuier dans l'air calme du soir.

Alors est sorti de sa gorge un rugissement qui nous a mis en alerte;

"Rrrrégine .....viens ici,... carogne, -- Oui papa ? -- Ce figuier,… il fume ? -- Non papa -- "

Cachés par les  immenses feuilles de l'arbre nous n'en menions pas large, car le bougre n'aurait pas manqué de tout dévoiler, on sentait déjà les lanières du martinet caresser  nos petites fesses roses.

Un nouveau rugissement digne du roi de la jungle nous a littéralement fait fondre de trouille.

" Rrrrégine je te dis  que ce figuier fume !-- non papa -- Je te dis qu'il fume ! -- mais  Non papa !  -- Alorrrs j'ai la Berrrlue "

Et le bonhomme de rentrer chez lui retrouver sa chère moitié et sa nombreuse progéniture.  

OUF !  de OUF !  Bien heureuse Berlue ,Nous étions sauvés pour cette fois-là...............                 

Merci   Régine! 

Nous n'avons pas tardé a dévaler de notre perchoir et à noyer les preuves de notre désobéissance  dans la séguia,  laissant le courant  les  emporter  vers la turbine primitive du moulin avant d’échouer dans quelque planche de carottes ou de radis........ Et pour rentrer chez nous nous avons pris soin de passer le long de la place et revenir  par la rue Orthlieb (Tarir ibn Ziad) Jusqu'à l'hôtel de la Palmeraie, sage, comme des gamins  revenant du catéchisme.  Mais de ce jour, si nous avons poursuivi nos réunions dans le figuier nous sommes allés cloper ailleurs, peut-être une fois encore à cause du prix et des sous qui étaient si longs et si durs à gagner.

Rassures-toi cher ami, il nous en ai arrivé d'autres mais pas comme celle-là, qui s'est gravée dans nos mémoires à cause de la sainte trouille qu'elle a provoquée.

A bientôt ... Maurice.

3F0A6849_0102_4ABA_9968_1D813BBFAD16Marrakech-Guéliz – rue Sourya  1959, au fand les jardins, le moulin et le figuier étaient à droite.

Quinze photos du même quartier en mai 2013

Essayez de vous souvenir pour chaque photo, quelle rue et qui habitait là avant ?

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Merci à Maurice qui nous fait revivre les rues de son quartier, son coin du Guéliz. Essayons de retrouver les noms de ceux qui autrefois habitaient dans ces rues ? Partageons nos souvenirs dans les commentaires.

 

02 octobre 2016

SOUVENIRS D'UN JUDOKA MARRAKCHI DES ANNÉES 50 AYANT TOURNÉ AVEC MICHÈLE MORGAN

LE TOURNAGE EUT LIEU EN 1954 À MARRAKECH, LE METTEUR EN SCÈNE YVES ALLEGRET RÉALISAIT LE PREMIER FILM FRANÇAIS EN CINÉMASCOPE

Nous avons présenté grâce à Franck Mauviel le judo à Marrakech dans les années 70. Il y avait un club de judo déjà dans les années 50...

carte_judo_claude_seguin_52Le judoka marrakchi, Claude SEGUIN, se souvient de son club de judo et de Jiu-Jitsu à Marrakech et de ses débuts au cinéma. Il partage avec nous ses souvenirs: xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

20160823_0001"La date de ma licence No 0001, le 5 mai 1952, correspond à peu près à la création (1951) du « Club de judo et de jiu-jitsu de Marrakech, le club de mes débuts."20160823_0002

"La salle se trouvait en sous-sol, dans la Médina, à côté de la Poste près de la place Djemaa el Fna."20160823_0003

"Le club concernait surtout les civils, quelques militaires y venaient aussi, dont mon Père, l'Adjudant -chef SEGUIN et l’un de ses camarades, Mr GOCHON."

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"D’autres noms sont inscrits sur la photo de presse dont celui des frères SINTÈS. Une autre salle en tôle ondulée, (pas vraiment idéale en été...) existait au cantonnement du 2ème RTM, nous y faisions des démonstrations."

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De gauche à droite : GACHON, THIERY fils du prof de math, d'HAUTEVILLE fils du général, PFEIFFER ceinture noire, les jambes de MALO, SINTÈS, Jean-Pierre SAINT-GERMAIN, X.

Un film fut tourné à cette époque: voir film

judo_"Mr VALETTE, le Surveillant Général du Lycée Mangin, était lui aussi membre du Club. C’est lui qui nous emmenait dans son « pick up » pour participer à des compétitions dans d’autres villes du Maroc. Lors d’un retour de Rabat, blessé à un bras, il conduisait d’une main, à côté de lui, un autre blessé, mon Père, passait les vitesses...Et nous, les rescapés, nous nous gelions à l’arrière sous une pauvre couverture.."

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actrice_oasis_1954La star aux yeux bleus

Claude: "En 1954, j’ai combattu contre Mr Grégoire ASLAN, dit « Coco », ceinture marron, un acteur très connu à l’époque ; Il était à Marrakech pour le tournage du film « OASIS ». Ce film du Réalisateur Yves ALLEGRET, avec Michele MORGAN et Pierre BRASSEUR, est tiré du roman de Joseph KESSEL « Le Commandant - 1933 ». Il s’agit d’une aventure saharienne sur fond de trafic d’or où je devais doubler Gilles, le neveu d’Yves ALLEGRET. Au Souk, après avoir reçu un coup de poignard, Gilles devait faire une dangereuse chute arrière dans une étroite fosse de tannage."

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"Je doublai sa chute; on fit plusieurs prises, après la sixième j’étais euphorique ! l’accessoiriste avait versé des bouteilles de RICARD dans l’eau (propre celle-là) pour imiter l’habituel liquide jaunâtre et nauséabond... Le sang, de la grenadine, remontait du fond par un fin tuyau à l’aide d’une poire à main. Hélas, cette très courte scène ne put suffire à lancer ma carrière d’acteur.."

EU_Seguin_Chamorel_3Claude SEGUIN bien que plus jeune que Gilles ALLEGRET, est à l'époque la ceinture marron du club de judo marrakchi qui a un gabarit équivalent et peut donc être sa doublure dans les cascades. Il fait aussi du scoutisme aux Éclaireurs Unionistes depuis plusieurs années. Ci contre, dans le jardin de la Ménara avec Daniel CHAMOREL, tenant le fanion de la patrouille des Cigognes.

Il est aussi dans l'équipe d'athlétisme du lycée Mangin pour les championnats du Maroc inter-lycées

Equipe_d_Athletisme_Lycee_Mangin_1957__Collection_Claude_Seguin_Blog_Mangin2Marrakech_22_03_2009_36687108

Claude est le 2e en partant de la gauche entre Peter GARNIER et Ange BENEDETTI

Il participe aux Moussems des anciens de Marrakech à Avignon

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Ici à la Barthelasse, avec Jacques DELAVIÈRE, un ancien Eclaireur Unioniste qui travaillait à la Compagnie d'Electricité. Claude et sa femme Christiane ont participé récemment à la rencontre de Solanca-Nogaro organisée par Georges STACHEWSKY.

Merci à Claude pour ses souvenirs et ses photos des années 50 à Marrakech.

 

24 septembre 2016

CHKOUN ANA ? FRANCK MAUVIEL

Chkoun_Ana  Mauviel_Franck_75Les souvenirs de notre enfance et adolescence à Marrakech nous habitent et quand nous les partageons ils permettent de retrouver la mémoire et aussi les amis perdus de vue. Franck a habité la rue du capitaine Grall au Guéliz, il raconte son histoire. Il témoigne des années 70 à Marrakech, celles de ses 15-18 ans dans la famille  d'un militaire en coopération à la Base aérienne de Marrakech.

© Rappelons que ce récit fait partie des éditions Chkoun Ana au titre protégé. Il ne peut être reproduit pour publication sans la mention du blog Mangin@Marrakech, de la date d'édition (24/09/2016), et surtout sans l'autorisation écrite (à demander à l'auteur du blog). Franck savait, avant même d'arriver à Marrakech qu'il en repartirait dans quatre ans, il se savait de passage, pourtant le souvenir de la Ville rouge est ineffaçable.

SOUVENIRS DE MON ADOLESCENCE À MARRAKECH 1972-76

Je suis arrivé à MARRAKECH avec ma famille fin 1972, j'avais presque 15 ans. Nous sommes partis de ROCHEFORT S/MER en voiture (Peugeot 404 blanche) et avons traversé l'ESPAGNE. puis en bâteau jusqu'à TANGER, et nous avons continué jusqu'à MARRAKECH! Nous étions quatre, ma mère, ma soeur, mon beau-père et moi. tour_hassan

 

Bourrel_Henri_1975

De passage à Rabat, Franck, sa mère et sa petite soeur Sylvie BOURREL (Photo Henri Bourrel) xxxxxxxxxxxxxxxMon beau-père, Henri BOURREL, était instructeur dans l'armée de l'air marocaine et portait l'uniforme marocain ! Auparavant il était en poste à la Base aérienne de Rochefort, également instructeur sous officier. L'armée de l'air marocaine avait demandé des instructeurs militaires français de différentes spécialités techniques; donc coopération militaire dans le domaine aérien.
Avant 1972 l'école des sous officiers de l'armée de l'air de Rochefort s/mer accueillait des jeunes militaires marocains en formation dans différentes matières théoriques et pratiques; mon beaupère y était instructeur dans sa spécialité de technicien radio (niveau brevet professionnel), à cette époque il était adjudant. En 1972 les FRA (Forces Royale Air) créent le même type d'enseignement sur la base aérienne de Marrakech commandée par le colonel ALAOUI. Un appel à candidature fut lancé pour y enseigner. Mon beaupère fut volontaire, et sa candidature retenue. Il arriva à Rabat le 28/8/1972 au titre de la coopération technique air N°03/875 pour enseigner à la Base aérienne de Marrakech; il y restera jusqu'à fin aoùt 1976.

Le chef des coopérants français pour la base aérienne de Marrakech était le capitaine CHARLY et un médecin militaire français était responsable de l'infirmerie le capitaine Jean BENOIT. Les instructeurs devaient pendant les heures d'instruction sur la base porter la tenue militaire des FRA. Les coopérants français étaient regroupés avec leurs familles dans un quartier de Marrakech, les petits immeubles rue du Bani et rue du Cne Grall. Ensuite certaines familles obtinrent une petite villa, non loin du Consulat de France et du lycée Victor Hugo.
Je me souviens des noms de plusieurs familles de sous-officiers: adjudants-chefs RÉVEILLÈRE, et PAILLAT et aussi FORTUNATI, FERRANDIN, BOUX,etc...
Ces militaires furent intégrés dans l'armée de l'air marocaine tout le temps de leur contrat et portèrent de ce fait l'uniforme marocain!!!

coop_rochefort_72_76

Accroupis X, Henri BOURREL, X, X.  Deuxième rang A/C PAILLAT, X, X, X, X. Troisième rang X, A/C REVEILLERE, X, X, X.
Les familles de ces militaires regroupées dans un ensemble de six immeubles, initialement rue du capitaine GRALL formèrent une sorte de communauté le temps de leur séjour à MARRAKECH. Tous étaient très proches et se rencontraient souvent; d'autant que leurs enfants étaient scolarisés dans les établissements d'enseignement de proximité.

Claude_reveillere_famille_1976Soirée entre familles de militaires: De gauche à droite: Sylvie Bourrel, Jeannette  Réveillere, Jean Luc Réveillere, Isabelle Réveillère, Franck Mauviel, Denise Bourrel, Brigitte Réveillere et Claude Réveillere.

Nous habitions tout près du LVH, lycée Victor Hugo et de l'école Renoir. Ma mère travaillait au secrétariat du LVH, mais n'y resta qu'une année. Ultérieurement mes parents obtiendront une villa, j'allais donc au lycée à pied.

Mon parcours: après la 3e, seconde A.4 de 1973/1974. puis j'ai redoublé de 1974/1975, enfin première A4 de 1975/1976. BEPC passé évidemment en troisième; et bac français en juin 1976 avant de rentrer en France.

Les professeurs à cette époque: MM. Blondia, Abitbol, Sanseigne, Capdevielle, Mme Fantoune,...  Monsieur Vey était agrégé d'histoire; Mme Vey également professeur d'histoire notait très sec!!!

Ma classe de troisième est marquée par deux professeurs attachants  M. BLONDIA pour les maths et M. SANSEIGNE pour le français. Le premier enseignait les mathématiques avec brio pour les équations et les identités remarquables; c'était un petit homme sec qui gesticulait beaucoup au tableau!! sa méthode de travail alliait beaucoup de répétitions sur des choses basiques; et l'élève le moins doué finissait par "imprimer"!! Je me souviens qu'il donnait au LVH des cours particuliers de soutien...et il y avait de la demande!! Ce professeur de maths était même drôle. Patrick FORTUNATI se rappelle une fameuse phrase alors que la fin du cours avait sonné : "je vous le dit parce que je n'ai pas le temps de vous le dire!!!"
Le second enseignait le français avec beaucoup d'humanité et d'indulgence, il portait la moustache  et notait avec justesse.j'avais toujours 15 ou 16 de moyenne avec lui. Quelle déception avec  M. CAPDEVIELLE!! je l'ai eu pour ma première seconde et pour la première fois, avec lui, je suis devenu ...mauvais en français alors que c'était mon atout depuis toujours.
Cela m'a valu de redoubler car je n'avais plus mon joker par rapport aux maths qui n'étaient pas mon point fort. Le plus ironique c'est que le premier devoir avait pour sujet un thème qui concernait le comportement social "LA FETE DES FOUS" ( se libérer occasionnellement permet de mieux  supporter ensuite le bridage de la société).J'ai eu ses félicitations devant toute la classe; et puis ce fut terminé ! que des notes médiocres jusqu'à la fin de la saison scolaire!!

Mme VEY était un professeur chevronné, elle connaissait son affaire; mais un 10 ou un 11 était déjà une bonne note avec elle!! Si je me souviens bien, 13 était exceptionnel. Le plus souvent cela tournait autour de 8 ou 9 ...et il fallait s'estimer heureux! C'était sa manière de voir! Il fallait donc "bombarder" dans les autres disciplines.
Monsieur ABITBOL  était un excellent professeur de mathématique. Quand j'étais son élève, c'était déjà un professeur chevronné; toutefois il me semblait manquer un peu de fantaisie pour captiver durant les études de fonctions. On lui confiait les secondes, premières et terminales.
Il pratiquait des interrogations surprises quand il n'était pas content!!! Marie Cécile Renault, une lève de ma classe s'en souvient, elle avait été interrogée soudainement au tableau, parce que la classe séchait sur une étude de fonction.

croquis_yassine_geo_76Une autre élève me prenait pour modèle lors des cours de géographie et dessinait mon profil. J'ai gardé mon portrait réalisé pour moi par Nadia YASSINE. (En 2003 elle publiera "Toutes voiles dehors"). C'était ma dernière année à Marrakech, 1976.

Découverte de scorpions apeurés sur le sol; autour de notre immeuble! Nous faisions connaissance avec les autres familles de coopérants militaires; et même des civils comme madame BOUQUIN qui travaillait au secrétariat du LVH et ses deux filles: Véronique et Maryline. Je me souviens de "Boums" chez elles!

pochette_pink_floyd_19Époque heureuse de mon adolescence; où garçons et filles se côtoyaient sympathiquement. Il y avait les "boums" et surtout la POP MUSIC: c'est le temps des PINK FLOYD; BEATLES; DEEP PURPLE; LED ZEPPELIN; etc... et les échanges fébriles de cassettes audio; notamment avec Patrick FORTUNATI, mon grand ami de cette époque. Nous n'étions pas encore dans le numérique!!!l Les fils ROSATI écoutaient du ROCK de cette époque, par exemple "why dontcha" de WEST, BRUCE and LAING !!!

Jean-Jacques MÉRIGON était un inconditionnel du groupe MAGMA !  Jean Claude PICARD en sport au LVH devait être en seconde C. Je me rappelle aussi d'un grand garçon avec Jean GIGOMAS et de Laurent ZADERATSKY qui s'est interessé à mon retour en France en 1976.

Ayant commencé le JUDO à ROCHEFORT, j'ai naturellement continué avec le club local: le JCKM.  J'avais connu Guy THOMAS avant Marrakech et j'avais été impressionné par la valeur de ce grand professeur de Judo. Il était devenu par la suite un ami de mes parents. Le judo était l'occasion de se réunir.

diner_riad_JSKM_75

Fin de stage du JCKM à l'hôtel Riad, de gauche à droite: X, Mr STEINMETZ, Mme STEINMETZ, Guy THOMAS, Denise BOURREL, Capitaine Jean BENOIT, Mme BENOIT. De dos: peut-être un des fils ROSATI et Mme ROSATI?

Le JCKM comprenait pour moi des amis comme Gilbert OIKNINE et grâce à Guy THOMAS un grand nombre de militaires coopérants s'y inscrirent. C'était une autre occasion de se retrouver.

JCKM_debutants_6JCKM 1975, de gauche à droite: Rang debout: A/C PAILLAT, X, X, Capitaine CHARLY, X, X, X, X. Rang à genoux: X, X, X, Guy THOMAS, Henri BOURREL, Denise BOURREL, les assistants du JCKM: MM. DELOBEL et STEINMETZ.

Les anecdotes du judo fourmillent! Nous étions partis par exemple vers 1973 en compétition  à CASABLANCA avec une voiture fiat 500... surchargée de judokas. bilan perte de contrôle et deux tonneaux!!!
j'ai été le seul indemne (on était à deux voitures) et j'ai absolument voulu continuer! et j'ai décroché le titre de champion du MAROC dans ma catégorie.

Dans mes souvenirs du JCKM je me souviens être allé plusieurs fois chez M. et Me ROSATI. Eugène ROSATI, le président du JCKM m'a fait découvrir la méthode KAWAISHI de JUDO à travers de petits manuels bien connus.
La famille ROSATI  habitait dans  le centre du GUELIZ mais je ne saurais plus situer exactement l'endroit.
Le JCKM était un club attachant. Je me souviens de la visite d'une équipe allemande un soir au club.. ils nous ont mis une raclée en RANDORI (combat)!! Je m'étais retrouvé planté sur la tête par un mouvement d'épaule (morote-seoi-nage). Le JUDO de SLIMANI, notre maître au JCKM, était bien plus rustique que celui bien huilé de ROCHEFORT ! Par exemple un mouvement d'épaule après un arraché de la garde. et rentrer à gauche .
Je discutais un jour avec Eugène ROSATI assis sur le tapis: ce dernier me trouvant un peu trop sûr de moi du haut de mes 16 ans... se jeta brusquement sur moi pour me flanquer une leçon!! Je ne sais pas encore  aujourd'hui comment je fis; mais je lui passais une superbe "planchette japonaise"(tomoe - nage) qui calma d'emblée la situation!!
Ses fils Jean-Antoine et Pierre faisaient des études de médecine à TANGER. La-bas ils s'initiaient à l'AIKIDO. Au JCKM Pierre nous montrait des techniques.
Jean BOUX était un judoka étonnant. il possédait un mouvement de hanche magique (uchi-mata) ;simplement en sursautant sur sa jambe d'appui et rentrant ...il faisait voler ses adversaires!! on sentait son opposant déjà condamné d'avance.

Guy_Thomas_D_S_Bourrel_piscine_0708Le JCKM fit venir Guy THOMAS, un professeur de judo de Rochefort, une "pointure", qui était un ami de mes parents et logeait à la villa. Guy THOMAS s'est très vite "coulé" dans l'univers de MARRAKECH; non seulement dans le judo marrakchi, mais aussi dans le pays. Les alentours de MARRAKECH l'ont beaucoup interessé, ainsi que le HAMMAM en compagnie de mon beau-père. Celui-ci a d'ailleurs poussé un cri de douleur quand le masseur marocain l'a forçé à se cambrer pour parfaire l'ensemble. Le café de LA RENAISSANCE près du cinema LE COLISEE  était le lieu privilégié de nos détentes après les compétitions.
Je n'ai pas pu faire le stage de judo de 1976 car j'ai attrapé la jaunisse ; c'était un comble pour un judoka!!

jardin_66Durant toutes ces années l'envie de pratiquer le KARATE me taraudait. je l'apprenais avec des livres,.. et je m'entraînais dans le jardin de la villa où grâce à Eugène ROSATI qui dirigeait une entreprise de construction nous disposions d'une piscine artisanale. Un jour j'abandon -nerai le JUDO pour le KARATE SHOTOKAN. xxxxxxxxxxxxxxxxxx
Il y avait aussi les cinémas de MARRAKECH: le REGENT, le LUX, l'OLYMPIA et le COLISEE. Ce dernier était le plus chic et le plus cher; à côté du café de la Renaissance. Un seul film au programme du Colisée. Les autres projettaient deux films avec des coupures! c'était la déferlante des films de KUNG FU et des films de...vampires! seventies  obligent!

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Cliché JMBerger
MARRAKECH, offrait deux villes en une: le GUÉLIZ et la MéDINA.
Un jour un camion m'a renversé devant le LVH et j'ai failli y rester; au lieu de tendre ma main pour tourner j'ai tendu mon pied! j'étais en SOLEX et venais de voir une affiche de BRUCE LEE.
Le conducteur marocain avait des freins douteux; et peu en rêgle! Mon  SOLEX était pulvérisé: blessé légèrement mais le visage ensanglanté je me suis présenté devant ma mère: "maman, j'ai eu un accident!!" Mon SOLEX n'était plus réparable, il fit l'objet de récuperations de pièces!Tout s'est quand même bien terminé.

Pêle-mêle dans cet aperçu de souvenirs je retiendrai les pêches miraculeuses au lac CAVAGNAC (Lalla Takerskout); un peu de ski à l'OUKAIMEDEN avec la famille CHARLY et aussi les camions chargés de marocains de la MARCHE VERTE en direction du désert espagnol.

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Mes vacances d'été je les passais en FRANCE (parents divorcés).
J'ai quitté le MAROC tout simplement parce que mon beau-père avait fini son contrat d'instructeur militaire: j'ai suivi mes parents!! Le contrat avec l'armée de l'air marocaine correspondait pour moi à 4 saisons scolaires au LVH. Mon beau-père a été muté ensuite à la base aerienne de LUXEUIL LES BAINS.
Mais c'est une autre histoire!!
Au LYCEE VICTOR HUGO ce qui me frappe avec le recul des années c'est l'harmonie de cette diversité: marocains musulmans et juifs, français et autres... tout le monde s'entendait bien à cette époque. Garçons et filles nouaient de sympathiques relations dans la francophonie prônée par ce lycée de mission universitaire française.
Les photos de groupe, je pense, le font sentir: regardons chaque visage! sentons ce qui se dégage de tel ou tel groupe!! et pourtant il y a déjà beaucoup d'années.

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Et que dire des professeurs de cette époque; chacun est devenu une sorte d'icône dans la mémoire de ceux qui ont connu cette époque particulière.
Enfin ,en ce qui concerne la coopération technique d'instructeurs français, comme pour Henri BOURREL,dans l'armée de l'air marocaine tout s'est fait également sans soucis.
Les noms me reviennent: REVEILLERE; PAILLAT; BOUX; FERRANDIN; FORTUNATI;  etc... pour les sous-officiers instructeurs de cette époque, bien sûr les communautés françaises et marocaines (pour citer les principales) ne fusionnaient pas; mais cohabitaient harmonieusement.

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Ceci dit les français étaient quand même ensemble: piques-niques autour de MARRAKECH: vallée de l'OURIKA, Lac CAVAGNAC,etc...
Tranches de vie révolues qu'illustrent pour la postérité ces photos anciennes, tout ceci est passé comme un rêve.
Franck Mauviel

Franck_Mauviel_0152Merci à Franck de nous avoir conduit dans notre ville bienaimée à l'époque des années 70. Il a fait sa vie loin de Marrakech, mais n'a jamais oublié la ville de son adolescence heureuse. Aujourd'hui il a un peu changé, mais reste toujours attaché.

© Ce récit fait partie des éditions Chkoun Ana au titre réservé. Il ne peut être reproduit pour publication sans autorisation écrite et sans la mention de l'édition. Mangin@Marrakech, 24 septembre 2016.

18 septembre 2016

FUITE DE COURANT ET FUITE EN COURANT

Les Années Heureuses.

RÉCITS DE SOUVENIRS PAR MAURICE CALAS

OÙ IL EST REPARLÉ DU GUÉLIZ, DE SA GARE FERROVIAIRE, DES PLANS DE 1930 ET DE LA VOIE DE 60

P1070803L’été à Marrakech Guéliz était d’un calme reposant, mais il fallait se protéger de la chaleur brûlante de la journée; elle obligeait bêtes et gens à se tenir à l’ombre d’un mur par 41/42 °,  ou mieux à s’enfermer au frais tout relatif des maisons européennes, car malgré tous les subterfuges pour conserver à l’intérieur le peu de  fraîcheur que la nuit précédente avait apportée, on s’estimait heureux  quand on avait 27/28 ° à l’intérieur.

Un lampadaire d'une rue du Guéliz aujourd'hui, comme autrefois.

Nous étions en Août 1954, Par chance j’avais obtenu mon congé de climat pénible en juillet ce qui était tout à fait exceptionnel pour ne pas dire impossible,  j’avais passé ces 21 jours au stage d’alpinisme du SJS - Service de la Jeunesse et des Sports, entre l’Ouka, Tachdirt, Imlil, le Toubkal et le Tazrrarth, j’étais en pleine forme, il est bien connu que quelques semaines à plus de trois mille mètres vous donnent du  tonus. Mes parents étaient en congés en France pour deux mois ; pour les repas j’étais en pension chez ma tante qui me nourrissait de salade de tomates poivrons etc et .. et.. tous les jours d’un beefsteak ou d’une entrecôte d’au moins  trois cent grammes ; de plus j’avais toute la maison pour moi, le rêve, ou presque.. Malheureusement il n’y avait pas un seul copain à l’horizon, à croire que tous s’étaient donnés le mot pour fuir en ce mois d’Août ;  et de plus, j’étais promu à la garde du domicile et des deux setters du paternel qu’il fallait garder en bonne forme pour la prochaine saison de chasse; aussi tous les jours j’allais à la boucherie Van-Houtegen leur acheter un kilo de foie ou de poumon  de cheval, voilà pour la nourriture et pour l’exercice chaque fois que je le pouvais je les emmenais courir soit dans la palmeraie, soit dans l’hivernage, mais tous les soirs il fallait leur faire un tour de Guéliz, sinon ils venaient réclamer la ballade, jusqu’à ce que, excédé,  je prenne le fouet, signe qu’ils allaient sortir,  alors ils piétinaient devant le portail jusqu’à ce que je leur permettent de faire un cent mètre dans la rue ;  par bonheur ils obéissaient au moindre coup de sifflet aigu et discret que je  soufflais entre mes incisives  comme mon père me l’avait appris.

 Ce soir là, vers minuit, et  pour éviter une course aux chats qui envahissaient les alentours du marché, je descendais la rue Orthlieb parfaitement déserte, laissant les deux chiens vaquer de droite à gauche, renifler les poubelles et saluer les arbres comme font tous les chiens.  Au croisement avec l’avenue Landais, j’ai  aperçu  venant  vers moi un homme qui promenait  aussi son chien, ils arrivaient de la rue du Commandant Humbert. Le lampadaire de la rue Orthlieb était éteint, certainement l’ampoule avait été bousillée par un coup «d’estac ». je me trouvais donc dans l’ombre et pour éviter toute rencontre hasardeuse entre chiens j’ai rappelé les miens que j’ai prudemment attachés à la laisse.  En face, en pantalon et chemisette,  l’homme avançait à pas tranquilles laissant son  magnifique Pointer arroser de quelques petits jets précipités les troncs d’arbre et les angles de porte ;  arrivé au croisement le Pointer pour continuer sa méticuleuse opération d’arrosage a levé la patte sur le pilier d’angle de la propriété Vallier, un mètre plus loin sur le pied du lampadaire, qui éclairait le croisement d’une lumière jaunâtre, à peine avait-il levé la patte, qu’il a poussé un cri déchirant, inhumain (c’était le cas),  d’animal  blessé;  un cri à vous glacer le sang dans les veines, et le voilà parti ventre à terre vers la place de l’Horloge hurlant une infinité de Kaïe,Kaïe,Kaïe bien connus des dessins humoristique ; sauf que son maître parti à sa poursuite en criant de toute la force de ses poumons « viens ici…. viens ici… » n’avait pas envie de rire. Le pointer a traversé la place comme une fusée poussant ses cris de douleur et de peur sous les yeux surpris et étonnés des clients qui prenaient un frais relatif en sirotant une bière glacée à la terrasse du café des Négociants. Les cris de l’animal se sont rapidement perdus quelque part du côté des maisons des CFM à l’autre  extrémité de l’avenue.   Quand à son maître arrivé à bout de souffle aux abords de la place, je l’ai aperçu abandonnant la poursuite avec sagesse, se diriger les bras ballants vers la terrasse  des « Négociants ».

Curieux, tenant mes chiens fermement, je me suis approché du lampadaire, un  léger grésillement m’a tout de suite confirmé, qu’il y avait  là une fuite de courant et levant les yeux...

Avenue_Landais_Calas_9079L’avenue Landais- en direction de la place de l’horloge (la 3° auto à gauche est garée au croisement avec la rue Orthlieb)

...j’ai vu que l’isolateur en verre avait disparu et que le fil reposait sur la ferraille, heureusement tout était sec et le courant n’était que de 110Volts….mais tout de même çà secoue bien un bonhomme et  encore  plus un chien.

Rabat - Marrakech et la surprise du train électrique, du Far-West marocain

Comme je l’ai déjà dit ailleurs, dans les années 49/50 j’étudiais à Rabat la téléphonie et tout ce qui s’en approche à l’institut des hautes études de la capitale où l’administration des PTT avait une grande salle de cours réservée. Après quelques péripéties, une manifestation prudente et  une phrase brève  mais énergique de notre porte parole au directeur du personnel, le petit père Santoul (DRH dirions-nous aujourd’hui ), l’administration dans un geste de bienveillance compréhensive envers les élèves mariés (la majorité) et tenant compte de l’éloignement de leur foyer, 300 à  660 km pour certains ; donc l’administration toujours soucieuse du bien être des agents de l’état (Ce n’est plus le cas aujourd’hui, voir France  Telecom qui n'est d'ailleurs plus un service de l'état)  à bien voulu accorder à chacun une réquisition de transport en seconde classe auprès des CFM (Ce qui ne lui coûtait pas une fortune, puisque, entretenant les lignes téléphoniques de la dite compagnie, elle déduisait le  montant des transports de ses factures) ces bons étaient  valables pour un week-end tous les quinze jours. Exceptionnellement un samedi sur deux (on nous l’avait bien fait remarquer) les cours se termineraient à midi. La lutte syndicale en métropole n’avait pas encore obtenu la semaine de quarante heures, qui ne viendra que  quelques  années plus tard ; aussi pour les plus éloignés qui allaient vers l’est,  il fallait faire Fissa pour attraper le train d’Algérie qui s’arrêtait vers 12h15 ;  par bonheur pour mes condisciples la gare n’était pas très éloignée. Pour ma part j’avais un train vers 14h et quelques choses avec correspondance à Casablanca pour Marrakech vers 16h qui m’amenait à destination vers 20h et des poussières.

 Je ne me souviens plus à quelle occasion les cours s’étaient terminés le vendredi, j’avais donc quitté la capitale tôt le samedi matin  par le train de nuit qui arrivait d’Alger ; pour être sur de ne pas rater celui de Marrakech, qui partait vers midi si je ne m’abuse. Ce train suivait la côte, et par endroit on apercevait l’océan mais j’aimais autant regarder le relief tourmenté du coté de la terre au passage des oued Cherrat, Néfifik ou Melah ; il  filait à 100 à l’heure et si je me souviens bien il s’arrêtait quand même à  Bouznika et Fédala. 

93A87825_45F5_4995_A561_6C495229A25CÀ Casa   après une ou deux heures d’attente, impatient,  je grimpai dans un wagon  pour MRK. Tout le long du voyage je ne me lassais jamais de regarder le paysage qui défilait sous mes yeux ; la  plaine verdoyante près de l’océan laissait peu à peu la place à  des étendues qui semblaient  nues; on pouvait apercevoir par endroit dans un repli de terrain quelques arbres  une maison et un puits et plus souvent un troupeau de moutons dont je distinguais rarement le berger, certainement allongé à l’ombre derrière une touffe de jujubier ou plus rarement debout appuyé sur son bâton ;  ce train délaissait les petites gares, comme  Bou-Skoura ou Nouasseur. Après un bref arrêt à   Beer R’chid, un autre à  Settat,  il ignorait Khemisset et entreprenait de descendre  vers la vallée de l’Oum-Er-Rbia qu’il traversait sur un pont passerelle dans un bruit de roulement infernal, puis s’arrêtait quelques instants à Mechra Ben Abbou (alt 250m)         

Calas_train_electriqueAprès une longue et pénible montée, la BB électrique des CFM se retrouvait sur la plaine  mouvementée et peu cultivée  des Rehamna (alt 500m) et après avoir traversé les crêtes rocheuses du massif schisteux des Skhours, elle filer vers Ben Guérir à environ 60 km.

Toute cette région jusqu’à Sidi Bou Otmane 40 km plus loin, était quasiment désertique ; en été des mirages trompeurs faisaient apparaître des lacs bordés de  palmiers et quelques fois un groupe de deux ou trois maisons que l’on aurait jamais atteint si on avait voulu s‘y reposer à l’ombre.  De Ben Guérir à Sidi Bou Otmane la voie est rectiligne et plate  sauf un petit crochet pour passer à proximité de  douar Rhirat, quatre maisons au milieu de nulle part ou s’arrêtait le train de nuit, je n’ai jamais su pourquoi ; de la on apercevait sur la gauche le point culminant des Djebilettes (-tte pour la prononciation), le djébel Tekzim 1058 m. (Différentes  chroniques marocaines disent que ces montagnettes étaient encore couvertes de forêts au XIII ou XIV ième siècle) ; en 1949 avec des colorations grises et violettes elles avaient un aspect plutôt lunaire, sillonnées de nombreux oueds secs et caillouteux domaine des scorpions, serpents et lézards de tous genres, elles faisaient le plaisir des entomologistes, des  prospecteurs et des explorateurs novices qui pouvaient y découvrir la joie et les appréhensions de la solitude.

Avant Sidi Bou Otmane (alt 500m) les rails faisaient une grande courbe vers la droite pour passer sous la route et une autre vers la gauche pour éviter le village, (à un ou deux km de la gare vers l’est au débouché de l’oued Allouf, existait encore en 1958 la ruine d’un barrage construit par les romains (environ 80m de large sur 2 de haut), sur sa rive droite un ensemble de bassins de décantation dirigeait l’eau vers trois ou quatre citernes, dont une éventrée servait d’abri aux animaux, les margelles des puits en marbre de Carrare étaient exposées à MRK au musée de Dar Si Saïd)

De Sidi Bou Otmane, la BB et ses wagons attaquaient la montée de cinq km qui les amenait au col à 640 m, où elle retrouvait son souffle en repassant cette fois au dessus de la route, avant de  parcourir le paysage noirci  de la mine de graphite,  où le train soulevait des tourbillons de poussière noire et grasse qui s’infiltrait partout si on n’avait pas pris la précaution de fermer les fenêtres.

A partir de là, la BB fonçait dans la descente de 20 km qui la menait à Marrakech en zigzagant le long des pentes du djébel Ramram. Pour ce voyage le dernier wagon de la rame avait un balcon style Far-Ouest que j’avais occupé accompagné de deux ou trois autres  passagers, pour jouir du paysage sans limite. Dans les courbes je me remplissais les yeux de la vue sur la plaine du Haouz avec au loin la palmeraie d’où émergeait la Koutoubia sur fond d’Atlas enneigé ; image à jamais gravée dans ma mémoire.

Calas_Atlas_Marrakech (Altitude 482m) et le Haut Atlas à droite (Le Toubkal 4165 m) vue prise depuis le bastion disparu du Djebel Guéliz

  A l’abord du pont qui traversait l’oued Tensift le convoi freinait sérieusement  pour passer les dernières courbes ; le pont passé, il ralentissait encore à proximité de plusieurs passages à niveaux non protégés entourés de jardins et d’espaces verts ou quelques vaches faméliques  broutaient  l’herbe rase.  Justement au premier passage à niveau une ribambelle de petits bergers soulevant leur djelaba, offraient à la vue des voyageurs les attributs de leur masculinité naissante, l’un d’eux un peu plus âgé s’est approché des rails pour pisser dessus; mal lui en prit, car il reçut la décharge du courant de fuite, qui l' a interrompu dans son activité d'arroseur en lui faisant faire un cent mètre de record du monde terminé par des sauts de cabri, ce qui a déclenché l'hilarité des spectateurs au point que nous n'avons pas vu passer le petit bois d’eucalyptus  qui annonçait la proximité du terminus. http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=511371&pid=34306415_

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Plans de Marrakech Guéliz et Médina et Carte générale du MAROC de 1930

On remarquera sur le plan qui suit, le tracé de la voie de 60 du Guéliz à la Médina, cette voie de chemin de fer apparaît déjà sur une carte postale de 1919, elle faisait partie du premier réseau de voies ferrées construit pendant la guerre de 1914/1918  d’abord à des fins miliaire pour les besoins de la pacification et tout de suite pour l’expansion commerciale.

Le guide de 1930 indique que la voie ferrée à écartement normale (1m,43) était déjà en service et que les deux voies coexistaient ; toutes les deux fonctionnaient avec des machines à vapeur.  Pour la voie normale il y avait à l’époque un départ de Casablanca à 8h30 et le voyage durait environ 8h30 ; certainement parce que le convoi devait être constitué de wagons de voyageurs et marchandises et qu’il faisait escale dans toutes les gares. Le guide indique encore que le voyage Casablanca  Marrakech  par la voie à écartement de 60 cm n’était pas pratique car il se faisait en quarante huit heures.    

Calas_plan_gueliz_1930Ce plan fait apparaître, qu’ avant 1930 les grandes lignes du Marrakech moderne étaient prévues et tracées pratiquement tel que nous l’avons connu 25 ans plus tard, et je suis presque certain que le Marrakech des années 2000 a suivi les mêmes tracés

Le plan de Marrakech Médina de 1930 nous montre que contrairement à ce que nous pensions la ligne en voie de soixante centimètres d’écartement  n’avait pas son terminus place Djémaa el Fna. Elle remontait à partir de l’actuelle place du 16 Novembre sur le coté gauche de l’avenue Mohamed V suivait l’actuelle av Mohamedine et l’av Omanne Ftouaki  la gare se trouvait  dans un grand espace qui est devenu l’Arset el Maach à proximité de l’actuelle rue Touareg et de la place des Ferblantiers.

CALAS_PLAN_MEDINA_1930                       MARRAKECH MEDINA  Plan du guide Bleu de 1930                         

En agrandissant ce plan on remarque que le premier cimetière européen se situait prés de Bab Khemis  

Calas_carte_maroc_1930On voit que des cette époque un énorme travail avait été fait en 18 ans par LYAUTEY pour amener le pays vers l’ère moderne. Tous les grands axes sont tracés construits et goudronnés ainsi que les voies ferrées et le port de Casablanca crée et opérationnel.Merci à Maurice CALAS pour le récit de ses souvenirs, racontés avec le sourire et pleins d'enseignements sur le Marrakech des années 30 à 55. Ceux qui voudraient commenter ces souvenirs peuvent le faire dans les commentaires. Ceux qui auraient d'autres souvenirs à partager sur le blog peuvent les envoyer au webmaster par le lien "contacter l'auteur" en haut et à gauche de la page.