MANGIN@MARRAKECH

23 juillet 2014

LE CASINO DE MARRAKECH ET L'HIVERNAGE, FAUX DÉPART.

LE CASINO DE MARRAKECH, UN VIEUX PROJET LIÉ À L'HIVERNAGE

A partir de 1952 et avec la famille BAUCHET, le CASINO de Marrakech devint un lieu mythique où beaucoup d'anciens marrakchis conservent des souvenirs de fêtes et d'ouverture sur le monde. Le quartier de l'Hivernage était à cette époque un immense terrain de jeux arboré pour les jeunes et notamment le scoutisme avec très peu de constructions. Que de souvenirs heureux, de courses animées: cyclistes, motocyclistes, automobiles et aussi de kermesses !!! Monica DUCOU a travaillé à côté du Casino ( Hôtel Es Saadi) et connaissait bien l'Hivernage, elle est née à Marrakech un 23 juillet. Le blog et les marrakch'amis souhaitent un Joyeux anniversaire à Monica.   Par ailleurs notre ami Azor-le-petit-berbère avait délaissé internet, mais s'y est remis récemment. Son blog est joignable à cette adresse: petitberbere.blogspot.com/ Chroniques d'un petit berbère d'El Aderj

MAIS COMMENT L'HIVERNAGE ET SON CASINO SONT  NÉS ?

À la fin de 1931, la Chambre de Commerce de Marrakech manifeste publiquement son impatience. Elle déplore "la lenteur et le peu d'importance" des travaux effectués par la Société habilitée par la ville et le Protectorat à créer une station d'hivernage à Marrakech. 

CP M'Kech ancien_Casino 04

Les responsables de la Chambre de Commerce argumentent: "Quelques terrassements, quelques plantations d'arbres en un an représentent un effort insuffisant pour créer à bref délai, afin de profiter de la vogue actuelle dont jouit Marrakech auprès de la grande clientèle touristique, une station d'hiver digne de ce nom.

Certes, des hôtels existent à Marrakech, et de fort confortables, voire de luxueux. Mais il n'y en a pas assez. Pour employer un terme à la mode, et qui dit assez bien ce qu'il veut dire, la capitale du Sud marocain n'est pas "équipée" touristiquement. Son site, sa valeur intrinsèque, peut-on écrire, justifient la présence de nombreux grands hôtels, d'un CASINO au moins. (On a déjà autorisé les jeux à Marrakech, mais il ne manque que le Casino!)

Qu'on ne dise pas que c'est une question purement locale! On ne peut pas raisonner ainsi et pratiquer une politique arrondissementière quand il s'agit d'organiser le tourisme au Maroc. Tout le pays est intéressé plus ou moins directement à l'essor touristique de Marrakech. La Ville Rouge fait partie d'un tout."(1931, Chambre de Commerce)

LES PLANS DU CASINO FURENT PRÉSENTÉS AUX MARRAKCHIS LORS DE LA XVe FOIRE DE MARRAKECH (AVRIL 1935)

Dans le parc du Hartsi, le Stand de la Société Chérifienne d'Hivernage présentait les plans du futur Casino de Marrakech, ainsi que l'aménagement parallèle du Djenan el Hartsi. Plusieurs parlaient de résurrection de la Société d'Hivernage. D'ailleurs certains avaient remarqué que le Casino sortait de terre. On se souvenait que la Société avait posé comme condition à la Ville Rouge que le réseau d'assainissement soit terminé: "Il convenait, disait la Société, que les riches étrangers, qu'attiraient éventuellement le tapis vert" marrakchi, serti dans la naturelle verdure, ne fussent pas exposés à supporter d'odieuses odeurs, à absorber de nombreux microbes". C'est aussi lors de cette 15e foire que M. Bastard, ingénieur mécanicien, présenta son "Pou du Ciel".

LA PREMIÈRE PIERRE DU CASINO

 

casino-Marrakech-decembre-1936

 C'est le 3 juin 1935 que la première pierre du Casino fut posée par le Général Catroux, qui scella le procès verbal contenu dans un tube.

La maquette était dûe aux jeunes architectes marrakchis Jean-Pierre MRECHES et Emmanuel BELLANGER.

Ce Casino faisait partie d'un plan d'ensemble d'aménagement, dans un merveilleux cadre, d'une vaste Cité d'Hivernage, constituant pour les marrakchis la pierre d'angle de l'essor touristique de la grande Cité du Sud.

LA PANNE DE 1935 

casino-mrk4-bistre-premiers-travaux-dec36 Les premiers travaux avant leur suspension

Les Marrakchis s'inquiétaient sans comprendre de l'arrêt des travaux qui étaient pourtant partis très vite, stimulés par les entrepreneurs MM MERME et SALART. "Un désaccord probable, soit au sein même de la Société Chérifienne d'Hivernage ? soit entre cette société et la société de gérance qui avait pris en main la construction du Casino ? soit encore avec les autorités administratives du Protectorat ?" pensaient les Marrakchis.

Mais en décembre 1936 les travaux reprennent. Alors qu'en 1935 on escomptait l'inauguration du Casino pour la saison hivernale 36, son ouverture est reportée à la saison suivante. Est ce que 1937 verra le Casino terminé ?

L'interruption de 1935 semble avoir été liée à la prise de conscience qu'il fallait d'abord résoudre le problème des égouts de la ville. Le journaliste Paul Henry explique: "La Société Chérifienne d'Hivernage dont nous sommes heureux de signaler à nos lecteurs, l'heureuse et définitive résurrection - à telle enseigne que le Casino de Marrakech sort de terre avait posé naguère à la ville comme condition essentielle à l'éxécution de ses travaux , l'assainissement de la cité: il convenait, disait-elle, que les riches étrangers, qu'attirerait éventuellement le tapis vert "marrakchi dans la naturelle verdure, ne fussent pas exposés à absorber d'odieuses odeurs, à absorber de nombreux microbes, lorsque le charme d'Orient de notre Médina les attirerait notamment parmi nos souks.." L'immense Médina assainie déversant ses déchets dans un champ d'épandage, sis à six kilometres de la ville, voilè de quoi satisfaire à la fois, et les innombrables habitants de la vieille cité, et aussi cette Société Chérifienne d'Hiverhage qui, au sein du printemps qui rit et dans le ciel et dans les jardins, commence à doter Marrakech de son équipement touristique, signe de prospérité future, car la crise ne saurait durer toujours, d'une ville dont le tourisme doit rester la primordiale source de richesse."

C'est effectivement en avril 1935 que fut réalisé le réseau d'égouts de la Médina. Une usine fut créée sur place pour mouler les buses en ciment de différents diamètres, les ovoïdes et les échelons.

casino-une-vue-de-lusine-mrk4-avril1935 Le directeur des travaux était M. Lanouzière, le chef des travaux M. Julita de l'entreprise Bringer et Tondut. À l'époque l'ingénieur de la ville était M. Cariou. M. Couget chef des services municipaux et urbaniste avait lancé l'opération dès 1932 en obtenant un emprunt de 15 millions. Première tranche de travaux: 60kms de collecteurs. Il y avait déja 40kms réalisés en 1925, mais limités à quatre quartiers seulement: Riad Zitoun, Bab Agnaou, Djemaa el Fna et Derb Dabachi. Qui nous parlera de ces personnes qui ont façonné la ville de Marrakech ?

QU'EN ÉTAIT-IL DU QUARTIER DE L'HIVERNAGE ?

Réalisant un programme établi en 1930, la SOCIÉTÉ CHÉRIFIENNE D'HIVERNAGE a commencé au cours de l'année 1935 les travaux de construction du Casino. La fin des travaux est escomptée courant 1937. Ce Casino luxueux comportera diverses salles de jeux, roulette, boule de baccarat, théâtre, salles de danses, etc.. Le programme de la Société Chérifienne d'Hivernage se complète par l'aménagement d'un quartier d'Hivernage européen situé dans les abords immédiats du Casino et qui constituera un attrait de plus pour Marrakech.

L'IDÉE DU CASINO ET DE L'HIVERNAGE EXISTAIT BIEN AVANT 1930

hivernage-1928

Un article de M. Dorée Président du Syndicat d'Initiative de Marrakech écrit en 1928 ( date de la constitution de la Société Chérifienne d'Hivernage) montre que d'autres difficultés existaient. Comment faire en sorte que les impôts du Casino financent les travaux d'aménagement et de voierie imputables à la ville de Marrakech ? Comment faire pour qu'un quartier à l'usage principal des touristes ne grêve pas les impôts des marrakchis ? Écoutons M. Marius Doré:

Marrakech 1928 - De nombreux courts de tennis ont été créés au terrain des sports du Djenan El Hartsi et à l'Hôtel La Mamounia. Grâce à son Excellence le Pacha un golf de neuf trous fonctionne et va être complété à 18 trous. Les nombreux monuments, les souks, tous les sites artistiques et pittoresques de la Médina, sont jalousement conservés dans leur caractère par la Municipalité et le Service des Beaux-Arts. 

Une première société vient de se former qui a acheté de nombreux jardins parfaitement situés, pour y créer, parait-il des grands hôtels, des villas; mais nous ne croyons pas que Marrakech puisse prendre la place qu'elle doit occuper parmi les grandes stations mondiales d'Hivernage avant que d'avoir sa Compagnie fermière du Casino et des Jeux, organisme dont la constitution nous a été formellement promise par M. le Résident Général au Conseil Supérieur du Tourisme tenu à Rabat le 14 novembre 1927

En effet que va-t-il se produire: Ou bien, ainsi que nous le demandons, la concession sera donnée à une société à qui l'on pourra imposer certaines restrictions par exemple le paiement de redevances pour permettre à la Municipalité de faire dans ce quartier de luxe les grands travaux d'édilité indispensables sans avoir à en faire supporter les charges par les Marrakchis, ou bien, tôt ou tard, une société X... installera à Marrakech un grand "Cercle privé" où les restrictions seront impossibles à surveiller et qui ne consentira à payer que des redevances nulles ou à peu près, malgré que la Municipalité devra prendre sur son budget, c'est à dire dans les poches des contribuables Marrakchis les frais énormes d'édilité que nécessitera l'équipement de la Cité d'Hivernage et de Plaisance.

Le seul moyen de lancer vite et surement Marrakech comme station mondiale, c'est la concession des jeux et Casino à une Compagnie fermière; c'est d'ailleurs ce qu'a surement compris le Gouvernement du Protectorat. Le cahier des charges est prêt, les emplacements qui doivent être cédés sont déterminés et depuis longtemps; les compétiteurs sont nombreux à ce que nous croyons savoir. Pourquoi donc différer plus longtemps du moment que nous sommes tous d'accord sur le principe et qu'il est évident que la mise à exécution de tous ces projets ne saurait être retardée sans nuire aux intérêts vitaux de Marrakech, mais du Maroc tout entier". M.DORÉE 

LE LOTISSEMENT TEL QUE PRÉVU À L'ORIGINE

ATLAS 1928 -Abitbol_page9 C'est J.M. Abitbol qui avait acheté les terrains pour construire hôtels luxueux et villas. Ce plan paru en 1928 dans la Revue l'Atlas (collection Roger Beau) montre une voierie assez différente de ce qu'elle est aujourd'hui. L'emplacement du Casino n'y figure pas, c'est normal puisqu'il sera situé sur le terrain voisin, "Future station hivernale" qui n'appartient pas à JM Abitbol. Cependant le projet d'ensemble était déja dans les cartons en 1925; M Lochot en fut l'un des concepteurs.

Sur quels terrains le quartier de l'Hivernage avait été conçu ? Un plan par photos aériennes de 1924 nous en montre la configuration.

Hivernage-1924  Les terrrains de JM Abitbol se situent entre les remparts en rouge à droite et le trait rouge à gauche qui est un mur de terre. On y remarque des réseaux de Ghetaras en bleu, des plantations en vert, il s'agit au centre d'une bande plantée d'oliviers déja anciens. Les parties en brun sont aussi de la végétation parmi laquelle des palmiers isolés. Il y a aussi quelques zones arides. Aucune construction sur cet espace, les plus proches bâtiments sont les services de l'élevage au sud de l'Avenue qui joint la Ménara à Bab Djedid.

plan MRK-Casino Sur ce plan, un nouveau tracé de la voirie remplace le projet de JM Abitbol. Le Casino est construit à hauteur des Services de l'élevage. En dehors du Lycée Mangin et du Tribunal, aucune construction n'y figure. Entre l'avenue Del Piaz et les Remparts se trouve la Rue du Temple, qui longe la bande plantée d'oliviers. Un cliché de l'ancien temple protestant, une des premières constructions de ce quartier, montre les oliviers conservés, tels qu'ils étaient entre 1943 et 1980.

EEAM-Temple-Hivernage Photo Kynel - L'ancien temple protestant fermé en 1980 et devenu plus tard le temple de l'Architecture. Sortie d'un culte sur la rue du Temple. En mars 1940 Freddy Côté prend un cliché des terrains proches du Casino et de l'Avenue de France prolongée. La voierie est là en attente d'acquereurs de terrains à construire.

cote17- jardin-hartsi-prolongé-vers-casino-mars40_34 L'hivernage est en 1940 un quartier en devenir. Photo Freddy Coté, DR 

CP M'Kech ancien_Casino 01

Peu de marrakchis connaissent la longue histoire de la création du Casino et du quartier de l'Hivernage. Beaucoup s'imaginaient que le Casino avait été construit en 1952 par la famille Bauchet et ne savaient pas que 10 ans avant il avait servi de quartier général improvisé au commandement des troupes américaines. Le blog Mangin@Marrakech est heureux de pouvoir rendre aux marrakchis un aspect de l'histoire de leur ville avec un maillon essentiel de sa vocation touristique: le Casino dans son écrin de l'Hivernage. Le blog accueillera volontiers en commentaires d'autres informations sur ceux qui ont donné à Marrakech les moyens de ses atouts touristiques et sur leurs souvenirs de l'Hivernage et du Casino.


16 juillet 2014

4 COURTES HISTOIRES : MER, NEIGE, CIEL, GOUNDAFI

NOS AMIS DE MARRAKECH PENSENT À NOUS

Med Azzam nous propose une photo du marché central avant sa destruction.

Marché Guéliz avant Carré Eden à comparer avec  la vue actuelle du même carrefour.

Carré Eden Marrakech

La question posée est "Où va la préférence de chacun ?" avant ? ou après ?"
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Chama Benzriouil retrace le Moussem 2014, cette belle journée de retrouvailles.        

                             SALAM MARRAKECH, SALAM FEZ    

Cette année le moussem des anciens de Marrakech qui s'est tenu à la Souvine le 15 juin, fut honoré par la présence du président des anciens de Fez M.Daniel Bisror et madame ainsi que le vice président M François Cathala et madame..
       J'ai eu le privilège d'être à table  avec mes compatriotes fassis, moi qui suis venue de Marrakech pour cette journée de retrouvailles. J'ai constaté que quelque soit la distance ou le nombre d'années de séparation, les anciens du Maroc n'oublient jamais leur racine, et c'est avec nostalgie que le président de l'AFA Daniel  Bisror me raconte qu'il est natif  du mellah de Fez et qu'il a déménagé dans les années 40 pour la médina de cette belle ville. Enfant, il jouait  avec d'autres enfants du quartier de différentes nationalités et sans aucune  distinction de race, ni de couleur et plus encore de religion. La cohabitation dans le respect mutuel était une règle primordiale entre voisins; Personne ne cherchait à faire de différences entre musulmans, juifs, chrétiens ou orthodoxes, et bon nombre de grecs vivaient avec nous ! Ce sont d'agréables souvenirs du Maroc terre de salam où la paix règne depuis des siècles. Et j'ajoute qu'en effet dans le coran, comme dans la torah et la bible, le respect d'autrui et l'amour de son prochain sont la règle d'or  pour tout les humains et ceci bien avant la création de l'ONU.
Bienvenus nos chers compatriotes fassis au sein de Salam Marrakech  et que dure et perdure la solidarité salamite !                                                     
                                                     Chama Benzriouil, Marrakech

20140714-Consulat-de-France-a-Mattakech Photo M'ZALI - La fête du 14 juillet 2014 dans les jardins du Consulat de France à Marrakech. Merci à nos amis marocains pour cette photo évocatrice d'autres 14 juillet à Marrakech.

QUATRE HISTOIRES COURTES

MER - LES VACANCES À OUALIDIA

Pour échapper aux chaleurs torrides de Marrakech en été, beaucoup migraient vers les vallées de l'Atlas ou vers la côte Atlantique et ses plages. Celle de Oualidia était des plus prisées et les adolescents de l'époque s'y sont bâti des souvenirs inoubliables. Marcel Martin partage avec nous un cliché qui nous rappelle des visages et des amitiés.

Oualidia que de belles années Photo Marcel Martin DR

De gauche à droite, en haut:  Valdemar CAMPOS, Jean Claude MANSION, Farouk KHERBANE, X, Pierre CABRERA(+) & Régine FUGARDI qui s'épousèrent.
au milieu : Gilbert GRACIA, Martine MAHMED, Yasmina KHERBANE, Manou AGUILAR, Madeleine TOURNIER, Maxou GEORGANDELIS
Devant - Suzette CAMPOS, Gilbert D'ANNA.

Géneviève Caturla fille de Mr&Mme ZéZé au souk de Oualidia

Marcel présente aussi un autre cliché du Souk de Oualidia avec Genevieve Caturla à droite, fille de --> M.&Mme Zézé, rue Clémenceau. Genevieve a été revue au Moussem 2014 à Avignon.
Qui nous racontera Oualidia autrefois  et nous dira ce que sont devenus les vacanciers.... ?
Qui partagera d'autres photographies des vacances à la mer.
 
NEIGE - LES SKIEURS DE L'OUKAÏMEDEN
Les marrakchis ont toujours eu une affection pour les sports, nombre d'entre eux en pratiquaient plusieurs. La station proche de l'Oukaïmeden a permis a beaucoup de découvrir un autre sport et aussi de révéler des champions.  

Hervé-Brisepierre-DR Photo Brisepierre DR.

Des images d'une compétition de Slalom spécial à l'Ouka. Hervé Brisepierre ouvre l'album familial et nous invite à reconnaître Robert Lacaze, vieil ami de Charles Brisepierre. Sa fille Olivia Lacaze vit toujours à Marrakech. Hervé pense reconnaître aussi M. de Cazenove, exploitant à Mechra Ben Abou, également vieil ami sportif qui avait son chalet à l'Ouka. Hervé Brisepierre est sculpteur et travaille le bois à Fontvielle (BdR)

Hervé-Brisepierre-Ouka Qui est la demoiselle qui porte le dossard n°1 ? Qui reconnait d'autres concurrents ?

Qui nous racontera ces compétitions et leur suites ? Qui nous fera parvenir d'autres photos et souvenirs ?

CIEL - LES SAINTS MARTYRS: PREMIÈRES COMMUNIONS, COMMUNIONS SOLENNELLES,

Pour compléter les pages déja publiées sur les --> communions à Marrakech, Yves Lefevre nous fait l'amitié de nous envoyer des photographies de ses soeurs Michèle et Daniele avec cette particularité de distinguer l'âge de la Première communion de celui de la Communion solennelle.

Lefevre-MicheleLefevre_Daniele 

Premières communions, le 22 mai 1952 de Michèle et Danièle Lefevre.

Trois ans plus tard, communions solennelles, aussi à l'église des Saints-Martyrs.

Communions-55 Photo Lefevre DR - Jeudi 22 mai

Danièle et Michelle Lefevre 17 mai 1956

 Lefevre-solen  communion61 

XXXXXXXXXXXXXXXX Michelle LMichelle était dans la même classe que Michel Zins. Grâce à Yves Lefevre le blog a présenté une page de souvenirs et de photos sur le 2eRTM.XXXXXXXXXXXFEU

GOUNDAFI - L'AVENUE MANGIN/MOHAMED V - UN FILS D'OFFICIER DU 2e RTM habitait en face du Marché Central. Il revient constater les changements.

JP Haton - 3bis Photo JP Haton DR, L'ancien marché à gauche remplacé par le Carré Eden. Café de la rue Sourya (autrefois rue Maginot)

JP Haton - 3 Photo JP Haton DR - Le même jeune quelques années plus tôt. C'est à ce niveau que se trouvait l'appartement de ses parents. Immeuble Goundafi. 

"Nous habitions un des deux immeubles Goundafi sur l'avenue Mangin, en face du marché scandaleusement détruit!.  On voit en face un bâtiment en construction qui est maintenant un grand café, à l'angle de l'avenue Mohamed 5 et de la rue Sourya.
Je n'ai hélas aucune photo des deux immeubles Goundafi et de leur jardin dans leur ensemble! De telles photos existent-elles? Ce serait pour moi un très grand plaisir de les voir..." Jean Paul HATON

JP Haton - 1 Photo JP Haton DR - Photo de JP Haton et de son père prise dans la cour de l'immeuble Goundafi. "L'avenue Mangin est derrière la barrière en bois et le marché plus loin derrière"

JP Haton - 2 Photo JP Haton DR - La photo de JP Haton et ses parents est prise dans le "Camp des oliviers " où habitaient également des officiers et sous-officiers. 

Jean-Paul_Haton45_

 

"Je me souviens des noms d'amis et de copains : Rognoni, Séropian, Hartmann, etc., ainsi que d'une amie de mon âge qui habitait aussi un des immeubles Goundafi, Jeanine Salut, dont je n'ai pas de nouvelles."    
Qui permettra à Jean-Paul d'avoir des nouvelles de ses amis d'autrefois ? Qui aura une photo de ce qu'est devenu le jardin de l'immeuble Goundafi ? 
Jean-Paul est devenu un éminent spécialiste de l'interface homme-machine et un précurseur dans le domaine de la reconnaissance de la parole. Il a fait paraitre de nombreuses publications scientifiques.

Quatre courtes histoires pour renouer ou créer des liens, pour compléter des souvenirs, pour que notre futur s'enrichisse de nos expériences. Un grand merci à Marcel, Hervé, Yves (avec Danièle et Michelle) ainsi que Jean-Paul. Merci à eux d'avoir partagé avec nous leurs photos. A notre tour de répondre à leurs questions ou de compléter leurs souvenirs en écrivant dans les commentaires.

C'est sympa aussi de la part de ceux qui vivent à Marrakech, de partager avec nous, récits et photographies. Nous sommes reconnaissants à Chama et Med Azzam pour leurs signes d'amitié.

08 juillet 2014

CHKOUN ANA DE MYOSOTIS, UNE MARRAKCHIA EXILÉE EN CALIFORNIE

Les souvenirs de notre enfance et adolescence à Marrakech nous habitent. Une jeune fille du quartier de l'Arset el Maach raconte son histoire. Elle révèle son identité profonde sans donner son nom. Elle témoigne des années 50 à Marrakech, son paradis perdu. 

© Rappelons que ce récit fait partie des éditions Chkoun Ana au titre protégé. Il ne peut être reproduit pour publication sans l'autorisation écrite (à demander à l'auteur du blog) et sans la mention de l'édition.

xxxxxxxxxxxxxx Chkoun Ana de MYOSOTIS

Chkoun_Ana

Myosotis-Don't forget

Après avoir lu quelques articles concernant les divers auteurs de CHKOUN ANA qui rapprochent vraiment les anciens de Marrakech j'ai pensé qu'il me fallait moi-même raconter un peu mon passé et mes souvenirs dans cette cité.

Un jour, un ami marrakchi m'a proposé de porter le surnom de Myosotis. J'ai accepté cette appellation en riant, mais je n'ai compris que de nombreuses années plus tard, alors que l'anglais était devenu ma seconde langue usuelle que le nom anglais de cette fleur était Forget-me-not soit en français Ne m'oublie pas. C'est donc cette signature que j'adopterai pour mon propre Chkoun Ana.

Mais auparavant je sollicite de la part des lecteurs un peu d'indulgence pour mes écrits, car vivant en Californie depuis plus de 50 ans, je n'ai guère ici l'occasion de pratiquer le français et mon texte risque d'être parfois entaché de tournures et d'expressions ouest américaines. Merci d'avance pour votre compréhension.

Je suis née à Marrakech un jour de presque veille d'hiver. Je vis aujourd'hui aux États Unis depuis 1963.  Quand une jeune sœur m'a informée de l'existence de votre site et de CHKOUN ANA  en février 2014 j'ai été étonnée et agréablement surprise par les textes de votre groupe resté fidèle  à notre pays bien aimé, notre si beau et accueillant paradis perdu.

Le soleil brillait-il sur Marrakech le jour de ma naissance ? Personne ne m'en a jamais rien dit, et pourtant ce soleil, ce ciel bleu de la ville de mes racines bercent encore mon cœur de leur vivacité.

J'avais très vite montré que j'étais un petit garçon manqué et mon caractère ne fut jamais docile, au grand regret de mes parents que j'adorais, mais aussi de mes professeurs qui m'auraient souvent souhaitée un peu plus disciplinée.

À Marrakech j'ai eu une enfance merveilleuse et tranquille. De cette plus tendre enfance j'ai le souvenir de jeux dans la cour de la COSUMA dirigée par mon père. Son adjoint avait une fille, Annie, sensiblement de mon âge et de celui d'un de mes frères, et nos galopades et nos cris faisaient résonner les murs de cette cour. Les parents d'Annie habitaient dans un appartement au dessus de l'entreprise.

Dans ma prime jeunesse, mes parents m'inscrivirent à l'école primaire d'Arset Et Maach Filles, à quelques pas de notre maison.

Arset-el-maach-Durant-47 Une classe heureuse de Madame Durant, un ou deux ans avant Myosotis.

L'école était dirigée par Madame DURANT. Un muret d'environ 1,50 m de haut séparait notre cour de récréation de celle de l'école des garçons dirigée par Monsieur ABERT. Je remarquais vite que des garçons passaient régulièrement leur tête afin de jeter un œil par-dessus ce muret, pour regarder dans notre direction. Déjà, les plus grandes d'entre nous, qui devaient avoir 12 ou 13 ans prisaient ces regards, feignant cependant d'y être indifférentes. Quant à nous, les petites, on se demandait à quoi tout ceci rimait.

Un peu plus tard j'ai poursuivi mes études secondaires jusqu'au brevet de juin 1956 au Cours Complémentaire Georges et Maurice Leven de l'Arset El Maach.

arset_elmaach_leven-janv53 Cours complémentaire Georges et Maurice Leven en janvier 1953

Je vais conter ici une petite anecdote qui m'amène toujours à sourire.  À l'heure des cours de math, que je détestais, je faisais le clown et m'amusais avec les garçons que je préférais aux filles parce qu'ils étaient beaucoup plus sympathiques que la plupart d'entre elles, qui se donnaient des airs et étaient pour la plupart fausses et envieuses. J'adorais faire le clown, ennuyant ainsi ces filles idiotes et jalouses. Mon prof, irrité par mes distractions en classe, m'envoyait au bureau du directeur pour me punir. Or ce directeur m'aimait beaucoup et de plus il aimait m'entendre chanter en soliste au sein de notre fameuse et belle chorale. Alors pour punition il commençait par des remontrances, mais juste après il me disait: “à présent je pourrais te punir sévèrement, tu le sais. Mais comme j'aime t'entendre chanter je vais te pardonner si tu chantes pour moi la belle chanson< VEOULAYE>  alors tu seras quitte !”

À la sortie des classes les filles râlaient de me voir assise en train de fredonner en hébreu cette jolie mélodie que le directeur écoutait les yeux fermés, affichant un heureux sourire.

Après le brevet, en septembre 1956 Papa exigea que je poursuive mes études à l'ORT de Casablanca. J'avais choisi de devenir esthéticienne mais je n'ai pas un souvenir très agréable de cette poursuite de scolarité.

En effet, mon père, très pointilleux quant à l'éducation de ses filles, rageait de voir les garçons un peu trop souvent dans mon entourage. Un de mes frères lui-même considérait que sa petite sœur ne devait rencontrer aucun de ses amis, et ma vie me semblait peu à peu se transformer en la vie d'une prisonnière. Je crus qu'à Casa je bénéficierais de plus de liberté, la vérité fut toute autre : une véritable prison sans barreaux avait été substituée à la semi liberté dont je bénéficiais jusqu'alors.

Cet intermède casablancais s'interrompit fin décembre de l'année scolaire suivante. J'avais pris mon courage à deux mains et avais fait face à papa lui disant que je quittais l'ORT. Je suis alors revenue définitivement chez moi à Marrakech.

En juillet 1957 j’ai connu mon futur mari lors d'une surprise-partie où j’étais invitée au jardin d’été. Une danse fut suffisante pour lui pour poursuivre nos relations ce fut le coup de foudre pour lui plus que pour moi. J’avais 19 ans et lui 28 ans.

jardin-d'été-48 Le jardin d'été, Café de la Paix, un dimanche après midi.

Au bout d'un certain temps mon amoureux m’a demandé en mariage. Mais mon père refusait catégoriquement de me voir épouser un soldat américain. Il insistait pour que je retourne à l’ORT et ma prison de Casablanca. Après 3 mois de cet isolement et une forte déprime je suis retournée à Marrakech et c'était mon américain qui souffrait de cette séparation. J’avais pris ma décision une bonne fois pour toutes et j’ai tenu tète à mon père. Ma soif de liberté et ma rébellion ont fait que j’ai tenu à épouser cet américain parce que je voulais fuir ma cage dorée. En me mariant je voyais mon salut à l’horizon de ma vie.  En janvier 1959 mon soldat et moi étions mariés à Marrakech.

Belko32 L'Avenue du temps où l'horloge était encore devant la Poste. Photo J. Belkowiche 1961 DR

Mon mari fut ensuite affecté à la base de Nouasseur. Puis en 1963 nous avons définitivement quitté le Maroc. À cette époque, les bases américaines commençaient à fermer. Avec 2 enfants et enceinte du 3ème, notre nouvelle destination après Nouasseur fut une immense base de l’Air Force à Minot (North Dakota) près de la frontière canadienne. Mes enfants en bas âge et moi y étions sous les tempêtes de neige pendant 6 mois d’affilé, enfermés dans notre appartement pendant que mon mari patrouillait et gardait les missiles destinés à cette époque à la Russie

Du jour au lendemain, je fus plongée dans une culture différente. Aussi m'a-t-il fallu au moins 3 ans pour m'adapter à la vie américaine.

J'avais le mal du pays et pleurais souvent mon Maroc et ma ville de naissance. C'est alors que je réalisais que j'avais quitté pour toujours notre petit paradis et les beaux souvenirs de mon enfance, de ma famille et de mes amis les plus chers. J'avais à peine 25 ans. Je réalisais avoir abandonné ce passé sur un coup de tête que je regrettais. Ces souvenirs retrouvés je le garderai en moi jusqu’à la fin de ma vie.

Je n'ai jamais oublié mon pays natal ni les amis de ma jeunesse inoubliable et heureuse. De ce fait et après 4 ans d’un mariage pas très heureux j’ai choisi de ne pas détruire mon foyer et me suis forcée à m’adapter et à aimer mon nouveau pays. Mes enfants étaient mes plus beaux trésors. Ils m’ont rendu mon amour au centuple. Veuve depuis plus de 22 ans   je suis aujourd’hui libre et heureuse entourée d'un monde que j’aime et fière d’avoir créé afin de  faire face à la vie et au futur.

Pour moi Marrakech était la plus belle ville du monde où musulmans, juifs et chrétiens se côtoyaient en bons termes, où nous avions entre nous de très bonnes relations, où nous faisions partie d'une même famille marrakchie et où personne ne s'intéressait au fait qu'un tel soit marocain, français, russe ou grec ou que sais-je encore.

J'ai dit plus haut qu'un camarade marrakchi m'avait gratifiée du surnom de Myosotis. Il semble que ce terme devait me poursuivre. Ici je rapporte une autre apparition de ce FORGET-ME-NOT. Une de mes sœurs aînée, âgée à présent de 91 ans a été frappée par la terrible maladie d'ALZHEIMER.

L'amie de l'une de mes sœurs et moi-même sommes en relation avec une infirmière diplômée experte à s'occuper au sein d'un groupe support des personnes atteintes de cette maladie et des familles de ceux  qui souffrent de cette maladie.

Aussi j'ai eu une grande surprise un jour, lorsque cette infirmière m'apprit que l'organisme auquel elle appartenait avait pour nom . Certes ce nom est tout à fait justifié dans ce cas, mais pour moi, il ravivait certains souvenirs anciens.

Dans les Chkoun Ana parus j'ai pu lire qu'un auteur faisait raconter son vécu marrakchi par un prétendu Mounéro. Personnellement je reste attachée à l'appellation de Myosotis, et si cet ami du passé a l'occasion de lire un jour ces lignes, qu'il soit assuré que je n'ai rien oublié de Marrakech, de mes amis, de mes joies et de mes peines.

Pour terminer, marrakchis d'hier et d'aujourd'hui, je vous dédie, ce sonnet de Félix D'Arvers qui évoque tant de choses pour moi.

Mon âme a son secret, Ma vie a son mystère.

Un amour éternel en un moment conçu.

Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire

Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas j'aurai passé près d'elle inaperçu.

Toujours à ses côtés et pourtant solitaire

Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre

N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle quoique Dieu l'ait faite douce et tendre

Elle ira son chemin distraite sans entendre

Le murmure d'amour élevé sous ses pas.

A l'austère devoir pieusement fidèle.

Elle dira lisant ces vers tous remplis d'elle ;

Quel est donc cette femme ? Et ne comprendra pas !

Merci à Myosotis de nous avoir conduit dans notre ville bienaimée et de nous avoir décrit tout ce que nous perdions à la quitter. Seul l'amour de nos proches peut nous en consoler.

© Ce récit fait partie des éditions Chkoun Ana au titre réservé. Il ne peut être reproduit pour publication sans autorisation écrite et sans la mention de l'édition. Mangin@Marrakech, 8 Juillet 2014.

27 juin 2014

PIERROT JUNCAS, LES CYCLES, LE FOOT, L'AVION,

COMBAT DE BOXE À L'AFFICHE AVEC ROBERT LUCKÉ DU SAM CONTRE MATHIS & POMIER AUSSI DU SAM CONTRE FERRER AU JARDIN D'ÉTÉ LE 19 FÉVRIER 1955

Boxe-Robert-Lucké Notre président communique sa joie de partager le souvenir de ses combats - Photo prise au Moussem le 15 juin par Geneviève Lefèvre-Koller

 

PIERROT JUNCAS, UN GRAND SPORTIF MARRAKCHI

Une collection familiale de photos nous raconte Pierrot JUNCAS et Marrakech depuis 1930

Avec lui nous allons de la rue Bab Agnaou à l'école Arset El Maach, puis nous  supportons le SAM, le grand club de foot marrakchi. Nous le suivons dans l'aviation où il devient pilote de chasse et nous l'accompagnons même à son mariage. Nous remercions ses filles de partager leurs souvenirs avec nous.

1Juncas-Cycles-BabAgnaou-1930 Armes-Cycles-Motos- 1930; Pierrot Juncas avait 10 ans, devant le magasin de ses parents, venus avec armes et bagages à Marrakech Médina.

Pierrot est à gauche, à droite son grand ami Antoine (Tony) Linares.

2Juncas-C-cycles-babAgnaou Cycles et Motos C. Juncas. Pierrot n'a pas loin de 20 ans et accueille les clients à l'entrée du magasin.

Daniel Arbacette nous raconte une anecdote à lui confiée par Pierrot sur un de ses clients du bled venu lui acheter son annuelle bicyclette "Pigeot ", après une bonne récolte... 

"Ses yeux, pour son malheur, avaient été trompés par le clinquant des nouvelles bicyclettes japonaises...
son client alors très débonnaire avait sorti les sous de son sandouk puis comme à son habitude, il etait monté sur cette bicyclette japonaise dans le magasin et avait franchi la marche du magasin en criant ; "Garanti" M'sieur Pierrot... ", pendant que le vélo commençait à se plier...
A la marche du trottoir, (que l'on voit bien sur la photo), le vélo se plia définitivement et le cycliste du bled tomba à la renverse, mais dans un grand éclat de rire; il se retourna vers Pierrot et lui cria à nouveau : "Garantie ?..."  La rue entiére etait pliée de rire et le brave cycliste repartit alors avec son traditionnel velo Peugeot de l'année, moins clinquant mais bien plus solide avec la garantie de Pierre Juncas." :-):-):-)

3Juncas-Cycles-Bab-Agnaou Armes - Cycles - Motos. Pierrot est sur la moto à droite, sa soeur Andrée sur celle de gauche tenue par le mécanicien. Leur maman est d'un côté de l'entrée, deux ouvriers de l'autre côté. Papa Junkas est à gauche, en discussion avec un ami. (Début des années 30). Il est concessionnaire des motos Terrot et Monet-Goyon.

4Juncas-Bearn-Mrk Les Béarnais de Marrakech avaient formé une amicale. On savait se retrouver et festoyer entre originaires d'une même province. La province où Pierrot est revenu pour ses vieux jours.

LE TEMPS DES ÉCOLES

4Juncas-carnaval-Marrakech Carnaval des Pierrots fleuris allant à la rencontre des colombines chantant "Frère Jacques au clair de la lune,..." et Pierrot prêtant sa plume pour écrire un mot. Carnaval de Marrakech en 1930.

5Juncas-Arset-el-maach-1930 La classe de Pierrot, École Arset el Maach... el match !

PIERROT JUNCAS EN 1935

6Juncas-lycee_mangin-1935 Au lycée Mangin, les jupes à mi-mollet sont à la mode et les chevilles disparaissaient dans des socquettes blanches. Qui reconnaitra les visages des élèves de l'époque ?

ANNÉE 1939 - LE SAM - LE FOOT-

LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL VIENT D'AVOIR LIEU EN FRANCE EN 1938

7-Juncas_Kuipper-SAM1-MRK-1939 SAM1-Pierrot Juncas est en déplacement avec l'équipe du SAM, il est assis en haut à gauche et Kuipper, est juste en dessous de lui.

8Juncas-Sam2-MRK-1939 SAM2 -L'équipe est ici sans Pierrot pour ce match, mais avec Arbacette, Clérouin, Chinois etc...

9Juncas-Sam3-MRK-1939 SAM3- Sur le stade du Hartsi, le onze du SAM

10Juncas-Sam4-MRK-1939 SAM4 -Photo deja publiée: Pierrot Juncas est devant à droite. Il y a aussi le gardien Bottini, Clérouin, Chinois, etc...

11Juncas-Sam-MRK-1939 SAM5 -Déplacement: Les samistes reconnaitrons peut être leur père, leurs amis, leurs copains.

12Juncas-Sam-MRK-39 SAM6 -Une sortie avec un onze qui a doublé d'effectif.

13Juncas-MRK-1939 SAM7 -Equipe du SAM, quelle date ?

14Juncas-Sam6-MRK-Mangin-39 SAM8 -Derrière, le lycée Mangin avec André Arbacette, Pierrot Juncas, Bottini, Chinois,..

15Juncas-Sam7-MRK-1939 SAM9 -Au fond l'église des Saints Martyrs

16Juncas-SAM-MRK-39 SAM10 -Le jeune garçon à droite se reconnait-il ? Qui nous donnera les noms, une indication de date ?

18Juncas-Sam9-Mrk-39 SAM11 -Bonnet blanc: Daniel Arbacette recherche un nom: "J'aimerais retrouver le nom du marocain debout à gauche avec le bonnet blanc car ma mémoire d"enfant le  lie indéfectiblement au SAM !!!"

entrainement 1939 SAM12 -Lors d'un entrainement

19Juncas-Fontaine-Justou-Reims-1erbut La belle photo de Justou Fontaine marquant son premier but au Stade de Reims , dédicacée à Pierre et Evelyne Juncas !!! "avec la sympathie d'un ex-marrakchi..."

PILOTE DE CHASSE AUX USA

Daniel Arbacette nous donne les circonstances de cette expatroation: "Pierre qui avec Antoine-Tony Linares, avait pris goût à la vitesse sur les motos du magasin, parfois sans la permission de ses parents, récidiva en Tunisie pendant la guerre, et ses supérieurs, découvrant ce tempérament frondeur et risque tout lui proposérent de l'envoyer en formation aux USA, soit dans les bombardiers soit dans les pilotes de chasse, afin de canaliser cette énergie débordante..:-)

Pierre Juncas réussit la formation de pilote de chasse et partagea alors cette formation avec ses collégues et pilotes américains...  Marrakech peut donc s'enorgueillir d'avoir eu un pilote de chasse dont la formation a échappé à sa propre base aérienne !"

 En voici quelques souvenirs photographiés:

20Juncas-Pierrot-Pilote-chasse-USA-1942 Pilotes

21Juncas-Pilote-chasse-usa-2-1942 Promo de pilotes: Pierrot Juncas sur la droite casi sous l'aile de l'avion, est le seul à porter son calot en travers, comme un tarbouche marocain...:-):-):-)

22Juncas-Pierrot-pilote-chasse-USA3-1945 T6 que Pierrot pilotait à l'époque.

23Juncas-Pierrot-pilote-chasse-USA5-45 Un pilote de chasse heureux !

LE TENNIS

24Juncas-Pierre-cordeur-tennis-Mrk Cordeur accompli de raquettes.

"Sa dextérité pour régler le cordage des raquettes lui venait de sa formation acquise dés son plus jeune âge dans le magasin de ses parents à Bab Agnaou, Médina de Marrakech
25Juncas-Kuiper-MichelFerre-Hartsi-Supporters-Sam 
Un but du SAM que l'on ne voit pas mais que Kuiper et Michel Ferre (à droite assis avec son chapeau contre la balustrade) ont célébré quelques minutes après avec tous les supporters du stade du Hartsi :

MARIAGE EN 1951

26Juncas-Mariage-Pierrot-Evelyne-MRK-1951 Mariage de Pierrot avec Evelyne, sage femme de profession venue de Provence.

27Juncas-mariage-Pierrot-Evelyne-1951 Le mariage en janvier 1951 avec Evelyne  Sainte Colombe :

28Juncas-Mariage-Pierrot-Evelyne-Celine51  Trois filles sont nées de ce mariage (Mireille, Eliane et Denise) à qui Pierre a transmis sa passion pour le tennis lorsqu'il est rentré en France à Marseille, puis Paris, saint Raphael et enfin Pau dans le Béarn, terre de ses origines familiales. Il y est décédé à 94 ans le 24 avril dernier. Voir --> le faire part et l'hommage à Pierrot.

C'est grâce à l'album photo familial que Mireille, Eliane et Denise JUNCAS ont partagé avec nous que nous avons accès à tous ces souvenirs. Merci à elles et à Daniel qui a participé au choix des photos. Certains d'entre vous voudront ajouter des témoignages. Ils sont les bienvenus.

 

16 juin 2014

MOUSSEM 2014 - LES FASSIS AVEC NOUS

AU MOUSSEM 2014 NOUS AVONS CHANTÉ

LA SOIRÉE DE RETROUVAILLES AU RESTAURANT

Le rendez-vous avait été fixé au Vert Hotel, puis les anciens marrakchis ont investi le restaurant réservé par Robert Lucké et son équipe. Après l'apéritif sur la terrasse, les convives se sont installés autour des tables par affinités ou pour faire connaissance avec d'autres anciens marrakchis.

P1090179 Au premier plan, la table des frères Bertrand (ex camp Mangin). La table derrière est celle d'André et Colette Angelloz.

P1090180 La table de Robert Lucké et Christiane Murcia, les assiettes arrivent.

P1090174 Famille Lucké, Père et fils.

DIMANCHE MATIN, LES ANCIENS MARRAKCHIS SE FONT PLUS NOMBREUX À LA SOUVINE

La célébration oecuménique rassembla des anciens de Marrakech catholiques et protestants pour un partage biblique autour d'un texte de l'évangile de Jean-3 sur "Nicodeme et la nuit". Chants de cantiques connus, prières pour les familles endeuillées terminée par le Notre Père et information sur AL MOWAFAQA, institut oecuménique de théologie, catholique et protestant, créé récemment à Rabat sous le signe du dialogue des cultures, marquèrent cette célébration 2014.

P1090183 

Anne Friggeri avait donné rendez-vous à son amie. Elles ont pu évoquer les vacances de leur adolescence à Oualidia. Il parait que Marcel Martin, lui aussi du LVH aurait découvert une photo où elles se trouvent ensemble sur la plage. 

;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;Plusieurs, qui venaient habituellement ont été empéchés, mais des nouveaux apparurent. Nous avons bien pensé aussi à ceux qui n'ont pas pu se déplacer. Il étaient présents dans nos coeurs. 

P1090187 Lalla Claudine et son Philippe avaient fait le voyage depuis la Touraine en passant par le Biterois chez Roland Galibert. Plus loin la table de Michel Darriet.

P1090188 La table du professeur Claude Froissart (mathématiques au Lycée Mangin, puis au LVH). Plusieurs ont apporté des photos pour raviver les souvenirs.

P1090189 La table de Jacqueline Koller-Lefevre, Denise Combes, des Basso-Calovini et de la famille Jean de Tassoultant.

P1090201 Les fassis ont leur table, Daniel Bisror Président, François Cathala Vice président et leurs proches nous ont fait l'honneur de participer au Moussem.

Chama Benzriouil les a rencontrés et a rédigé un texte sur leurs échanges. Il se trouve dans une autre page du blog --> 16 juillet

P1090199 Chama retrouve Marie Xavière.

APRÈS LE REPAS, ON CHANTE EN LEVANT SON VERRE     P1090203 Nicole Guyard auteure de nombreux poèmes donne le ton et lance le chant

P1090202 Les fassis chantent et lèvent leurs verres aussi

LA TOMBOLA ET SES NOMBREUX PRIX

P1090200 Robert présente les nombreux lots et notamment les oeuvres d'artistes peintres. Le 1er prix est une toile de Roger Vivès, orientaliste connu et réputé.

P1090212 Lalla Claudine est une des gagnantes, en compagnie ici de Colette Gil-Angelloz

P1090213 Jeanne Oumeddour avait aussi un bon numéro parmi ses billets.

P1090217

Laurence Nakache, en compagnie de l'artiste, présente la toile qu'elle vient de gagner.

P1090218 Colette Gil entre l'artiste Genevieve Terver et la gagnante Nicole Guyard

P1090219 La toile de Roger Vivès est gagnée par Annie Beau.

LE CONCOURS DE BOULES À LA PÉTANQUE ET LES ÉCHANGES DE SOUVENIRS

P1090223 Jean-Jacques Bertrand et Lalla Claudine découvrent qu'ils ont habité successivement la même villa à Marrakech au pied du Djebel Guéliz. Lalla Claudine la croyait disparue, en fait elle a un étage supplémentaire.

P1090220

 

Michel Harrus, Gérard Bertrand, Marijo Battesti au pied du château de La Souvine

P1090222 Prise de photos d'amis avant de se séparer: Marijo Battesti, Michel Harrus, Jacqueline Lèbre, Jean-Jacques Bertrand et Nicole Pau.

Pomier, ancien boxeur du SAM, comme Robert Lucké, avait apporté des affiches reliques pour les montrer aux amis.

P1090192

 

P1090210

Nous montrons ici une seule affiche, parmi plusieurs où nos boxeurs du "Team du SAM" affrontaient les boxeurs de la Police de Casa. Robert Lucké se battait contre Perez et J.P. Pomier se mesurait à Luna, à la Grande Salle des fêtes du Hartsi le samedi 20 juin 1953. Soixante ans déjà!  

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Plusieurs ont adopté la casquette Salam Marrakech particuliè-rement appréciée de ceux dont le crâne se dégarnit. Ici l'ami Basso, connu aussi comme Ouarzazi, tout heureux de ce Moussem Marrakchi.

Ces quelques photos ne sont qu'un petit échantillon des souvenirs de ce Moussem 2014. Un reportage plus complet d'Annie et Roger Beau paraitra bientôt sur le site dédié aux Moussems depuis 2004. Si les participants veulent partager d'autres photos du Moussem 2014, c'est volontiers qu'elles seront publiées sur le blog. Beaucoup se sont promis de participer au Moussem 2015.

Michel Harrus nous fait parvenir une photo-souvenir d'ex élèves du lycée Mangin

06- Michel de Mondenard, Gérard, Jacqueline, J-J, Martine, Nicole, MariJo & Monique

Michel, Gérard, Jacqueline, Jean-Jacques, Martine, Nicole, Marijo et Monique, dans la cour deux équipes de boulistes autour d'un cochonet.

Nous remercions notre Président Robert Lucké et les membres de son équipe, pour cette belle journée de retrouvailles qu'ils offrent aux anciens de Marrakech.



09 juin 2014

RETOUR DE TROIS AMIS D'ENFANCE À MARRAKECH

CARNET DE VOYAGE

Anne Massart partage ses notes de son récent pélerinage à Marrakech avec ses amis d'enfance Claudine Xima, Roland Galibert et leurs moitiés. Quelle chance de pouvoir faire ce pélerinage avec des amis ! Lalla Claudine ajoute quelques photographies pour illustrer la piscine du Cercle des Officiers, la Jardin de Majorelle, les promenades en calèche, les soupers de la place Jamaa el Fna, les sorties à Essaouira et Ouirgane et La Mamounia. 

Nana1

Le voyage se déroula entre le 10 et le 20 mai. Tous les trois étaient des enfants de pilotes dans l'armée de l'air et ils se sont connus à la Base aerienne 707.

Ils vinrent chacun en couple et logèrent en Médina dans un havre de paix, le "Riad des Ours". "Nous étions comme chez nous. SAHAR a grandement contribué à notre bien être."

Au programme ce 10 mai: Traversée des souks, Première soirée Place Jamaa el Fna, Retour au riad à pied en contournant les souks, déconseillés le soir. Nous avons déja montré le Riad avec des --> photos de Lalla Claudine.

Nana22

Journée du 11mai. Passage des trois anciens élèves au Lycée Mangin, accueillis par Mr le Directeur du Lycée qualifiant Ibn Abbad. "ÉMOTIONS"

D'autres photos prises par Lalla Claudine se trouvent sur une --> page précédente.

Descendons la grande Avenue Mohamed V jusqu'au Guéliz où Lalla Claudine a habité l'Office Chérifien des Logements Militaires" OCLM.  Nous retrouvons le Cercle des Officiers avec sa piscine et ses jardins bien entretenus.

DSC_0009 La piscine

mrk 1958 piscine officiers au guéliz maman, Blandine , Claudine

Claudine et Anne au bord de la piscne. Claudine: 

"Dans l'hivernage , après le lycée IBN Abbad , nous avons retrouvé notre piscine officiers ( le cercle du Guéliz).
Contrairement à celle des sous officiers qui était pourtant magnifique et qui est en ruines , celle ci est encore en fonction.
Le militaire de faction ne voulait pas trop nous laisser entrer.... Philippe, qui ne se démonte pas , est allé à une autre entrée et à négocié cela avec brio.
J'ai appris à nager dans cette piscine... ça fait drôle quand même. 
Avec les vieux clichés on retrouve même les orangers."

MRK Cercle Officier 001 Autrefois

 

IMG_4067

 

20140511-eucalyptus-sculpté

Roland Galibert revoit l"Appar-tement - Transit" qu'il occupait avec sa famille avant d'habiter sur la Base.

Des eucalyptus majestueux recyclés en oeuvre d'art, prés de l'empla-cement de l'ancien petit marché du camp Mangin.

SOUVENIRS QUI REMONTENT en pensant à l'heureux temps de la jeunesse et de l'insouciance.

Jardins de Majorelle: Nous sommes sous le charme de ce lieu, les oiseaux aussi. 

 

20140512_113649

 

Claudine et Anne, Photo Lemaure,DR.

20140512_11381820140512_113759 Claudine et Philippe, Anne et Claudine dans ce lieu magique.

20140512_113914 P1020880 Philippe et Anne, les deux Philippe, DR

Grande ballade en calèche

P1020885

Lalla Claudine nous parle des moyens de locomotion
 
À pied ( nous avons beaucoup pratiqué !), les petits taxis bien sûr, les grands taxis (ou nous sommes rentrés à 7 dans la voiture ( nous 6 + le chauffeur!) Heureusement que nos enfants ne nous ont pas vus !!!!  Nous n'allions pas loin heureusement mais quels fous-rires , avec les pâtisseries marocaines il valait mieux écraser nos maris que nos cornes de gazelle n'est-ce pas?
Et les éternelles calèches . Nous avions Notre calèche personnelle ! Nous avions sympathisé avec le cocher , très gentil , nous lui passions un coup de fil et à l'heure dite il venait nous chercher prés du riad pour nous emmener où nous voulions, ce qui n'est pas toujours le cas de tous. Certains refusent certaines courses , ou insistent pour vous diriger sur des commerces.

caleche20140512_184955 Promenade de Claudine avec sa mère en 1956 - Promenade avec les copains en 2014

Les soirs nous soupons au " n°25" sur la place Jemaa el Fna

20140516_193624 Le n°25 d'Abdelaziz DR,

Nana3

Abdelaziz est drôle et charmant. Nous sommes les seuls à avoir droit à un dessert: "Les Navelles", ces oranges sucrées, juteuses, un régal! Et au coeur de l'ambiance sur la Place Jamaa El Fna. 

22h30 - Retour au riad avec encore 41° . Nous n'avons pas compté le nombre de kilometres à pied et les douches.

Souper place Jamaa el Fna

Journée du 13 mai: En calèche (notre calèche) nous allons à la Ménara.. Soleil de plomb..

Notre Ménara est toujours belle avec ses oliviers centenaires et ses énormes carpes.

Depuis la Ménara on voyait quelques bâtiments de la base et le bois d'eucalyptus où se situaient nos maisons.

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Journée du 14 mai: la plus chaude, 48°. Nous partons tôt en taxi pour Essaouira... Route bordée d'étendues désertiques, il n'a pas plu depuis trois ans; les éleveurs sont obligés de vendre une partie de leur troupeau.

Enfin forêt d'arganiers,.. vignes hautes,.. faisons halte à l'Association des femmes. Elles trient, écalent, écrasent dans une meule en pierre les amandes d'arganiers.

P1020915

En approchant de la côte on sent la fraicheur de l'air marin qui nous fait le plus grand bien. Enfin l'Océan avec son air frais (37°).

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Claudine partage aussi des photos de cette escapade fraicheur à Essaouira. 

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Belle ballade sur les remparts; ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;

 

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Le retour fut des plus pénibles.

Retour, le taxi n'a plus de clim, toutes fenêtres ouvertes, le chergui nous brûle la peau. L'air brulant nous desséche les lèvres malgré les bouteilles d'eau ( devenue tièdes ) que nous ingurgitons.

Nous soupons au riad. Sohar est une cuisinière hors pair.

Journée du 15 mai: Visites après le petit déjeuner, toujours copieu. La température a baissé (31°).

Fondation Omar Benjelloun, puis Ballade dans les souks.

"Malgré le bouquet de menthe offert à se mettre sous le nez, suis partie en courant des Tanneries, l'estomac tout soulevé."

Asiettes salades, arrosées au Coca, je n'ai jamais autant bu. Si nos petits enfants nous voyaient ! 

Repos au Riad, puis allons à la Palmeraie avec "Notre calèche".. Des palais, grosses demeures, entourrées de hauts murs, végétation luxuriante, palmeraie bien réduite..

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Journée du 16 mai: Palais de la Bahia. 

Déjeuner au Riad Aladdin

Quartier des ferblantiers. Les cigognes logent tout le long des remparts

Repos au riad. Claudine et Babeth soignent leurs ampoules.

 

P1020862 Le n°25, Photo DR,

Journée du 17 mai:

20140517_Berbere-Sanglier-6

Départ du Riad en direction de Ouirgane. "Sanglier qui fume".. désolation! Un départ précipité d'Annick, la propriétaire ... abandonné depuis un an, le Sanglier ne fume plus... Voir photos d'autrefois.

Accompagnés de deux Berbères nous grimpons vers le petit village en terre rouge.

20140517_Mosquée-Tin-Mel5

Route parsemée de Ksours et petits villages couleur de leur terre; et ce beau ruban vert dans la vallée.

Visite de la mosquée de TIN MEL du XIIe siècle en restau-ration..

Midi, déjeuner sur une petite terrasse dans un village, chez "Momo". Cela ne nous convenait pas.. En redes-cendant deux cars de touristes arrivaient !.. Ce n'était pas l'endroit que nous recherchions.

Souper au riad, un régal !

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Journée du 18 mai:

Musée Dar Si saïd, nous en prenons plein les yeux. En route dans "Notre calèche" menant à la Base aérienne. Le cocher s'est approché trop près de la grande porte; Police en voiture, lui prend ses papiers. Nous sommes consternés, désolés. Attente un peu longue pour les récupérer. Enfin, il revient, nous essayons de rester stoïques comme ses chevaux...

Nous passons devant les petits immeubles des sous-officiers, en piteux état.

L'ancienne gare réaffectée

Gare-supra_tours-18mai Photo Lemaure DR,

Souper au N°25, Place Jemaa el Fna.

20140516_212946

 Le 25, Photo DR, 

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Journée du 19 mai, Anniversaire de mon Philippe. 

Petit tour à l'Artisanat, déjeuner sur place dans la jolie cour ombragée. Puis tous les six (donc sept) dans un taxi. Ah Ah Ah si nos enfants nous voyaient !

Retour au riad, préparation voyages retour le coeur un peu gros.

Repartons en fin d'après midi et allons à la célèbre pâtisserie "Chez madame ALAMI", rue de la Liberté. remontons l'Avenue Mohamed V, arrêt devant et dans les jardins de l'ancien conservatoire de musique.

 

20140519_LaMamounia

Année 59/60, solfège et piano avec ma soeur Claire ( clin d'œil). Il ne fait plus que 30°.

 

20140519_Mamounia8

 

 

Philippe nous offre l'apéro à la Mamounia, faisons le tour de ces beaux jardins.

Dernier souper place Jemaa el Fna au n°25,..le coeur un peu gros,.. des odeurs, couleurs, sons, lieux de notre enfance se bousculent dans nos têtes.

Nous nous sommes promis d'y retourner.. Incha Allah !

Merci à Anne et à Lalla Claudine pour tout ce qu'elles nous rapportent de leur pélerinage à Marrakech et pour les émotions qu'elles nous permettent de revivre par le soin qu'elles ont mis à partager les leurs avec nous. C'est un joli cadeau de leur part. Ceux qui viennent au Moussem les 14 et 15 juin retrouveront Lalla Claudine et feront connaissance avec son mari Philippe. A très bientôt, au Moussem !

 

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03 juin 2014

PENTECOTE À MARRAKECH

CINQUANTE JOURS APRÈS PÂQUES: LA PENTECÔTE

Pentecôte est à l'origine une fête juive, Shavouot. Elle se situe aussi sept semaines après Pessah. Cette année les 4 et 5 juin en commençant le soir du 3. Les chrétiens fêtent Pâques toujours un dimanche en conséquence Pentecôte sera fêté le dimanche 8 juin à Marrakech cette année. Le lundi qui suit Pentecôte est férié en France, mais n'a pas de signification religieuse. 

Le livre des Actes des Apotres écrit par Luc, un médecin ami de Paul, nous relate ce qui s'est passé après la cruxifixion de Jésus et la découverte de son tombeau vide. Cinquante jours après, plusieurs juifs venus à Jérusalem pour la fête de Shavouot de tous les coins du monde connu ont reçu l'Esprit de Dieu en même temps que les disciples de Jésus leur parlait dans une langue qu'ils n'étaient pas censés comprendre et qu'ils ont compris pourtant, miraculeusement. (Lire Actes des Apôtres, chapitre 2). Quelques uns d'entre eux venaient du Maghreb dans sa partie la plus proche de la Lybie et comprenaient plutôt le berbère. 

Saints-Martyrs-marrakech Anciens premiers communiants des années 50 sur les bancs de l'église des Saints-Martyrs (Pentecote 2013)

C'est à Pentecôte qu'à Marrakech, les jeunes chrétiens confirmaient et communiaient. Cela correspondait souvent au passage de l'enfance à l'adolescence, à la fin d'une instruction religieuse. Pour les protestants cela se passait plus tard, leur instruction religieuse durait deux ou trois ans de plus que chez les catholiques. Les juifs ont la Bar-Mitzvah pour les garçons; la Bat-Mitzvah pour les filles n'était pas pratiquée partout. Il n'y a rien de semblable chez les musulmans. En islam le passage de l'enfance à l'adolescence n'est pas marqué par un rite.. Il est vrai que la cérémonie du mariage intervenait souvent très tôt pour les filles.

Notre ami Christian Zins qui vient de retrouver son ami d'enfance Jean-Noël Mazelier grâce au blog nous montre des photos des communiants devant l'église des Saints-Martyrs et bien plus encor. C'était en 1953 la dernière année où les garçons étaient en costume et brassard avant de revêtir l'aube en 1954. 

1953_05_20 communiants en rang devant église Communiants en deux rangs devant l'église des Saints-Martyrs, le 20 mai 1953. Rien n'était encore construit en face de l'entrée de l'église.

1953_05_20 communiants en rang Les communiants se rapprochant de l'entrée de l'église. Parmi les garçons devant Christian, marchait Raymond Provost, et derrière Christian ? un visage connu. Pour retrouver son nom Christian nous montre une photo de classe de l'école du Guéliz de CM2 

CM2ecoleduGueliz2

 De haut en bas et de gauche à droite: rang perché:X, X, X, X, X, X, X,X,X,X,X, rang debout: X, JEGOU, X, rang assis: X, X, X, x, X, X, CALAIS, René REINTEAU, X, X, X; rang devant: X, Christian ZINS, X, X, TRUCK, X, Gilbert GUILBAUD, X, Visage connu, mais nom ? Qui aidera Christian à retrouver les noms ? les indiquer dans les commentaires;

Revenons aux communiants de 19531953_05_20 cri avec communiants de gauche à droite: X, visage connu (cf 1er rang de l'école du Guéliz), Christian Zins et Raymond Provost; qui retrouvera les autres noms?

1953_05_20 cri communiant avec amis maman Christian devant sa mère avec des amis de sa famille, logés près du Fort du Guéliz

1953_05_20 cri communiant en rang

 

 

 

 

 

 

Christian avec d'autres communiants

1953_05_20 cri communiant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui se reconnaitra?

 

 

 

 

 

 

Un an plus tard Michel le frère de Christian en aube

1954 mimi communiant 2

 

 

L'aube blanche a remplacé le costume et le brassard.

"En espérant que certains se reconnaitront" ajoute Christian.

 

Un autre Chritian va certainement reconnaître Michel Zins.

THOMAS

JEAN-MARC BERGER A PENSÉ À NOUS EN RETROUVANT DES ARTICLES SUR LE MIRACLE DE MARRAKECH QUI S'EST PRODUIT UN 4 JUIN - Il y a 55 ans. C'est l'opportunité pour nous de renouveler nos condoléances à la famille Thomas, récemment endeuillée par le décès de Raymond Thomas.

D'abord un article de Michel TAKIS, ancien élève du lycée Mangin, qui décrit les circonstances de l'apparition et montre une photo de Raymond Thomas prise par le photographe César. L'apparition a eu lieu le jeudi 4 juin 1959 à 14 heures, alors que Raymond Thomas qui est âgé de 19ans à l'époque, seul dans sa chambre, les portes fermées, jouait l'Ave Maria à l'harmonica. Il appela sa petite soeur ainsi que la fille de son frère Joseph qui virent l'imprégnation ( du visage du Christ) telle que le journaliste peut la voir plusieurs mois après, mais elles ne virent pas le phénomène lumineux qui était apparu à Raymond Thomas seul.

Le père de Raymond d'origine Libanaise parlait très bien l'arabe et faisait visiter les marocains qui formaient une longue file d'attente pour visiter avec les commentaires du guide.

THOMAS 2 

Le journaliste parle des douze enfants de la famille Thomas, une famille de sportifs, Joeph Thomas, excellent goal défendait les bois du KACM, d'autres s'étaient fait connaitre au SAM ou à l'ASM. Le journaliste prétend que Raymond Thomas priait pour avoir un miracle depuis quatre ans: "il voulait son miracle". Dieu l'a exaucé. Son frère François avait prié Saint-François d'Assise et avait été exaucé avant lui pendant son service militaire. il  obtint par la prière de changer de caserne. Raymond Thomas expliquais au journaliste "J'achevais l'Ave Maria, lorsque je vis près de la porte de ma chambre, une vive clarté qui se détachait sur le mur... J'étais muet d'étonnement et soudain le Christ m'apparut... j'eus un moment de frayeur et poussais un cri, appelant ma mère, celle-ci vint aussitôt, mais la vision avait disparu, laissant en impression sur le mur, à hauteur de l'endroit où la vision s'était produite durant une dizaine de secondes, l'image du Christ. Vous pouvez la voir. Depuis deux mois elle y est imprimée et chaque jour nous nous recueillons en famille devant elle, adressant à Dieu nos prières et nos remerciements."

JOUR DE PENTECOTE AU TEMPLE PROTESTANT DU GUÉLIZ

P1080015 Beaucoup d'étudiants, beaucoup d'africains subsahariens, beaucoup de chants rythmés et de gospels songs.

P1080016 Le culte de Pentecote est terminé, certains s'attardent. 

P1080017 Vers les salles d'accueil en rénovation en 2013..

Bravo à Christian ZINS pour avoir partagé ses photos et souvenirs de 1953-1954, il nous montre des visages à reconnaître. Merci d'indiquer les noms et d'évoquer les souvenirs dans les commentaires. Félicitations à Jean-Marc BERGER pour avoir conservé la mémoire du Miracle de Marrakech et de Raymond THOMAS par des articles de journaux intéressants et précis de l'année 1959. Quelques vues du temple protestant du Guéliz rappeleront des souvenirs à ceux qui ont connu sa construction en 1953-54 et dans les années qui ont suivi jusqu'à aujourd'hui. Si vous avez d'autres photos de communiants ou des documents illustrant Pentecôte à Marrakech autrefois pensez à les partager avec les lecteurs du blog. Le webmaster les mettra en page. Bonnes fêtes de Pentecôte

29 mai 2014

PÉLERINAGE D'ENFANTS DE LA BASE AÉRIENNE, ÉLÈVES DU LYCÉE MANGIN

CLAUDINE, ANNE ET ROLAND ONT RÉALISÉ LEUR RÊVE

REVENIR À MARRAKECH ENSEMBLE ET FAIRE VISITER LES LIEUX DE LEUR ENFANCE À LEURS MOITIÉS: BABETH ET LES DEUX PHILIPPE.

Anne-Claudine-Roland-Pyrénées

Le rêve avait surgi il y a sept mois dans les Landes, là où les Pyrénées plongent dans l'Atlantique. Ils s'étaient retrouvés avec bonheur pour un beau week-end d'automne. Le blog avait rendu compte de leurs retrouvailles joyeuses et émues,... voir--> 52 ans après.

Ils l'ont rêvé, ils l'ont fait...

C'est l'histoire de deux gazelles et d'un gazou....
 
Roland explique : "Nous étions trois adolescents amis , dont les Pères militaires , pilotes sur la BA 707 de Marrakech , ont dû quitter le Maroc pour la France dans les années 1960-1961.
Ils se sont perdus de vue .
La vie les a séparés.
Individuellement ils sont revenus dans la ville rose , nostalgiques , seuls .
Puis un jour , grâce à Mr Internet ils se sont retrouvés.
Ils se sont promis de revenir ensemble dans cette ville qu'ils aiment tant...
C'est chose faite !
Nous nous sommes trouvés un petit Riad, maison d'hôtes, tout simple , 5 chambres , à taille humaine, propice à notre besoin "d'intimité" pour nos retrouvailles "au pays" de notre jeunesse.
Sahar , notre hôtesse adorable, serviable , bonne cuisinière , discrète et souriante.
Elle nous faisait la cuisine à la demande et ce qui nous faisait envie ... comme si nous étions chez nous. Dans la médina , à 15 mn de la place Djemaa el fna
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Roland devant les chambres au 1er, 
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Le patio avec piscine et un salon,

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Claudine devant les chambres du 1er.

 

20140513_181357 La terrasse où nous dînions le soir

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Le salon au rez de chaussée

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Dîner sur la terrasse où nous  attendions une Harira ....

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Poulet aux citrons confits et couscous à l'agneau.... Hum.......

 

 

 

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Le soir après excursion de la journée et une bonne douche, détente sur la terrasse pour préparer les activités du lendemain en attendant l'apéro: Claudine , Anne et son Philippe, Babeth et Roland. 
Il s'agit du Riad des Ours dans une petite ruelle

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87, derb Ezzamouri. Derb Sidi Bouamar. Riad Laârosse - Médina -

P1020943 L'escalier qui conduit à l'étage

Riad des ours Le derb Sidi bou Amar est dans la tache verte à l'angle de la rue el Gza et de l'avenue El Glaoui

Les tableaux de la décoration intérieure expliquent le nom du riad

P1020947 Petits déjeuners copieux - l'animal à gauche sous la table n'est pas un ours.

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Les six dans la salle à manger. Philippe et Claudine, Babeth et Roland, Anne et Philippe après ou avant une excursion.

 

Gazelles et Gazous  débarqués de France , plein d'entrain pour redécouvrir leur ville....

...... "Partis à pieds de la place Djemaa el fna jusqu'au Guéliz, Hivernage etc  à la recherche de nos   souvenirs, nous avons présumé de nos capacités à résisté à une chaleur torride ( il a fait ce jour là jusqu'à 51° .. nous venions d'arriver quittant 16° en France!). Nos tendres petons se sont rapidement couverts d'ampoules !
Epuisés nous avons dû rentrer en petits taxis .

P1020843 Au cours de la promenade, passage rapide au lycée Victor Hugo que nous avions revisité quelques années auparavant.

Nous cherchions l'ex Lycée Mangin , dans l'Hivernage , devenu le lycée IBN ABBAD

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Claudine: "Après réflexions nous avons poussé la porte d'entrée - c'était Dimanche matin , donc pas d'élève. -Un marocain de service à qui nous avons expliqué que nous étions des anciens élèves , nous a dirigé vers le bureau du Directeur.

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Le Directeur nous a chaleureusement accueilli dans son bureau, nous montrant des vieux clichés de "notre époque" , et nous expliquant qu'il y avait une amicale d'anciens élèves qui existait. Il nous a donné son mail afin que nous lui envoyions des vieilles photos de classe.
L'établissement n'a guère changé et aurait besoin d'un rafraichissement. C'est ce que suggère un groupe d'élèves qui ont créé un compte Facebook: Voir --> encore-la-peinture .
Les cours (sciences-nat ,maths , anglais ,histoire / géo) sont aux mêmes endroits que de notre temps.
Le français est une langue à nouveau en hausse , et il va même y avoir des échanges d'élèves pour la 1ère fois entre les ministères de l'éducation nationale des deux pays.
C'est également dans cet établissement que sont formés les sportifs de haut niveau marocain ( un genre sport - études )
D'ailleurs le bureau du Directeur est rempli de coupes .

6e3-Mangin-1960

Je n'ai fait qu'une 6ème dans cet établis- sement avant d'aller au Guéliz , mais Roland et Anne semblent y avoir séjournés davantage. 
6 ème 3  année 1959 -1960

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Au même endroit avec le Directeur actuel  : les 3 potaches en 2014
 
Curieux , nous avons traversé la rue pour aller sur le terrain de sports ... que je croyais beaucoup plus grand ( il est vrai qu'il fallait courir à l'époque!), pas très bien entretenu, le parcours du combattant ( qui servait également à l'armée pour l'entraînement à l'époque) a rappelé de bon souvenirs à Anne ... de moins bon pour moi !
... Et nous sommes repartis avec nos pieds douloureux pour un autre parcours du "souvenir".
Merci Claudine, Anne et Roland, ainsi que Babeth et les Philippe, de partager avec nous votre plaisir d'avoir vécu ces moments de grande amitié, de nous avoir fait découvrir ce joli petit riad et de nous avoir conduit jusqu'au Lycée Ibn Abbad où beaucoup d'anciens ont gardé des souvenirs de l'époque où il s'appelait Mangin. Aussi d'avoir lié connaissance avec le Directeur d'Ibn Abbad, dont nous apprécions  l' accueii et auquel nous souhaitons la réussite de ses projets. Nous vous sommes très reconnaissants. (un autre groupe nous avait fait part de sa --> visite du lycée Ibn Abbad)

2014-Jacaranda

P1020907Lalla Claudine nous envoie aussi des fleurs de Marrakech pour éclairer la grisaille des jours de pluie. Jacaranda et Bougainvillier.
Vous pourrez voir Claudine au Moussem d'Avignon (14-15 juin).

 

15 mai 2014

VOYAGE À MARRAKECH & SOUVENIRS DE JOSEPH DADIA

Une orchidée blanche pour les mamans ce dimanche et deux autres photos du voyage à Marrakech

Orchidée-blanche-01

Nos voyageurs revenus cette semaine à Marrakech sur les lieux de leur jeunesse - 13-24 Mai

MohamedVI-de-France236 Du hublot, avant l'atterrissage, l'avenue Mohamed VI, la plus longue du Maroc, ancienne avenue de France et son prolongement.

aerogare-mrk L'aérogare de Marrakech, sur le chemin de la ville aimée. À Marrakech il fait particulièrement chaud. Les voyageurs se retrouvent à l'Hôtel Amalou, 156 Avenue Abdelkarim elkhattabi, (autrefois avenue de Casablanca) proche de l'École du Guéliz.

2014 05 17 R GROUPE 03 Une partie du groupe à l'hotel. Robert Lucké est debout au centre. D'autres ont choisi de rechercher la fraîcheur dans l'Atlas, vers Ouarzazate (DR 17 mai)

2014 05 17 R GROUPE 01 Promenade en transports en commun à travers la ville. C'est l'occasion de raconter sa jeunesse à ses enfants et petits enfants. Merci à la famille Beau pour la communication de ces photos (DR 17 mai)

Merci à nouveau pour l'envoi de deux nouvelles photos d'amis

2014 05 19 Odette Bregeot Robert Chama Quelques amis se retrouvent à l'hôtel, Pierre-Yves et Annie Beau avec Odette Bregeot et Robert Lucké en discussion avec Chama.(DR 19 mai) Voir le commentaire de Chama.

2014 05 19 Hassan Chama 106 Roger, Phuong et Annie Beau retrouvent Hassan et Chama dans son magnifique salon et échangent souvenirs et projets.(Photo PY Beau DR 19 mai)

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Lalla Claudine était aussi à Marrakech cette semaine avec ses amis d'enfance Anne et Roland.

Lalla Claudine nous envoie une photo de fleur récente de Marrakech. Nul ne peut résister au plaisir de la partager sur le blog.

Lalla Claudine participerait au prochain Moussem à Avignon le 15 juin. 

(Photo Lemaure DR 16 mai)

 

 

Joseph Dadia ajoute une page à la série Chkoun Ana en partageant des souvenirs de son enfance marrakchie.

Joseph Dadia est Président fondateur de l'Association des juifs de Marrakech et nous a déjà gratiifié de ses synthèses historiques sur l'AIU, le scoutisme Israélite et sur les traditions du  Mellah de Marrakech, tous sujets liés intimement à son histoire personnelle. Même son hommage à la Doctoresse Légey cèle des souvenirs de sa propre famille. Aujourd'hui il nous parle dans un style plein de poésie de ses jeunes années dans sa rue 'Derb Tajer' au sein du Mellah et de son sport favori le football. Il évoque aussi son retour sur les lieux de son enfance où il retrouve avec émotion un ancien copain. Merci à lui pour cette page de l'histoire des Marrakchis.

DERB TAJER

Je suis né à Marrakech, non loin de la Place Jama’-el-fna, à la maternité marocaine fondée en janvier 1927 par la Doctoresse Françoise Légey.

Toujours me revient en mémoire cette maison dar ben Sassi dans la rue Corcos, derb Tajer, à l’ombre de la Saba de Rabbi Yéchoua Corcos (1832-1929), premier président de la communauté juive de Marrakech (1884-1929), et grand argentier du Sultan du Maroc.

Tous mes souvenirs d’enfance sont concentrés dans cette maison et dans cette rue du mellah. Les dix premières années de ma vie. L’école primaire Yéchoua Corcos à quelque dix mètres de ma maison. Je l’ai fréquentée pendant trois années. Quelques pas plus loin, est la synagogue ben Fetoukh. Là, j’ai suivi des cours de Bible, de Talmud et de Grammaire dans la sla de mon Maître Rabbi Nissim Bénisti Zal. Les femmes qui m’ont choyé, gâté et élevé : maman, grand-mère Imma Sti, mes tantes Zhor et Hbiba, mes voisines Esther Cohen et Simy bent-el-Garçon. Mon voisin Aqiba Elkhrief dit el qra’, l’un des héros du mellah, m’adorait. Il m’offrait des bouteilles de limonade du kiosque qu’il tenait à l’entrée de notre rue, quand il n’était pas en prison par suite d’une rixe avec l’invincible Moulay Hmed Goumina, un proche des Autorités locales. Aqiba s’est illustré en Israël dans les mémorables manifestations de Wadi Saleb.

Mon chien Boby. Mon veau mis en pension, près de chez moi, au fondouk Mimoun-el-Bada. Ma passion pour un plat de loubia sauce rouge. Mes jeux. Ma balle de tennis.

Mon père Ya’aqob m’a transmis l’amour des livres. Il m’a fait connaître les ouvrages rituels de notre tradition familiale.

Mon premier ami, un peu plus âgé que moi, était Berto, le jeune frère de Simy. Un jour de shabbat, maman me laissa sous sa protection. Nous sommes allés voir les footballeurs de l’équipe locale. Ils jouaient sur un terrain vague, près du cimetière juif. Je ne savais pas à cette époque que notre voisin Joseph Oiknine venait de fonder l’Etoile Bleue, probablement l’une des premières équipes de football du mellah, où il jouait lui-même comme avant-centre.

Je me revois moi-même en jeune joueur de ballon. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de celui qui sera plus tard un coéquipier, l’un des plus prestigieux joueurs de football que le mellah ait connu. C’était un magicien du ballon rond, un artiste. Il dribblait sur le terrain les joueurs adverses avec une stupéfiante aisance. Et pourtant, la première fois que je l’ai vu jouer, c’était avec une espèce de chiffon bourré de crin sur un terrain improvisé. Je lui ai tendu ma balle de tennis, un objet qui pouvait au moins rebondir.

Les jeux de ballon étaient vilipendés et frappés d’exclusive par les rabbins. Notre maître d’hébreu nous les interdisait formellement sous peine de sanctions corporelles. Mon ami Shlomo et moi avons été un jour victimes de délation, et nous avons subi l’épouvantable supplice de la falaqa. Le football a été notre monde et notre passion. 

A la Pentecôte, la procession Boujloud, les batailles de l’eau entre voisins. A cette fête, je confectionnais une boîte pour vendre, accroupi face à ma maison, de la glace, avec matériel et attirail comme tout marchand de glace.

Chaque fête avait ses symboles que le jeu canalisait et vivifiait pour égayer une existence languissante, en attendant l’arrivée de notre roi-messie.

Au fond de ma rue il y a un petit escalier de pierre, ouvrant sur une porte qui donne accès à la Bahia.

Une séqaïa jouxtait cet escalier. Des hommes et des femmes pompaient de son eau qu’ils livraient aux riverains dans des cruches. Ils remplissaient nos jarres d’eau potable moyennant une maigre rémunération. Parmi eux, il y avait Mira Abbo, une musicienne manchote, et un vieillard sans âge qui nous captivait par ses contes et ses légendes.

En face de cette pompe, le four à pain de ben Draoui, spécialiste en pâtisserie. Ce four fonctionne toujours, mais à l’électricité, privé de la séqaïa que la main de l’homme a arrachée.

Dans notre maison, il y avait un vieux puits. Le Jour de l’An, je me souviens, des fidèles de la synagogue venaient dans l’après-midi réciter le Tashlikh, symbole suggestif de la volonté de détruire le mal et de nous débarrasser de nos fautes. Ce puits, comme la séqaïa,a subi les outrages des nouveaux résidents qui l’ont bouché, pour agrandir leur logement.

J’aimais bien m’asseoir sur une escabelle dans le patio à proximité de ce puits, attendant distraitement le retour des hirondelles. Soudain je les vois trouer l’arche céleste et tournoyer au-dessus de ma tête, me couvrant de mille joyeux gazouillis.

Des visiteurs de marque sont venus dans ma rue : le baronnet Moïse Montefiore, des émissaires de l’Alliance israélite universelle, des diplomates, des écrivains, des voyageurs et des explorateurs.

Pascale Saisset décrit sans complaisance le mellah de Marrakech, où vivent « d’enragés talmudistes » derrière des murailles. Cependant, ce mellah a abrité dans ses murs une certaine civilisation, un certain art de vivre et une qualité de vie certaine. Ce mellah était réputé pour ses sages, ses rabbins et ses décisionnaires. Le prophète Elie venait certains soirs étudier une page du Talmud avec tel ou tel rabbin. On appelait alors Marrakech «  la seconde Jérusalem ».

Mon cœur bat encore pour mon berceau natal où j’ai laissé mes racines. Il n’est pas facile de rompre avec son enfance et d’oublier le passé. Une attache invisible m’amarre encore à mon pays d’origine. Je palpite encore, malgré moi, pour ces palmiers, ces beignets chauds et parfumés, pour cette prière du matin qui, dès l’aube, alimentait la sève de notre vie quotidienne.

Le mellah se vida peu à peu. Ses enfants sont partis vivre sous d’autres cieux. Ma famille, comme tant d’autres, émigra en Israël. Je suis venu en France étudier le Droit, et puis j’y suis resté.

Mes premiers retours à Marrakech se faisaient dans la douleur. J’avais l’impression d’être un étranger dans ma ville, un revenant, une âme qui erre à la recherche de ses parents, de ses amis, de ses voisins, de ses instituteurs et de ses maîtres d’hébreu, de sa synagogue, de ses jeux, de son terrain de football, de ses morts dans le cimetière, témoin silencieux de nos pleurs et de nos prières.

Le mellah a changé de nom et de résidents. Ce que je n’y retrouve plus, c’est cette ambiance d’antan scellée à jamais dans mon corps.

Je n’ai plus de repères dans ce quartier hormis la synagogue La’jama bâtie au cours du seizième siècle par les juifs expulsés d’Espagne, avec l’aide financière du Sultan Moulay Mohamed Al Ghalib Billah.

La juiverie de Marrakech date de 1557. D’après Ifrani, auteur de Nuzhat al-hadi (Le repos du chamelier), la construction aurait commencé en 1562-63.

Gaston Deverdun fait état d’une tradition juive locale qui prétend que c’est en 5317, soit le chronogramme הישׁבה (elle  s’installa), c’est-à-dire que les juifs arrivent dans leur nouvelle résidence en l’an 1557.

 Le Rabbin Mardochée ben Attar a été chargé par le sultan de diriger les travaux de ce nouveau quartier, et de gérer les fonds qui lui avaient été remis à cet effet. Pour Marrakech, l’appellation « mellah » date de 1639 (sources juives), de la seconde moitié du 17ème siècle (sources arabes) et de 1767 (sources françaises). Auparavant ce nouveau quartier » s’appelait juiverie, juderia, etc.

       Pour s’installer dans leur nouvel habitat, les juifs avaient quitté, à la demande du souverain, leurs maisons, leurs synagogues et leur cimetière, où  ils résidaient dès l’avènement de la dynastie Mérinide, au Mouassine, le quartier des couteliers et des armuriers, sur lequel une mosquée devait s’élever. Le seul vestige juif au Mouassine est le Bordj-al-yahoudia, le Fortin de la Juive.

Le mellah a été implanté sur l’emplacement des anciennes écuries du Sultan, à proximité de la Qasba et du Palais royal.

Les fours à pain, encore opérationnels, dont celui de mon père Ya’aqob et de mon cousin David, sont les témoins muets d’une présence juive, plusieurs fois centenaires

Je me suis fait de nouveaux amis. J’ai retrouvé un copain de jeunesse. Il n’est pas de ma confession. Ce qui donne encore plus de sel à ces retrouvailles inattendues. Il m’a reconnu le jour où je suis rentré dans sa bijouterie. Je lui ai dit spontanément son nom de famille. Il me prit alors dans ses bras et il m’embrassa. J’ai revu mon président du Club de boxe, et j’ai rencontré l’un des rares survivants des anciennes étoiles du football marrakchi.

A présent, chaque retour à Marrakech est un événement en soi, une fête qui s’inscrit dans l’émotion et la mémoire qui lui sont intrinsèques. Une redécouverte des lieux que je croyais bien connaître : l’architecture des maisons, leurs balcons et leurs portes ouvragées.

Ce ne sera jamais un voyage comme un autre. Chaque retour à Marrakech ne doit, sous aucun prétexte, devenir trivial ou routinier, mais apprécié à sa juste valeur, avec sa magie et son cortège de souvenirs. Chaque retour est un doux rêve. Rêve d’un passé, d’une enfance. D’une mémoire ineffable. Rêve d’un retour aux sources. Rêve d’une quête à la recherche des racines. De notre identité.

Si un jour je devais écrire la chronique des rues et des places du mellah, il y aurait toujours dar ben Sassi et  derb Tajer. Je ne pourrais pas faire autrement. Ils font partie de moi-même. Je n’ai jamais oublié dar ben Sassi. Je n’ai jamais quitté derb Tajer. J’étais cette dar et je crois bien que je suis toujours cette dar. J’étais ce derb et je crois bien que je suis toujours ce derb.

Fait à Kervenic en Pluvigner

le 11 octobre 2007

Joseph DADIA

 

Derb Tajer-2007  Derb Tajer ou rue Yéchoua Corcos - La rue porte aujourd’hui le nom de Tejjara - Mon ancienne maison est là où sont debout quelques femmes(Photo prise par Martine Dadia, Marrakech mars 2007 –  Coll. Joseph Dadia)

Le cerceau ensorcelé

La tradition familiale dit du vendredi

Qu’il est le jour le plus chaud de la semaine.

Cette chaleur impossible de Marrakech,

Chems ta therq el-bertal.

Qu’il ne faut pas aller du côté du cimetière

Où tourbillonne le tourbillon,

El-‘zaza y tournoie et souffle

Prête à happer le premier passant.

Chems, lgaïla oul-mout.

 

Nous prenons nos cerceaux.

A peine franchie la petite porte du mellah,

Commence la course.

 

Chacun pousse son cerceau.

Les cerceaux  s’animent

Et ils roulent,

Rasant la muraille de la Bahia,

Sur cette voie qui relie

Place des Ferblantiers à Bab Hmer,

En s’enfonçant dans les quartiers

Les plus reculés de la ville.

 

Nous enflammons nos cerceaux,

Et, emportés par l’élan des daourat,

Nous voilà du côté du cimetière juif

A la lisière de l’inconnu,

Là où le mystère commence.

Une appréhension indéfinissable

S’empare soudain de nous.

Elle nous pénètre lentement.

L’inquiétude nous envahit.

 

La curiosité de voir d’autres espaces

Nous porte à suivre

Les tours endiablés de nos cerceaux.

 

Moi, je voulais m’arrêter,

Venant de m’apercevoir

Qu’il va être difficile

De revenir sur nos pas.

Chaque tour du cerceau

Nous éloigne du mellah.

Là où nous nous trouvons,

Il n’y a pas de juifs.

 

Je me demande si des juifs

S’aventurent par ici,

En dehors des pêcheurs

Des petites truites du Tensift.

Ces pêcheurs, avec leurs ânes chargés de poisson,

Sont arrivés la veille au mellah,

Et la friture est déjà dans la marmite

En l’honneur du Shabbat.

Que sommes-nous venus faire dans ces lieux ?

Au diable la témérité !

Tension. Appréhension.

 

 Je pense que nous sommes les victimes

 Du tourbillon du vendredi après-midi.

 Ou du tourbillon de notre inconscience !

 Et pendant ce temps roulaient,

 Roulaient les cerceaux sans s’arrêter

 Sous un soleil de plomb.

 Ils roulaient et ils roulaient

 Sur le macadam

 Meurtri par la chaleur du jour.

 

Nous roulons avec vous,

Impétueux cerceaux,

Jusqu’à l’épuisement de nos forces,

Et s’il le faut

Jusqu’aux confins sahariens,

Sans nous arrêter !

 Infatigables cerceaux,

 Cercles de fer,

 Cercles d’Enfer !

 Vos tours

 Nous jouent des tours !

 

La peur nous épouvante,

Le danger rôde,

D’un moment à l’autre,

Il  va nous assaillir.

Soudain, un groupe de garnements,

Sortant de l’embuscade,

Nous barre la route.

Nous arrêtons notre folle course

Et nous saisissons nos cerceaux.

 

Ces chenapans gesticulent,

Menacent,

Profèrent des insultes

Dans une étrange langue,

Dont je saisis des bribes

Entendues chez ma grand-mère.

Cela en disait long sur leurs intentions.

J’alerte mes copains.

Nous prenons la fuite,

Laissant les assaillants cloués à leur place,

Médusés par la rapidité de notre esquive.

 

Il y a eu miracle

Et la terre a « bondi » vers nous,

Le retour chez nous

S’est fait en un éclair.

Ma mère m’attendait,

Le visage fermé, morte d’angoisse.

En me voyant,

Son visage s’éclaira,

Ses yeux me sourirent.

 

 J’étais rouge comme une tomate,

 Ma langue sèche,

 Sale de transpiration.

 

 Depuis ce jour,

 Je ne joue plus au cerceau,

 Le tourbillon du vendredi

 L’a ensorcelé.

Joseph Dadia, Tahannaout 27 mai 2011

20140515_105621 (Photo Lemaure DR 15 mai 2014). Lalla Claudine a profité de son voyage pour prendre en photo des objets du culte juif au Maroc - Les rouleaux de la Torah (sefer). La Torah (loi) est un ensemble des cinq livres ou Pentateuque ( La Genèse, l'Exode, Le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome), elle contient la base de la religion juive.

- Couvre torah (mappa ou khefara) velours rouge brodé au fil d'or
 
- Mains indicatrices de la Torah (qlam de Sifer) argent ciselé style marocain
 
- Paire d'ornements pour les rouleaux en argent ciselé.
 

La balle prémonitoire

Tenter de restituer des fragments de son enfance  n’est pas simple. Remuer des souvenirs, recoller les images d’une vaste fresque, voilà une tâche passionnante et douloureuse. Par  quoi commencer ? Tout afflue au même moment comme un torrent.

J’évoquerai le sport et le jeu au mellah de Marrakech. Comme la bonne cuisine adoucissait notre quotidien, le sport et le jeu rendaient agréable une existence confinée entre quatre murs. Le sport émancipait et intégrait le sportif dans la société. Le jeu scandait la monotonie de toute une vie et prenait place, au rythme des saisons et des fêtes, dans nos faits et gestes. Le football était notre sport, le ballon rond notre jeu. Sport et jeu vivifiaient  nos corps et nos âmes, et nous guidaient dans la bonne voie. Le jeu recouvrait tout un monde : tiro, pino, saute-mouton et j’en passe, et des meilleurs. Le samedi après-midi, sur la place centrale du mellah, rahba des’souq, les plus doués jouaient ara tchich ara lbarba, jeu de dextérité et d’endurance. Au même moment, à une encablure de là, à Bab el-méâra, de nombreux spectateurs applaudissaient leurs vedettes du football.

Chaque fête a ses jeux et son folklore, le folklore se situant entre le jeu et le sport. Le jeu canalisait nos pas et égayait une existence languissante. A la fête des Semaines, la procession Boujloud, les batailles de l’eau entre voisins. De jeunes vendeurs de glace accroupis devant  leur maison avec matériel et attirail, à pâlir d’envie les vrais marchands de glace.

La première fois que j’ai mis les pieds à Bab el-méâra, j’ai fait la connaissance de celui qui sera plus tard un coéquipier, et le plus prestigieux joueur de football que le mellah ait enfanté. C’était un magicien du ballon rond qui dribblait avec une aisance stupéfiante et prodigieuse. Et pourtant la première fois que je l’ai vu jouer au ballon sur un terrain improvisé, derrière l’énigmatique bâtisse Dadda, c’était avec une espèce de chiffon bourré de crin végétal tissé dans un vieux bas, que seul un artiste comme lui pouvait confectionner. C’était ma première rencontre avec le monde du football et du petit prince du ballon rond. Quand je l’ai revu par la suite, je lui ai offert une balle de tennis. Voilà au moins un objet qui rebondit sur le sol. Cet événement marquait en soi un pas nouveau dans nos jeux. Nous pouvions jouer alors au football, comme les grands, mais avec un ballon au volume modeste. Ce n’était plus un chiffon, mais un nouveau compagnon de jeu, turbulent, qui sautillait d’un endroit à l’autre,  qu’il fallait apprendre à maîtriser, et sur- tout à ne pas confondre avec les cailloux qui jonchaient notre terrain. Fallait-il vraiment avoir beaucoup d’argent pour acheter une balle de tennis, pour ne plus jouer avec de vieux chiffons ligotés ? Je me pose encore cette question qui m’a marqué de son sceau indélébile. Cette balle, première étape dans mon parcours de joueur de football, m’a été achetée par mon père au Guéliz dans un magasin de Sports. Depuis, cette balle de tennis a grandi et grossi et se métamorphosa en véritable ballon de football.

Plusieurs années après, sous d’autres cieux à des milliers de kilomètres de ma ville natale,  j’ai eu à disserter sur une balle de tennis à l’examen du baccalauréat anglais, le G.C.E. L’auteur de ce texte, un fou de tennis certainement, un anglais de surcroît, y exposait  avec délectation le poids de la balle, son volume, son duvet et autres caractéristiques. De fait, il s’agissait d’un morceau littéraire de 300 mots qu’il fallait résumer en 150. Pour le jeune adolescent du mellah que j’étais, il ne m’a jamais été donné de saisir une raquette de tennis. La description détaillée de la balle de tennis relevait purement et simplement pour moi de l’ésotérisme. Le sujet ne me plaisait guère. Il était étranger à mon âme, à mes affinités et ma culture : j’ai raté mon examen. Pour moi, une balle de tennis remplaçait un chiffon sur un terrain de football. La balle de tennis, achetée naguère par mon père, et malmenée tant de fois sur des terrains de jeu, a pris sa revanche sur moi sous forme d’un sujet d’examen. Elle ne m’a pas pardonné de l’avoir détournée dans le passé de son usage naturel.

 Fait à Tahannaout,

en la résidence de l’artiste peintre Mohamed Mourabiti,

ce jeudi 26 mai 2011.

Joseph Dadia

20140515_105450 (Photo Lemaure DR 15 mai14)

 

Merci à Joseph Dadia de partager avec nous les souvenirs et la poésie de son enfance. Merci à lui de contribuer à l'histoire des Marrakchis du XXe siècle avec tous ceux qui ont participé à la série Chkoun Ana, qui ne peut être reproduite sans l'autorisation écrite de l'auteur.

Nous souhaitons à Robert Lucké (et à tous ceux qui avec lui effectuent en ce moment leur voyage souvenir à Marrakech) d'heureuses retrouvailles avec le temps et les lieux de leur jeunesse et des rencontres sympathiques avec leurs amis.

 

08 mai 2014

8 MAI 1945 - LES DIVISIONS d'INFANTERIE MAROCAINES ONT PÉNÉTRÉ EN ALLEMAGNE ET PROGRESSENT JUSQU'EN AUTRICHE

ARMISTICE DU 8 MAI 1945

En hommage aux trois divisions marocaines qui ont combattu victorieusement, en Corse, en Italie, en France, en Allemagne et en Autriche nous relatons d'une part le témoignage de Jean TAROT de la 4e Division Marocaine de Montagne. Cette division comprenait notamment le 1er RTM et le 4e Spahis marocain dont nous avons parlé sur ce blog et auquel appartenait l'Adjudant-Chef SAINSEAUX. D'autre part nous publions des photos de Freddy COTÉ sous-officier des Transmissions parti de Marrakech avec la 2e Division d'Infanterie Marocaine. 

Interview de Jean TAROT, lecteur et contributeur de la Revue Salam Marrakech

Jean Tarot, en 1944

Que faisiez-vous le 6 juin, Jour du débarquement allié en Normandie ?

J'étais dans le Sud-est de la France du côté de Briançon avec mon Régiment de Tirailleurs Marocains qui tenait le front aux Allemands, occupants de l'Italie du Nord. Ensuite nous sommes repartis sur Grenoble, puis nous avons remonté la France par les Vosges, puis Mulhouse, Montbéliard et enfin Strasbourg. Nous avons ensuite traversé le Rhin pour pénetrer en Allemagne au Nord de Strasbourg. Ensuite nous avons continué notre Campagne vers le lac de Constance, puis l'Autriche, le Col de l'Alberg et enfin le Col de Lerener où avait eu lieu l'entrevue entre Hitler et Mussolini en 1942. J'étais donc à nouveau en Italie du Nord (j'avais fait l'Italie du Sud avant le 6 juin). J'avais bouclé la boucle en repassant par Trente. Je suis ensuite rentré en France où j'ai été démobilisé.

Mais il y a eu auparavant le début de la guerre qui s'est passé pour moi en Afrique du Nord. J'étais déjà au Maroc depuis mai 1938. Comme bien des français qui vivaient là, nous avons été mobilisés en juin 1940. J'ai été moi-même mobilisé dans les Spahis pendant deux mois. Après ce fut l'Armistice. Nous avons été affectés aux Chantiers de Jeunesse, créés par le gouvernement du Maréchal Pétain, pour occuper tous les jeunes gens, qui après la Débacle se sont trouvés abandonnés, sans famille, sans papiers, démobilisés, au milieu de villes détruites. Je suis parti de Meknes pour aller avec ces Chantiers de Jeunesse à Mogador. C'était une armée qui n'en était pas une; on faisait des manoeuvres, on cassait des cailloux, ce qui n'était pas si facile. Nous sommes restés jusqu'en janvier-février 42, puis nous avons été libérés. Je suis retourné travailler chez un oncle au nord du Maroc. Mais nous avons été rappelés en novembre 42 quand les Américains ont débarqué en Afrique du Nord à Casablanca et en Algérie. J'ai été remis sous les drapeaux dans un Régiment de Tirailleurs; nous étions réarmés à l'américaine. Le Général Weygand avait camouflé aux Allemands beaucoup d'armes. Je suis parti en train jusqu'à Oran pour aller chercher le matériel américain; d'abord des manuels de conduite pour apprendre à conduire les véhicules: les jeeps, les chars, les camions dans les dunes... Je suis revenu une première fois avec une jeep amphibie, puis reparti vers Oran dans des wagons à bestiaux pour revenir en camion avec un GMC que j'ai gardé pendant toute la guerre. J'ai ensuite été nommé dans le 1er RTM, Premier Régiment de Tirailleurs marocains. Puis nous sommes partis en Algérie pour faire des manoeuvres, pour préparer le débarquement en Corse, avant de rejoindre "Maison carrée". Et là, il y avait les sous-marins de Casablanca qui avaient réussi à quitter Toulon au moment du sabordage de la flotte. Le débarquement a eu lieu à Ajaccio à l'instigation du Général Giraud qui commandait en Afrique du Nord, uniquement des unités françaises. Les Italiens avaient déjà ralié les troupes françaises fin 43. On a fait la route Ajaccio-Bastia; c'était l'hiver et pour la première fois, il a fallu mettre des chaînes aux camions. À Bastia, j'ai revu le lycée où avaient été mon père et mon grand père Tarot (il en avait été le Proviseur). Nous sommes redescendus sur la côte Est vers Bonifacio, et nous avons repris la mer pour débarquer à Toulon, après le débarquement américain en Provence. En Italie, nous sommes partis de Naples pour remonter jusqu'à la bataille de Cassino, et de Garigliano qui a permis au Maréchal Juin de faire tomber le Mont Cassin où les unités allemandes avaient tenu tête aux Américains, aux Anglais et aux Polonais pendant 6 ou 7 mois. Puis ce fut Rome, Sienne qui n'a pas été bombardée car c'est une ville historique... Voilà un peu comment j'ai vécu toute cette période. http://www.tirailleurs.org/historique-1943-1945/

Nous saluons et remercions Jean TAROT et à travers lui tous les anciens du 1er RTM, de même que sa fille Blandine qui partage avec nous ses souvenirs. Ils nous rappellent le sacrifice de tant de français et de marocains, d'américains et de britanniques pour vaincre le nazisme.

FREDDY CÔTÉ, RENGAGÉ, PART DU MAROC EN 1943 ET ENTRE EN ALLEMAGNE AVEC LA 2e DIM LE 30 MARS 1945. Freddy Côté a été enlevé à l'affection des siens à la fin de 2012 à 97 ans et nous devons à sa fille Françoise de partager ses photos avec nous.

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Un soldat du Génie dans les Transmissions 1936-38

Freddy Coté, né le 15 mars 1915 à Rouen est classé service armé en 1935 et affecté au 41e Bataillon du Génie. Ce bataillon intègre également les Transmissions qui à l'époque étaient très liées au Génie pour l'installation et la réparation de lignes téléphoniques. Il arrive au Corps et est incorporé en octobre 1936. Il est à Marrakech.

cote21-panorama-depuis-fortin-camp-mangin-1937_45 Le panorama de Marrakech, depuis le Fortin du Camp Mangin. La plage claire devant la Koutoubia est l'Avenue Mangin/Mohamed V dont les quatre rangées d'arbres viennent d'être abattues pour doubler le nombre de voies de circulation et planter des bigarradiers.

Freddy Coté est nommé Caporal le premier juin 1937. En mars 1938, il célèbre le Père Cent avec les conscrits de son régiment. Le faire part au nom de Désiré Pairsang mentionne que Freddy Côté est un "Radio d'élite"

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Transmisssions et Génie: Freddy termine son service militaire dans le Génie en juin 1938. Mais il voulait rester au Maroc et surtout à Marrakech. Il signe un engagement pour deux ans en mai 1938 avec effet du 15 octobre 1938.

Ce nouvel engagement va le faire affecter comme Radio-tléphoniste dans les Compagnies Sahariennes. Cela lui permettra de revenir de temps en temps à Marrakech.

Freddy est nommé aux Compagnies Sahariennes de l'Ouest à Colomb Béchar le 14 juin 1938 avant la fin officielle de son service (15 octobre). 

Freddy-Cote4-C-Bechar Piscine de Colomb Bechar en 1938.

Freddy-Coté1_Colon-Bechar Freddy Coté à Colomb Bechar en été 1938. 

Avec les Compagnies Sahariennes de l'Ouest il sera affecté pour les Transmissions d'abord au fort de Aïn Ben Tili (Mauritanie, au sud de Tindouf). Le fort venait d'être construit en 1934.

cote40-Ben-Tili-nov1938-3 En novembre 1938 à Aïn Ben Tili avec Haber et le Sergent Richard. Puis Freddy ira à Tindouf. 

Cote38-Tindouf-dec1938-2 Tindouf en décembre 1938. 

Cote39-Tindouf-chameaux-paturage38 La compagnie saharienne à l'arrêt pour faire paitre les chameaux.

cote41-Tindouf-dec1938-Adjt-Barba-4 L'adjudant Berbar et les jeunes marocains. 

Freddy-Cote2-Tindouf-boref-du-bas Tindouf, Boref du bas 

cote45-Tindouf-Dupuy-dec1938_2 A gauche un autre radio-téléphoniste, Marius Dupuy à Tindouf

cote42-Agullo-21-Berbar-6  Les nouvelles tenues sahariennes. Freddy est promu Caporal-Chef le 15 novembre 1939 et sera affecté dans la région de Ouarzazate.

cote28-Ouarzazate-Freddy-Coté_61 Freddy Coté, région de Ouarzazate 

cote29-Freddy-coté-marocain-Ouarzazate_62 Salon de thé à l'ombre avec un ami Ouarzazi 

cote30-Ouarzazate-FCoté-Rovelli-Michel_63 Freddy Coté, Rovelli et Michel en musique

cote31-ouarzazate-xxxFCotéx_64 Freddy Coté est le plus à droite 

genie_ouarzazate Un cliché de Flandrin sur carte postale montre derrière les villas des sous-officiers de l'aviaton, l'étendue du Camp du Génie dont une partie était affectée aux Transmissions.

cote9-Feneck_14 Un Feneck, renard des sables garde la tente

cote34-Ouarzazate-radio À son poste de Radio-téléphoniste à Ouarzazate. On remarquera la publicité de la maison A.Arribe de Marrakech, rue Bab Agnaou. Freddy Coté rejoint Marrakech pour ses permissions et s'y promène.

cote16-jardin-public-mrk-40_33 Le jardin public du Hartsi, tel qu'il l'a pris en photo en 1940.

cote17- jardin-hartsi-prolongé-vers-casino-mars40_34 En mars 1940, la partie du futur quartier de l'Hivernage entre le Hartsi et le Casino.

 

Casino-mrk-40 Une carte postale du Casino, façade sud, conservée par Freddy Côté.

Freddy servira les Compagnies Sahariennes de l'Ouest jusqu'au 14 avril 1941 et sera démobilisé et renvoyé dans ses foyers le 25 juin 1941. Il s'est installé à Marrakech et semble y avoir vécu 18 mois dans le civil. Il habitait en décembre 1942 au 55 rue du Capitaine Capperon.

55-Capperon-Freddy-Cote Aujourd'hui l'emplacement du 55 est derrière ce mur surmonté de tessons de bouteilles et accessible par une porte métallique couverte de rouille. À côté, les maisons avec jardins d'autrefois ont été remplacées par des petits immeubles. 

En octobre 1942, il a l'occasion de photographier la venue du Général Huntziguer en tournée d'inspection à Rabat.

cote10-voyage-general-hutzinger-Rabat-oct42 _16 Freddy est à Rabat pour la Prise d'armes.

cote11-voyage-General-Hutzinger-Ave-Dar-el)Maghzen-oct_17 Avenue Dar el Maghzen à Rabat, au premier plan les Spahis.

Quelques jours plus tard le Général Huntziger périra avec six autres personnes à la suite du crash de son avion dans les Cévennes. 

Puis c'est le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942. La Base aérienne 707 est bombardée, mais les avions avaient été cachés à l'aérodrome de Sidi Zouine. Le commandement américain s'installe au Casino de Marrakech. Un mois plus tard, le 11 décembre, Freddy Coté est rappelé à l'activité. Il est affecté dans les Transmissions à la DG comme simple soldat.

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Freddy est versé à la 2e DIM (Division d'Infanterie Marocaine) créée le 1er mai et commandée par le Général Dody. Il est 2e Classe le 18 mai 1943.  La Division est composée de 3 régiments de Tirailleurs marocains (4e, 5e et 8e) un régiment d'Artillerie (63e) et un Régiment de Spahis de reconnaissance (3e) plus le 87e bataillon du Génie et le 9e Bataillon médical. En tout 16840 hommes. Freddy Coté est nommé Maitre ouvrier à compter du 15 octobre 1943.

La campagne d'Italie. Freddy embarque à Bizerte le 18 novembre 1943 avec la 2e DIM pour débarquer à Naples le 21 novembre. Il retrouve le grade de Caporal le 16 décembre 1943, un grade qu'il avait déja obtenu le 1er juin 1937, mais dans d'autres circonstances. 

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Du 12 au 22 décembre 1943 la Division positionnée dans le secteur Scapoli et Pantano  sur le front des Apennins attaque les lignes allemandes à San Michele du Pantano, puis du 23 au 29 décembre à la Mainarde. Au début de l'année 1944 elle livre les combats de la Costa San Pietro et du Monacasale du 12 au 15 janvier, puis du Monte-Croce le 21 janvier.

La 2eDIM dont l'insigne suggère la migration des cigognes depuis le Maroc vers l'Alsace s'accroche. Le 11 mai 1944 elle participe à la victoire de la bataille du Garigliano en prenant le Monte Majo aux Allemands. L'ennemi contraint au repli vers Rome tente d'enrayer la progression de la 2e DIM, mais n'y parvient pas et recule sous ses attaques du 23 mai au 4 juin 1944. La 2e DIM défile dans Rome le 15 juin. Le 16 juin Freddy Coté est promu Caporal-chef. Sa Division va progresser ensuite vers Sienne, puis vers Florence. La Division a subi des pertes très importantes et profite de l'été pour se préparer à débarquer en France.

La Campagne de France commence pour Freddy Coté et sa Division par l'embarquement à Pozzili le 2 septembre 1944. Il débarque à Sainte-Maxime le 4 septembre. 

La 2eDIM progresse dans les Alpes, elle libère Briançon et Modane le 14 octobre. Le Général Dodé prenant le commandement de la ville de Metz, c'est le Général Carpentier qui prend la tête de la 2eDIM.  Placée en face de la trouée de Belfort, la Division marocaine fait une brèche dans les lignes allemandes le 14 novembre. Puis elle s'empare de Montbéliard, d'Héricourt et de Belfort le 25 novembre. Elle pousuit sa progression vers l'Alsace, elle prend la vallée de la Doller le 29 novembre, puis la vallée de la Thur le 7 décembre. Elle attaque dans la forêt de Nonnenbrück le 20 janvier 1945 en se heurtant à une forte résistance allemande.
La 2e DIM défile à Ribeauvillé signe de la migration des Cigognes en Alsace

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 Aquarelle de Georges Villa, Ribeauvillé, la 2e DIM en Alsace. La nouba et la mascotte du régiment de Tirailleurs marocains.

La 2eDIM franchit le Rhin le 31 mars 1945. Sous le commandement du général de Linares elle prend les villes de Karlsrhue, Pforzeim, puis Neckar, elle franchit le Danube et pénètre en Autriche où elle se trouve le 8 mai quand survient enfin l'Armistice.

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Freddy Coté avec la 2e DIM restera en Allemagne jusqu'au 1er aout 1945. De retour en France, il est démobilisé le 24 aout 1945 (avec effet du 14 septembre). Il prend le train à Lyon Perrache pour Grenoble et Vizille le 29 aout avec un pécule de 1000 francs.

 

Au cours de ces campagnes, la 2e DIM a été citée deux fois à l'ordre de l'armée, et a perdu plus de 16 000 hommes (tués, blessés et disparus) : 8181 dont 265 officiers en Italie, 5100 dont 145 officiers en France, 1700 hommes dont 75 officiers en Allemagne et en Autriche.

Sur les documents de Freddy Coté apparaissent quelques renseignements complémentaires: Adresse avant les hostilités: 55 rue Capitaine Capperon Marrakech- Célibataire à sa démobilisation - Profession: Monteur TSF  Transmissons -  Dernier Corps: 87/84 - Mixte Trans
Freddy avait gardé des liens avec Marrakech, en décembre 1951 il reçoit une carte de voeux pour l'année 1952.

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Avec une vue de Bab Agnaou par le photographe Kynel.
En mars 1952 Freddy demande un relevé de ses états de services : N°47309  certifié conforme aux inscriptions figurant sur le registre matricule R 6/6; à Lyon, le 27 mai 1952  Lt Duval - 

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cote-freddy-services-2 Extrait des services de Freddy Coté

En novembre 1952, il reçoit une carte postale- souvenir où le Café des Négociants est marqué d'une croix

52-nov-negociants_croix Qui se souviendrait de Freddy Coté à Marrakech?

Nous remercions la famille de Freddy Coté pour avoir partagé avec nous toutes ces photos et documents. C'est pour nous l'occasion de saluer à l'occasion de l'anniversaire de l'armistice du 8 mai tous les soldats qui ont participé à cette victoire, parfois au prix de leur vie, et notamment tous ces soldats des Transmissions qui ont apporté leurs compétences pour assurer les communications entre les unités et le Commandement. D'autres souvenirs pourront être joints à cette page d'hommage dans les commentaires ou par le lien "contactez l'auteur".



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