MANGIN@MARRAKECH

04 janvier 2019

LE BRUSQUE DÉPART DE MICHEL DARRIET

13 Janvier: Yennayer (en tifinagh : ⵉⵏⵏⴰⵢⵔ) est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'Antiquité par les Berbères à travers l'Afrique du Nord. Nos meilleurs voeux à tous nos amis amis berbères de Marrakech.

"À  tous   les  AMAZIGHOPHONES   FRANCOPHONES ,  je  vous  souhaite  YANNAYER   2969,  une  année   de  la  bonne  récolte,  de  la   bonne   santé,  de  l'abondance et  du  Salam   dans  tout  le  monde,  ASSAGASS AMBARKI  pour  vous  et  tous  ceux   qui  vous  sont  chers::::::::::::::: Chama   de  Marrakech - Guéliz"

Nous avons appris les décès d'Éliane RUIZ et de Yolande SERRA, mais nous n'avons reçu aucune autre indication. Les proches de chacune d'entre elles peuvent utiliser le blog pour diffuser un faire-part aux anciens de Marrakech.

De même Michel TOSI serait décédé en décembre 2018. Qui nous le confirmera ?  Ses amis ?

Gilbert-d-Anna-Michel-Tosi-Albert-Benhamou

Michel est ici entre Gilbert d'Anna et Albert Benhamou. Certains étaient dans sa classe à l'École de la Palmeraie. (lien vers la classe de Mlle MARIE). Peutêtre que les camarades de sa classe pourraient nous le dire: Jacqueline MORALES, Mireille MERCIER, Régine FUGARDI, Bernard JOUDOUX, Émile BELOGIE, NÉGRAOUI, BELKHODJA et d'autres.

Un excellent pédagogue dans les disciplines sportives:le handball, la lutte, le ping pong, le badmington et bien d'autres... 

Michel-marie-José-Darriet-St-Gaudens-2009 Michel DARRIET, ancien de l'École de la Palmeraie et du Lycée Mangin de Marrakech est décédé mercredi 2 janvier, d'un arrêt cardiaque à 80 ans. (Photo prise à la rencontre de Saint-Gaudens). II participait fidèlement avec son épouse Marie-Josée aux Moussem d'Avignon ainsi qu'aux autres rencontres proposées aux anciens de Marrakech. Ceux-ci avaient plaisir à le retrouver chaque année, que ce soit sur l'île de la Barthelasse, au Centre de La Souvine, au Vert Hôtel d'Avignon où dans d'autres rencontres comme à Lannemezan, Saint-Gaudens, Venerque (Toulouse) ou lors des Escapades à Nogaro (2016), sur la Côte Basque (2017) ou en Touraine (2018) où il avait pris en charge une part importante de l'organisation.

Ses obsèques sont prévues pour le jeudi 10 janvier à 14h30 à l'église Notre Dame de Lesparre en Médoc. Les anciens de Marrakech en ces minutes de recueillement se souviennent de cet ami fidèle, affable et disponible. Ils s'associent à l'épreuve de Marie-Josée, de leurs trois fils Jacques, Philippe, François et de leurs familles; ils les assurent de leurs condoléances attristées.

Nous avons retrouvé des photos de classe du Lycée Mangin:

MRK 6eme IV-Darriet

Michel est sur le rang du haut, parmi les plus grands, à côté de Jacques Lacombe (classe de 6e4 1951). 

 Michel-Darriet-5e6-1953

5e 6 - 1953 : Michel est toujours à côté de Jacques LACOMBE, puis en suivant: Claude SEGUIN,  LE GUILLOU, PARRET, Charly HENTZ, Jean PISANI; rang 2 : BENAYER, Gérard TÉFFAINE, OHAYON, TÉREGEOL, ORSI, LABEY, ARBOLA; rang assis: PASTOR, André HUTTLER, DIMANCESCO, OUAKNINE G. , SEVAN, Mr DURÉSI Prof de dessin, Fred CABRÉRA, OUAKNINE JJ. , André JOUDOUX, CORCOS.

Darriet-Cabrera-2012

Michel avait revu Claude Seguin et Fred Cabréra lors de Moussems au centre sportif et culturel de l'île de la Barthelasse à Avignon . 

Photo: Michel et Marie-Josée avec Fred Cabrera et son épouse en juin 2012 au Moussem des anciens de Marrakech à la Barthelasse: dernier Moussem de Fred, disparu quelques mois plus tard.

Michel-Darriet-Venerque-2011

 

 

 

 

 

Lors de la rencontre de Venerque près de Toulouse en 2011 entre Marie-Josée et Claudine Hypert.

  Darriet-nogaro-2016  Michel et Marie-Josée à l'Escapade de Nogaro en 2016. 

Darriet-Michel-2017-pays-Basque

 

 

 

Photo: Michel à l'Escapade du Pays Basque en 2017.  

Michel-Darriet- Avignon-2018

 

 

 

 

 

Photo:Michel avec les anciens de Marrakech à La Souvine en juin 2018.

 

 

 

 

Les anciens de Marrakech garderont le souvenir de tout ce qu'ils doivent à Michel et notamment de tout ce qu'il a fait pour maintenir des liens entre eux. 

Certains voudront probablement l'exprimer en écrivant un témoignage en complément de ce faire-part.

Georges Stachewsky, avec qui il avait préparé les dernières "Escapades" a écrit quelques mots à sa mémoire: "Comme vous le savez, Michel était très dévoué et nous a toujours donné un coup de main pour nos "escapades". C'était un homme charmant et très sympathique que nous allons fortement regretter. Il restera à jamais dans nos coeurs."


01 janvier 2019

POUR UNE ANNÉE 2019 EN BEAUTÉ

Belles idées, beaux couchers de soleil, belles réalisations, beaux sentiments, belles fêtes, beaux succès, belles âmes, beaux projets, ... belle année !

Bonne année à tous les marrakchis, anciens et nouveaux,...  Merci à ceux qui nous envoient des images !

2019-Elsa  Elsa Nagel

Bibi-cherkaoui-1 Aziz Cherkaoui & Awatif Berdaï

 

Revenons à Marrakech du tout début du siècle et aux oeuvres du photographe MAILLEY. Ses toutes premières photos de Marrakech datent  de 1902 - 1903, alors que les européens de Marrakech les plus nombreux étaient des Écossais, assez bien acceptés quoique chrétiens en terre d'Islam. Ils avaient construit un dispensaire pour vacciner contre les épidémies et soigner en priorité les femmes et les enfants. Ils logeaient pour une part à Dar Tounsi et pour une autre à Derb Toubib.

Maillet-photo-enfants-source-1918   Enfants à la source - Photo Maillet

Nous n'avions jamais publié cette photographie de MAILLET. Les enfants ont de beaux sourires et le photographe a su les saisir même si à cette époque il fallait poser plusieurs secondes sans bouger pour réussir une photo nette. 

Maillet-MRK-Caserne-tabor  La place Djemaa el Fna  au début du siècle, elle a bien changé ! Le photographe MAILLET avait son studio à Casablanca et se permettait quelques erreurs: Marrakech écrit avec un deuxieme K à la fin et la place "Djamel Fella" (sic). La caserne du tabor fut détruite au canon en aout 1912 par El Hiba. 

Les historiens de la photographie ignorent le prénom de MAILLET. Les lecteurs de Mangin@Marrakech peuvent être mis sur la voie; il s'agit de L..... Louis, Léonce, Laurent, Léon, Ladislas, Lazard, Lucien, ... Qui le dira ?

Maillet-L-rue-a-gauche-maison Harring-a-droite-glaoui Une autre photo de Maillet pose à certains des problèmes de localisation. Dans quelle ville du Maroc se trouvait-elle ? ? ?

Il s'agit d'une rue de la Médina de Marrakech: Arsa Moulay Moussa. Cette rue a un caractère historique, la 2e maison de gauche était celle du Lieutenant Harring, qui commandait le Tabor et celle de droite appartenait au Glaoui en aout 1912, à l'époque où El Hiba tenait Marrakech. Cette photo a été publiée aussi en première page du quotidien "Le Petit Parisien" (26 septembre 1912). La carte postale n°153 du photographe Félix représente aussi cette rue. Une autre édition de cette carte postale de Maillet porte une légende plus explicite: Le MAROC -Marrakech, Rue de la Médina.

Maillet-photo-souk-bled-1918  La mode vestimentaire il y a un siècle par le photographe L. MAILLET.  Nous n'avions pas encore publié cette photographie éditée en 1918. 

Pour trouver des photos de Marrakech en 1919 (il y a cent ans), voir en particulier des photographies de FÉLIX en cliquant sur le lien:  FÉLIX 1919 - 1920

Des voeux à partager:

Entendez-vous 2019 se présenter à notre calendrier ? Régulièrement un nouveau sigle se manifeste, nous laissant souhaiter monts et merveilles, mais chacun devine que les bilans de nos passés restent une mosaïque où se côtoient joies et tristesses.

Se référant au calendrier républicain établi le 24 septembre 1793 par la Convention Nationale, nous entrâmes le 21 décembre, donc en cette période de Noël et de Jour de l’An Neuf, dans le mois de Nivôse (mois des neiges). 

Ce nom républicain évoquant la neige illustre bien la variété de nos sentiments : pour les uns la neige sera synonyme des joies de la glisse sur les pentes montagneuses, et pour les autres les risques de la glissade sur les routes qui les conduisent à leur obligations.

Soyons cependant optimistes, en ne nous attardant pas trop à ces jours qui ont pu meurtrir notre environnement, pour ne garder que le souvenir des rires et plaisirs que nous avons pu partager avec nos proches et nos amis.

À chacun nous souhaitons une agréable année, une bonne santé essentielle pour tous ceux qui  peuvent compter le nombre conséquent de fois à l’occasion desquelles ils ont présenté leurs vœux, et, pourquoi pas, que vos aspirations les plus chères soient exaucées.

Prenons aussi rendez-vous au crépuscule de la prochaine année afin de mesurer le bilan de ce cru 2019.

Amitiés à tous.

Annie et Roger Beau

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28 décembre 2018

SES AMIS PLEURENT COLETTE SCHWEIZER

sapin-colette SCH

NOUS APPRENONS LE DÉCÈS D'UNE MAR-RAKCHIA. Colette SCHWEIZER est décédée à l'âge de 77 ans à Canet-en-Roussillon. La cérémonie se déroulera le samedi 29 décembre à 9h30 au crématorium de Canet (Avenue de Perpignan )

Colette était née au foyer de Samy et Maddie Schweizer le 17 juin 1941 au Guéliz. Elle n'avait pas été baptisée bébé, et c'est à 15 ans qu'elle a demandé le baptême et a été baptisée en avril 1957. Son frère Eric plus jeune est décédé il y a seulement 20 mois. (voir faire part d'Eric)  
Nous nous souvenons de ses années à Marrakech, ici en 1959, se désaltérant, à l'approche de la Ménara.
Nous adressons nos messages de sympathie à la famille et à tous les amis de Colette, notamment ses proches: Yvan LORDAT et ses enfants; Sylvie BASTIEN et ses enfants ; Yannick et Stéphane, ses neveux et leurs familles. Ainsi que tous leurs amis d'autrefois et d'aujourd'hui.  Nos pensées les accompagneront en ce samedi 29 et pour les jours qui viennent. 

68577502   Colette à dix ans se déguise ( grand chapeau blanc) avec au milieu Annie Boeuf, puis à droite Odile Moeglin et son bolero. Devant accroupie Christiane la fille du photographe Bertrand et...   

  colette-ado-ouka

Colette à quinze ans avec d'autres ados devant le chalet du SJS à l'oukaïmeden. Certains sont partis avant Colette: Bernard M'Hamed, Michel Dosnon, Hervé Falkenrodt. 

Pour des condoléances, des messages de sympathie à ses proches et ses amis, on peut écrire un commentaire en bas de page. Pour ajouter une photo sur le blog, l'envoyer par email à : mangindemarrakech (arobase) free.fr qui l'éditera sur le blog.

 

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22 décembre 2018

BOU MENDIL, UN PHOTOGRAPHE DE PASSAGE À MARRAKECH

JOYEUX NOËL À CEUX QUI PRATIQUENT CETTE FÊTE. POUR LES CHRÉTIENS ELLE SIGNIFIE QUE DIEU EST UN DIEU D'AMOUR ET NON UN DIEU QUI EXIGE DES OFFRANDES ET DES SACRIFICES. NOËL C'EST DIEU PARMI LES HUMAINS.  

ʿĪsā ou Issa ibn Mayriam (en arabe عيسى بن مريم : Jésus, fils de Marie) est le nom coranique de Jésus, considéré par l'islam comme l'un de ses prophètes et comme le Messie. (l'unique Messie)

Certains juifs reconnaissent Jésus comme leur Messie, mais sans pour autant se dire chrétiens, ni rien abandonner de leur identité juive. Ils s'appellent "juifs messianiques" et leurs communautés gagnent en importance aux Etats Unis, mais aussi en Israel et en Europe..  http://juifspourjesus.org/qui-sommes-nous/

Ce n'est quand même pas rien d'avoir le même Messie !

PHOTOS - Récemment l'excellente Maison de la Photographie de Marrakech nous faisait part de deux questions: Qui était Boumendil ? Pourquoi les cartes portent-elles le nom : "Photographe Sidi Bel Abbès" ? Nous avions répondu en indiquant que la ville algérienne était celle de ses débuts en 1901 et aussi la ville de sa famille. Qu'étant photographe itinérant il n'avait trouvé ni utile, ni avantageux de changer de ville, sinon bien plus tard à Taourirt, au Maroc oriental.

Cependant ces interrogations nous ont déterminé à rechercher quelle fut sa formation photographique, quelle était sa famille, ses missions et nous avons fait des découvertes qui nous ont paru assez intéressantes pour les partager ici.

Michel de Mondenard

NATHAN BOUMENDIL, UN DES PREMIERS PHOTOGRAPHES DU XXe SIÈCLE AU MAROC

Le nom de BOUMENDIL (écrit à l'origine en deux mots: BOU MENDIL) est répandu au Maroc et en Algérie dans la communauté juive, car il signifie dans la montagne berbère, l'homme au foulard

Sidi-Moumendil-Rue-Tunis 2

En fait il s'agit d'un sobriquet devenu par l'usage un nom de famille. Il a des variantes comme Bou mendel ou Bou mandel. Son origine est marocaine même si de nombreuses branches sont passées en Algérie et même à Tunis où une rue importante est nommée "Rue Sidi Bou mendil". 

 

Juif-de-mogador-1887

Au Maroc en effet, avant le Protectorat, les juifs ont l'obligation de porter sur la tête une coiffure reconnaissable.  L'une d'entre elles est un carré de tissus de la forme d'un grand mouchoir dont la pointe tombe sur le cou et qui est noué sous le menton à la manière des espagnoles. Mendil, du vocabulaire arabe nord-africain est emprunté à la langue castillane "mantilla" depuis l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492 et du Portugal en 1497. Le mot "mantilla"vient lui-même du latin Mantele, Mantelum (manus tela).

Boumendil-MRK-exode-1907-324 L'exode des juifs et des européens de Marrakech en mars 1907.

Une des premières photographies prise par Nathan Boumendil à la sortie de Marrakech montre des familles s'exilant vers l'une des villes de la côte atlantique ( Safi, Azemmour, Mogador,..). Elle date de la période agitée qui a précédé et suivi la mort à Marrakech du célèbre docteur Émile Mauchamp en mars 1907. À cette époque MOULAY ABD EL AZIZ était sultan du Maroc  et il avait désigné MOULAY AL HAFID, son demi-frère pour être son khalifat à Marrakech et dans le Sud.  Un correspondant allemand, du nom d'Holtzman, avait fait croire aux plus crédules des marrakchis qu'un roseau dressé sur le dispensaire du docteur Mauchamp était une antenne radio, la preuve qu'il était un espion. Cette médisance était à l'origine du meurtre du docteur. MOULAY EL HAFID se préparait à renverser le pouvoir de son frère et il avait accueilli à Marrakech ses alliés, parmi eux les hommes bleus de Ma el Aïnine. Ils voulaient destituer MOULAY ABD EL AZIZ parce que trop tolérant à l'égard des "roumis", qu'ils voulaient chasser du Maroc. MOULAY AL HAFID avait adopté une stratégie compliquée, encourager les tendances anti-européennes pour faire déconsidérer son demi-frère dans l'opinion, sans pour autant décevoir les gouvernements européens dont il voulait obtenir l'aide surtout économique et financière. Comprenant qu'il ne pourrait pas empêcher les hommes en bleu de s'attaquer aux étrangers en résidence à Marrakech, il décida d'exfiltrer de nuit tous les européens, (très peu nombreux à Marrakech), de même que les familles juives. C'est ce que représente (en partie) la photo prise le lendemain par Nathan BOUMENDIL et qu'il a éditée en carte postale.

On remarquera que l'éditeur-photographe domicilie le siège social de sa maison d'édition en Algérie, à Sidi-Bel-Abbès. En remontant le temps on s'aperçoit que Nathan BOU MENDIL est né le 30 juin 1866 à Tiaret aussi en Algérie, à 200km de l'adresse de son entreprise.  Il vient d'avoir 40 ans quand il débarque à Marrakech.

La véritable raison de son implantation à Sidi-Bel-Abbès vient de son  mariage le 6 février 1901 avec une jeune femme de cette ville Merian AMRÂN. Nathan était revenu à Sidi Bel Abbès pour y voir ses parents et son grand frère Judas BOU MENDIL qui y exerçait un emploi de représentant de commerce. La presse locale avait annoncé le mariage de Nathan et Merian. 

BOUMENDIL-Mariage-AMRAN-1901 Nathan exerçait déjà le métier de photographe à l'époque de son mariage. Après avoir renoncé à une activité de clerc d'huissier, il s'était formé en France à Verdun-sur-le Doubs, non loin du berceau de la photographie de Nicéphore Niepce. C'est au contact du photographe A. CHANDIOUX qui avait créé un deuxième studio dans la ville voisine de Chalons-sur-Saône qu'il s'investit dans ce nouveau métier pour seconder son patron.

Nathan et Merian s'établirent donc rue Jean-Jacques Rousseau à Sidi Bel Abbès où résidaient leurs parents; très vite ieur naquit le 6 décembre 1902 une fille qui reçut les prénoms d'Etoile et de Suzanne et un fils Albert, Eliezer BOUMENDIL né le 20 juin 1904. Cependant Meriam allait mourir en juillet 1905, victime d'une épidémie qui toucha beaucoup de jeunes adultes de 25 à 35 ans à Sidi Bel Abbès, elle était couturière. Nathan se retrouva veuf avec deux bébés qu'il put confier provisoirement à leurs grands parents, habitants aussi de Sidi Bel Abbès. C'est là que Nathan avait créé son activité de photographe-éditeur sous l'appelation: Edit. Boumendil Phot. Sidi-Bel-Abbès.

Nathan BOUMENDIL a réalisé une importante collection de clichés au cours de sa carrière de photographe d'abord sous son nom, mais il a travaillé aussi, et cela est peu connu, pour un éditeur de cartes postales (LL) en renonçant a signer ses clichés, notamment lors d'une mission qu'il fit à Marrakech vers 1917. Sa collection principale de cartes postales est composée de plus de 1300 pièces, numérotées dans l'ordre chronologique de leurs éditions. A l'intérieur de cette collection principale on trouve  des pièces qui se réfèrent à des thèmes spécifiques. Il ne s'agit pas à proprement parler de séries comme d'autres photographes le pratiquaient, mais plutôt de titres communs à plusieurs clichés, chacun ayant une légende particulière en plus de ce sous-titre commun. C'est par exemple "Légion étrangère", "La France au Maroc oriental", "Événements de la frontière Algéro-Marocaine",...alternés avec des titres de villes: Oudjda, Merrakech, Taourirt,... 

L'un des premiers thèmes des photos de Nathan BOUMENDIL s'interesse à LA LÉGION ÉTRANGÈRE qui était en garnison à Sidi Bel Abbès. C'était un moyen pour lui de s'assurer la clientèle de soldats qui trouvaient pratique d'envoyer des nouvelles à leurs familles sans avoir besoin de s'équiper d'un appareil photo.

Boumendil-Legion-etrangere-bel-abbes-1910 Campement de campagne. 

Boumendil-Legion-Bel-Abbes-109 Sidi-Bel-Abbès, plateau du faubourg Bugeaud, la préparation du défilé avec la Légion étrangère. 

Dans son studio de Sidi Bel Abbès il expose aussi les événements qui concernent la ville et notamment les fêtes.

Boumendil-248-plateau-Bugeaud-Bel-Abbes La Ouâda est la fête du Marabout de Sidi-Bel-Abbés, célébrée mi-novembre et organisée par le comité des fêtes de la ville. Elle avait lieu sur le plateau Bugeaud, avec Fantasias, et musique langoureuse par la nouba. 

Jusqu'au décès de sa femme Merian, emportée à 33 ans Nathan BOUMENDIL avait surtout cherché à développer son activité de photographe  dans sa ville et les environs proches. La situation politique en Algérie et au Maroc le motivèrent à se déplacer.  Nathan BOUMENDIL, laissant ses enfants à leurs grands parents, chargea son matériel de photographe; qui à l'époque était assez encombrant, et partit glaner des images là où les événements en Algérie et au Maroc faisaient l'actualité.

C'est ainsi qu'apprenant par la presse le meurtre du Dr Mauchamp, il entreprit le voyage  vers Marrakech en cette fin du mois de mars 1907. Est ce qu'il rata la plus part de ses clichés? Est ce qu'il arriva bien après d'autres photographes comme Grébert ? Est ce qu'il avait perdu son matériel ? Toujours est-il que les photos de Marrakech qu'il a édité en cartes postales se réduisent à trois.  Les cartes numérotées 324, 325, 326; Il écrit "MERRAKECH", l'orthographe officielle avant le Protectorat était encore hésitante. Cependant, BOUMENDIL connaissait parfaitement l'arabe et sa version était probablement meilleure que celle qui est devenue officielle.

Bou-mendil-325-MRK-AISSAOUAS-2 2 La carte sur les Aïssaouas porte le numéro 325 - Il s'agit d'une confrérie religieuse très importante à Marrakech. Chaque année la confrérie célébre une fête en mémoire de Sidi Abdelaziz Tebbaâ, l'un des sept saints de la ville. Les non-musulmans ne sont pas les bienvenus. Madame de La Charrière observant leur défilé à distance en 1911 avait été impressionnée par la possession à la limite de la folie de la plupart de ses membres plongés dans les transes: " D'une terrasse, nous attendons le passage des Aïssaouas. La ruelle est bordée d'une haie de marocains qui nous regardent méfiants; un nuage de poussière, les voilà. Ils arrivent en criant, l'écume coule des lèvres, ils dansent, sautent et retombent sur les talons, balançant la tête; ils sont couverts de sang, trainant les peaux des moutons qu'ils viennent d'égorger et de manger crus. En arrière, des femmes en proie à des crises d'épilepsie, demi-nues, les cheveux épars; des enfants écumants les yeux hors de la tête entourent des vieillards portant des drapeaux (...). Toute cette foule bigarrée, brulante, passe dans un éblouissement de poussière dorée par le soleil couchant; des tâches jaunes restent accrochées aux terrasses, une buée mauve enveloppe la ville." Ce cliché de Boumendil en 1907 précède un autre cliché du photographe Félix: Les drapeaux des Aïssaouas en 1913; à six ans d'intervalle, les photos des deux photographes se ressemblent beaucoup. Boumendil prend la procession de face et par ce cliché il illustre la présence d'une certaine forme de fanatisme à Marrakech.

La troisième photo de Marrakech (326) éditée par Nathan Boumendil concerne le marché de la porte du mellah. (Nous cherchons une reproduction de ce cliché afin de pouvoir le présenter ici)

Nathan BOUMENDIL témoin des événements qui ont précédé le Protectorat de la France au Maroc

L'assassinat du Docteur Émile Mauchamp à Marrakech en mars, fut suivi le 30  juillet 1907 du massacre de 9 européens travaillant sur le port de Casablanca (4 français, 3 espagnols, 2 italiens). Par ailleurs la pacification de l'Algérie n'était pas terminée; d'autant que l'Allemagne soutenait les rebelles qui passaient la frontière algéro-marocaine pour se réfugier au Maroc et s'y renforcer avec armes et munitions venant d'Allemagne. Le sultan du Maroc et l'armée marocaine ne  mettaient pas les moyens appropriés pour s' opposer à ces franchissements de frontière intempestifs. L'armée du sultan réunissait des effectifs modestes.

Boumendil-Oudjda-12-Mehella-du-Sultan-se-rendant-a-l-exercise-par-la-Porte-Bab-el-Gherb-1907  Nathan Boumendil photographie  la Mehalla du Sultan en garnison à Oujda se rendant à l'Exercice. 

La conférence d'Algésiras organisée par les Etats Unis au premier trimestre 1906, ne va pas résoudre ce problème des frontières. Le Général Lyautey qui avait réussi la pacification de Madagascar par la négociation est nommé début 1907 au département d'Oran pour y apporter une réponse.

C'est dans cette situation que se produisent les meurtres de Marrakech et de Casablanca. La France réplique par l'envoi d'une force d'intervention par mer et par terre pour protéger les européens de Casablanca réfugiés dans certaines ambassades transformées en fort Chabrol. Le navire Le Galilée est envoyé et canonne la partie hostile de Casablanca entre le 5 et le 7 aout. 

Parallèlement le général Lyautey est chargé de passer la frontière marocaine et d'occuper Oujda.  C'était la réponse à l'assasinat du docteur Mauchamp et aux meurtres des neuf travailleurs européens sur le port de Casablanca. Nathan Boumendil prendra des photos de la ville d'Oujda qu'il éditera en cartes postales.

Boumendil-Oujda-avril-1907  Après l'occupation de la ville, le général Lyautey inspecte à pieds les ruelles fangeuses.(photo parue dans l'Illustration)

Boumendil-Oujda-porte-mosquée  Entrée du grand marché et Grande mosquée d'Oujda. 

Boumendil-Oudjda-37-Interieur-de-la-nouvelle-Kessarias 2  Intérieur de la  nouvelle Kessarias à Oujda.

Nathan BOUMENDIL va suivre, comme photographe, la plupart des mouvements de troupes à la frontière algéro-marocaine; si bien que certains lui attribuèrent le titre de "photographe de Lyautey". Il continuera à éditer ses cartes postales dans un premier temps depuis Sidi-Bel-Abbès. Deux titres principaux de cartes postales structurent son oeuvre en rapport avec l'armée: "Événements de la frontière Algéro-Marocaine" qui se tinrent du temps où Lyautey était à Oran et "La France au Maroc oriental" . Sur la fin de son activité, il créra avec son fils une série de cartes postales qui reprendra une sélection de ses photos mais sera éditée par la maison Lévy et Neurdein réunis (LL).

Plusieurs photos d'Oujda juste après son occupation par Lyautey inaugurent la série "La France au Maroc oriental" 

Boumendil-Oujda-avril-1907-13-abattoir Le début de l'occupation d'Oujda (avril 1907) réunit quelques clichés en rapport avec l'armée, ici l'abattoir du camp militaire.

Boumendil-oriental-Oujda-24-camp  Le titre "La France au Maroc oriental" est dans un premier temps réservé à Oujda. C'est d'Oujda que Nathan Boumendil est parti pour Marrakech en mars et c'est à Oujda qu'il revient en avril. Les barraquements en construction avant son départ vers le sud sont construits dès avril 1907.

Boumendil-Oujda-352-avril-1907 Cette suite sur Oujda va être interrompue provisoirement pour laisser la place aux événements de la frontière.

Les cartes postales "ÉVÉNEMENTS DE LA FRONTIÈRE ALGÉRO - MAROCAINE" 

Boumendil-frontiere-Oujda-349

La signature de Nathan Boumendil varie selon les photos de cet ensemble. C'est parfois "Boumendil Bel Abbas", parfois "Edit. Boumendil Phot. Sidi-Bel-Abbès", ou parfois "Boumendil Sidi-Bel-Abbès" presque toujours sur le recto, rarement sur le verso. Le cliché 349 "Bazar marocain" à Oujda semble avoir été mis par erreur dans une série qui s'intéresse beaucoup plus aux militaires. Cependant Nathan est revenu à Sidi-Bel Abbès et il se remarie avec une très jeune femme, sa belle soeur, Cety AMRÂM de dix ans plus jeune que la mère de ses enfants. Leur tante devient leur belle-mère. Mais les événements à la frontière vont prendre un autre tour et Nathan va à nouveau suivre les opérations militaires.

LESXOPÉRATIONSXSUR AÏN SFA. 

La sécurisation de la frontière, sous le commandement du général Lyautey, se heurtait à l'hostilité de la tribu des Beni Snassen, alimentée en sous-main par Moulay Al Hafid qui voulait profiter de ce soulèvement pour devenir sultan à la place de son demi-frère. L'occupation d'Oujda contribua à la sécurisation de la frontière, mais pas seulement. Le marabout Moktar Boutchiche, très influent, devait être amené à renoncer aux attaques hostiles des gens de Foum-Safrou, Port-Say et Bab-el-Assa. Les troupes de Lyautey opérèrent une manoeuvre enveloppante en traçant autour des Beni-Snassen un circuit infranchissable. Bloqués de tous côtés, mis dans l'impossibilité de se ravitailler en munitions et en denrées de première nécessité, les Beni Snassen comprirent qu'il était préférable de négocier. L'arret des hostilités leur permettait d'ouvrir à nouveau le marché de Aïn Berdil et la présence de l'armée de Lyautey leur permettait de vendre leurs produits à bon compte aux militaires sans craindre les pillards venus d'autres tribus. La reddition du marabout fin 1907 entraîna la soumission de la tribu en janvier 1908.  

Boumendil-oujda-legion-353 Oujda est occupée et sert de base  aux opérations sur la frontière. Plusieurs unités y sont stationnées: cavalerie, infanterie, artillerie, trains des équipages,... Sur la photo la cavalerie du 2e régiment de la Légion (2e Étranger).

Boumendil-Frontiere-Ain-Sfa-365  Les tirailleurs en corvée d'eau à la source d'Aïn Sfa 

Boumendil-frontiere-Ain-Sfa-376  Le quartier général  au camp d'Aïn Sfa. 

Boumendil-frontière-AIN-Taforalt-384  Les Mercantis près  le camp de Taforalt. 

Boumendil--martimprey-Camp-berkane-407-1908  Dépot des armes prises aux Beni Snassen.  

Boumendil-martimprey-409-  Tirailleurs à l'interieur de la Redoute de Martimprey.  

Boumendil-Martimprey-416-Beni-Snassen Les Beni Snassen au Marché de Martimprey

Le titre ne parle plus d'événements, mais seulement de "Frontière Algéro-Marocaine" c'est que la révolte des Béni Snassen est maintenant calmée.

Boumendil-482-Lalla-Maghenia  Le boulevard national à Lalla Maghrnia. 

Boumendil-frontiere-530

 La stèle marque les combats contre les Beni Snassen de 1859 et le 23 décembre 1907, sous le comman-dement du général Lyautey et rappelle les troupes qui y ont participé: 2e Zouaves; 1er, 2e et 4e Tirailleurs; 1er Étranger; 12e et 13e d'Artillerie; 2e Génie; 2e Chasseurs d'Afrique; 1er et 2e Spahis; Goums,..

Priteirita fides exemplum qui Futurus. Le passé, le Présent et l'Avenir

Elle rappelle les noms des deux colonnes qui encerclèrent le massif des Beni Snassen. La Colonne Branlière au Nord et le colonel Félineau au Sud firent leur jonction à l'ouest du Massif en décembre 1907. 

colonnes-Branliere-et-Felineau

Pour le cliché suivant, à nouveau il ne s'agit plus des événements, mais simplement de la frontière car les événements sont réputés terminés

Boumendil--579-sidi-bel-abbes  Les occupations pacifiques peuvent reprendre: Bénichou avec sa charette, chargée de ravitaillement, fait une halte près de la source Tagertila (traversée entre Seldon et Sidi-Aïssa). 

Boumendil-Martimprey-718  La Grande rue à Martimprey-du-Kiss

Cependant autour de Casablanca, notamment dans la Chaouïa, Moulay Al Hafid par ses émissaires encourage au soulèvement contre les "roumis", en l'occurence l'armée française. Le général Drude avait demandé de nouvelles troupes avant de partir à la retraite. Il laisse son commandement  au général d'Amade. Nathan BOUMENDIL observe le départ de ces troupes en train depuis Oran vers Casablanca. Ces unités seront engagées dans l'affaire surprise de Dar-Kseïbat (1 et 2 février), ainis que dans le combat de Zaouïet-el-Mekki, dirigé par le général d'Amade en personne (5-6 février 1908). 

Boumendil-frontiere-821-Oran  Le titre "Événements de la frontière Algéro - Marocaine " n'est pas vraiment adapté puisque l'Escadron du 18e train des équipages part vers Casablanca et Berrechid en janvier 1908 pour s'opposer au soulèvement de la Chaouïa fomenté par Moulay Al Hafid contre son frère le Sultan. 

Boumendil-frontiere-827-Bavouzet  Le 5e Bataillon du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens fut également engagé dans la Chaouïa en février 1908. Nathan Boumendil a pris ce cliché au cours du mois de janvier. (La signature du photographe est au verso de la carte).

UNE PARENTHÈSE DANS LA NUMÉROTATION DES CLICHÉS DE NATHAN BOUMENDIL

"LA COLONNE DU HAUT-GUIR"

La colonne du Haut-Guir fut en opération en aout - septembre 1908 aux abords de Bou Denib. Nathan Boumendil créa une numérotation particulière à cette occasion. Ce qui fait qu'il s'agit d'une série à part d'une cinquantaine de clichés. 

Boumend-12-Colonne-haut-guir Cette colonne fut conduite par le colonel ALIX qui dépendait du Général VIGY. Elle obtint tous ses objectifs. La légion ne fut associée à l'opération qu'après que les officiers de renseignements aient analysé qu'il fallait des troupes d'expérience. Nathan Boumendil connaissait surtout le 1er Étranger.

Haut-Guir-15-Bou-Denib La bataille de Bou Denib fut précédée par une préparation minitieuse du Chef de bataillon Fesch et de son artillerie. 

Boumendil-Haut-Guir-28-41  Nathan Boumendil inclut dans ses clichés les "scènes et types" ainsi que l'architecture des portes fortifiées. 

Boumendil-29-Haut-Guir-1911  Autre fortification, autre porte, le Ksar des Ouled Hali.  

Boumendil-31-Colonne-Haut-guir-Bou-Denib Le Ksar de Bou Denib, vue des terrasses dans sa palmeraie.

ENTRE SEPTEMBRE 1908 ET MAI 1912

Boumendil-Jeune-femme-juive-de-Debdou-cliché-1019

Nous ne connaissons pas précisément où vit Nathan BOUMENDIL pendant cette période. Il est probable qu'il revient à Sidi-Bel-Abbès où grandissent ses deux enfants et où vit sa jeune femme. Lyautey n'est plus à Oran, il a été muté à Rennes en 1910. Nathan s'est-il installé à Debdou ? A-t-il participé à la création du village voisin de Taourirt en 1911 ? Cette même année le sultan Abd-el-Aziz a été détronné par son demi-frère Moulay Al Hafid. Nous apprenons que le père de Nathan est décédé en 1911 à Sidi-Bel-Abbès; Nathan et Cety ont eu un fils Léon né en 1912. Une photographie d'une jeune femme juive de Debdou, nous incline à penser qu'il a choisi vers 1911 de vivre avec Cety et ses trois enfants au village neuf de Taourirt, proche de Debdou. 

N

LA SÉRIE "LA FRANCE AU MAROC ORIENTAL" commencée à Oujda puis interrompue par les événements frontaliers reprend, mais à partir de la demande du Protectorat le 30 mars 1912 par Moulay Al Hafid à Fez la signature de Nathan BOUMENDIL change: il déplace le siège de son entreprise à Taourirt au MAROC.                  .     Boumendil-1104-Merada-Taourirt Bibi, juif marocain, assassiné dans la Casba de M'SOUM le 18 mai 1912 et ramené dans un chouri à MERADA. 

Boumendil-porte-Merada-Taourirt-1912

Moulay Al Hafid a demandé le 30 mars 1912 le Protectorat de la France, dont les troupes sont venues pour le libérer des tribus qui l'assiégeaient à Fez, se rebellant contre les impôts dont ils les chargeait. Au début du Protectorat Nathan Boumendil prend des photos à Merada. Certaines sont incluses dans sa collection chronologique et portent un numéro, d'autres sont "hors série", prises postérieurement aux événements, comme celle de la porte de Mérada.

Nathan Boumendil retrouve le Général Lyautey devenu Résident général du Maroc. 

 

Boumendil-Merada-morts-1105  Lors de la nuit du 16 au 17 mai eut lieu le combat de Merada. Boumendil est présent le lendemain pour garder le souvenir de sa rudesse.  

Boumendil-1120-AIN-FRITISSA Nathan Boumendil suit les opérations sur Aïn Fritissa.

Boumendil-1141-blessés-legion-Taourirt Blessés au combat de Meharidja (9 avril 1912) à l'hôpital tout neuf de Taourirt.  

Boumendil-1197-Camp-Alix-Girardot Juillet 1912 - Une vue partielle du camp de Taourirt - Rentrée des troupes des généraux ALIX et GIRARDOT - Derniers éléments de la colonne de Fritissa

Boumendil-oriental-M'çoun-1217-Mercantis  Le camp de M'ÇOUN , à proximité, le café des mercantis.  

Boumendil--Oriental-M'çoun-1233-FERAUD-SIDI-HOCHEIN Le colonel PERAUD avec le Chérif SIDI-HOCHEIN, le Cadi des HAOUARAS et deux officiers du service des renseignements.

LA SUITE DE CLICHÉS SUR GUERCIF  

Boumendil-1239-Guercif-Tour-observation  La tour d'observation de Guercif

Boumendil-1240-GUERCIF Vue partielle du camp de Guercif.  

boumendil-Guercif-1246-ruines-casba  GUERCIF - Les ruines de la casba. Les mêmes ruines animées. 

Boumendil-Guercif-1247-Casba Les goumiers après une excursion dans la Casba se reposent au milieu des ruines.

Avec une autre numérotation nous trouvons un cliché qui se rapporte aussi à Guercif, mais à une date bien postérieure. 

Boumendil-42-Guercif-equipe-foot L'équipe de Football de Guercif.

 

Boumendil-1254-Safsafat-compagnie-montée 2  Redoute de SAFSAFAT: un coin du camp de la compagnie montée.  

Boumendil-1262-Safsafat-Reduit-Canon-80 Réduit de SAFSAFAT - Canon de 80 et Poste optique.  

Boumendil--oriental-Safsafat-1264-Redoute  Redoute de SAFSAFAT installations intérieures.  

Boumendil-1273-Safsafat-Blockaus Blockaus de SAFSAFAT avec les officiers du poste au pied du drapeau.  

Boumendil-oriental-1281-ALIX Remise des décorations aux généraux ALIX et GIRARDOT avant le défilé des troupes.  

Boumendil-Taourirt-rue-centrale  TAOURIRT - La rue centrale. En moins de deux ans le village, où Nathan Boumendil s'est établi, a accueilli de nouvelles constructions.  

Boumendil-Taourirt-1184-Le-Brigadier-de-la-Gendarmerie-Prevot-dressant-proces-verbal-au-Village Le brigadier de gendarmerie PRÉVOT dressant procès verbal au Village de Taourirt.  

Boumendil-Taourirt-1191-Batterie-de-montagne  Batterie de Montagne, prête à défiler à Taourirt.  

 

 

Boumendil-1281-oudjda-Sidi-assem

Nathan Boumendil, depuis le nouveau lieu de domiciliation de son entreprise de photographe-éditeur ne néglige pas de trouver des occasions de revenir à Oujda, même s'il suspend l'utilisation de sa rubrique "La France au Maroc oriental"

Il met en valeur les monuments d'Oujda en ajoutant à ses clichés celui du marabout Sidi Assam; où il photographie des enfants.

 

 

Boumendil-oriental-1280- Alix-Janvier-1913 Devenu Général, le vainquer de Bou Denib honore les nouveaux décorés et notamment Gouraud qui le dépasse d'une demi-tête.

 

Boumendil-Camp-Berteaux-1301-sept-1913  La petite Casba du Caïd BENI OUKTI des OULED ALI détruite dans la nuit du 19 au 20 septembre 1913 par un Djich des BENI BOU YAHI qui assassina l'homme et la femme qui habitaient la Casba et s'emparèrent d'un troupeau de 300 bêtes.

Boumendil-Taourirt-1324-Maison-Ferrer  Décoration de la maison FERRER à Taourirt lors du 14 juillet.  

Boumendil-Taourirt-1325-Maison-Bremond-Kico Décoration de la maison Bremond (dit KIKO) le 14 juillet à Taourirt.  

Boumendil-Oriental-1335-Lyautey Voyage du Général LYAUTEY au Maroc Oriental accompagné des généraux GOURAUD et HENRYS et leur Etat-Major, avant le défilé des troupes.

La plus âgée des filles de Nathan, Étoile-Suzanne BOUMENDIL se marie à Sidi-Bel-Abbés le 7 juin 1922.

Séries supplémentaires: Nathan BOUMENDIL a réalisé aussi des photos dans la série MAROC, plus tardive et une série avec une sélection de ses clichés anciens pas encoré édités en cartes postales.

LA SÉRIE MAROC: 

Boumendil-Maroc-16-Mauresque-1920-25  Mauresque dans son intérieur. Edition vers 1925.

DERNIÈRE SÉRIE :  

Série éditée par Nathan BOUMENDIL & FILS, mais imprimée par les frères Lévy (LL) vers 1926

Boumendil-mrk-Djemaa-el-Fna-Taourirt-26 Nous ne savons pas quel est le fils ou quels sont les fils de Nathan associé à cette édition. Est ce l'aîné Albert né à Sidi-Bel-Abbès en 1902 ? Est ce le deuxième fils Léon (24 ans en 1926 ), lequel eut deux soeurs plus jeune: Marinette et Odette et un frère Joseph plus jeune encore ? En tout cas ce cliché est exactement le même que celui diffusé avec le même numéro 26 par les éditions LL.

Le photographe inconnu des frères LÉVY et de leur successeur NEURDEIN et LEVY est donc de la famille BOUMENDIL. Il suffit de comparer les deux clichés pour s'en assurer.

27LL-CP M'Kech ancien_Place Djemaa El Fna 21 

En conclusion de cette étude sur le photographe Nathan BOUMENDIL, nous réalisons une découverte. Nous étions partis de Marrakech en mars 1907 avec le meurtre du Docteur Mauchamp, nous voilà de retour à Marrakech en ayant identifié le photographe inconnu qui fut le plus complet sur le patrimoine architectural de la Médina. Voir:  Photographe inconnu 

Michel de Mondenard

Cet article ne peut être copié sans l'accord écrit de l'auteur et sans la mention de l'édition: Mangin de Marrakech , 22 décembre 2018.

Notes: Il existe de nombreuses photographies de Nathan BOUMENDIL autres que celles des deux thèmes principaux présentés plus haut, notamment sur la Légion étrangère, la Colonne du Haut-Guir, la Colonne de la Moyenne Moulouya, mais aussi sur d'autres villes que Marrakech comme Tétouan, Taza, Meknes, Bou-Denib, Taourirt, etc... Marc Bedjaï et Françoise Pochon-Wesolek ont publié en 2015 : Nathan Boumendil au Maroc, 1912-1929, à Lille : Édition Mélampédie. Comme nous l'avons vu il a commencé son activité à Verdun-sur-le-Doubs bien avant 1912.

Maison de la photographie de Marrakech : Nathan Boumendil

 

28 novembre 2018

LA VILLA BEL AIR RAYÉE DE LA CARTE DU GUÉLIZ

2018 ANNÉE FUNESTE : APRÈS LE CINÉMA-THÉÂTRE LE PALACE C'EST LA VILLA BEL AIR QUI DISPARAIT
À MARRAKECH L'ANNÉE 1440 DE L'ÉGIRE COMMENCE DANS LES GRAVATS...
Le Maréchal Lyautey découvrant en 1912 plusieurs palais inoccupés de Marrakech avait donné des instructions pour qu'ils soient affectés à l'administration ou à l'état chérifien. Il voulait conserver le patrimoine des marocains afin qu'il ne disparaisse pas comme cela aurait été le cas si ces palais dépendaient d'intérêts privés.
C'est ainsi que le palais de la Bahia est devenu direction régionale, le palais Dar el Beida abandonné par le Sultan Moulay Abd el Aziz servit d'hôpital militaire, Dar Moulay Ali a accueilli la résidence du chef de région, Dar Si saïd fut transformé en musée. Aujourd'hui ces édifices participent de la beauté de Marrakech et enchantent les touristes qui cherchent à les visiter.
Cependant les autorités responsables aujourd'hui du patrimoine des marrakchis le laissent s'évanouir.
La VILLA BEL AIR était d'une architecture tout à fait originale, avec sa toiture à quatre pentes et ses quatre chiens assis, elle ne ressemblait à aucune autre à Marrakech et elle existait déjà en 1917. Des cartes postales éditées par le photographe Félix en témoignent. Elle venait de dépasser les cent ans. C'était l'une des premières maisons du quartier du Guéliz. Elle aurait pu servir à contenir un musée de la Création de ce quartier et de sa vie à partir de juillet 1913.

Bel-Air_rue-du-Haouz-Poincaré-1917 Photo Félix 1917- Sitiuation 31 avenue du Président Poincaré (ex avenue du Haouz), devenue avenue Hassan II.

La Villa Bel Air a été livrée aux démolisseurs ce mois ci.

Bel-Air-en-démolition On remarquera la charpente impeccable après cent ans d'existence.

Pauvres marrakchis d'aujourd'hui qui voient leur patrimoine immobilier disparaitre par lambeaux.
Le cinéma théâtre Le Palace a disparu récemment. L'ancien Marché central n'est plus. Le Régent fut parmi les premiers abattus. Qui se soucie du patrimoine immobilier du Guéliz ?
C'était une villa qui tenait bon et dont la toiture était couverte de tuiles vernissées dans la tradition du pays. Ses boiseries originales permettaient de garder la fraîcheur même les jours les plus chauds.

P1070569 Ce fut un temps la maison du Docteur Accart qui y avait son cabinet de consultation. Danèle sa fille (en rouge) y était venue il y a quelques mois avec son amie Danièle Berthelemy (en blanc), fille du Dr Berthelemy. Deux docteurs qui étaient particulièrement appréciés par les marrakchis.

P1070564 Sur la photo on voit l'entrée du cabinet médical par la rue adjaccente. Cette entrée fut murée en incluant dans le mur les deux marches par lesquelles on y accédait. 

P1070567

Combien de patients ont passé ces deux marches pour se faire soigner? Quel immeuble va faire disparaître à jamais la fraîcheur de ce jardin ?

Lesxmarrakch'amis sont profondément attristés de cette disparition, non seulement pour la conservation d'un patrimoine irremplaçable, mais aussi pour ce que cette maison représentait.

Chacun pourra ajouter un mot parmi les  commentaires au bas de cette page à la mémoire de cette maison bordant l'avenue Raymond Poincaré ou en souvenir du docteur et de sa famille.

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15 novembre 2018

NOS AMIS DISPARUS - LA MORT DU POÊTE

CHRISTIAN VIALA CONNU AUSSI SOUS LE NOM DE PLUME DE DURIEUX NOUS A LÉGUÉ DES POËMES QUI PARLENT À NOS COEURS. 

Il est décédé alors que les feuilles tombent des chataigniers des Cévennes en automne. L'inhumation aura lieu le vendredi 16 novembre 2018, à 11 heures, au cimetière d'Alès (Gard), dans la sépulture familiale. Christian avait aussi beaucoup d'amis à Toulon et sa région.

ROBERT LUCKÉ NOUS INFORME AUSSI DU DÉPART D'UN AUTRE DE SES CHERS AMIS ROBERT BONIFACE AU MILIEU DU MOIS D'OCTOBRE À MONTPELLIER

NOUS SAVONS PAR SA SOEUR MONIQUE QUE ARMAND AMZALLAG, ANCIEN DU LYCÉE MANGIN EST DÉCÉDÉ EN ISRAEL 

"J'espere si c'est possible de toucher les anciens amis marrakchis de mon frÈre Armand Amzallag qui ont fréquenté le cours complementaire GEORGES ET MAURICE LEVEN ET L'EX LYCEE MANGIN ENTRE LES ANNEES 1950 A 1956 pour annoncer le deces de mon frere bienaimÉ a l'age de 83 ans le 2 novembre 2018 a Ashquelon Israel à la suite d'une leucemie dont il a beaucoup souffert. Sa perte pour notre famille est immense."

ARMAND-amzallag-LYCEE-mangin-1954-seconde-2 La classe d'Armand en 1955-56 avec le professeur RZETELNY. Nous espérons que ceux qui les connaissent préviendront ses anciens camarades de classe. (Photo Daniele Accart-Pavy). ARMAND est rang du haut le 3e à partir de la gauche avec la tête légèrement de profil. Les noms des élèves identifiés sont Jean-Jacques WACHSMUTH,  LUCIANI, Armand AMZALLAG, Albert ASSOULINE, Jean CERVONI, André HAZAN, PEREZ, Aimé LEVY. MOULOUD, J.P. SANANÈS, Joseph ASSOULINE, Salomon PEREZ, BITTON, Roger SULTAN, Danièle ACCART/PAVY, Mérito ELMOZNINO, du COLOMBIER, NAHMANY. S'ils ont reçu ce message ils peuvent faire signe en écrivant un commentaire.

Les anciens de Marrakech et du Lycée Mangin s'associent au deuil et à la peine de toute la famille d'Armand Amzallag et remercient Monique de leur en avoir fait part.

 CHRISTIAN VIALA - DURIEUX 

Christian-Durieux-2580

 Ancien du Lycée Mangin, Christian fut journaliste à la radio, écrivain et poëte.

Nous reproduisons plus bas un poême plein d'émotions écrit pour les anciens de Marrakech à Toulon en 2003.

Ses livres:

 

- Souk d'embrouilles à Marrakech - 2006

- Les calèches de Marrakech - 2007

- Objectif SNA JADE - 2008

- On se retrouve demain ... Salut ! Presses du Midi Ed. Toulon 2013.

« On se retrouve demain. Salut ! ». C'est par ces mots que l'auteur terminait ses matinales lorsqu'il travaillait dans les « locales » de Radio France. Avant cela, il était passé par le music-hall, le cabaret, la télé, les radios commerciales. Il avait plusieurs cordes à son arc : animateur, reporter, comédien et même producteur. Dans ces quelques pages, il nous livre ses souvenirs, avec humour et avec un certain recul. Il en profite aussi pour régler quelques comptes ! « On se retrouve demain. Salut ! » Une façon plaisante de plonger dans ce monde de l'audiovisuel, plein de paillettes, de rires, mais qui cache aussi des déceptions, des injustices et des peines.

Rappelle-toi ami, ta jeunesse passée

Sous le soleil ardent d'unéternel été.

Rappelle-toi ami, l'odeur des orangers.

Rappelle-toi ami, et puis n'oublie jamais.

 

Les remparts, l'Hivernage, les neiges du Toubkal,

Les fiacres trottinant, les jardins de l'Agdal.

Les souks, la Palmeraie et l'avenue Mangin.

Les caravaniers devant leurs dromadaires,

Descendus à pas lents du haut pays berbère.

Les petits ânes bruns au regard triste et doux,

Chancelant sous leurs charges: Hara! Hara zidou!

Spectacle permanent; la place Djemaa el Fna !

Les charmeurs de serpents, plus loin la Koutoubia.

Les marchands de brochettes agitant leur rabouz,

Les chfinges et l'ataï pour un chouïa de flous.

Les moutchous débrouillards qui cirent les chaussures

Ou guident l'étranger, ou gardent les voitures.

Les femmes en djelabah marchandant des kermous,

Tandis qu'un groupe d'hommes vêtus de leurs burnous,

Assis dans un café, sirotent le kaoua.

 Un taxi surchargé file vers Bab Doukala.

L'air sent bon les épices et le soleil est chaud.

Ce qui fait la fortune de quelques porteurs d'eau.

Les touristes ravis par les danseurs Gnaoua.

S'en vont, en ribambelle, voir une Médersa.

Et toi, tu vivais là, dans ce décor grandiose !

Enfant habitué à côtoyer ces choses,

Tu rêvais, insousciant, sous les jacarandas,

Respirant à plein nez l'odeur des acaccias.

Tu courrais dans la rue de l'immeuble Gidel,

Et le bruit de tes jeux s'élevait jusqu'au ciel,

Atitcha la fava et au quinet aussi,

Dans les allées fleuries des jardins du Hartsi.

Semelles crêpes, chapeau mou, la valise !

Cris de guerre joyeux dans les rues du Guéliz !

L'Histoire d'un jour pourtant t'es tombée sur la tête !

Tu as fait tes paquets, adieu les Djebilettes !

Fini la ville rouge, il t'a fallu partir !

Maintenant tu vis loin, avec tes souvenirs.

Mais tout au fond de toi, c'est le sol marocain.

Et tous ces souvenirs de quand tu étais gamin,

T'aideront aujourd'hui à attendre demain.

 

Rappelle-toi ami, ta jeunesse passée,

Sous le soleil ardent d'un éternel été.

Tappelle-toi ami, l'odeur des orangers.

Rappelle-toi ami, et puis n'oublie jamais i

Les anciens du Lycée Mangin, ses amis de Marrakech expriment leurs condoléances à ses proches. Ils auront une pensée pour le poête.

 

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ROBERT BONIFACE NOUS A AUSSI QUITTÉ

Robert a fait partie de l'équipe de Rugby de l'ASAM qui vainquit le RUC de Casablanca. La presse dans ses pages sportives avait mis en valeur la qualité de ses placages sur les joueurs adverses. Robert est décédé le 14 octobre et la cérémonie d'obsèques a eu lieu le 19 octobre à Montpellier où il vivait..

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Il pratiquait aussi le cross; et le demi-fond : 1000, 1500, 3000 où il a gagné de nombreuses médailles.

80165727_o Avec le sport il s'était fait beaucoup d'amis qui sont tristes aujourd'hui.

Boniface-robert-cigogne-MRK-1980

Il aimait se dire originaire de Marrakech et ancien élève du Lycée Mangin. Marrakech était un peu comme son nid où comme un oiseau il aimait revenir chaque année après la migration. C'est pourquoi il n'est pas étonnant qu'il fut fasciné par les cigognes aux nids perchés sur les murs. Il aimait les photographier. 

 Les marrakchis expriment leurs condoléances à sa famille et tous ses proches.

Ceux qui voudraient exprimer leurs condoléances peuvent le faire en écrivant un commentaire au bas de cette page. Il est possible aussi de rajouter des récits, des poêmes ou des pensées à l'intention d'Armand, Christian et Robert et de leurs proches.

11 novembre 2018

LA FIN DE LA GRANDE GUERRE - LES TROUPES MAROCAINES

HOMMAGE À TOUS LES POILUS

NOMBREUX SONT LES SOLDATS QUI FRANCHIRENT LA MÉDITERRANÉE POUR AFFRONTER LES TROUPES ALLEMANDES, AUTRICHIENNES ET BULGARES.

LES PHOTOGRAPHES ET LES ARTISTES METTAIENT EN VALEUR LEUR ENGAGEMENT 

grande-G-spahi-2

 

 

Un spahi blessé à la bataille de Charleroi, peint par l'artiste Orange en 1914.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Zouaves et Tirailleurs venus du Maroc, en réserve avant de remonter au front.        

Le 11 novembre 1918 le Maréchal Foch accompagné du général Weygand et de deux amiraux britanniques recevait l'accord du gouvernement allemand par l'intermédiaire de ses représentants sur les conditions imposées à l'Allemagne concernant la livraison de ses armes et les réparations dues aux alliés. Cet armistice était signé à Rethondes pour 36 jours renouvelables. Il fut effectivement renouvelé en janvier et la paix ne fut finalement signée à Versailles que le 28 juin. Le défilé de la Victoire eut lieu sur les Champs Elysées le 14 juillet 1919, huit mois après le cessez-le-feu.bombled-defile-de-la-victoire-1-1  Toutes les troupes Alliées furent représentées:Canadiens, hindous, australiens, japonais, polonais, roumains, serbes, italiens bersaglieres, italiens alpins, marins anglais, écossais Le défilé fut conduit par les maréchaux Joffre, suivis de Foch et Pétain. Les marocains furent aussi du défilé

bombled-defile-de-la-victoire-marocains De gauche à droite:  Chasseurs à pied, fusiliers marins, légion étrangère, sénégalais, marocains, malgaches, zouaves, tirailleurs algèriens, spahis algèriens, cavalerie, spahis marocains.

N'oublions jamais ce que nous leur devons.

 

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05 novembre 2018

CHRONIQUE GASTRONOMIQUE : LE PETIT POUCET DU GUÉLIZ

Les anciens marrakchis sont les mieux placés pour évoquer les restaurants de Marrakech qu'ils ont fréquentés ? Mais les clients extérieurs ont papillonné dans plusieurs établissements découverts en quittant leur bled. Jean-Yves TRAMOY, un blédard, nous conte ses expériences gastronomiques dans l'un des restaurants les plus célèbres du Marrakech d'autrefois. 

photo n° 1 maison rose du village minier de Bou Tazoult

photo n° 2 maison noire du village minier de Timkkit

1 et 2 - Les villages d'Imini rose ou noir.

Parfois nous quittions notre village aux maisons roses, tachées de noir par le manganèse des mines de l'Imini, traversions le Haut Atlas pour « descendre » à Marrakech la Rouge. 

Les jours précédant ce déplacement notre excitation croissait jusqu'à l'heure du départ, et nous ne craignions pas de quitter notre lit douillet pour partir sous la clarté d'une lune déclinante.

Aux premiers rayons du soleil, après avoir traversé le bourg ensommeillé d'Igherm N'Ougdal et franchi la barrière des Ponts et Chaussées, nous abordions les virages plus serrés du col du Tichka, puis attaquions la descente sinueuse jusqu'à Taddert. 

photo n° 3 la route sinueuse du Tichka en 2000  3 - La route sinueuse du Tichka, sérieusement améliorée récemment. Mais les camions se sont-ils amélioré aussi ?

Le danger ne venait pas que de la route elle-même, il fallait lire aussi les trajectoires des véhicules venant à notre rencontre, souvent irrespectueux du code de la route, ou imprudemment arrêtés en bord de route. En panne souvent, capot relevé, radiateur fumant, ou chauffeur allongé sous le châssis à colmater une fuite. Une fois dépassé le village de Toufliht à la source bienfaisante, la route s'améliorait progressivement jusqu'à Aït Ourir, puis devenait roulante jusqu'à la ville.    photo n° 4 végétation luxuriante près du jardin Majorelle  4 - Végétation luxuriante de Marrakech, près du jardin Majorelle.  L'arrivée à Marrakech, pour nous, était comparable au mirage rencontré par les méharistes dans le désert. 

photo-5-villa Sacem-Aomar Noukrati

Nous n'osions y croire, tant la cité Rouge nous éblouissait par la luxuriance de sa végétation colorée, par ses artères larges bordées d'habitations élégantes et fleuries ! 

5 - L'escalier de la villa SACEM, avec son gardien Aomar Noukrati.

Nous allions séjourner dans la rue Sebou, à la villa S.A.C.E.M., du nom de la société employant mon père. 

photo n° 6 l'église des Saints Martyrs

 

6 - Église des Saints Martyrs

Cette rue se prolongeant vers l'église des Saints Martyrs et le lycée Mangin en traversant l'avenue Mangin. Des points communs avec nous, puisque l'église des Saints Martyrs a contenu des fresques peintes par Dom BOUTON, à l'identique de notre chapelle de Bou Tazoult. Et que le lycée Mangin a hébergé plusieurs élèves venus des mines d'Imini, dont moi. 

Lycee-mangin-7

7 - Le lycée Mangin.

Que de souvenirs dans cette asile verdoyant en centre ville, malheureusement détruit au profit d'un immeuble neuf.

Après le passage devant la gare routière de Bab Doukkala, les effluves des faux poivriers et des orangers amers bordant les rues flattaient nos narines ouvertes à tout vent, quand les pétarades des vélomoteurs ne venaient pas s'immiscer dans leur fragrance délicate. Un parfum caractéristique de néroli ressenti encore aujourd'hui, gardé en mémoire … malgré notre éloignement de ce Maroc embaumant.

8 - Avenue Mangin bordée d'orangers, … et ses fumées d'échappement. 

photo n° 8 avenue bordée d'orangers et ses fumées d'échappement

 Sitôt la voiture garée et les valises posées dans notre nouvelle chambre, nous quittions au plus vite la villa pour gagner le quartier du Gueliz en inspectant soigneusement les vitrines des magasins : spectacle inédit pour nous les bledards du sud. Suivant notre âge, certaines vitrines attiraient davantage notre attention. Je me souviens particulièrement de la vitrine du marchand de jouets, vitrine animée à Noël par un train électrique commandé par le contact de la main sur la vitre. Ah, combien je l'ai aimé ce marchand de jouets !

Maman et les filles visaient plus particulièrement les magasins d'habillement et de chaussures, tandis que Papa réservait ses pensées à son rendez-vous dans le magasin de matériel minier installé dans la rue de Yougoslavie toute proche. Mais le meilleur restait à venir … 

A Marrakech pour déjeuner nous avions nos habitudes dans plusieurs établissements, tant en ville du Gueliz qu'en médina. De toute façon, nous les enfants, nous étions contents de tout changement dans notre vie. L'attrait des achats, les marchandages dans les souks, tout nous plaisait. Sans oublier les repas dont l'ambiance variait en fonction du restaurant. Nous en avons fréquenté beaucoup, et apprécié quelques-uns pour leur accueil, leur décor, leur carte succulente, leur animation, parfois la seule personnalité du patron ou du serveur. 

Notre sélection : La Taverne, le Rex, Le Poussin d'Or, le Petit Poucet, … et j'en oublie. Certains existent encore, tout en ayant fatalement changé plusieurs fois de propriétaires, d'ambiance, de menu.

photo n° 9 façade du Petit Poucet

Une banque a remplacé le Rex. Beurk ! La Taverne et le Poussin d'Or persistent à régaler les gourmets.

9 - La façade rose du Petit Poucet

« Le Petit Poucet »: j'ai fréquenté cette institution de cuisine française à Marrakech, au coin de l'avenue Mangin et de la rue Verlet Hanus, dans la période 1952-1968. 

Une façade rose à rayures blanches, une grande baie vitrée à guillotine, en métal vert, s'ouvrant largement au courant d'air quand la chaleur le commandait. La climatisation n'existait pas encore, et les arcades apportaient l'ombre indispensable aux clients désireux d'occuper les tables du premier rang.

La porte d'entrée voisine menait à un petit couloir dirigeant vers une salle vaste, haute de plafond, aux tables nappées de blanc et dressées de vaisselle blanche brillante.

Se détachant sur la peinture vert céladon des murs, sise entre la porte des cuisines et celle des toilettes, trônait le comptoir en bois brun de la caisse tenue par une dame d'âge mûr coiffée d'un chignon sage. Immuable présence, presque surnaturelle, … mais rigoureuse dans les comptes et attentive au bon déroulement du service en salle. Très discrètement, d'un geste simple elle savait quand intervenir auprès du serveur, ou de sa voix doucereuse auprès de son mari lors de la prise des commandes. Les clients se sentaient chouchoutés, et leur satisfaction était l'objet de toute son attention depuis son petit comptoir.

Malgré le volume de la pièce et l'amplitude des conversations des clients, peu d'éclats de voix venaient perturber la sérénité du service et le calme souverain du serveur : la saveur des plats retenait toute l'attention des dîneurs. 

Aller au restaurant était une fête. Surveillés par nos parents, nous nous tenions bien à table, droit sur notre siège, les mains de chaque côté de l'assiette, sages, propres, polis et respectueux dans nos conversations. Nulle envie de gâcher ces moments rares. 

photo n° 10 melon vert à la peau

10 Melon vert, dont la peau imite les zelliges marocains.

C'est là que nous avons découvert le melon vert, ce gros melon au goût sucré, servi coupé en deux, rafraîchi par des glaçons, que les adultes pouvaient additionner d'une rasade de Porto. Un délice avant le plat principal … lequel arrivait quand notre faim avait subi un net coup d'arrêt devant la profusion des hors d'oeuvre variés intercalés. Nos yeux étaient déjà plus gros que le ventre. Mais comment refuser les trois petites côtelettes d'agneau grillées, installées sur un lit généreux de haricots verts et de pommes de terre sautées. 

Ouf ! Non pas ouf ! Parce que le dessert suivait, à choisir parmi la corbeille de fruits, la crème caramel, la mousse au chocolat et autres fantaisies pâtissières. Repus, nous l'étions, certes ! Repus et ravis d'avoir participé à de telles agapes inhabituelles dans notre bled

Cela ne brisait pas notre élan pour courir les magasins pendant l'après-midi, pour rendre visite aux commerçants déjà connus et pour en découvrir d'autres selon les besoins et les envies.

C'était les années soixante ! Nous avons quitté le Maroc en 1968, avant d'y revenir pour un passage professionnel plus furtif. 

photo n° 11 hôtel La Menara près des remparts

photo n° 12 petit taxi sillonnant les rues11 - Hôtel La Menara, ancien hôtel luxueux à l'époque, mais qui a fermé depuis à cause de sa décrépitude.

En 2001, plus exactement au mois de mai, j'ai eu plaisir de retrouver le petit Poucet lors d'un séjour touristique pour y accompagner Maman dans sa quête de souvenirs. A peine débarqués de l'avion, une fois les bagages déposés à l'hôtel La Menara, pressés de retrouver nos traces dans cette ville attachante, un petit taxi nous a conduit directement au petit Poucet pour y déjeuner.

12 La flotte des « Petit taxi » marrakchi a bien évolué depuis, et s'est modernisée.axi, 

Le murs étaient toujours habillés de la même fresque figurant le Petit Poucet enjambant l'ogre étendu sur l'herbe. Même après son ultime déménagement, un peu plus loin sur l'avenue devenue Mohamed V, la fresque immense, transportée, dominait encore la salle. 

photo n° 13 angle Mohamed V et Verlet Hanus - copie

 13 - La vitrine du Petit Poucet protégée par des toiles à la saison chaude (derrière l'enseigne XBEL).

Derrière les toiles tendues sous les voûtes pour protéger des assauts du soleil sur la vitrine, le petit Poucet résiste.

Mais, envolée la caissière au chignon, et avec elle son comptoir devenu inutile.

Des personnes connues lors des années soixante, seul restait l'inamovible serveur, légèrement dégarni, à peine plus bedonnant, élégant dans son éternelle veste blanche immaculée. Affable et débonnaire. Il cumulait service et prise de commande, sous les yeux de son nouveau patron, charmant mais inactif, lui laissant la responsabilité de tout le travail quand la salle n'était pas remplie.

Pas de changement notable dans le menu non plus. La cuisine était restée à l'identique, copieuse, agréable, simple, … bonne en d'autres termes. Affamés par le voyage et déçus par les plateaux servis dans l'avion, nous avons fait honneur au repas, avec les éternelles côtelettes d'agneau retrouvées sur la carte.

… mais nous étions sans le sou ... marocain pour payer l'addition. Pas de problème : le distributeur automatique de la BMCE Banque installé de l'autre côté de l'avenue Mohamed V devait me permettre de retirer l'argent nécessaire. J'y cours … mais horreur : il est en panne. Me voilà, nous voilà bien embêtés. Que faire ? Sinon avouer notre embarras au serveur. Celui-ci, plein de sa bonhommie habituelle, sans même en référer au patron nous rassure et nous convie à repasser payer plus tard, quand nous aurons trouvé un distributeur efficace. Nous sommes restés cois, car sur la foi de nos conversations tenues à table il en avait déduit que nous étions des anciens du Maroc, des habitués du restaurant et il nous faisait confiance, … et son patron également.

Nous voilà partis, à l'aventure dans la grande ville, tellement changée depuis nos séjours antérieurs. La griserie du retour, la succession des découvertes nous ont fait oublier cet épisode du restaurant, et ce n'est que le lendemain matin que, honteux et confus, la chose nous est revenue à l'esprit.

Dès lors, laissant en plan nos envies de parcours dans Marrakech, nous sommes retournés déjeuner au Petit Poucet pensant le patron et le serveur inquiets de ne pas nous avoir revus la veille au soir. Que nenni ! Ils nous ont accueilli comme si nous étions des nouveaux clients, nous ont installé à la meilleure table, … et nous ont annoncé, preuve en main, que nous avions eu raison de ne pas payer la veille parce qu'il y avait une erreur dans l'addition, erreur en notre défaveur. Un coup de Monopoly ? Effectivement après calcul nous aurions été amputés de quelque chose comme 6 Dh. La galère ! Près de 50 centimes d'euro ! Ouille, ouille, ouille la tuile (lol). Tout est bien qui finit bien après avoir réglé la totalité des deux additions. Bien entendu le pourboire a été conséquent pour le serveur, à la satisfaction de son patron, souriant jusqu'aux oreilles.

Plus tard le restaurant a émigré temporairement au 56 avenue Mohamed V, non loin de là vers la route de Casablanca. 

Et il a disparu définitivement au début des années 2000, emportant avec lui la fresque célèbre du Petit Poucet, à l'artiste méconnu. 

La retrouvera-t on à Bab Khemis dans le fatras des vieilleries en vente ? Avis aux chineurs, on ne sait jamais. 

Malgré sa disparition définitive, le restaurant est toujours présent sur les annuaires :Le Petit Poucet 56 avenue Mohamed V 40000 Marrakech Téléphone :+2+212 524 448 238. Tentez votre chance, réservez une table … virtuelle !

Si vous possédez la photo de la fresque du Petit Poucet ou du restaurant lui-même, n'hésitez pas à les envoyez au webmaster pour l'installer sur le blog. 

Merci à Jean-Yves pour la relation de ses souvenirs qu'il partage avec nous. Le blog accueillera volontiers d'autres textes, avec ou sans photos, qui nous aideront à nous replonger dans le Marrakech des anciens. Nous lui en sommes reconnaissants tout comme nous le serons à l'égard de ceux qui suivront son exemple.

Petit-Poucet-restaurant

 

31 octobre 2018

LA TOUSSAINT - LES ANCIENS MARRAKCHIS DÉCÉDÉS DEPUIS JANVIER 2010

Ils ont vécu à Marrakech, certains y sont nés. ils sont décédés après 2009 ne les oublions pas et pensons à leurs familles .  

Grace à la revue Salam Marrakech nous pouvons retrouver la trace de personnes que nous avons connues, d'amis que nous avons perdu de vue. Votre blog Mangin@Marrakech a réalisé une liste d'un nombre important d'anciens marrakchis, avec la date et le lieu de leur décès, là où les aléas de la vie les avaient dispersés. Ces informations sont souvent suivies de renseignements complémentaires et parfois un lien vers des photos. Cette liste est à compléter. Si vous connaissez d'autres marrakchis décédés vous pouvez en faire mention dans les commentaires. En ce début d'automne pensons aux disparus; gardons les présents dans nos mémoires et dans nos coeurs.

Noter : Certains noms sont suivis d'un lien internet avec des informations plus complètes, d'autres noms sont suivis du numéro de la revue Salam Marrakech qui comporte un faire part des proches ou un hommage. 

cimetiere-de-toussaint  Les autres photos anciennes en noir et blanc sont de Flandrin.

AGOURAM Mahmoud  + 23 avril 2015 – Marrakech – vice-président de l'ASAM - SM n° 127-8  -

AGOURAM Hamad + mars 2015 – Etats Unis – SM n° 127-8 –

ALFONSI Micheline épouse LUCKÉ + 3 janvier 2012 à 82 ans – Rognonas 13870 - SM n° 112 – http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2012/01/05/23167796.html

ALLOUL Victor + 23 mars 2012 – Orsay 91 – SM n° 113-5

ALMALOU Mustapha + 2011 – Colomiers 31 – SM n°110-111

AMZALLAG Armand + 2 novembre 2018 à 83 ans - Ashkalon Israel - 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/11/15/36868740.html

AUZENDE Félicie épouse JAMET + 11 juin 2015 – Lédignan 30 - 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/06/17/32233060.html

AZOULAY Albert  Professeur d’EP + 4 février 2015 à 81 ans – Antibes 06600 – SM n° 124-6 –

Flandrin-MRK-Hartsi-1

B

BACHERIN Jeanny épouse JAOUEN + 7 février 2014 à 88 ans – Courbevoie /Oloron SteMarie – SM n° 121-3 –

BALESTRINI Jean-Claude + 9 septembre 2012  à 74 ans – SM n° 113-5 –

BASTIDE Raymond + 12 juin 2012 – Lambesc 13410 – SM n° 113-5 – 

BAUCHET Henriette + 12 février 2014 à 94 ans – Paris – Casino de Marrakech - SM n°119-20 –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2014/02/16/29226398.html

BEDOYA Antoine -+ 10 novembre 2013 –à 78 ans – Frontignan 34110 – SM n°119-20 –

BENNOT Yvette épouse MARSILIO + 16 janvier 2017 à 83 ans – Avignon 84000 – SM n°134-8 –

BETTINELLI Serge  + 2015 – SM 127-8 –

BEULLAC Juliette épouse PRÉVOT + 31 mai 2017 à 103 ans _  SM n°139-42 –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/09/08/35653368.html

BONIFACE Robert + 14 octobre 2018 à 84 ans à Montpellier 34000 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/11/15/36868740.html

BORJA Gaston + 31 décembre 2015 à 88 ans – Chassiers 07 – SM n°129-30 – 

BORDAGES Jeanne épouse ROCHE-SANCHEZ + 24 mars 2014 à 97 ans – Martigues 13500 – SM n°121-3 

BOURDERIONNET Jacques + 4 septembre 2013 – Mulhouse 68 – SM n°121-3 –

BRUNET Marie-Claire + vers 2011 -  http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/12/08/34664967.html

BREGEOT Claude + 3 juillet 2012 à 73 ans  - SM n° 113-5 –

BRUNIQUEL Pierre + avril 2018 à 95 ans - Castres 81 -

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/09/07/36679764.html  

Flandrin-MRK-1

C

CABRERA Alfred + 4 juin 2013 à 73 ans - Neuilly-sur-Seine 92200 – SM n°117-8 –

CARREAU Yolande épouse PELOIS  + Vert St Denis 77240 _ SM n° 106-107 –

CARRION Jean-Marie + 22 décembre 2016 -  SM n°131-3 – et n°134-8 - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/09/08/35653368.html

CATALAN Manuel + 2013 à 88 ans – Parksville Canada – SM n°119-20 –

CAUMER René (P’tit René) + 2014 à Calvi Corse – SM n°120-3 –

CELIS Manuel (Manolo) + 14 février 2012 à 81 ans – Casablanca  - SM n° 113-5

CLÉMENT Jocelyne née LEMERCIER + 2011 à 77 ans – Tours 37000 – SM n°110-111 –

COURIC Viviane épouse FABBY + 5 aout 2013 à Montussan 33 – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2013/08/03/27803816.html

COUTARD Monique épouse HUILLET –  Vernouilllet -  SM n° 129-30 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/01/15/33209155.html  

Flandrin-MRK-jardins-koutoubia-1

D

DAHAN Marcelle épouse LAURENT + 9 janvier 2018 à 86 ans – Mulhouse  - SM n°143-50

DAVID Jean-Claude + Septembre 2917 - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/08/21/34206082.html

DARMANI Henriette épouse ARBACETTE  puis GABORIT+ 4 aout 2017 à 104 ans – Marseille 13000- http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/09/08/35653368.html

DARMON Madame+ 2013 à Périgueux – Monsieur DARMON + 2009 à Aix en Provence –

DELANGE Madeleine épouse MOREL + 8 décembre 2012 à 95 ans – La Chapelle St Mesmin 45 – SM n°116 

DELAVIERRE Jacques  + 10 février 2017 – http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/03/21/35041522.html

DELAVIERRE Fernande  = aout 2014 _ 

DESBARAT Denise + 13 mai 2015 à 82 ans– Largentière/Chassiers 07 – SM n° 127-8 –

DI MAÎO Antoine + 7 septembre 2010 – 79 ans – Vinaroz Espagne – SM n° 106-107 – 

DI MAÏO Thomas Pierre (Pierrot) + 9 avril 2017 à 97 ans – St Sevrin sur l’île 33660 – SM n° 139-42 –

DUGAT Roger + 22 juin 2017  à 87 ans – St Raphael /Roquebrune sur Argens 83520 – SM n° 139-42 – 

Flandrin-MRK-Djemaa-elfna-1

E - F

ESCARO Jacqueline épouse DUMONT + 6 juillet 2016 – VILLIER_ADAM 95840 – SM n°139-42 –

ETTORI Jean + 5 aout 2010 – Ajaccio 20 – SM n° 106-107 –

 

FABBY Viviane épouse COURIC + 5 aout 2013 à 75 ans -  Vayres 33870 – SM n°117-8

FALKENRODT  Hervé  + fevrier 2016 – Bordeaux 33000 – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/09/08/35653368.html

FÉNEYROL Jacques  + 28 octobre 2017 – Grau du Roi 30 – Trésorier de l'ASAM- SM n°139-42 –  http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/08/21/34206082.html

FILLOUCAT Maurice + 2016 – Agen 47000 -  SM n°139-42 –

FONT Gaston + 26 juin 2010 à 99 ans – Saint-Martin-d’Heres 38400 – SM n° 108bis –

FONTAINE Marie-Jeanne épouse GARCIA + 7 janvier 2013  à 86 ans– Mazamet 81200 – SM n°116 – 

FOTIS Lisette épouse CHOTIN + 2010 – SM n° 106-107 –

FOURNIER André + 27 février 2015 à 94 ans – Moulins 03000 – SM n° 124-6 –

FRIGGERI Jean-Paul + 12 septembre 2013 à 81 ans - Bernis 30 – SM n°119-20 –  

Flandrin-MRK-terrasses-medina-1

G

GALIANA Gilberte épouse LÉANDRI + 2014 à 89 ans – Chateauroux Indre – SM n° 121-3

GALIANA Huguette épouse ROBLES + 3 janvier 2010 – Marseille 13 - SM n° 105 –

GANGAROSSA Jean + 2016 à 91 ans – (né à Marrakech) – SM n° 131-3 –

GANGAROSSA Suzanne épouse DROIT + 2010 à 96 ans – Fonsegrives 31 – SM n° 110-111 –

GARCIA Paul + Trésorier de l'ASAM - SM n°139-42

GASPERINI André + 17  aout 2016 à 84 ans – Mondeville 14120 – SM n° 131-3 – 

GEA-GREGORI Henri + 25 décembre 2013 –Marrakech – SM n°119-20 –

GEAY Madeleine épouse BORIUS + 8 avril 2010 à 81 ans -  Villeneuve les Avignon 30400– SM n° 106-107  et n°112

GÉRARD Thierry + 16 septembre 2014 à 71 ans – Anderlecht Belgique – SM n° 124-6 –

GHARNIT Abdellah + 1er octobre 2014 à 85 ans – Marrakech – SM n°121-3 –

GIDEL Jean-Marie + 18 décembre 2011 – Marseille / Grans 13 – SM n° 112 –

GIL Antoine  + 15 janvier 2010 – 78 ans – Villeurbanne 69 – SM n°  104 – 

GLAOUI Si Hassan + 21 juin 2018 – Marrakech - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/06/22/36506590.html

GLAUER Janine épouse BERTHOMIEU + 22 janvier 2016 – Nice – SM n° 139-42 –

GONZALES Jean + 10 mars 2013 à 85 ans – St Barthelemy d’Anjou 49124 – SM n°117-8 –

GOUDÉ Liliane épouse BURLOT + novembre 2015 – Villeneuve-St Georges 94190 - SM n°139-42 –

GROMOVOÎ Madame + 4 octobre 2010 à 95 ans  -  Vence Alpes Maritimes) - SM n° 108bis – 

GUI Gérard + 28 aout 2017 – Paris - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/09/08/35653368.html

GUICHET Jacqueline épouse L’HOSTIS + 11 avril 2016 à 85 ans – Agen 47000 – SM n°131-3 –

GUILLON André + 17 novembre 2016 à 88 ans – Ancône 26200 – SM n°131-3 – et SM n°139-42 –

GUILLON Claudine + 2011 – SM n°139-42 -

GUITTER Henry + 9 juillet 2011 à 82 ans – Perpignan 66 – SMn° 110-111 -  

Flandrin-MRK-koutoubia-1

H - I -J

HERNANDEZ Pierre + 14 novembre 2012 à 82 ans – Madrid Espagne – SM n°116 –

HUILLET Victor + 10 février 2013  à 86 ans – Talmont St Hilaire 85 – SM n° 117-8 – 

HUILLET Colette + 29 décembre 2014 à 76 ans - St-Martin d’Heres 38 – SM n°124-6 et 139-42 -

HUMBEL Suzy épouse RAYNAUD + 6 aout 2014 à 83 ans – Orange 84100 – SM n°121-3 –

HUMBEL Andrée épouse BONASTRE + 7 aout 2014 à 86 ans – Isle sur Têt 66 – SM n°121-3 -

 

INNOCENTI Ida épouse ZECCHETTI + 2010  à 78 ans – SM n° 108bis – 

 

JEAN M.-Thérèse Francette épouse CHAGNY + 23 septembre 2012  à 68 ans – Trets 13530 – SM n° 112 –

JOURDAN Béatrice épouse DELAVEAU + 6 avril 2011 – 62 ans – Lyon 69 – SM n° 108 –

JUNCAS Pierre + 24 avril 2014 à 93 ans - Pau – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2014/04/26/29737110.html

Flandrin-MRK-Gueliz-Place-7-sept-1

LACAZE Robert – 1er juillet 2015 à 97 ans –Le Cannet – cimetière de Marrakech - SM n°127-8 –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/07/01/32452284.html

LACROIX Madeleine épouse THIERY + 22 décembre 2012 à 87 ans – Bernay 27300 – SM n° 117-8 –

LAHALLE Jean-Marie + 26 janvier 2017 à 83 ans – Carhaix - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/03/21/35041522.html

LAMON Guy Germain + 5 aout 2015 à 86 ans – Nîmes/Castellane 04120  – SM n°127-8 –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/07/01/32452284.html

LARMINACH René + 8 juillet 2017 à 85 ans – Les Ménuires 73440 – SM n°139-42 –

LAVERGNE Gérard + à 83 ans – Nice – (né à Marrakech) – SM n° 134-8

LAZARO Dolores, décédée le 6 Octobre 2014 - 90 ans - au Texas -commentaire de Martine

LAZARO Louis, décédé le 15 Février 2010 - 86 ans- à Casablanca - commentaire de Martine

LEBEGIN Marcelle  + 11 décembre 2012 à 102 ans - Orange – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2012/12/06/25804203.html

LECARD Marcel + à 95 ans – Argenteuil – SM n°143-50 –

LECARD Marcel + 2016 – Eaubonne 95600 – SM n°131-3 -

LECOURT Simone (Monette) épouse MUZY + 2010 – Montpellier 34 – SM n° 106-107 -

LEROY Andrée épouse MERLE + mai 2018 – Billère 64 – (voir Merle)

LISABAUT Michel + 2015 – SM 127-8 –

LORENZO Maria de la Ascuncion épouse RODRIGUEZ + 13 mars 2016 à 99 ans – Cannes 06100 – SM n° 129-30 –  

Flandrin-MRK-Casino-2

M

MADELAINE Françoise + 12 septembre 2017 à 86 ans – Issy les Moulinaux 92130 – fille du Dr Madelaine , fondateur du VCM – SM n°139-42 –

MANOLIOS Dimitri (Mano) + 5 avril 2012 – Nîmes 30 – SM n°116 – 

MANOLIOS Marie épouse GAUJARD + 18 juin 2015 à 75 ans – St Cyprien 66750 – (née à Marrakech) SM n° 129-30 –

MARCHENAY Pierre + 28 février 2015 à 80 ans – Rochefort du Gard 30 – SM n° 124-6 –

MARSILIO Jean + 17 juillet 2016 –Le Pontet - Vice-Président fondateur de l'ASAM - SM n°131-3 –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/07/18/34096150.html

MAUTNER Georgette + 12 décembre 2015 – Avignon 84000 –SM n°129-30 –

MELIS Jean-Baptiste (Jeannot) + 7 janvier 2015 à 90 ans – Montpellier 34 – SM n° 124-6

MELLADO Robert + 1er juillet 2014 à 92 ans - Digne  04000 – SM n° 120-3 –

MENANT  Alain + 2018 – Hendaye 64700 -  SM n°143-50 -

MENANT André + 5 novembre 2015 à Narbonne 11 -  (né à Marrakech) – SM n°139-42 –

MENANT Hugues + 31 aout 2013 – Mirepoix 32390 – SM n°119-20 –

MENANT Raymonde épouse FUSCHLOCK + 11 novembre 2014 à 88 ans – Toulouse 31000 – SM n° 127-8 

MENDEZ Claude Louise épouse ADAM + 3 septembre 2010 -  72 ans – Suresnes 92150 – SM n° 106-107 - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2010/09/03/18989558.html

MERLE René + octobre 2018  - Toulouse 31000 -http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/10/25/36813846.html

MICHEL Claude + 26 septembre 2014 à 73 ans – Margaux 33 – SM n°124-6 –

MOITIER Chantal – septembre 2015 -  SM n° 127-8 –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/10/10/32753839.html

MOKHEFI Pierre (Dadi) + 8 décembre 2013 à 90 ans -  Lille 59000 – SM n°119-20 –

MONTEL Suzanne épouse FREDERICQ + 4 septembre 2014 à 93 ans – Agen 47000 – SM n°121-3 _

MONTOYA Joseph + 16 juillet 2017 à 102 ans – Carpentras 84 – SM n°139-42 – http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/09/08/35653368.html

MOREL Denis + 28 janvier 2016 à 77 ans – Montpellier 34000 – SM n°129-30 –

MOREL Philippe + 21 aout 2016 à 50 ans – Wattignies 59139 – SM n° 131-3 –

MOSTAPHA + 22 aout 2011 à 68 ans – Marrakech – SM n° 110-111 -

N - O

NOTO Louis (Loulou) + 2011 à Carqueiranne 83320 – cimetière de MRK – SM n° 112 –

ORIA Sauveur + 2 aout 2018 à 87 ans -  Macon –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/08/04/36608291.html

ORIEUX Pierre + 7 avril 2016 – La Réunion – Professeur au LVH _

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/04/15/33681573.html

OUMEDDOUR Marie-Rose + mai 2015 à 91 ans – Aix en Provence 13100 -  SM n° 127-8 –  

Flandrin-MRK-vue-aerienne-2

 P

PAROT Jean-Pierre + 27 avril 2015 – Marrakech – SM n°129-30 –

PÉGURIER  Père Gilles + novembre 2014 - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/02/26/31448813.html

PERRICHOT Michel + 2015 – SM n° 127-8 –

PERRIER Françoise, épouse VOGEL + le 21 mars 2017, à l'âge de 78 ans, au Chambon-sur-Lignon 

PETIT de MIRBECK Jacques + 8 aout 2010 – Dijon 21000 – SM n° 108 –

PISANI René + 7mai 2011 à 82 ans – Manosque –Martiguzq 13500 – SM n° 110-111 –

POMARES Henriette + 20 aout 2016 à 73 ans – Marrakech – SM n°131-3 –

POMARES Roger + 18 avril 2015 à 86 ans – Menton 06500 – SM n° 127-8 –

POMIER Jean-Pierre + 19 décembre 2014 à 80 ans – Cavaillon 84 – SM n° 124-6 –

PORTILLO Michel + 28 février 2014 – Dijon –

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/02/26/31448813.html

PRABIS Yves + 25 septembre 2010 – 83 ans – Paris-Dieppe – SM n° 106-107 –  

Flandrin-MRK-bab-2

Q - R

QUILÈS  Marcel-Gérard + octobre 2015 – Bourg en Bresse 01000 – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/10/10/32753839.html

 

RAIBAUD Arlette épouse HUBERT + 22 décembre 2011 – SM n°112 –

RAMELET Augustine épouse PÉROLINI + 24 décembre 2017 à 101 ans – SM n°134-8 -

REY Georges + 2016 à Chatenay Malabry 92290 – SM n°131-3 -

REY Jacques + 2016 à Coulader 31170 – SM n° 131-3 -

REYNAUD Claudie + 23 fevrier 2010 – Strasbourg 67 – SM n° 105 -

RICCI Monique épouse SAURY + 28 janvier 2014  à 87 ans –Mauguio 34130 – SM n°119-20 –

RICHARD Jean-Claude + 2013 – SM n° 119-20 –

RIFKIN Georges Gaby + 11 mai 2014 à 88 ans – Montpellier 34000 – (né à Marrakech ) SM n° 121-3 –

ROGHÉ Jean-Jules + 5 aout 2015 à 84 ans – Tuffé 72160 – SM n° 127-8 – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/07/01/32452284.html

ROS François + 2012 à 91 ans – Chateauneuf les Martigues 13220 – SM n° 113-5 –

ROY Julien + 12 novembre 2015 à Sadirac 33670 – SM n°129-30-  

ROY René + 28 aout 2016 à 95 ans -  – SM n°139-42 -

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/08/31/34257921.html

Flandrin-MRK-palais-2

S

SABATIER Christine + 26 mai 2011 – Marseille 13 – SM n° 110-111

SAHUC Pierre + Avril 2014 - Marseille – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/02/26/31448813.html

SALORD André  +  6 juillet 2018  - Caen 14000 - 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/07/11/36551572.html

SANVITI Christian + 19 juillet 2016 -  Bordeaux – inhumé à Marrakech -

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/08/02/34153348.html

SCHAFERLING Monique épouse VOGEL + 2011 – Orbey 68 – SM n° 110-111 –

SCHANGEL Céline épouse ARBACETTE + 4 octobre 2013 0 82 ans – Aire sur Adour 40270 – SM n°119-20 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2013/11/02/28341657.html

SCHWEIZER Eric + 25 mars 2017  - Canet en Roussillon 66 140 – SM n°139-42 – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2017/03/21/35041522.html

SELLIES Roger + 3 juillet 2013 à 83 ans – Mohamedia – SM n° 117-8 –

SERRA Robert+ 21 juillet 2014 à 73 ans - Fontaine 38600 – SM n°121-3 –

SIMON Louis + 10 mai 2011 à 86 ans – Caissargues 30132 – SM n° 110-111 –

SOLÉ Jean + 2011 – St Laurent du Maroni Guyanne _ SM n°110-111 – 

Flandrin-MRK-Sts-Martyrs-2

T

THOMAS Joseph + 30 octobre 2016 - http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/12/08/34664967.html

THOMAS Marcel + 1er mars 2011 à 65 ans – Tarbes 65 – SM n°112 –

THOMAS Raymond + 20 mars 2014 à 73 ans – Ossun  près de Tarbes -

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2014/04/07/29613155.html

TORONDEL Claire + 22 mars 2013 – Alés 30 – SM n°117-8 –

TORONDEL Francette épouse CHAIR + 27 juin 2010 – Aix en Provence – SM n° 106-107

TORRES Fernand + 2016 – Ibiza Espagne – SM n°131-3 –

TOURNUT Jacques + 15 février 2010  - Nîmes 30 – SM n° 105 –

TROUPOSKIADES Irène + 28 novembre 2015 à 72 ans – (née à Marrakech) – SM n°129-30 –

VANOVERSCHELDE René (Vano) + 20 juin 2011 à 90 ans -  Perpignan 66 – SM n° 113-5 –

VASSALO Aimé + 4 mars 2013 – Montpellier 34000 – (né à Marrakech en 1937) SM n°119-20

VEYSSIERE Jacqueline (Jackie) + 20 octobre 2013 à 70 ans -  Bergerac 24100  - SM n°119-20 – http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2013/11/02/28341657.html

VEGA Richard + 29 aout 2011 à 55 ans – Nice 06 – SM n°112 –

VERRIER Jack + 4 janvier 2015 à 83 ans – Perpignan 66 – SM n° 124-6 -

VEYNANTE Véronique + 14 avril 2015 à 62 ans – Blanzat – 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/04/20/31913662.html

VIALA Christian dit DURIEUX + 8 novembre 2018 - inhumé à Ales 30 - 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/11/15/36868740.html

VICENTE Madeleine épouse GARCIA + 2 aout 2011 à 87 ans -  Piolenc 84420 – SM n° 110-111

VIEUGEOT Ginette-Carole épouse SALORD + 2 avril 2018 - 

http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/07/11/36551572.html

VIVES Marie-Jo (Maritou) + octobre 2018 -

 http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2018/10/25/36813846.html

 W - Z

WATEL Andrée épouse LHERNOULD à 80 ans + novembre 2012 – Montpellier 34 – SM n°116 –

ZAMBELLI Jean-Marie + 22 juin 2011 – SM n°110-111 –

ZWIKEWITSCH Michel + 2 juin 2015 – StBrevin les Pins 44 -   http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2015/10/10/32753839.html

 Il existe sur ce blog deux autres listes:

- l'une pour la période 2000 à 2009: http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/10/29/34546898.html

- l'autre pour la période de 1990 à 2000: http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2016/08/21/34206082.html

S'il y a des erreurs ou des omissions merci de le signaler par le lien : contactez l'auteur en haut à gauche sous la photo de la Ménara.

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25 octobre 2018

LES TÉMOINS DU PASSÉ NOUS MANQUENT

Nous apprenons la disparition du Cinéma-Théâtre Le Palace et de deux anciens de Marrakech: Marie-Jo, femme du peintre Roger VIVES et René MERLE nous ont quitté.

Construit en 1926, le Ciné Théâtre Palace de Marrakech a été détruit. C'est un nouveau coup dur pour le patrimoine architectural et culturel marocain. Malgré les nombreux soutiens qui tentaient de sauver cette mythique salle de cinéma de Marrakech, le Ciné Théâtre Palace a été détruit après 92 ans d'existence... Merci à Elsa Nagel de nous en avoir informé.

La 17e édition du festival international du film de Marrakech ouvrira ses portes du 30 novembre au 8 décembre 2018 sur les ruines du Palace ....

Destruction-du-cinema-palace-92ans

Zineb Ibnouzahir du 360.ma vient de réaliser une video avec Youssef el Harrak de 2' 23" sur Youtu-be pour en informer les marrakchis = https://youtu.be/XuCKftc6Dc8

Le blog avait soutenu l'entreprise de Tarik Mounir: sauver le cinema Palace

Cinema-palace-detruit-2 Jean-Paul Friggeri, le propriétaire avait cèdé ce prestigieux cinéma-théatre en 1973. Il fut racheté par une famille marocaine. Il continuera plus de dix ans, mais la conjoncture est si mauvaise en 1984, qu'il est contraint de fermer. 

Cinema-palace-detruit-23-octobre-2018  Ce qu'il en reste....  

Cinema-palace-detruit-4       RENÉxMERLE a rejoint Andrée sa femme:

Roger BEAU nous parle d'un ami:

René-merle-para

René MERLE est décédé vendredi dernier à Toulouse ou il avait été transporté d’urgence (problème cardiaque).

René nous avait fait parvenir la photo du Pas Dunlop de 1925, ainsi que le menu du repas offert à cette occasion. Son père avait été le directeur de la BNCI en médina, avant de poursuivre sa carrière à Casa, et sa mère tenait un magasin de tissus rue des Banques à Marrakech. 

C’était un grand ami d’enfance (né en mai 36 à Marrakech donc quelques semaines avant moi) et ses parents s’étaient connus lors du mariage des miens en 1933.

Fin aout-début septembre il avait passé quelques jours à la maison avant de se rendre au Maroc le 8 septembre pour y retrouver l’une de ses fille et son gendre actuellement en coopération technique à Rabat. Ayant passé quelques jours à Marrakech, il avait fait connaitre à ses enfants la maison de son enfance et quelques sites du lieu de ses racines. 

De retour à Pau il m’avait téléphoné et m’avait fait part de sa désillusion concernant un Marrakech dénaturé par un tourisme outrancier. 

Andrée-Leroy-Merle

 

Encore un ancien de là-bas qui est parti. Il avait perdu son épouse née Andrée LEROY au mois de mai et ce voyage retardé par la maladie de sa femme avait été une sorte de pèlerinage (elle était native de Kénitra et ses obsèques furent célébrées le vendredi 11 mai 2018, en l'église Saint-François-Xavier de Billère). Pouvait-il deviner que ce séjour à Marrakech serait le dernier pour lui dans le pays de ses racines ? 

Il est allé rejoindre Andrée son épouse le mercredi 10 octobre 2018 après la cérémonie funèbre en l'église de Billère. Nous adressons nos condoléances à Cathe­rine, Martine, Chris­tine, ses filles;  Daniel, son fils , Jean-Yves, Bernard, Sandrine, ses gendres et sa belle-fille ;  Nico­las, Béatrice, Pierre, Maxime, Romain, Sampiero, ses pe­tits-enfants ; Kévine, Elliot, Arthur ses ar­rière-petits-enfants ,  Jean-Claude  MERLE, son frère ;  Jacques et Yolande LEROY, son beau-frère et sa belle-sœur;  parents, alliés et amis.

 MARIE-JO VIVÈS NE VIENDRA PLUS AU MOUSSEM. 

Roger-Marijo-Vives  Roger et Marie-Jo Vivès à la soirée du Moussem

"À peine de retour de Pau où ont eu lieu les obsèques de René MERLE, que Robert LUCKÉ nous informait du décès de l’épouse de Roger VIVES. Les tristes nouvelles se suivent à une cadence accélérée."

Marie-Jo avait été élève à l'Institution Notre Dame des Apôtres de Marrakech et aimait retrouver au Moussem les anciennes de son école avec qui elle partageait de nombreux souvenirs.

Marijo-Vives-NDA Marie-Jo est à droite. 

Marijo-Vives-Moussem-2011

Lors des Moussems, elle renseignait sur les oeuvres de son mari Roger VIVÈS qui disposait d'une table pour en présenter les reproductions dans différents formats. Marie-Jo est décédée d'une maladie deja ancienne qui  la diminuait. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Marijo-Vives-Moussem-2006

Nos condoléances vont en particulier à Roger VIVÈS, son mari, qui compte beaucoup d'amis parmi les anciens de Marrakech. Espérons que même seul, il pourra participer à notre prochain Moussem où nous aurons à coeur de lui témoigner toute notre amicale sympathie.