MANGIN@MARRAKECH

08 février 2016

PHOTOS DE CLASSE D'ÉCOLES PRIMAIRES

LE BLOG REÇOIT DES PHOTOGRAPHIES À PARTAGER AFIN DE COMPLÉTER SES COLLECTIONS. VOTRE BLOG EST LE SITE LE PLUS COMPLET SUR LES PHOTOS DE CLASSE DU XXe SIÈCLE À MARRAKECH ET CELUI QUI COMPORTE LE PLUS GRAND NOMBRE DE NOMS D'ÉLÈVES ET D'ENSEIGNANTS. MERCI À CEUX QUI NOUS AIDENT À COMPLÉTER NOS COLLECTIONS ET LA MÉMOIRE DES NOMS DES ÉLÈVES.

MONIQUE DROUIN, nous confie une photo de classe de l'école du Guéliz qui ne fait pas encore partie de la collection. Il s'agit d'une classe où se trouve son frère Robert.

ÉCOLE DU GUÉLIZ - CÔTÉ GARÇONS

Ecole du Guéliz classe CP ou CE1 1950-1951

"Voici une photo de classe CP ou CE1 en 1951 ou 1952 à l'école du Guéliz. Je ne l'ai pas vue sur le site. Ce sera une photo de classe en plus dans la collection!... Mon frère Robert DROUIN né en 1944 se trouve en bas assis le 2eme à partir de la droite un petit blond aux longues chaussettes".

Si vous connaissez les noms des autres élèves de la classe, merci de les indiquer dans les commentaires. Normalement "la onzième" correspond au CP.

De haut en bas et de gauche à droite: Rang du haut: X, X, X, X, X, X, X, X; Rang debout: X, X, X, X, X, X, X, X, X; Rang assis sur un banc: X, X, X, X, X, Daniel MULLER, X, X, X; Rang assis par terre: X, X, X, X, X, X, X, Robert DROUIN, X. 

Cette photo de classe ira rejoindre les autres de la collection quand nous aurons confirmation de l'année.

PATRICK ASSAYAG, qui a fréquenté la même école quelques années plus tard, nous fait l'amitié d'ajouter deux autres photos de la même école.

"Voici deux photos de classe primaire  : CM1 1961-1962 , classe de Mme Fieschi, je suis au 1er rang, 4ème à partir de la droite. Je garde un souvenir ému de Mme Fieschi, chez qui j'allais lire de magnifiques livres, le Roman de Renart, j'éprouve encore de la gratitude pour Mme Fieschi , elle a contribué à mon amour des livres …

CM2 1962-1963, classe de Mme Belay, ses élèves étaient sous le charme. Je suis au 1er rang, 3eme à partir de la droite. Je n'ai pas le souvenir des noms  des élèves, des visages que je reconnais simplement".

ÉCOLE DU GUÉLIZ- Classe de CM1 1961-1962 de Mme FIESCHI 

1961-62 CM1 Mme Fieschi De haut en bas et de gauche à droite: Rang du haut: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X: Rang du milieu: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X; Rang devant: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, Patrick ASSAYAG, X, X, X. Voir aussi d'autres souvenirs de Madame Angèle FIESCHI, qui habitait 4 rue des Vieux Marrakchis au Guéliz. Voir aussi les commentaires sur une photo de 1956.

ÉCOLE DU GUÉLIZ- Classe de CM1 1961-1962 mixte de Mme BELAY

1962-63CM2 Mme Belay De haut en bas et de gauche à droite: Rang du haut: X, X, X, X, X, X, X, X, X, X, X: 2e Rang perché: X, X, X, X, X, X, X, X, X; Rang debout:  X, X, X, X, X, X, X, X, X, Mme BELAY; Rang assis devant: X, X, X, X, X, X, Patrick ASSAYAG, X, X.

Merci à Patrick pour ses souvenirs, merci aussi à ceux qui se reonnaîtront ou qui trouveront les noms de visages connus et apporterons d'autres commentaires sur ces classes de 38 élèves et sur leurs institutrices. A noter l'arrivée de la mixité dans le primaire en 1961.

LA TARGA A EU AUSSI SON ÉCOLE PRIMAIRE, MIXTE DÈS LE DÉBUT

salam-targa-1949

Une vingtaine d'élèves seulement en 1949. On reconnait la tête blonde d'Hervé Falkenrodt au milieu du groupe. Quels sont les autres noms ? On trouvera sur le blog une autre photo de classe de la Targa avec mademoiselle Bayard en 1950 suivre ce lien: Targa 

De gauche à droite: Rang devant : X, X, X, X, X, X,

Rang du milieu: X, X, X, Falkenrodt, X, X, X, X

Rang des grands: X, X, X, X, X, X.

ÉCOLE DES SOEURS, NOTRE DAME DES APÔTRES, 1947

salam-nda-1947 De haut en bas et de gauche à droite: Rang du haut: X, X, X, X, X, X, X; Rang du milieu: X, X, X, X, X, X, X, X; Rang assis devant: X, X, Soeur, Soeur, Mme X, X, X.

D'autres photos de NDA, l'école aujourd'hui, des témoignages. (cliquer sur les liens)

Chacun pourra aussi ajouter dans les commentaires un récit du souvenir de son école primaire ou les noms des amis qu'il voudrait retrouver. Non seulement des écoles de NDA, de la Targa et du Guéliz, mais aussi de la Palmeraie, du Hartsi, du camp Mangin, de la Base aerienne, des Jardins, d'Arset el Maach, de Douar Laskaar, Auguste Renoir, etc...

28 janvier 2016

VOYAGE À MARRAKECH DE LA DOCTORESSE LÉGEY EN AOUT 1909

Avec les femmes francophones, notre amie Chama partage avec nous sa douleur..

L'association internationale des femmes francophones, arabophones, amazighophones et sans oublier celles qui vivent au sommet des montagnes de l'Atlas suivent actuellement les tristes nouvelles des médias et sont écoeurées et dégoutées par les actes odieux de tueries sans raison valable, et loin d'être en conformité avec la religion. Quelle est cette religion qui permet de tuer des innocents ? Le Créateur est le même pour nous tous. Qui dit daech, dit barbarie, un mot sans signification qui n'est ni latin, ni arabe, ni hébraïque. C'est une secte avide de sang, qui pille et tue pour apaiser la haine qui circule dans leurs  veines.Ce sont des êtres  égarés qui  n'ont pu trouver le goût de la vie, cette vie si belle pour ceux qui ont la conscience tranquille et un coeur débordant d'amour et de sentiments humains. 

Leila-Alaoui-18-janvier-2016

Leila Alaoui 33 ans a été victime de  l'attentat  du Burkina Fasso. Son enterrement a eu lieu à Marrakech sa ville. Son père et sa mère sont déprimés par cette perte fatale. Toute la ville l'a accompagnée à sa dernière demeure. C'est une famille plongée dans la souffrance  sans pouvoir rien faire. Chaque jour nous espérons avoir des meilleures nouvelles qui annoncent que le virus daech est exterminé et que cette épidémie  était passagère. Mais malheureusement nous sentons de plus en plus l'angoisse car les membres du réseau circulent partout et les coeurs meurtris saignent . Pourront-ils se consoler dans l'avenir? Rien n'est plus écoeurant que d'avaler une salive amère. 
Signé Chama
Leila Alaoui, ancienne du lycée Victor Hugo, photographe réputée, fut grièvement blessée par balles à la terrasse du Cappuccino le 15 janvier 2016 lors des, attentats de Ouagadougou où elle réalisait un reportage pour Amnesty International. Elle meurt le 18 janvier; le lendemain sa dépouille mortelle est transférée au Maroc et le 20, elle est inhumée au cimetière Al Imam Souhaili de Marrakech sa ville. 

La doctoresse Françoise Légey-Entz et son mari l'avocat Jules Légey, ont quitté Alger pour prendre des vacances en aout 1909 ... Elle vient de créer et développer une infirmerie pour femmes musulmanes à Alger qui est un vrai succès. Elle sait le triste sort du Docteur Mauchamp deux ans avant à Marrakech, elle s'est fait donner des lettres de recommandation par des autorités influentes comme Si El Guebbaz et elle raconte ses premiers jours dans la Ville rouge..

Notes de route –Voyage à Marrakech  – Edité à Alger en janvier 1910

L'expérience Algéroise 1902-1909 (les intertitres sont hors texte)

Tous ceux qui ont vécu en Algérie et en général, dans tous les pays de l’Islam, n’ignorent pas la triste condition de la femme musulmane malade.

Alors que sans trop d’hésitation l’homme va aux consultations des médecins ou dans les hôpitaux, la femme est condamnée à supporter ses maux sans recevoir le secours du médecin. Ce n’est qu’à la dernière extrémité, et bien souvent alors que l’assistance de l’homme de l’art est devenue inutile, que le mari se décide à faire examiner sa femme et encore! Il arrive qu’il ne s’y décide pas du tout.

La matrone arabe, seule, a accès dans le sein de la famille. C’est elle qui délivre la femme en douleurs, qui soigne le nouveau-né, applique quelques pansements ou topiques sur les plaies (poudre d’os de poulet calcinés, miel, ail, encens, bouse de vache), prépare les infusions de simples, assiste à la naissance, à l’agonie, à la mort. C’est elle, qui lave les morts suivant le rite et les ensevelit dans leur linceul. Elle fait tout ce qu’elle a appris de ses aînées pour soulager la douleur et lorsqu’elle est impuissante devant le mal, ce qui est à peu près la règle, elle prie Dieu et psalmodie les versets du Coran. Les pratiques de petite magie sont aussi de son ressort, elle est habile en l’art d’exorciser les génies  malfaisants qui habitent le corps de la malade et ses incantations, bien que le plus souvent sans effet sont cependant les bienvenues.

Il était intéressant pour une femme docteur de pénétrer dans la famille musulmane, grace à sa qualité de femme, et d’y porter un peu de lumière; aussi dès avril 1902, je créais à Alger une consultation

photo-doctoresse-legey-galerie-1909-Alger-cliché-Elston

médicale gratuite pour les femmes et les enfants indigènes, consultation bientôt transformée par M. Jonnart, le si éminent Gouverneur Général de l’Algérie, en infirmerie indigène.  Cette innovation eut le plus grand succés.

Doctoresse Françoise Légey à l'infirmerie de la Kasbah d'Alger en 1909 - Cliché Elston-Bordeaux

Jusqu’alors seules les dames anglaises de la Mission anglicane avaient essayé de donner quelques remèdes accompagnés des paroles de Sid’Aïssa Notre Seigneur Jésus et de bibles traduites en arabe

Les religieuses de Saint-Vincent de Paul, toujours sur la brêche, avaient aussi essayé de soigner les yeux et de donner quelques secours.  Mais les soins médicaux étaient réellement inconnus. Toute la population indigène défila à ma consultation et continue à y venir et le chiffre annuel des consultations oscille entre 17 et 18 000. En 1909, il a même dépassé 23 000.

Attelée à cette oeuvre depuis huit années, je n’avais pas encore pris de vacances, j’obtins donc finalement de la bienveillance de M. le Gouverneur Général un congé de deux mois.

Passer ce congé en France me paraissait banal; j’avais depuis longtemps un projet qui me tenait à coeur: entreprendre au Maroc et pour le plus grand profit de l’influence française la pénétration des harems et en géneral de tous les milieux féminins. Employer ces deux mois à faire un voyage d’étude était extrèmement séduisant. D’autre part, mon mari, fatigué par une année judiciaire assez chargée, avait besoin de repos; il consentit à organiser cette expédition et le 6 aout, nous nous embarquions à Oran à bord de “l’Émir” à destination de Tanger.

(suivent plusieurs pages de préparatifs de voyage, puis la  description des étapes longeant la côte Atlantique  avant la dernière de Safi à Marrakech)

Le voyage à dos de mulet depuis Safi jusqu'à Marrakech

Le 25 aout tout est prêt: notre caravane se compose de mon mari, de moi, de deux muletiers et d’un moghazni, véritable police d’assurance en nature contre les exactions de toutes sortes que les voyageurs paient au sultan.  C’est en effet la présence d’un Moghazni dans la caravane qui rend le sultan responsable envers les voyageurs des dommages qu’ils auraient pu subir pendant leur route.

Notre caravane se joint à celle d’un Allemand, représentant de commerce, qui va à Marrakech  vendre des marchandises allemandes; il est accompagné de ses muletiers, d’un moghazni et d’un domestique indigène avec lequel il correspond en mauvais espagnol.

Nous mettons quatre jours et demi pour arriver à Marrakech; le voyage s’effectuant sans incident; rien ne trouble notre sécurité.

Partout nous recevons une large hospitalité. Il faut avouer que dès l’abord dans chaque tribu les hommages et les compliments vont au voyageur allemand, puis lorsque nos muletiers ont causé avec les gens du douar, ont dit qui nous étions et ce que nous faisions, le tableau change; la tente de l’Allemand est abandonnée et la notre envahie de gens nous demandant des consultations. Pour satisfaire à toutes les demandes, il m’aurait fallu des charges de chameau d’iodure, de santal et d’autres drogues et passer plusieurs jours à chaque étape.

Hommes, fermmes, enfants défilent devant moi et me consultent. Un matin, lorsque nos mulets étaient sellés et prêts à partir, on vient me chercher pour voir un lieutenant du Roghi (ennemi du Sultan alaouite) blessé d’un coup de feu; j’abandonne la caravane et je vais dans le douar voisin. Là, dans une pièce basse ressemblant en tous points à nos habitations de Kabyles, on me fait voir un homme couché sur une natte, la figure amaigrie par de longues souffrances. Cet homme a une arthrite purulente du genou gauche.  Le genou a été traversé par une balle; le trajet s’est fistulisé.  Je suis impuissante car je n’ai que très peu d’objets de pansements, et ne peux que lui faire un pansement provisoire; le malheureux le comprend très bien; il sait que nous partons et il est attristé de cela d’autant qu’il y avait une toubiba dans la maison qui aurait pu guérir ses maux. Je lui donne quelques paquets pour préparer des solutions antiseptiques, lui conseille de panser fréquemment son genou, et lorsque je le quitte, il me remercie non seulement des quelques objets de pansement remis, mais encore de ma présence et des paroles consolantes que je lui ai dites et je rejoins notre caravane escortée des femmes et des enfants de la tribu.

À notre dernière étape, avant  d’arriver à Marrakech, nous passons la nuit chez un chérif qui nous accueille de la même façon large et bienveillante.

Ce chérif est un tout jeune homme de vingt cinq ans qui est le véritable maître de la région; il nous offre une splendide mouna composée de mets variés, de superbes fruits, et passe la plus grande partie de la nuit à causer avec nous.

Il me demande de me fixer à Marrakech; là, dit-il ," tu aurais beaucoup de bien à faire et en te sachant si près je n’hésiterais pas moi-même à t’amener ma femme pour que tu la soignes. Voilà plusieurs années que je l’ai épousée et nous n’avons pas d’enfants; si tu venais te fixer ici, tu pourrais rendre des services à toutes nos femmes."

Notre conversation se prolonge fort tard dans la nuit, nous prenons cependant un petit repos et à quatre heures du matin nous levons le camp.  

Les premiers contacts avec Marrakech: de l'indifférence à l'émerveillement.

Nous traversons le massif désertique du Djebel-Saharidja et nous arrivons à deux heures à Marrakech. Notre moghazni prend la lettre d’El Guebbaz et va la remettre au pacha qui nous envoie chercher par son khalifat et nous fait accompagner dans la maison du Glaoui, située dans le Riad Zitoun, quartier des jardins d’oliviers.

Ma première impression dûe sans doute à la fatigue est très mauvaise; la ville en pisé m’étonne, je n’avais jamais vu de paysage du Sud et je suis si lasse que je n’en apprécie pas le charme captivant. Nous sommes logés dans la maison du Glaoui (Madani El Glaoui); c’est là qu’il habitait lorsque, caïd des Glaouas, il descendait à Marrakech; nous occupons une immense pièce nue dans laquelle nous installons tout notre matériel de campement; nous avons la jouissance d’un beau jardin planté de fleurs, de rosiers, de menthe, de citronniers, un jet d’eau au milieu,…

Les plafonds de bois richement décorés, les peintures d’arabesques qui entourent les portes admirablement ouvragées, tout ce luxe de couleurs me laisse presque indifférente.

Une bonne nuit passée sur un lit de camp me remet d’aplomb, et le lendemain, je suis plus à même d’apprécier cette merveilleuse oasis, sa palmeraie immense, ses beaux jardins où murissent des fruits délicieux, des raisins dorés, de rouges grenades; la ville elle même qui m’avait surprise m’intéresse au plus haut point; je sais maintenant que derrière ces interminables murailles de pisé se cachent de merveilleux jardins, des palais grandioses où tout est fait pour le plaisir des yeux.

Nous faisons demander dès le matin une audience au pacha El Hadj Tami El Glaoui, jeune frère de Madani El Glaoui, le grand vizir du Sultan Moulay Hafid.

Il nous fait répondre qu’il nous recevra le soir, après la prière du Moghreb, c’est à dire vers six heures; nous sommes donc libres de disposer de notre journée et nous l’employons à nous remplir les yeux de ces choses si nouvelles et si curieuses.

Premières rencontres: le Mellah, les israélites, les souks, les européens, l'Amin Mohammed Kabbagg

Nous cherchons d’abord un guide pour nous aider à traverser ce dédale de rues, nous rencontrons un jeune israélite qui, nous voyant nouveaux dans le pays, nous accoste en français et s’offre très aimablement à nous accompagner. Nous allons d’abord à la Poste française où monsieur Corcos nous fait un très bon accueil, nous remet notre courrier qui nous a précédé et nous invite à prendre une tasse de thé à la menthe en écoutant un air de phonographe, ce qui est de tradition, parait-il; puis nous allons à l’école de l’Alliance Israélite, et nous sommes emmerveillés de l’intelligence des maîtres et du degré d’instruction des enfants. Dans une immense maison mauresque, beaucoup plus somptueuse que nos maisons d’Alger, sont réunis 150 petits garcons répartis en cinq classes; nous nous croirions dans une de nos bonnes écoles primaires en entendant les enfants; si ce n’étaient ces lévites noires et ces chéchias noires qui dans tout le Maroc constituent le vêtement obligatoire des juifs sujets du sultan; de plus ces enfants sont sales et mal tenus, presque tous teigneux; ils ne tiennent guère compte des bons conseils de propreté que leur donnent leurs maîtres et il faut à ces derniers un réel dévouement pour faire la classe dans de telles conditions.

Le Mellah, sans être aussi répugnant que celui de Casablanca, est cependant bien malpropre et rempli d’odeurs nauséabondes; dans le voisinage des écoles tenues par des rabbins, qui enseignent l’hébreu et le Talmud, il est presque impossible de stationer; les rues sont transformées en WC en plein air et il faut se hâter de passer plus loin. L’on est peu surpris, en voyant cet état de choses, de la sévérité des épidémies dans de semblables quartiers. Les habitants du Mellah racontent que leur quartier est la proie du typhus et de la variole; il y a trois ans, une épidémie de typhus y fit plus de 3000 victimes.

Les juifs se ressentent encore des rigueurs du Maghzen, ils sont assez craintifs et il y a là une tourbe qui croupit dans la saleté et dans la misère.

Nous visitons quelques gros commerçants qui nous accueillent avec beaucoup d’amabilité, nous font visiter leurs habitations privées, nous offrent de l’excellente bière qu’ils reçoivent en caisses de la côte; l’un d’eux possède un piano et un salon vraiment installé avec beaucoup de gout.

Mais tout celà est trop européen et nous avons hâte de voir arriver l’heure du Moghreb.

Nous quittons le mellah et nous commençons une excursion dans la Médina, ville arabe: les souks sont moins beaux que ceux de Tunis, mais cependant, ils sont très intéressants à visiter; le travail du cuir est particulièrement soigné et curieux; les orfèvres font de lourds bijoux d’or massif pour les épouses des riches indigènes du pays; le commerce des babouches (chaussures brodées d’or et d’argent), des djebira, des ceintures, des petits sacs pour le kif (mélange de graines de chanvre et d’opium) est considérable.; les marchés couverts de roseaux, les rues couvertes également pour protéger les passants contre l’ardeur du soleil nous étonnent; dans les marchés se vendent les choses les plus disparates: à côté d’un marchand de fruits et de légumes se trouve l’éventaire de balles de fusil Lebel, ces balles se vendent par petits tas de cinq à six; et plus loin un marchand (de médicaments, un toubib,) ce médecin est un ancien infirmier et il ne possède aucun diplôme de médecine; il rend cependant quelques services à cette population et particulièrement à la population juive. Il est à Marrakech depuis 23 ans et fait partie de la mission anglicane (corriger: mission presbytérienne d’Écosse, il s'agit de Cuthbert Nairn); il distribue de l’iodure, quelques cachets de quinine et des Bibles. Malgré sa propagande religieuse, il est si bienveillant que depuis 23 ans, il n’a jamais eu d’ennuis au milieu de cette population fanatique.

La colonie européenne est très peu nombreuse à Marrakech: elle se compose de cinq ou six Allemands qui font du commerce avec les indigènes, de la mission anglicane (corriger: presbytérienne d'Écosse), de M. Lassalas, agent de la Compagnie marocaine, absent au moment de notre séjour, et de la mission militaire française, arrivée depuis huit jours et comprenant le capitaine Jacquet et deux sous-officiers d’artillerie. Nous allons rendre visite au capitaine Jacquet, comme il est souffrant nous n’abusons pas de ses instants et nous continuons notre promenade. Nous finissons par trouver un notable commerçant indigène, Si Mohamed Tadlaoui, protégé italien, pour lequel nous avons une recommandation; dès ce moment, c’est lui qui nous sert de guide et nous fait connaitre la ville.

Tadlaoui est un homme de trente cinq ans; il a une physionomie très ouverte, il parle assez bien le français et cause, écrit et lit l’italien comme sa langue maternelle. Cela nous étonne beaucoup; il nous raconte que le sultan Moulay Hassan, père de Moulay Hafid, voulant donner de l’extension au commerce du Maroc, avait envoyé pour apprendre l’italien quelques jeunes gens dans un institut international de Turin. Tadlaoui fut un de ces jeunes gens, il passa quelques années au collège aux frais du Maghzen, puis fit un voyage en Europe, toujours payé par le sultan. C’est en quelque sorte une véritable création de bourses de voyages. Tadlaoui a été très certainement un excellent élève, car la langue de Dante lui est familière; esprit pratique, il représente une des grosses maisons de soiries de Gênes.

Tadlaoui nous présente à l’Amin des douanes, percepteur des douanes de la région, Mohamed Kabbagg. Kabbagg est aussi un personage très curieux qui nous séduit beaucoup; comme Tadlaoui il parle et écrit l’italien. Il est allé à Londres et Paris où il a vu jouer “Madame Angot”, à Nice, à Cannes à Menton; il est très accueillant et nous invite à déjeuner pour le lendemain.

L'accueil du pacha Hadj Tami El Glaoui et la première consultation médicale

Le soir approche et nous allons au rendez-vous du pacha; on nous fait attendre à la porte du palais. Le pacha arrive à six heures, monté sur une mule, accompagné d’une nombreuse escorte, et cette arrivée est vraiment grandiose; une foule de quémandeurs, de pauvres gueux et d’esclaves est à la porte de sa rue, presque sous la mule du pacha en criant: “Le salut soit sur le pacha !” . Celui-ci rend le salut et pénètre dans une première cour où il met pied à terre. Au bout de quelques instants, un esclave vient nous chercher, nous traversons un dédale de chambres éclairées par de mauvaises lampes fumeuses. Nous augurons déjà mal du palais du pacha, orné de plâtres sculptés et peints, lorsque le spectacle change comme par enchantement. Nous arrivons dans une immense cour intérieure, toute pavée de mosaïques, entourée de colonnades. On entend le murmure de l’eau qui jaillit dans d’immenses vasques de marbre; de grands lampadaires de cuivre sont disposés le long des colonnades et éclairent la cour, car la nuit est arrivée. Le pacha est assis sur une chaise et en face de lui se trouve un fauteuil voltaire qui m’est destiné et deux chaises pour mon mari et pour Tadlaoui qui nous accompagne. À notre approche le pacha se lève, nous souhaite la bienvenue et nous invite à nous asseoir. Une jeune esclave nègre arrive prendre des ordres. Le pacha lui commande le thé et nous lions conversation. Le pacha Hadj Tami El Glaoui est un jeune homme de vingt-huit ans à peine; il a une figure très longue et très étroite, encadrée de longues mêches brunes; son teint est bronzé et l’on retrouve chez lui, comme chez tous les gens de Marrakech, le mélange de la race arabe avec la race noire; il a l’air très intelligent et s’intéresse à notre voyage, nous pose mille questions sur ce que nous faisons à Alger, la manière dont nous vivons, et nous dit qu’en revenant de la Mecque il a vu Alger, mais du bateau avec la longue-vue, car on ne l’a pas laissé débarquer. Il nous montre une longue-vue militaire à prismes achetée récemment et s’inquiète de savoir s’il n’y a pas de modèle plus recent encore et s’il serait possible d’installer chez lui une chambre de veille comme il en a vu à bord des grands navires; son secrétaire s’assied à nos pieds et fait le thé pendant qu’une jeune esclave nue jusqu’à la ceinture, chasse les mouches, absentes du reste, avec une palme verte en un geste rythmé et charmant.

Notre entrevue est très longue; le pacha est d’une amabilité rare et cause beaucoup, ce qui est le signe du plaisir qu’il éprouve à nous recevoir; il cherche les mots qui peuvent nous être agréables, c’est ainsi qu’il nous dit qu’il a mis à notre disposition la maison de son frère aîné Madani el Glaoui pour nous honorer, car c’est la maison de la famille; il aurait pu nous loger dans un Dar-Maghzen, mais il a jugé plus digne de lui et de nous, de nous accorder la jouissance de l’habitation qui est la propriété privée de son frère, le grand vizir; et celà comme gage de la meilleure bienvenue. Puis lorsque nous allons nous retirer, il me demande si j’ai apporté du vaccin avec moi; sur une réponse affirmative, il me demande d’aller le lendemain vacciner le jeune enfant de son frère. Il me dit que dans le harem du grand vizir se trouvent des femmes malades et que je l’obligerais beaucoup en les visitant et en lui disant ce que j’en pense pour qu’il puisse l’écrire à son frère. Naturellement je me mets à sa disposition avec enthousiasme et le lendemain dès huit heures un soldat est chez moi de la part du pacha pour m’accompagner. Je vais d’abord vacciner l’enfant logé avec sa jeune mère dans le palais occupé par le sultan lors de son séjour à Marrakech. Je traverse de merveilleux jardins aux allées ombreuses et odorants, remplis de fleurs et d’oiseaux, et j’arrive au pavillon occupé par la jeune épouse et ses esclaves. La connaissance est vite faite, je suis l’envoyée du pacha et la bienvenue; je vaccine un superbe bébé âgé de quatre mois à peine, puis nous devisons longuement. Combien j’apprécie de savoir parler l’arabe et de ne pas avoir besoin d’interprète; la jeune femme prise de sympathie pour moi, sort dans les jardins, m’y fait faire une longue promenade en me tenant par la taille comme une de ses compagnes; elle me demande des conseils pour son petit enfant: c’est le seul enfant du pacha, aussi elle est la préférée et habite le palais de Marrakech, alors que les autres épouses sont à la montagne et ne reçoivent que de rares visites. Elle est très douée et très jeune et a tout de suite été en confiance avec moi. Elle voudrait me retenir à diner et ne comprend pas que je refuse: Tu n’es pas mon amie, si tu ne romps pas le pain avec moi.

Je lui explique que mon mari m’atttend et que je ne puis le laisser seul dans une ville où nous venons à peine d’arriver et que je dois le rejoindre; elle me voit partir avec peine et me fait promettre de revenir demande à Monseigneur le pacha de te faire rester à Marrakech, je serais si contente si je te savais là pour soigner mon petit garcon.” Cependant je la quitte, accompagnée jusqu’aux portes du Palais par la vieille négresse qui la garde.

Le repas chez l'Amin, l'annonce de la prise du Roghi et quatre jours de soins au harem

Me voici dehors au pied de cette Koutoubia qui date du XIIIe siècle et pas très loin de bab Doukkala, par où nous sommes entrés l’avant-veille dans la capitale sainte.

Il est près de midi, la chaleur est accablante, mais je ne sens pas les ardentes brûlures du soleil, je vis dans un rêve toute éveillée. Le soldat marche devant moi, me faisant le passage au milieu de toute la cohue de la rue. Déjà, je suis connue, j’entends sur ma route le mot de Toubiba prononcé fréquemment et, sans aucune malveillance. Je rejoins mon mari qui s’est occupé, de son côté, toute la matinee à interroger des commerçants, s’est renseigné sur des questions qui l’intéressent. Nous allons déjeuner chez l’Amin où nous faisons un repas exquis, arrosé d’excellent Bordeaux. Notre hôte a mis la table à la française pour nous être agréable. ; nous mangeons avec de très beaux couverts en argent, nous buvons du Bordeaux dans des verres de cristal, et tout celà est pour nous une véritable jouissance. Un chérif de la famille du sultan apprenant que Kabbagg donnait un diner en notre honneur, se fait annoncer lorsque nous venons de nous mettre à table. Il feint de se croire indiscret et de vouloir se retirer; Kabbagg insiste pour qu’il demeure; il s’assied et en se faisant beaucoup prier partage notre repas.

Roghi-Bouhamara-Entz

On lui offre un verre de bordeaux, qu’il accepte avec plaisir et il prononce un toast qui n’est pas sans nous étonner agréablement. “Je lève mon verre, dit-il, et je bois à la santé de Monseigneur le Sultan et à votre santé; ce jour est doublement joyeux pour nous, puisqu’il marque votre venue à Marrakech et la nouvelle de la prise du Roghi. Vive le Sultan et vivent Mme et M. Légey, nos nouveaux amis français.”

(Le Roghi Bou Hamara, ennemi du Sultan Abdel Aziz dès 1902, puis du Sultan Moulay Hafid fut pris le 30 aout, et torturé à mort le 2 septembre)

Nous trinquons tous en l’honneur du Sultan, puis nous prenons le café dans un très beau jardin; je vais saluer les femmes de notre hôte, qui se sont toutes parées pour nous recevoir, et je repars accompagnée par le soldat, pour le Palais de Ba Ahmed, occupé par le harem du Grand Vizir. Là, j’ai fort à faire; le grand eunuque noir me conduit dans le palais, véritable ville où l’on se perd et me présente la Harifa, maîtresse du harem; il lui explique que je suis envoyée par le Pacha pour voir les épouses malades, mais ce n’est ni une, ni deux, ni trois épouses que je vois, c’est le harem tout entier composé de plus de 300 femmes ou esclaves, la plupart mulatresses ou complétement noires; et la couleur à part, il me semble être à une de mes consultations de la Kasbah d’Alger.

Pendant quatre jours, matin et soir, il me faut aller au harem, je prépare des collyres, fabrique des pomades, distribue des cachets de quinine, vaccine des quantités d’enfants d’esclaves et deux petits enfants du Grand-Vizir.

J’explique à la Harifa dont j’aurais vite fait une bonne infirmière, si j’étais là-bas, la manière de soigner les yeux, de panser une plaie.

L'aurevoir aux marrakchis dans l'émotion partagée

Chaque épouse veut individuellement ma visite et m’amène dans son appartement privé; je passe tout mon temps au harem, il ne m’est plus possible de faire autrechose, je suis accaparée et c’est une véritable peine lorsque j’annonce mon départ; je suis devenue indispensable à tout ce monde et chacune me fait mille recommandations: fais dire ceci à Monseigneur le Vizir, n’oublie pas de m’envoyer tel ou tel remède.”

Je suis comblée de gateaux de toutes sortes, confectionnés à mon intention, de fruits que l’on envoie chez moi pour mon voyage et je quitte le Palais laissant derrière moi bien des regrets.

Cette sympathie qui nous entoure est particulièrement remarquable pendant ces jours de fêtes religieuses, où le fanatisme s’exhalte, la ville est en joie, le Roghi est pris, le pouvoir du Sultan parait consolidé, des processions parcourent la ville jusqu’aux mosquées et chez le Pacha l’animation est considerable. Partout, ce sont des chants de victoire, des yous-yous guerriers, des coups de feu tirés en l’air. Nous croisons des hommes bleus de Ma El-Aïnin, qui paraissent plus fanatiques que jamais, aux yeux mêmes des musulmans qui nous guident et nous protègent.

Dans le Harem, j’assiste à une scène inoubliable; un taleb reputé, qui a ses entrées auprès des femmes, est venu leur annoncer solennellement la victoire de Moulay Hafid, et toutes entonnent un hymne guerrier; ma présence ne leur parait pas indiscrète, elles sont toutes assises en cercle, s’accompagnant en claquant des mains, puis lorsque la cérémonie est terminée, le taleb se retire et toutes les femmes viennent à moi et me racontent leur joie comme si j’étais des leurs. Cet accueil dans un semblable moment est pour nous des plus significatifs et nous montre bien de quelle influence jouirait vite une doctoresse française vivant dans le pays. Rien encore n’a été tenté dans cet esprit et les premières femmes qui pénétreront dans les harems y joueront desuite un rôle préponderant.

L’heure n’a-t-elle pas sonnée, d’envoyer au Maroc des femmes de coeur, qui se voueront à cette noble tâche. Nous quittons Marrakech à regret, nous sommes captivés par cette ville. Nos nouveaux amis, bien que ce soit le jour des plus grandes réjouissances en l’honneur du Sultan, tiennent à nous escorter au moment du départ. Ils nous mettent sur la route de Safi; et lorsqu’ils nous disent adieu, ils ne peuvent s’empêcher de manifester une émotion qui nous gagne.

Doctoresse Légey, Alger, janvier 1910

La doctoresse Françoise Légey avait précédé de 6 mois madame Ladreit de Lacharrière, elle reviendra à Marrakech à la fin de l'année 1912 pour s'y établir, y retrouver ses amies marocaines et y poursuivre sa mission médicale. 

Toubiba-Légey-1

La Toubiba créra une maternité gratuite à Marrakech, la première du Maroc, pour les marocaines. Elle étudiera les coutumes et les croyances au travers des contes et en fera deux livres précieux pour connaitre l'ancienne culture des marrakchis. Elle créera une école de "tolbas", sages femmes marocaines, afin qu'elles sachent mieux pratiquer les accouchements et sauver les vies des mères et des enfants. Elle restera à Marrakech jusqu'à la fin de sa vie et les marrakchis reconnaissants donnèrent son nom à une de leurs rues. En 1956, un fassi devenu Gouverneur effaça son nom pour mettre à la place "rue de Tétouan"... 

Toubiba Légey, Photo A. Routier, DR

Certaines personnes peuvent avoir des souvenirs de la Toubiba Légey, qu'elles soient nées avant 1936 ou qu'elles aient conservé des documents. Nous les invitons à partager ces souvenirs afin que la mémoire de la bienfaitrice de Marrakech reste toujours dans le coeur des marrakchis.

Merci à Henriette Entz, d'avoir conservé cette photo de sa tante Françoise Entz-Légey. Henriette Entz sa nièce se maria et devint Madame Routier, certains l'ont connue et se souviennent d'elle et de son enseignement quand elle était institutrice à l'école du Guéliz.

Merci aussi à Alain Routier son petit neveu qui a conservé ces souvenirs. Il parle de la Toubiba dans son livre "Le Trésor de Tonton Brochette Ou Habibis" édité chez Édilivre. On peut se procurer son livre à 19,50 euros ou bien accéder au livre numérique pour 11,70 euros. C'est un livre plein de souvenirs des marrakchis du Guéliz et d'ailleurs. 

Le_Trésor_de_Tonton_Brochettes Ceux qui ont lu ce livre sont invités à en  parler dans les commentaires.

19 janvier 2016

ILS RECHERCHENT JACQUELINE ABT, UNE AMIE D'ENFANCE

 

Abt-Eggink-Jacqueline-Marokko

JEAN-PAUL HINDIE ET MONIQUE BOURREL/ DROUIN SE SOUVIENNENT DE JACQUELINE, LORSQU'ILS VIVAIENT À MARRAKECH ET DANS SA RÉGION ET AIMERAIENT AVOIR DE SES NOUVELLES.

SIE SUCHEN NACH JACQUELINE ABT, EINER JUGENDFREUNDIN - Jean-Paul Hindie und Monique Bourrel-Drouin erinnern sich an Jacqueline, als sie in Marrakech und Umgebung wohnten. Sie Wûrden sich über eine Nachricht von ihr freuen. 

JEAN-PAUL L'A CONNUE PAR LE BON LAIT À LA TARGA  ET MONIQUE DÈS SES PLUS JEUNES ANNÉES PAR L'AUBERGE D'IGHERM N'OUGDAL TENUE PAR SA GRAND MÈRE, MÉMÉ DROUIN

Jean-Paul hat sie über « Le bon lait à la Targa » kennengelernt und Monique kannte sie seit ihrer Kindheit über das Gästehaus von Irgherm N’Ougdal, das von ihrer Grossmutter, Mémé Drouin, geführt wurde.

Jean-Paul: "Je n’ai plus de nouvelles d’HAROLD EGGING.....IL est passé revoir mes Parents en Touraine et à ce moment là je crois me souvenir qu’il travaillait à BRÊME, sa ville natale, en Allemagne....Je crois aussi  avoir compris qu’il participait à l’entreprise automobile BORGWARD.......L’auto était sa passion.....Pas de nouvelles non plus de sa femme KHADIJA ni de sa belle fille JACQUELINE ABT.....mariée avec un allemand en 1967 et vivant en Allemagne.....
Si le blog le permet je serai content d’avoir des nouvelles.....mon amie MONIQUE BOURREL/DROUIN dont les grands parents tenaient l’auberge d’IGHERM les a bien connus aussi....sans nouvelles non plus...."
Jean-Paul: « JIch habe keine Nachrichten mehr von HAROLD EGGING…..Er hat meine Eltern in der Touraine besucht und ich glaube, dass er zu der Zeit in Bremen, seiner Geburtsstadt arbeitete. Ich glaube, er arbeitete für die Automobilfabrik BORGWARD arbeitete……. Autos waren seine Leidenschaft….. Ebenfalls keine Nachricht von seiner Frau KHADIJA noch von seiner Adoptivtochter JACQUELINE ABT…..die 1967 einen Deutschen heiratete und in Deutschland lebt.....
Wenn es dieser Blog ermöglicht, wäre ich glücklich von ihnen zu hören…. Meine Freundin MONIQUE BOURREL/DROUIN deren Grosseltern das Gästehaus von IGHERM führten, hat sie ebenfalls gut gekannt.. aber auch sie hat keine Nachricht mehr bekommen…. » 
Monique Bourrel/Drouin conserve des photos d'Igherm n'Ougdal et de Jacqueline dès les années 1948,49,50. Le village d'Igherm est dans l'Atlas, au sud du Tizi n'Tichka vers Ouarzazate
Monique Bourrel/Drouin hat alle Fotos behalten von Igherm n'Ougdal und von Jacqueline aus den Jahren 1948,49,50. Das Dorf Igherm befindet sich im Atlasgebirge, südlich vom Tizi n'Tichka in Richtung Ouarzazate. (Merci à Vassili pour sa traduction en langue de Goethe)

1- sous le regard de Jacqueline ma grand mère et ses petites filles Monique Nicole Françine 1948

Photo Drouin DR - À gauche Jacqueline ABT (ou APT) et dans le parc, Mémé Drouin avec ses trois petites filles: Monique Drouin, Nicole Martinez, Francine Durand.

Monique :" Jacqueline APT (pour moi dans les albums de photos de famille il s'agit de Jacqueline APT et non ABT). Jacqueline serait née en 1941-1942 au vu des photos."

2 - Repas des enfants à Igherm 1949 Photo Drouin DR - Été 1949, Jacqueline ABT ou APT est à droite. Dans la cour de l'auberge, les enfants de Louis Torrente ainsi qu'à gauche Monique et de face son frère Robert Drouin le blondinet.

Monique: "Elle m'a connue trés jeune à Igherm car elle vivait chez ma grand mère pendant les vacances et chez mes tantes à Marrakech (Mr et Mme DURAND et Mr et Mme Robert MARTINEZ) et aussi chez mes parents à Louis Gentil (Youssoufia)."

5 - de g à d famille Drouin Jacqueline Apt et des amis à mes parents à Louis Gentil 1957 Photo Drouin DR - À Louis Gentil, en 1957 à la même table M et Mme Drouin, Jacqueline ABT avec un beau sourire, à droite un couple d'amis.

Monique: "Sa maman, Khadija, venait aussi chez mes parents de temps en temps. Khadija a vécu une partie de sa vie avec Harold EGGING (elle n'a pas eu d'enfant avec lui) il travaillait au "Bon Lait" et donc Jacqueline plus âgée passait aussi des vacances à la Targa au "Bon Lait" c'est la que Jean-Paul HINDIE l'a connue. Jacqueline a fait ses études à Marrakech, j'ai essayé de la reconnaître sur les photos de classes du site, recherche non concluante. Avec mes parents nous étions invités à son mariage avec un allemand (je pense Frantz de prénom) à Casablanca mi-juillet 1967. Plus tard ils ont quitté le Maroc pour travailler à Istamboul, puis pour nous le silence. Mes tantes rentrées en région parisienne ont eu des contacts par courrier. Pour toute la famille DROUIN. Jacqueline était une fille de la famille et je reste très triste de ce silence."

Une autre photo d'Igherm montre Jacqueline adolescente

4 - Jacqueline APT été 1957 Photo Drouin DR - Jacqueline porte les cheveux courts

Jacqueline ABT porte une fine chaine et une croix en 1957 

6 - Jacqueline et sa maman Khadija APT Photo Bourrel DR - Jacqueline est photographiée avec Khadija ABT, sa maman.

Jean-Paul a conservé aussi des photos prises à La Targa

Harold-Eggink_marrakech

Photo Hindie DR - Harold Eggink, qui monta l'usine du Bon Lait et devint le beaupère de Jacqueline en épousant Khadija, veuve ABT.

Jean-Paul: "la construction de l’usine sur la ferme date des années 49-50 et l’activité sur ce site s’est poursuivie jusqu’en 55-56......Le succés et le développement justifiant une implantation au quartier industriel à ce moment là....
Un magasin de vente au détail existait rue de Yougoslavie.....et sur le site de production à La Targa venaient s’approvisionner les magasins, la base aérienne 707, la base américaine de Ben Guérir,...."

DIAPOS EDGARD 4 102 Photo Hindie DR - La première usine du Bont Lait à la Targa; une nouvelle usine fut installée dans ce qui était autrefois le quartier industriel

Jean-Paul: "Harold EGGING a joué un role trés important dans la contruction du BON LAIT à La Targa....C’était un homme trés ingénieux animé d’un véritable génie mécanique et Dieu sait qu’à cette époque il fallait construire beaucoup de choses par soi méme.....Quand les choses se sont mieux établies mon Pére a fait appel à un ingénieur de l’Ecole du Lait de Nancy.....Claude FIERFOL......Qui a amélioré l’existant et conduit l’installation de la nouvelle usine au quartier industriel...J’ai beaucoup regretté de ne pas avoir pu échanger avec Mr Fierfol sur l’historique de ces réalisations...... Par la suite à partir des années 60 Monsieur OMAR BENOUNA a suucédé à mon Pére à la psésidence et Monsieur MOHAMED MOHI a assuré la direction de l’entreprise.....Lors de mon dernier passage à Marrakech en 2010 LE BON LAIT était bien en place au quartier industriel mais il était question de le reconstruire au nouveau quartier industriel de Sidi Ghanem....Par ailleurs je ne pense pas que l’entreprise soit toujours sous statut de la coopération agricole....."
D'après les mémoires du pasteur Jean de Mondenard l'orthographe du nom d'Harold était Eggink. Il avait rendu visite à M. et Mme Eggink au Bon lait, quartier industriel le 5 février 1957.

jacqueline_abt_Marrakech

 Photo Hindie DR - Jacqueline, au bord de l'oued, dans le décor de la Palmeraie.
Qui, né vers 1941-42 aurait été élève dans la même classe que Jacqueline et se souviendrait de ses amies les plus proches ?
Certaines familles pourraient avoir gardé des contacts avec elle, qui pourrait prévenir que Jacqueline est recherchée ? Peutêtre Mauricette TORREGROSSA veuve TENA et ses enfants Annie et Michel. Peutêtre aussi Robert et Paulette MARTINEZ et leurs deux enfants Nicole et Guy ou même Francisque et Jeanne DURAND et leurs deux enfants Francine et Jean-Luc.
blog-jacqueline-abt-suivreVotre blog a été sélectionné par Canalblog comme "blog à suivre" à propos de cette page sur la recherche de Jacqueline Abt par ses amis.

Cette page est un appel de ses amis marrakchis pour Jacqueline ABT ou pour ceux qui savent ce qu'elle est devenue après son mariage à Casablanca. Qui  aurait gardé le contact avec elle ? Qui sait si elle s'est installée en allemagne ? Qui saura lui faire savoir que ses amis d'autrefois aimeraient avoir de ses nouvelles? Qui lui dira qu'en s'adressant au blog elle pourra entrer en contact avec Monique et Jean-Paul et partager avec eux ses souvenirs. 

15 janvier 2016

FAIRE PART: ANDRÉ ET MONIQUE HUILLET

Marijo nous apprend le décès de son amie Monique Coutard et nous envoie des photos-souvenirs:

"Nous sommes arrivées en même temps au Lycée Mangin et nous étions très amies. Pendant les récréations nous nous trouvions toujours un petit coin de cour pour refaire le monde."

1955-monique

Monique Coutard mariée au marrakchi André HUILLET, s'est éteinte le 11 novembre 2015 et ses obsèques se sont tenues à Dreux le 17. André n'a pas tardé à suivre Monique sur l'autre rive.

Les marrakch'amis expriment leurs condoléances à toute la famille HUILLET et à leurs alliés, notamment à Gérard et Alain les deux fils de Monique et André, ainsi qu'à leurs épouses Christine et Pascale, leurs petits enfants Franck, Joffrey, David, Chloé et Baptiste et tous leurs amis

Monique vivait à Vernouillet où ses beaux parents Etienne-Victor et Mathilde-Madeleine Huillet  avaient installé leur entreprise de transport il y a environ 40 ans. Ils étaient cinq enfants dans la famille Huillet: Victor, Marcel, André, Colette et Roger. Les trois premiers fils s'étaient aussi installés à Vernouillet et avaient repris l'entreprise paternelle pour la confier à d'autres mains en 2011. 

Marijo nous rappelle Monique par des photos de 1955 conservées par l'amitié

1955 Monique Coutard et amis

Avec des airs d'acordéon en 1955

1955 Famille Coutard

Toujours en 1955 avec ses parents

Puis en 2004 au Moussem d'Avignon

2004 06 20 Moussem André et Monique Huillet

Merci à Marijo d'avoir partagé avec nous sa tristesse de voir partie son amie Monique et de nous confier ses souvenirs. Les Marrakch'amis qui souhaiteraient ajouter des souvenirs de Monique, André et leur famille ou bien qui voudraient exprimer leurs condoléances à leurs fils, belles filles et petits enfants peuvent le faire dans les commentaires de cette page.                                                                      

On trouvera les faire-part de décés de René André Ducourneau et de Nicole Bonneau par le lien suivant --> faire-part

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11 janvier 2016

DES SOUVENIRS À RÉVEILLER ET DES VOEUX POUR 2016

Chama nous rappelle: les amazighs ont fété le premier jour de l'an amazigh 2966, Bonne année et meilleurs voeux à tous les berbères de marrakech et à leurs amis.

SOUVENIRS ET FUTURES RENCONTRES NOUS RELIENT ENTRE ANCIENS DE MARRAKCH

UN ANCIEN DU LVH AJOUTE UNE PHOTO DE LA CLASSE DE 1e 3                                                                                                                                             

1ere 3 LVH

Pour la voir en plus grand, aller sur la page du LVH en 1968 sur ce blog. Patrick Assayag nous fait l'amitié de joindre cette nouvelle photo de classe à notre vaste collection.  

Les élèves qui peuvent être sur cette photo parce qu'ils ont passé leur bac l'année suivante sont:  André Marc - Assayag Patrick - Beaumont Anny - Belbachir Abderrahim -  Belkeziz Ahmed Fouad - Belkhir Abdelkader - Belmonte Francis - Benchetrit Meyer - Bessieres Pierre - Bureste Françoise - Caillau Alain - Chouraoui Albert - Cohen Marc - De Chancel Pierre -  Deschaseaux Dominique - El Houda Rachid - Elotmani Fatima - Elotmani Rachid - Ettedgui Elias Edouard - Levy Jacob - Nguyen Thuc Diem - Ohana Arie Maier - Puvilland Pascal- Samaras Catherine.  Le blog transmettra les messages destinés à Patrick Assayag ou à Françoise Buresté, Pour compléter les noms sur la photo utiliser le lien :http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2011/01/05/16238371.html et écrire un commentaire.

Luis GOPALDAS s'est aussi rajouté sur une photo de CM1 /1961 à RENOIR. Pour lui envoyer un message passer par le lien contactez l'auteur en haut à gauche de la page.

UNE PHOTO POUR NICOLAS Nicolas descend des anciennes familles marrakchies COMBETTE, CAIOZZO, CUENNIN & SCHREIBER. Ces noms évoqueront certainement des souvenirs à plusieurs d'entre nous. Nicolas, qui ne peut se déplacer, aimerait que quelqu'un prenne pour lui une photo de la tombe de sa famille au cimetière européen du Guéliz. Il précise que son grand père y a été inhumé en 1961 et que le tombeau commun de ses ascendants se trouve dans le quart supérieur droit (sud-est). Qui aura la gentillesse de prendre une photo pour Nicolas ? Par la même occasion si d'autres photos de tombes sont prises, le blog se propose de les publier afin d'évoquer le souvenir des anciens.

MILLE MERCIS D'UN AMOUREUX DE MARRAKECH 

Bonjour, Je m'appelle Anis, j'ai 25 ans (bientôt 26 le 26 janvier prochain), 

Je suis né au Canada de parents marocains, d'une mère Marrakchi et d'un père Jadidi (d'El Jadida)... J'ai passé toute mon enfance et grandi à Marrakech dans les années 90, ma ville, à laquelle je suis profondément attaché et que je ne peux quitter, j'ai déjà fait l'expérience en m'installant à Casablanca pour le boulot ou en allant en France pour mes études, dans les deux cas j'ai fini par trouver une excuse pour revenir vivre à Marrakech, ma ville...

Je découvre votre blog avec beaucoup de plaisir, de surprises, d'émotions, et de nostalgie (d'une époque que je n'ai pas forcément connu), mais que je ressens à travers la vie de ces gens qui y sont passés, mes ancêtres, cette ville secrète, pleine de magie, qu'est ce qu'elle devait être belle... Quelle belle époque..
Je pavane en regardant les magnifiques images de l'avenue Mangin et de ses belles ruelles, et en lisant les témoignages des chanceux et chanceuses qui étaient là, la magie opère et mon esprit est projeté... Je vous remercie du fond du coeur pour ce partage qui n'a pas de prix et vous souhaite une très bonne année avec beaucoup d'amour, de paix et de prospérité pour vous et pour notre chère Marrakech.
On dit que jadis nos grands parents disaient souvent: "sir a Marakech lah i3amerk!", qui littéralement veut dire "que Dieu peuple Marrakech de plus de gens", leurs voeux ont été exaucés manifestement... à nous maintenant de faire nos prières :) 
Je vous embrasse et vous dit bonne continuation.
Un amoureux de Marrakech.

Nous remercions ANIS de partager avec nous sa passion de la Perle du Sud et d'en témoigner. Nous lui souhaitons un Joyeux anniversaire.

BASE 707 - QUI SE SOUVIENT DE JEAN VERRIÈRE ?

Jean René Verrière, né en 1931 fut appelé en 1952 en Algérie, puis affecté dans l'Armée de l'Air en 1953 (base école 745 de Clermont Ferrand-Aulnat). De mars 1954 à janvier 1956 il se forme au Canada sur l'équivalent canadien du T6 (Harvard Mk IV). De mars 1956 à avril 1958, il est moniteur pilote à la Base 707 sur T6-D et G. C'est à dire du temps où les Colonels Jacquier puis Feuvrier la commandaient. Le colonel Louis Chantier puis le commandant André Xima en janvier 1958 commandaient la DMP (Division des moniteurs de Pilotage). Ferait-il partie de ce groupe non identifié qui pose avec le capitaine Amaury Monfort ?

76858244_p 

Est-ce que Jean VERRIÈRE, disparu depuis, est sur cette photographie ?  Appel d'un membre de sa famille à ceux qui étaient sur la Base 707 entre MARS 1956 et AVRIL 1958: Qui se souvient de Jean VERRIÈRE ?

Nogaro-Solenca-avril15-17

ESCAPADE À NOGARO 15-17 avril 2016

La rencontre des anciens marrakchis associée aux ressources gastronomiques du Gers.

Le test des préinscriptions a réuni pour l'instant 47 noms, qui pourraient augmenter encore. Ce succès des préinscriptions permet de lancer maintenant les inscriptions confirmées. Pour recevoir et remplir le "bon de participation" le mieux est de téléphoner à Georges Stachewsky au 0562 09 7320 ou au 0674 60 8007 qui dispose de toutes les informations utiles et même plus.  

avril15-17-Nogaro-solenca

Quelques noms de marrakchis qui ont le projet de participer et qui se sont pré-inscrits: Denise BARTHE/DOUDARD, Annick BORDE, Maurice CALAS, Christiane CRAVIATTO/SEGUIN, Michel DARRIET, Marius DESCHELETTE, René DOUDARD, Claudine MARTINEZ/CALAS, Roland GALIBERT, Émile LABARTETTE, Joelle LARRAT, Philippe LEMAURE,  Antoinette LLORENS,  Claudine MARTINEZ/CALAS, Anne MASSART/ LALANNE,  Michel de MONDENARD, Claude SEGUIN, Georges STACHEWSKY, Marie-Noelle SURLEAU/SOMMABÈRE, André SOMMABÈRE, Blandine TAROT/VIGOUR, Claude THÉLOT,  Michèle VERDIER, Claudine XIMA/LEMAURE, Peutêtre aussi Daniel LERAIS, Catherine LAFARGE/LERAIS, Louis ROQUET, Najat ZHOR DIN, Dominique SCHOOFFS.

Cette liste ne comprend pas Robert LUCKÉ et son équipe que tout le monde connaît, ainsi que ceux qui se décideront avant le 25 janvier.
NOUS SOUHAITONS AUX MARRAKCH'AMIS D'AVOIR DE BELLES RENCONTRES EN 2016. Le blog est reconnaissant à tous ceux qui ont participé à son activité en partageant des récits de souvenirs, des documents, des photos et des commentaires sympathiques. À la fin 2015 votre blog avait atteint 647 000 visiteurs, qui avaient vu 1 394 000 pages. Il contient en fait 680 pages, avec 10800 photos et 5654 commentaires de visiteurs.  Les anciens marrakchis et leurs amis sont une grande communauté.
LA FAMILLE HÉBRÉARD-BONNEAU EN DEUIL

nicole-Bonneau-Hebreard

Nicole Bonneau est décédée il y a quelques semaines en 2015, Elle était née à Marrakech en janvier 1933, s'était mariée le 18 octobre 1951 à l'Église des Saints Martyrs. Elle eut trois enfants: Véronique, François et Isabelle. Certains se souviendront d'elle quand elle étudiait au Lycée Mangin ou participait au scoutisme comme cheftaine de Jeannettes ou de Guides
Sa fille Véronique nous fait l'amitié de nous écrire pour que ses amis puissent s'associer à leur deuil: 
"Une messe sera dite le dimanche 24 janvier à Marrakech en l'Église des Saints-Martyrs. Nous avons organisé un petit pélerinage familial à cette occasion. 
Une visite au cimetière où mon arrière grand mère est enterrée, Marie Benoite Hébréard née Navarro. Une vingtaine de personnes viendront tous descendants de Clément Hébreard imprimeur avenue Mangin en 1912...
Elles étaient 5 filles Bonneau.
Monique la dernière sera là, et peut être Jacqueline qui a 92 ans.Toute sa vie maman a eu une très grande nostalgie de Marrakech."
Les condoléances attristées des anciens marrakchis vont à toute la famille Bonneau-Hébréard.
On trouvera sur le blog des cartes postales éditées par Clément Hébréard, ainsi que son récit de la Compagnie des mobilisés de Marrakech.

Ducourneau-2016

SAM & SAMISTES EN DEUIL
René André DUCOURNEAU a rejoint les étoiles du SAM. 
Evelyne, l'une de ses 3 filles, nous envoie le faire part de décès accompagné de quelques mots pour ses amis marrakchis:

 "Mon père est décédé le samedi 9 janvier 2016 à la maison entouré par les siens. Il était fatigué et usé mais terriblement endurant...nous n'avons hélas pas pu empêcher toutes souffrances surtout la semaine dernière qui a été très éprouvante pour lui et pour nous.

Nous sommes donc submergés de chagrin mais terriblement soulagés.

Mes sincères salutations.   Evelyne Ducourneau."

Le jeudi 14 janvier à 8h15, sa famille et ses amis l'accompagneront au crématorium de Montussan.  Nous penserons avec reconnaissance à tout ce qu'il a apporté aux Marrakchis

LES VOEUX QUE NOUS PARTAGEONS
Quelques voeux parmi les cartes et les messages reçus:

Anne_Defranoux_Cadart

Elle ne m'a pas attendue, cette année nouvelle et, c'est malin, parce que j'arrive, toute essouflée, croulant sous le poids de mes voeux.... mais en RETARD !!! Je sais que vous ne m'en voudrez pas, eu égard à mon grand âge et soyez sûrs que ces voeux ont  "bien doré au four de mon affection", mais sans cramer !!!

À vous de deviner ce que j'ai mis dans chacun de vos paquets, sachant que la Santé y a une place de choix III

Bises à vous partager.

Anne  Cadart

Marie-France_Dautriche-Bechara

 

"ÊTRE VOUS", le conseil de Jacques BREL, de la part de Marie-France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Tous mes vœux pour une année nouvelle plus apaisée, inch'Allah.....
  Plus de générosité et de sourires.
  Et longue vie au blog Mangin@marrakech.
  Amicalement
  Liza

femmes-portant-le-monde

 

bonne-annee-008  

Maison-eclairee-noel-0120 Maison en décoration lumineuse de Bernard Joudoux en Normandie. "À l' aube de cette nouvelle année je VOUS souhaite tous mes meilleurs voeux . Que l'Année nouvelle apporte beaucoup de bonheur et une heureuse santé et que les joies l' emportent sur tout le reste"

Pièce-artifice

P1100900 Le cliché d'une branche fleurie prise en région parisienne le 11 janvier. Il n'y a plus de saisons ! Le webmaster l'a photographiée pour vous, afin d'accompagner ses meilleurs voeux. Bonne année 2016 à tous les marrakch'amis. Michel 



30 décembre 2015

MARRAKECH A EU AUSSI SON SYNODE

FAISONS NOTRE POSSIBLE POUR QUE L'ANNÉE 2016 SOIT BONNE POUR LE PLUS GRAND NOMBRE

LE SYNODE DE MARRAKECH 

En ces temps-ci, on parle beaucoup de Synodes dans les diocèses, mais sait-on que Marrakech a eu aussi son synode?  Voir plus loin, récits et photos

"QUE FAISIEZ-VOUS AUX TEMPS CHAUDS ?" MARRAKECH EN 1955-1956 - LE RÉCIT UN BRIN AMER DE L'ANCIEN CHEF DE RÉGION PAR INTÉRIM

André Hardy commanda la région de Marrakech lors des intérims de succession entre le Général d'Hauteville et les autres chefs de la Région qui lui ont succédé, les généraux Massiet du Biest et Lucien Bazillon. Il a consigné certains de ses souvenirs dans un livre "Sidi El Hakem", édité par sa veuve à titre posthume en 2003 et désormais épuisé... Il s'agit de souvenirs écrits à chaud tels qu'il les a vécus et ressentis, "récit honnète et profondément humain d'un homme droit et de devoir."  Nous saluons ses enfants que plusieurs ont connu au lycée Mangin et nous reproduisons ici quelques paragraphes de son récit afin d'encourager ceux qui ont aussi des souvenirs de cette époque à venir les partager avec nous sur le blog.

Rappels de dates: 

-La France reconnait le principe de l'Indépendance du Maroc,

-10 novembre 1955 :Retour de Mohamed V. 

-18 novembre 1955 : Fête du trône de Mohamed V

-? Décembre 1955: Constitution du premier gouvernement Si Bekkaï.

-2 Mars 1956 Reconnaissance officielle du Maroc comme Indépendant par la France (M. Pinay) à Aix les Bains. 

- 7 mars 1956 : Proclamation de l'Indépendance par Mohamed V, 

- Mars 1956: Le Résident général André-Louis Dubois cesse ses fonctions

QUE FAISIEZ-VOUS À MARRAKECH AUX TEMPS CHAUDS ? JE ......, NE VOUS DÉPLAISE.

Les événements marchaient vite. En juin 1955, M Francis Lacoste, Résident Général quittait le Maroc, remplacé par M. Gilbert Grandval, qui instaura, avant même d’arriver, un régime de terreur parmi les hauts fonctionnaires français, dont il révoqua une dizaine sans les avoir jamais vus.

Que l’on démantèle la technocratie de Rabat, j’en étais depuis longtemps partisan, mais à quoi cela rimait-il au moment où (aucune persronne sensée n’en pouvait douter ) on s’apprêtait à rétablir Mohammed ben Youssef et à conduire le Maroc vers une indépendance accélérée ? A quoi cela rimait-il de frapper sans les entendre des hommes parfaitement honorables et individuellement innocents des vices du système auquel ils participaient ? Mr Gilbert Grandval s’est défendu avec indignation et non sans talent, d’être venu au Maroc en destructeur de l’appareil de l’autorité française: on doit rendre hommage cependant à l’efficacité  d’un travail qui ne dura que cinquante jours. Il était difficile de mieux faire en moins de temps.massiet-du-biest-glaoui

Personnellement je n’ai jamais rencontré Mr Grandval car, parti en congé en France, un peu avant son arrivée, j’en fus rappelé d’urgence quelques jours plus tard pour faire face aux désordres qui, cette fois risquaient d’atteindre mon territoire, Marrakech. Je ne jugeai pas utile de passer par Rabat pour m’y présenter à l’ambassadeur (Grandval) qui, de son côté, n’eut jamais le temps de venir à Marrakech.

Le nouveau chef de la région de Marrakech serait le Général Massiet du Biest, ci-contre avec le Glaoui

Comble de malheur pour les Français du Maroc et les marocains restés fidèles à Moulay ben Arafa, le général Duval se tua le 22 aout 1955, dans un accident d’avion. A tort ou à raison beaucoup avaient pensé que lui seul avait assez d’autorité pour s’opposer à l’activité destructrice de l’Ambassadeur. Sa mort fut durement ressentie et ses obsèques furent l’occasion de pénibles manifestations à l’égard du représentant de la France, dont l’impopularité devint telle que Paris le rappela et le remplaça par le Général Boyer de la Tour.

Le nouveau Résident General n’était pas un inconnu au Maroc, il y avait fait dans les A.I. et les Goums l’essentiel de sa carrière, et dans les grades subalternes s’était acquis une grande reputation de bravoure et d‘astuce. Cette nomination qu’accompagnait la cinquième étoile de Général d’Armée était pour lui un couronnement de carrière, certainement très désiré mais qui intervenait un peu tard dans la chaîne des événements.  Rabat n’était plus le poste prestigieux de jadis,et ce que le Gouvernement attendait du nouveau Résident, chacun le savait… c’était qu’avec moins de brutalité que Gilbert Grandval, il s’arrange pour libérer le trône chérifien de la presence de Moiulay ben Arafa qui était désormais le seul obstacle au retour triumphal de Mohamed V.

Vue de Paris, la chose paraissait sans doute assez aisée, mais arrivé au Maroc et remis au contact de la population française et des chefs marocains avec lesquels il avait toujours travaillé, le général se trouva plutôt embarassé et désira au moins gagner du temps. Cela ne faisait pas l’affaire du Gouvernement de Paris qui, ne trouvant pas le Résident général assez docile à ses intentions, s’arrangea de le tourner par l’entremise de son principal collaborateur. (  François De Panafieu, Premier Chef Adjoint du cabinet du Résident Général et ex-Consul à Tanger). 

Celui-ci bien que diplomate sut allier la fermeté et l’astuce pour obtenir du bénévole souverain, contre des promesses touchant la protection de sa personne et sa situation matérielle, une abdication en bonne et due forme. Moulay ben Arafa poussa la bonne volonté jusqu’à restituer une lettre, un peu gènante à vrai dire, par laquelle le Président de la République l’avait auparavant assuré que la France garantissait son trône.

Le général Boyer de la Tour fut fâché contre son collaborateur mais bien soulagé qu’un autre eut fait pour lui la besogne qui lui répugnait. Cet autre reçut une nouvelle affectation et le Maroc se prépara à recevoir le souverain victorieux dont la place était gardée chaude par un “Conseil du trône”…

L’Ex-Sultan avait été rappelé de Madagascar en France, après avoir reçu des émissaries tant officiels qu’officieux qui le traitèrent avec tout le respect dû à un souverain régnant, refusant de s’installer à Saint-Germain, où le pavillon Henri IV, avait été remis à neuf tout exprès pour lui, venait discuter d’égal à égal avec le Gouvernement de la République.

Son retour triomphal faisait si peu de doute que le Glaoui, lui-même comprit que sa cause était perdue et se résigna à demander l’aman. Sur les coseils qui lui furent donnés à cette occasion, sur les pressions qui, peut être furent exercées sur lui, je préfère me taire et croire qu’il espéra, par ce geste empecher la destruction de sa famille et le déchirement de sa patrie.

Quand on sait ce qu’était l’orgueil de ce grand seigneur berbère, on imagine ce qu’il put éprouver à solliciter son pardon de Mohammed ben Youssef, en se prosternant devant lui jusqu’à toucher la terre du front. De cette humiliation terrible il ne devait pas se relever. Quelques mois après un cancer se déclara qui, sans doute, n’attendait pour se developer que cet affaiblissement de sa force morale et don’t il devait mourir quelques mois plus tard le 23 janvier 1956.

Glaoui-0360 A Saint-Germain en Laye, le Glaoui s'inclinant le front au sol pour demander l'aman.

N’est-il pas étrange de penser que tout cela se passait sous l’oeil approbateur du Gouvernement français, auquel le Pacha trouvait moyen d’être fidèle jusqu’à la limite de sa vie, si néfaste qu’elle pût être à ses yeux ? (note:les yeux du gouvernement)

En ce qui me concerne, j’avais quitté Marrakech avec ma famille le 30 juin 1955, dans l’intention de prendre en France le congé auquel j’avais dû renoncer l’année précédente: la situauion était calme, la Région avait un chef, (le général Massiet du Biest) j’avais droit normalement à deux mois d’absence plus une semaine de délais de route, et je partis en voiture à travers l’Epagne, mais le 6 aout je reçus un télépramme m’enjoignant de regagner le Maroc sans délai; l’aggravation de la situation au Maroc exigeait le rappel immediat de tous les fonctionnaires d’autorité.

Glaoui-Dhauteville

Le temps d’une rapide visite au général d’Hauteville dans sa retraite de Touraine, je pris la route de Toulouse et, le 9, laissant la famille et voiture je montai dans l’avion pour débarquer direectement à Marrakech, à minuit par un chergui bien de saison.

Ci-contre le Général d'Hauteville, Thivend et le Pacha de Marrakech, en 1953 ou début 1954.

Je trouvai Marrakech et sa Région tranquilles en apparence, mais sourdement travaillées par les nouvelles que propageaient la presse la radio, et les émissaries de l’Istiqlal. En ville, la fièvre montait peu à peu, des cortèges se formaient qui, dans un ordre relatif parcouraient les rues en demandant sur l’air des lampions le retour de Ben Youssef.

L’agitation gagna d’abord les Rehamna, voisins directs de la region de Casablanca, d’où partaient les mots d’ordre, et se manifesta par un nombre croissant de lignes téképhoniques coupées, de poteaux sciés. Chaque matin on en faisait le compte et, malgré les dispositions prises, les gardes, l’ingéniosité déployée par les services des PTT il était impossible de mettre la main sur les coupables.

La sécurité des colons et des isolés tells que les forestiers commença à donner des inquiétudes. Les premières attaques n’avaient guère qu’un caractère d’avertissement sans gravité réelle, mais il fallait prévoir le pire. Alors que le général Duval s’était toujours opposé à toute dispersion des troupes, le général Boyer de la Tour, cédant aux demandes des Européens, fit placer de petites garnisons dans tous les centres isolés du Bled, et ce “quadrillage” militaire, complété par l’armement des isolés, se doubla d’un système de telecommunications dont le Territoire était la tête.

Peu à peu, on s’organisa pour une veille de jour et de nuit et mon Arsa Ben Driss dut héberger une garnison de quelques hommes et un poste de radio qui communiquait avec les sécurités dispersées. Nous savions bien que tout était perdu, puisque la France ne nous soutenait plus. Malgré la répugnance du Gouvernement à replacer Ben Youssef sur le trône, par un reste de pudeur qu’on s’expliquait mal, cet événement paraissait désormais ineluctable.

Et cependant la situation à Marrakech même, où demeurait une importante garnison, paraissait assez tranquille pour qu’à la fin de septembre je puisse m’absenter quelques jours et retourner en France pour en ramener ma famille.. et ma voiture.

Après avoir traversé l’Espagne, je trouvai en débarquant à Ceuta des gens affolés qui me déconseillèrent de prendre la route de Port Lyautey, le côtoiement du Rif étant, d’après eux, devenu dangereux. Je le fis cependant, sans aucun incident, et la vie à Marrakech reprit telle qu’elle était désormais, dans une atmosphere de veille perpétuelle, coupée d’alertes sérieuses, qui m’obligeaient de temps en temps à courir au secouirs d’un poste menacé, avec l’appoint d’une patrouille motorisée, quand cel était nécessaire et possible.

Malgré cela, les enfants poursuivaient leurs études sans que les relations avec leurs camarades marocains soient altérées, et la vie frivole de Marrakech en hiver continuait comme si rien n’était, axé autour du Casino, où se déroulaient de brillantes soirées théatrales.

general-massiet-du-biest

Le général Massiet du Biest, atteint par la limite d’âge de général de Brigade, dut laisser son poste de Chef de la Région de Marrakech à son successeur. Il n’avait eu à faire face , en somme, à aucun événement grave dans sa Région, et je dus reprendre l’intérim de chef de région pendant un mois encore, en attendant son successeur. (Adieux du général Massiet du Biest aux officiers de la garnison de Marrakech)

Le 2 décembre 1955, aux côtés du général Massiet du Biest, je voyais arriver le troisième chef de la Région, pour qui j’avais organisé l’habituelle présentation des chefs de services et des notables français et marocains. De cette présentation tous revinrent consternés, car le nouveau chef de la Région, le général Lucien Bazillon, ne leur avait guère dissimulé que le Pacha et tous ceux qui le suivaient étaient à ses yeux une bande de factieux et qu’heureusement une aube nouvelle allait se lever sur le Maroc.

A grand peine, j’avais pu le décider à faire à Si Thami, qui se mourait dans son palais , une visite de courtoisie, en lui démontrant que s’en dispenser serait se couler, dès son arrivée, dans l’esprit de tous les habitants de Marrakech.

Il faut dire cependant, à son excuse qu’il n’avait pas mis les pieds au Maroc depuis une vingtaine d’années et ne connaissait la Région que pour avoir été quelques temps adjoint au chef de la circonscription d’Amimiz. Jeune pour son grade, dynamique et finalement sympathique, il eut assez d’intelligence et d’Honnêteté pour modifier, avec un peu d’expérience, sa malencontreuse attitude des premiers jours. L’honneur lui étant échu de clore à Marrakech la liste ouverte par Mangin, il tint son rôle avec courage et dignité dans des circonstances souvent difficiles. (les Marrakchis eurent après lui le Général Chavatte en 1957-58)

Peu s’en fallut d’ailleurs que sa carrière ne soit  écourtée dès son installation à Dar Moulay Ali, par un énergumène qui s’était introduit dans l’hotel de la Région par un portillon qu’on avait négligé de fermer, et qui le pourchassa dans les couloirs déserts avec le propre sabre du général Massiet du Biest, trouvé par lui dans un débarras où était entassé son déménagement.

À Rabat, le général Boyer de la Tour se vit remplacé à la Résidence par monsieur André-Louis Dubois, ex-préfet de police qui s’était rendu célèbre pour avoir interdit dans Paris l’usage des klaxons, et qui allait être, Mohammed V régnant, le premier ambassadeur de France dans le Maroc redevenu indépendant.

En attendant cet avatar, il fit comme tous ses prédécesseurs (sauf M. Gilbert Grandval), une entrée solennelle à Marrakech, et la ronde des presentations recommença… Les intéressés commençaient à être blasés, mais ils ne purent considerer sans curiosité ce haut fonctionnaire, pour qui toute l’épopée des quarante dernières années n’était déjà plus qu’un souvenir scolaire et qui semblait croire que le Maroc commençait avec lui. Sous des dehors rafinés et plus que courtois, il était d’ailleurs autoritaire et même dur. La politique que désormais la France avait choisie devait avoir en lui un exécuteur sans faiblesse. (…)

C’est le 3 mars que le Maroc obtint de M. Pinay une indépendance dont personne ne doutait plus depuis le retour triumphal du Roi Mohamed V, en novembre 1955.

Ce retour fut l’occasion d’une liesse générale, qu’encadraient de leur mieux des unites paramilitaires qu’on vit surgir de partout. Du même coup, en attendant la signature de diverses conventions (dont certaines ont attendu par la suite plus de deux ans) le  Résident général devenait Haut Commissaire en Mission extraordinaire (ô combnie !) et les Régions devenaient des Délégations en attendant de se muer en Consulats généraux.

Mais dans les mois précédents, avant même que le Sultan, rétabli sur son trône, soit effectivement revenu l’occuper, une profonde réforme administrative avait déjà été opérée qui donnait le pouvoir effectif aux autorités marocaines, mais supposait une large et confiante collaboration avec les autorités françaises encore en place.

Naturellement on procéda à une opération inverse de celle de 1953. Les caïds les plus compromis ( avec le Glaoui et ceux qui destituèrent Mohamed V) se virent révoqués sans discussion, sans autre sanction pour le moment, tandis que Layadi aux Rehamna, Belkouch à Louis Gentil, reprenaient triomphalement leur place.

Les fils du Glaoui ne furent d’abord nullement inquiétés et reçurent à la Stiniya de nombreuses visites de condoléances  (…)

À Marrakech même, la vie mondaine battait son plein, ce n’étaient que réceptions, représentations théatrales, premières cinématographiques. Avec l’indépendance acquise la ville était redevenue sûre pour les Français, et si les touristes craintifs ne se risquaient guère en médina, ma femme et moi nous y promenions volontiers et la faisions visiter aux hôtes de passage. De même nous arrivait-il de nous promener dans le bled, non en cortège officiel mais en famille et sans précaution spéciale. Au contraire, j’évitais alors de porter une arme, qui ne m’aurait servi à rien contre une foule. (…)

La population autochtone était complétement pacifique. À Marrakech même, on pouvait évidemment rencontrer quelque déséquilibré, comme celui qui le 2 mars poignarda, sans le tuer heureusemen, le Réverend Père de Prémare, mais en principe les Européens ne risquaient rien. Il en aurait été de même dans le bled sans l’Armée de Libération dont les attaques contre les isolés français ne furent jamais poussées à fond, mais constituèrent un harcélement destiné à maintenir en haleine les autorités tant françaises que marocaines et à assurer sa main-mise sur la montagne, qui constituait pour elle un repaire de choix. Ce n’était pas aux étrangers que l’Armée de Libération faisiat la guerre, c’était à ses propres compatriotes. (…)

La dernière journée que je passais à Marrakech (30 juin 1956) m’a laissé le souvenir d’une ville inquiète., sous un ciel lourd. J’assistai au Lycée Mangin à la distribution des prix. Tard dans la nuit, j’achevai de charger ma voiture. Le premier juillet au matin, nous prenions la route de Rabat avec nos enfants, sans oublier la chatte et le caniche.

Qui se souvient de cette période? qui se souvient de l'ambiance ? qui aurait des souvenirs à partager dans les commentaires ?

LE SYNODE DE MARRAKECH

Dans les diocèses cette année les fidèles ont été consultés et des évolutions ont été souhaitées, toutes n'ont pas été retenues, mais l'Église catholique bouge un peu, pas assez pour certains, beaucoup trop pour d'autres.

Marrakech a connu aussi un Synode en novembre 1956 pour les Églises protestantes du Maroc. Chaque église avait envoyé deux délégués (un pasteur et un membre élu par sa communauté locale).

marrakech-synode-temple Les communications, les échanges et les décisions se tinrent dans le temple de l'Hivernage, occupé aujourd'hui par l'École d'architecture. (Photo Bertrand)

Le Synode des chrétiens-protestants du 23-25 novembre 1956 à Marrakech prenant acte de l'Indépendance du pays adopte un nouveau nom. L’Église réformée de France au Maroc (ERFAM) devient à Marrakech et partout au Maroc l’EEAM (Eglise Evangélique au Matoc). Ce n'est plus une Église d'un autre pays, c'est une Église marocaine pour des ressortissants de pays francophones.

Quelques noms: le pasteur Marc Boegner président du conseil national de l'Églises réformée de France; le Pasteur Dautheville-Guibal, le pasteur Jean de Mondenard de Marrakech, Aumonier militaire Bernel d'Agadir, pasteur Jean Bourguet de Casablanca, pasteur Lestringant de Port Lyautey, Pasteur Jean Faure de Rabat, Pasteur Gounelle.

A côté des travaux du synode le pasteur Marc Boegner fit une conférence publique à la Salle vitrée du Hartsi où de nombreux catholiques connaissant son action pour l'oecuménisme sont venus l'écouter.

Le samedi le pasteur Jean de Mondenard a retracé l'histoire de la paroisse de Marrakech en quelques phrases.

Il est de tradition de raviver dans cette Allocution de bienvenue, le passé de l’Église qui accueille.

Il semble que l’Aumônier Paul Gounelle soit venu présider quelques cultes de 1915 à 1918, mais nous manquons d’informations sur ces premières années.

C’est par un décès en 1922 et son inscription sur le registre que nous avons connaissance des premiers membres de la communauté protestante. La personne décédée était le Docteur du Jardin d’Essais, le docteur Guillomin. Le Pasteur Serfass de Casa vint à Marrakech pour son ensevelissement. Il y trouva un petit groupe de protestants de langue française dont le Général de La Bruyère et sa femme, M. Paul Chavanne, M. Beerli et la famille Bruniquel et à cette occasion il fut decidé d’avoir un culte tous les deux mois. (il y avait des cultes de langue anglaise depuis 1890 avec la Southern Morocco Mission de Glasgow).

La première salle de culte fut la Salle des mariages des services municipaux.(aujourd'hui le bureau du maire) Au cours d’une Assemblée générale fut constituée la section de Marrakech.

culte-protestant-au-bureau-du-maire   La superposition de deux photos permet d'imaginer un culte protestant avec de jeunes marrakchis et leur pasteur dans l'ancienne salle des mariages civils de Marrakech

En 1936 M. le Pasteur Jules Roche, aumonier à Fez est muté à Marrakech, les cultes ont lieu en Médina et la préoccupation dominante de cette jeune communauté est de construire un temple sur le terrain qui vient d’être affecté à notre Église. Les travaux furent entrepris en 1943, à cette époque on comptait 70 familles dont 18 familles de cotisants. Le temple, prévu sur les plans comme salle de jeunesse, fut construit en 1944 au fond du terrain. Dans les Procés verbaux de l’Assemblée générale de cette année nous trouvons trace pour la première fois d’un projet de création d’un poste de Pasteur civil pour le Sud.

Le 23 juin 1946 le Pasteur Roche, prenant sa retraite d’aumônier militaire, donne sa démission de Pasteur de Marrakech. Avec lui ce fut la période des débuts difficiles, où l’Église vit avec peu de monde et peu d’argent, mais où quand même des réalisations concrètes lui furent données.

Une nouvelle période dans la vie de la paroisse commença en 1947, non seulement par l’arrivée d’un nouveau Pasteur, mais aussi par la création d’une communauté protestante à Agadir. Les deux paroisses de Marrakech et d’Agadir différentes à bien des égards mais bénéficiant du même ministère pastoral vont vivre en lien l’une avec l’autre pendant sept ans et demie. Cette paroisse a deux têtes, Marrakech et Agadir a été pendant cette période l’une des plus grandes paroisses du Maroc, … par son étendue. En plus, des cultes réguliers se tiennent dans d’autres villes: à Mogador, Safi et Louis Gentil.

A Marrakech, l’Assemblée générale de février 1953 proposait le pourvoi du poste de Pasteur civil de Marrakech, créé au 1er octobre 1952, ainsi que la construction d’un presbytère. Deux mois plus tard, une dame catholique décédait en laissant un testament exécutant les dernières volontés de son mari protestant, lui même décédé en juillet 1935, avant l’arrivée de tout Pasteur ou aumônier militaire en résidence à Marrakech. Ce leg (une grande villaau Guéliz) nous était remis deux mois après la décision de l’Assemblée générale engageant la construction d’un presbytère. Certains appelèrent ce leg, qui survenait à un moment si opportun, la réponse du Seigneur.

Un an plus tard, j’acceptais de répondre à l’appel de la paroisse de Marrakech et quittant l’aumônerie militaire, je me suis trouvé Pasteur civil aux côtés d’un aumônier militaire; je crois que nous pouvons dire l’un et l’autre que cette expérience ne nous a pas déçus. Les paroisses de Marrakech et d’Agadir avaient chacune leur Pasteur et Marrakech fut particulièrement privilégiée, bénéficiant chaque mois pendant une semaine d’un second ministère pour les militaries.

Voilà l’histoire de l’édification de la paroisse de Marakech. Ces deux dernières années se sont déroulées comme dans toutes les autres paroisses du Maroc, comme un temps chargé d’appréhensions, de craintes, de projets de départ.. mais pour beaucoup de paroissiens cette Église est devenue une réélle communauté, une famille

Quelques agrandissements de la photo des délégués synodaux devant le temple de l'Hivernage

marrakech-3-1956-délégués-synode Il ne faisait pas très chaud ce 25 novembre, le cielétait dégagé mais il avait neigé sur l'Atlas. Au milieu au premier plan le pasteur de Marrakech, Jean de Mondenard, puis peutêtre M. Jousselin, l'avant dernier à droite est le pasteur Gounelle et le plus grand le pasteur Jean Faure.

marrakech-2-1956-délégués-synode De gauche à droite aorès les pasteurs Gounelle et Faure, le pastteur Daniel Lestringant qui deviendra pasteur de Marrakech en 1958, puis de profille pasteur Marc Boegner, avec la cravatte apparente le pasteur Jean Bourguet, puis madame Jestringant, avec une croix pectorale, l'aumonier militaire Bernel.

marrakech-1-1956-délégués-synode En suivant de gauche à droite, des membres de la paroisse de Marrakech et des militaires de la garnison. On reconnait monsieur Ducou à sa grande taille Monique et Alain ne sont pas loin. La dame qui marche à grand pas est madame Christoph.

LES AMERICAINS DE BENGUERIR AVAIENT AUSSI LEUR "PROTESTANT WORSHIP SERVICE" AU TEMPLE DE L'HIVERNAGE. On peut voir un film de promotion de Marrakech en anglais par Parhé en 1948 --> Vidéo

Ci-dessous, la feuille distribuée aux fidèles pour le culte du dimanche 19 juin 1955.

ben guerir--synode

The_sacrament-synode_0001

Le pasteur des américains protestants à la base de Ben Guerir était le Chaplain Dallas A. BIRD, sa femme s'appelait Betty et ils avaient quatre beaux enfants blonds. Exceptionnel-lement ce dimanche là, le Chaplain Clason L. ROHRER, conduisait le culte. La lecture du jour était Isaïe 53. La prère de Confession dite à l'unison était une prière du Réformateur Jean Calvin. Par la suite le Révérend Bird fut miuté en Angleterre, puis au Vietnam. Il a pris sa retraite en 1978 après avoir été pasteur civil à Friekens.

 

Si vous avez d'autres souvenirs des années 1955-1956 à Marrakech, merci de les partager sur le blog afin d'enrichir la mémoire des marrakchis.

 

24 décembre 2015

JOYEUX NOËL MARRAKECH

LA VEILLÉE DE NOËL ET LE JOUR DE NOËL AUTREFOIS À MARRAKECH ET AUJOURD'HUI

DES CARTES, DES SOUVENIRS, DES LIEUX

JEAN-MARC ENVOIE UNE CARTE DE 1954 

"Ce sympathique attelage est arrivé en 1954 sous notre sapin de Noel à Marrakech  Hotel d'Alger. Depuis il est toujours là chaque Noel, et il transmet. Tous Mes Meilleurs Voeux 2016 à Tous les Marrakchis.

 Bonnes Fetes et Bonne Santé"

LE PETIT RENNE_0001 Le Petit Renne - Un récit complet avec images en Relief.

Noel15-annee16

 

MARIE-FRANCE ET JEAN-PIERRE: L'ÉTOILE DANS LA NUIT BLEUE

ÉTOILE-arton128 Une naissance apparemment banale, devient un événement de portée universelle

MAURICE ET CLAUDINE: LEVER LES YEUX VERS LA MONTAGNE

nos épreuves Garder les yeux ouverts 

MICHEL : L'ÉTOILE ET LA NUIT ÉTOILÉE

fete-de-noel

Marrakch'amitiés

JOYEUX NOËL MATHÉMATIQUE DE DANIELLE

noel-logarithme

 

LA PAGE DE NOÊL EST OUVERTE, IL EST POSSIBLE D'AJOUTER SES COMMENTAIRES, SES SOUVENIRS ET D'ENVOYER CARTES OU PHOTOS POUR QU'ELLES PUISSENT ÊTRE PARTAGÉES SUR LE BLOG À L"ADRESSE  marrakech (arobas) free.fr 

JOYEUX NOËL !

NOËL À MARRAKECH

ÉGLISE DES SAINTS MARTYRS

Messes: Jeudi 24 à 20heures, Vendredi 25 à 10h00 et à 18h30

Saints-martyrs-1070446

TEMPLE PROTESTANT DU GUÉLIZ

president@eeam

infos cultes à : president@eeam.org

 

 

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10 décembre 2015

À L'AUBE DU CYCLISME MARRAKECHI

 

Rassemblement sympathique et festif des anciens de Marrakech organisé à NOGARO dans le beau département du GERS du 15 au 17 Avril 2016. Cette escapade nous permettra de nous revoir avec le plus grand plaisir et de nous remémorer ensemble quelques bons souvenirs d’un moment de notre vie  dans cette belle ville de Marrakech que nous avons aimée. Pour participer au séjour proposé prendre connaissance du super programme que vous trouverez sur le blog : http://www.escapadenogaro.e-monsite.com

Marrakech-Nogaro

Dans un premier temps un sondage est réalisé jusqu’au 20 décembre pour savoir le nombre de personnes susceptibles d’y participer.

N’hésitez pas à contacter directement Georges pour tous renseignements complémentaires :  05 62 09 73 20 ou 06 74 60 80 07. A bientôt, nous comptons sur vous!

HUGUETTE ET SAUVEUR, PATRICK PÉCHIN, PARTAGENT DES SOUVENIRS (voir plus loin)

UN ARTICLE DU MIROIR DES SPORTS - janvier 1927 - PARLE DU VÉLODROME DE MARRAKECH ET DES FRÈRES PELISSIER (voir des extraits de l'article plus bas)

VELODROME

Merci au Docteur Jean-Pierre de Mondenard (ex du Lycée Mangin) de nous avoir communiqué cet article et cette photographie où figurent les premiers noms du cyclisme marrakchi.

Le Maroc avait inauguré ses deux premiers vélodromes en 1922 et avait fait venir les grands champions que furent les frères Pelissier en 1927. Le vélodrome de Marrakech (Octave Lapize) avait été prêt et inauguré avant celui de Casablanca sous l'impulsion d'un marrakchi, ancien coureur international avec Henri Pelissier vainqueur du Tour de France, le docteur Jean Madelaine.

Extraits concernant Marrakech de l'article de H. Manchon dans le Miroir des Sports n°354

Voici à Marrakech Marius Bernard , établi grand restaurateur, au nom connu aussi dans le cyclisme de 1900 à 1913, et qui fut “soigneur et manager” officiel dans plusieurs maisons de cycles.

A Marrakech aussi, le Dr Madelaine, un grand et noble Français dont les services à la cause nationale ne se comptent plus.  Son role, son dévouement, son action sont incomparables; sa vie toute de labeur, de science, est cele d’un homme de coeur: c’est l’exemple personnifié.

Et c’est lui , le Madelaine du P.U.C. , l’ancien  amateur, qui fit ses débuts, avec Henri Pélissier, en 1906, 1907, 1908, 1909. C’est le même qui était là, devant nous, évoquant ses souvenirs de jeune cycliste et parlant si gaiement de ce que furent ses débuts. C’est , une joie, pour lui, que de s’occuper de jeunes marocains, et il faut l’entendre vanter – avec juste raison – les mérites des coureurs Bihi-ben-Ali, Brahim-ben-AbdelKader, Kébir, Bouchaïb, etc,.. et l’ardeur des locaux Macchi, Durupt, Pizanelli, etc…

VELODROME-photo-pelissier

La réception des frères Pelissier au pittoresque vélodrome de Marrakech

Assis au premier plan entourés de jeunes coureurs marrakchis: M. Gil (chapeau), Henri et Charles Pelissier, Moiriat.

Debout de gauche à droite: M. Bernard, le Dr Jean Madelaine, M. Pavard, H. Manchon, les frères Benassac et les coureurs marocains Bihi, Kébir et Brahim ben Abdelkader.

La piste de Marrakech est construite en terre, mais en terre cimentée. Elle a été édifiée par les soins du Dr Madelaine et d'un petit comité de sportifs convaincus. Aucun vélodrome n'est aussi superbement entourré. Des palmiers verts s'élèvent derrière la piste et, au loin, on aperçoit, en fond de tableau, les cîmes neigeuses de l'Atlas se découpant sur le ciel bleu. C'est véritablement splendide. H.Manchon.

SAUVEUR ORIA ARTISTE: Huguette nous a envoyé la photo d'une marqueterie réalisée par son Sauvenur, qui illustre bien le cadre magnifique de Marrakech décrit par le journaliste. 

20150826_oria-sauveur-3 Sauvenur Oria, 1991

Merci à Huguette et à Sauveur de partager cette belle marqueterie avec nous.

LE CHAMPION: Virginie, une des petites filles du docteur Jean Madelaine nous apprend que son auguste grand père fut champion de France universitaire en 1906, alors qu'il défendait les couleurs du P.U.C.  (Paris Université Club)  La photo de celui qui oeuvrera pour la construction du vélodrome de Marrakech est parue dans la revue "La culture physique"

Jean-Madelaine-PUC-1907

 

jean-madelaine-champion-france  

UNE AUTRE PHOTOGRAPHIE PRISE AU VÉLODROME AVEC LE DR MADELAINE

JM-SALAM-VELODROME MARRAKECH Une photo de 1922; le Véloclub de Marrakech (VCM) se fait prendre en photo au vélodrome Octave Lapize. Debout au centre le Dr Madelaine Président du Club en veste blanche. Debout de gauche à droite: un enfant, Goyar (entraineur à casquette), Filloucat, Alfano, Juin (champion du Maroc de vitesse). Au bout à droite Pradel du journal l'Atlas, Auguste Clairouin (père), Boukhobza; Accroupis (pèle-mele): Bouden, Merle, Brahim (chauffeur de cars), Ben Chegra. Au centre, en blanc le jeune Salpietro (9ans), puis son frère Eugene Salpietro et Jean Grammatico. (cliché paru dans salam Marrakech- 1994)

LES NOUVEAUX CYCLISTES : Toujours sur "la petite reine" Patrick Pechin, ancien du lycée Victor Hugo de 1962 à 1965 partage avec nous son expérience du vélo. 

Patrick se souvient du Tour du Maroc et du champion local de l'époque, Mohamed El Gourch qu'ados, il suivait avec intérêt, quand il était en quatrième ou en troisième à Victor Hugo: "il y avait même dans notre classe, un fana de cyclisme, un certain Verniseau, il nous impressionnait car il s'entrainait tous les matins avant de venir au lycée...

Pour ma part,je pratiquais un peu par obligation, en faisant quatre fois par jour le trajet quartier des banques  Place Djemaa el fna - Victor Hugo pour les trajets domicile - lycée ...j'avais à l'époque un demi course "Louison BOBET" 3 vitesses...ce qui était d'ailleurs suffisant vu la platitude du trajet ...

Puis de retour en France en 1966 , s'en suivit une longue période sans vélo ponctuée par  quelques sorties épisodiques jusqu'en 2012  !

Mais là où cela devient intéressant, c'est qu'après une rencontre avec des passionnés de vélos anciens, un peu avant 2012, je me suis remis à pédaler ( très progressivement , d'abord quelques kms, puis une dizaine, puis quelques collines, enfin, un premier col ...à 64 ans ! , puis de longues distances (100 kms et +) et enfin les grands cols Mt VENTOUX , et cette année le GALIBER! , bref, tout cela pour vous dire que cette pratique, à mon âge maintenant avancé est des plus bénéfique pour la santé, mais ça, vous le savez mieux que moi ! ; donc ceci n'est qu'un modeste témoignage d'ancien Marrakchi  qui pourrait être utile à d'autres le cas échéant ..."
Patrick PECHIN

galibier 2015 b (2)

Patrick Pechin dans l'ascension du Galibier

On trouvera des photos de classe et d'autres avec Patrick et ses amis en écrivant Péchin dans la case du moteur de recherche.

Continuons avec les réalisations artistiques de Sauveur Oria, un champion de la marqueterie

20150909_173017 Le tableau des oieaux

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Huguette nous écrit: "La santé? bof ,il faut faire avec l'âge , ...mais cela n'empêche pas Sauveur de continuer la marqueterie.  j'envoie  quelques tableaux , la kiné lui a encore commandé trois autres, cela lui fait du bien car il ne pense  qu'à ses tableaux, il marche difficilement même avec la canne moi je ne sors plus du tout car Sauveur ne conduit plus et comme les aides ménagères font les courses, je ne me casse plus la tête."

2015-oria-sauveur-menara  Le bassin de la Menara en marqueterie par Sauveur Oria

Merci à tous ceux qui ont partagé leurs documents, photos, souvenirs et projets avec nous. Merci à Virginie, Huguette, Sauveur, Jean-Pierre, Patrick pour leurs contributions. Leurs amis auront probablement des signes à leur faire dans les commentaires.

28 novembre 2015

FÊTE DU PREMIER SPAHIS À MARRAKECH EN OCTOBRE 1912 : UNE PHOTO DE L'ORIGINE DES SPAHIS MAROCAINS

Irene-Trouposkiades

IRÈNE TROUPOSKIADES, NOUS A SOUDAINEMENT QUITTÉ 

Triste nouvelle reçue par l'intermédiaire de Daniel LERAIS: " Nous avons à nouveau perdu une amie d'enfance chère à de nombreux marrakchis de ma génération.

En effet, Michel Delalande, son mari vient de nous informer du décès soudain d'Irène.
Ils étaient en voyage en Argentine et c'est au moment du retour qu'elle aurait eu une crise cardiaque dans le taxi qui les conduisait à l'aéroport.
Nous sommes nombreux à avoir partagé avec Itène une forte et fidèle amitié pendant plus de 60 ans. Nous partageons la tristesse de sa famille.
Daniel
La presse argentine s'en est fait l'echo: 

Turista francesa llegó sin vida al aeropuerto de Trelew  Avec son mari elle séjournait en un hotel de Puerto Magryn et ils devaient retourner à Buenos Ayres par une  compagnie intérieure ce samedi avant de rentrer sur la France. Elle avait seulement pris un médicament pour traiter son cholesterol. Elle a subi une attaque cardiaque dans le taxi de l'hotel à l'aéroport de Trelew. Michel son mari et le chauffeur de taxi tentèrent de la ranimer, mais leurs efforts se révélèrent inutiles.

IRÈNE avait souvent contribué à faire vivre le blog en partageant photos et souvenirs. Elle avait accueilli en sa maison près de Montpellier ses nombreux amis marrakchis et notamment à l'occasion de l'entrée dans l'an 2000. Nous ressentons douloureuselment son départ brutal et assurons Michel et tous ses proches de notre grande compassion.

UNE RENCONTRE DE MARRAKCHIS ORGANISÉE EN AVRIL 2016

UNE ESCAPADE SAVOUREUSE À NOGARO DANS LE GERS (entre Toulouse et Bordeaux) 

VOIR --> LE PROGRAMME  ET AUSSI --> L'ORGANISATION

Une préinscription est prévue 

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O3-SONDAGE

Les spahis vainqueurs à Marrakech en septembre 1912, incitent le Maréchal Lyautey à développer cette cavalerie en créant de nouvelles unités avec des cavaliers marocains. Certains escadrons combattirent en Champagne, il y a cent ans. Nous leur rendons hommage en ce mois de novembre 2015 en partageant des images, celles de la première fête des spahis à Marrakech en octobre 1912. 

LA PREMIÉRE FÊTE ORGANISÉE À MARRAKECH EN L'HONNEUR DES FUTURS SPAHIS MAROCAINS EN OCTOBRE 1912

LE COMMANDANT E. MARTINIE AU CENTRE DE LA FÊTE

La victoire de Sidi bou Othmane, immédiatement suivie de l'arrivée de la cavalerie légère sur Marrakech les 6 et 7 septembre 1912 avait mis en valeur les régiments de spahis algeriens et tunisiens. N'y avait-il pas meilleure occasion pour leur organiser une fête, puis de les mettre en valeur auprès du ministre de la Guerre et de ses représentants ? 

Déjà le colonel Mangin avait choisi un spahi pour tenir son drapeau personnel et un Chasseur alpin pour tenir les drapeaux pris à l'ennemi.

Spahi-drapeau-mangin Le colonel Mangin et ses officiers en pays Mesfioua. De gauche à droite, le commandant Daugan, le grand capitaine Bidon, le Colonel Mangin,... et avec le calot le capitaine Cornet.

Spahis-1912 Photo Pierre Grébert

Déjà les spahis du 4e Spahis s'étaient distingués en enlevant ses drapeaux à Merebbi Rebbo le khalifat d'El Hiba lors de la bataille de Sidi Bou Othmane ainsi que son parasol de commandement. L'un de leurs officiers était le lieutenant Fortoul, beau-fils du Maréchal Lyautey. Après la Grande guerre il continua comme Chef d'Escadrons au 2e RSM à Marrakech. C'est aussi à Marrakech qu'il prit sa retraite où il resta jusqu'à sa mort le 16 décembre 1969.

Le Maréchal Lyautey se déplaçait pour la première fois à Marrakech après la fuite du prétendant El Hiba. Il y vint pour féliciter les troupes victorieuses et pour préparer l'avenir. Il n'y resta pas longtemps, seulement du 1er au 12 octobre 1912; mais c'est là qu'il rencontra ceux qui allaient lui permettre de concevoir sa nouvelle politique et de définir les nouveaux moyens nécessaires au protectorat dans sa nouvelle étendue.

 Le 2 octobre, après une revue des troupes, Lyautey avait remis la décoration de Commandeur de la légion d'honneur au colonel Mangin. Tout se traita ensuite très vite. Précédé, dès le 7, par le délégué à la Résidence et le général Franchet d'Esperey, il avait, le 12, quitté Marrakech, avec une simple escorte, après avoir décoré de la Légion d'honneur les grands chefs Si Madani et El Hadj Thami Glaoui et reçu la soumission du Goundafi et des dernières tribus Guich.

Ces grands caïds, ainsi que le M'tougui devaient constituer des mehallas chérifiennes pour repousser El Hiba et ses partisans au sud de Tiznit. Lyautey retrouvait les principaux artisans de la défaite d'El Hiba qu'il avait rencontré à Souk el Arba à la veille du départ de la Colonne Mangin avec les colonels Savy, Simon et Ruef, le commandant La Bruyère et le capitaine de Kervonael. Il avait reçu le 6 octobre à la Bahia les européens de Marrakech qui tous pays confondus ne dépassaient pas la centaine.

Mais il était venu aussi de Rabat avec son équipe: le Délégué à la Résidence, M. de Saint-Aulaire, le général Franchet d'Espérey, commandant les TMO, ainsi que des officiers d'Etat-Major: Delmas, Wildermuth et de Viry accompagnés pour certains de leur épouse et parfois de leurs enfants. La doctoresse Françoise Légey faisait partie du voyage.

Il avait convoqué aussi le Général Brûlard, chargé d'aider à la formation des mehallahs chérifiennes et son adjoint le Colonel de Lamothe

Un officier de Cavalerie, le commandant Martinie, chef d'escadrons au régiment de chasseurs indigènes représentait à la fête des Spahis les différents escadrons de cavalerie présents à Marrakech: il avait avec lui le capitaine Picard du 1er Spahis, le lieutenant Fortoul du 2e Spahis, le capitaine Vallée du 1er Chasseurs d'Afrique.

LA PHOTO DES SPECTATEURS DE LA FÊTE (collection privée, DR, merci à la famille qui a conservé un exemplaire de cette photo)

oct12-fete-1er-Rgt-Spahis Photo Spahis, DR- Au milieu de la photo, assis devant la tribune officielle et sur la gauche, le commandant Martinie du 1er Chasseurs d'Afrique. Sous la toile le Général Brûlard et les familles des officiers.(octobre 1912).

Les spectateurs à l'honneur

oct12-fete-1Spahis-CdtMartinie-GalBrulard-MeWildermuth-Madelon-Mangine-MedeKervenoael-MeDelmas-Julia Assis de gauche à droite: le commandant Martinie, avec sa canne à la main droite, qui commandera la cavalerie de la colonne Mangin sur Mogador, le général Brûlard qui organisera et dirigera la prise de Dar el Kadi et la délivrance d'éléments du 3e Zouaves assiégés. Ces dames d'officiers: Mme X, Madame Georges Wildermuth, Mme la colonelle Charles Mangin,  la main gantée de blanc et le bras droit étendu sur le dossier de la chaise voisine, devant elle sa fille Madelon Mangin tournant la tête vers le général; capeline foncée Madame Jouan de Kervenoaël avec devant elle ses quatre enfants aux chapeaux uniformes; Madame la colonelle Delmas; après la chaise vide Anne de Viry; avec la grande capeline blanche Georgette Wild;  la main en pare soleil, Mme X.

Dans cette rencontre à Marrakech en l'honneur des spahis se retrouvaient quatre Saint-Cyriens issus de la même promotion "Châlons" n°71: Charles Mangin, Maurice de Lamothe, René Savy et Jean E. Marie de Viry. 

Les officiers debouts : au centre, le Colonel Maurice de Lamothe, un proche de Brûlard et de Lyautey, qui deviendra très vite le chef du renseignement et plus plus tard le commandant de la région de Marrakech.

Lamothe-Martinie-fete-Spahis-oct12 Le colonel de Lamothe , les bras croisés et un peu en avant. Derrière l'un des quatre casques coloniaux en liège et toile, un spahi avec son turban caractéristique. Les experts en tenues militaires pourront nous indiquer les régiments d'appartenance et les grades de ces officiers. Leurs descendants pourront aussi nous aider à retrouver leurs noms. Il semble que derrière le commandant Martinie et le général Brûlard se tient un médecin militaire, probablement le médecin major Chatain.

Une autre partie de l'assistance participe à la fête:

Spahis-fete-oct12-cote Il semble qu'un officier supérieur en uniforme blanc et képi galonné se soit pris les pieds dans les tendeurs de la tente des spectateurs, son image est floue.

Après cette fête réalisée à une date non précisée, mais nécessairement entre le 2 et le 12 ocrobre, le Maréchal Lyautey s'embarque pour rejoindre la France et Paris où il rencontre le ministre de la Guerre, celui des Affaires étrangères et le Président de la République. En son absence, il confie au Colonel Mangin l'accueil du Sultan Moulay Youssef à Marrakech (13-19 décembre) et son escorte. Il s'agissait de disposer des troupes en différents points de la route du Sultan pour saluer sa venue. Le général Brûlard pendant cette visite du Sultan à Marrakech s'occupera du Sud et de la menace des partisans d'El Hiba au sud de Mogador.

Lyautey obtiendra des moyens non seulement pour le renforcement des troupes, mais également pour construire des voies de communication et mettre en place des services médicaux pour les marocains.

La fête du 1er SPAHIS d'octobre 1912 à Marrakech avait porté ses fruits pour les Spahis quelques mois plus tard. Le temps qu'une loi et qu'un décret soient mis en oeuvre:

Au Journal officiel "Le Président de la République française (Raymond Poincarré). Vu la loi du 31 mars 1913, relative à la constitution des cadres et des effectifs de la cavalerie; Sur le rapport des ministres de la guerre et des finances,

Décrète le 15 mai 1914 :

Art 1er - Il sera procédé aux dates fixées par le ministre de la guerre:

1° À la création de 8 escadrons de spahis savoir: 1 au 1er régiment; 5 au 2e régiment; 1 au 3e régiment; 1 au 4e régiment.

2° À la création d'un état-major de régiment de spahis prenant n°5

3° À la constitution des 2e et 5e régiments de spahis sur le pied de cinq escadrons par régiment.

Le ministre de la guerre par intérim," René Viviani

La fête du 1er Spahi marocain en octobre 1912 sera suivie aussi de moments tragiques, comme la mort du Commandant Picard le 8 juin 1913, dans un passage difficile pour sa cavalerie, puisque le terrain trop accidenté l'avait obligé à mettre pied à terre près du village de Tsiba sous le feu des partisans de Moha ou Saïd. 

Lors de la guerre en Champagne quelques mois après le décret, les spahis marocains étaient là, présents à l'appel.

Spahis-champagne-bataille-sept-1915 Septembre 1915: Les spahis en Champagne . C'était il y a juste cent ans.

Quant au Commandant Ernest MARTINIE qui lors de la guerre de 1914 était chef d'Escadrons au 9e Régiment de Chasseurs à cheval, il sera déclaré mort pour la France le 16 juin 1916. 

C'est bien à Marrakech, à l'occasion de cette fête d'octobre 1912, que l'idée de créer des Spahis formés exclusivement de cavaliers marocains et français fut lancée.

 

Chéchia 2è RSM

Un Martinie peut en cacher un autre. Christian M. nous envoie un couvre-chef de sa collection: "Il est rigolo qu’un Martinie en ait précédé un autre au Camp Mangin de Marrakech !  Sûr que ça a fait tilt. Surtout avec la même orthographe. cela dit, les Martinie sont plutôt originaires de la Corrèze ce qui semble aussi être le cas du “ Commandant Ernest “. Christian poursuit: "le Spahi ne fait pas trop viril, mais la chéchia est une authentique du 2ème RSM qui m’a été confiée par une amie qui la tenait de son père. ( je possède également gandoura et l’équipement de cuir rouge - baudrier-et ceinturon-cartouchières  Malheureusement pas de burnous."

Le 22e SPAHIS FUT CRÉÉ À MARRAKECH AVANT 1925. Le Colonel Gabriel CORRARD DES ESSARTS en pris le commandement. Il venait du 2e Chasseurs et fut promu Colonel en mars 1926. Un blog familial reprend les souvenirs de sa fille Annette alors qu'elle était enfant à Marrakech(1926-1928). Voir blog: ==> Corrard des Essarts Son récit évoque des familles de Marrakech à cette époque: les Devouges, Deverre, Chalain, Faurebeaulieu, Cousinéry, Hussenot, etc. ...

defile-spahis-trompette-14-juillet Spahis sonnant de la trompette et défilant un 14 juillet sur leurs coursiers immaculés.

Ne manquez pas l'occasion de retrouver des amis de Marrakech en avril prochain à Nogaro en plein Sud-Ouest. Remplissez le bulletin de sondage, renseignez-vous auprès de Georges Stachewsky tél. 06 74 60 80 07

18 novembre 2015

LA PROMO 56 D'ÉLÈVES PILOTES ET AUTRES ÉLÉMENTS DE LA BASE 707

LA PROMO DE FRANÇOIS MACÉ EN 1956, LE PILOTE DE LAMORLAIS EN 1912-13, LE PREMIER TERRAIN D'AVIATION EN 1919 ET LE SOUVENIR DU 1ere CLASSE Émile COLLO EN 1953-54

Élève pilote en 1957, puis instructeur successivement à la DIV et à la DMP, François MACÉ fut désigné par le Cdt XIMA avec DARRIAU, REBOUL et Claude PREVITALI  pour ouvrir la base d'AULNAT en vue du repli prévu de la DMP en France. 

François-Mace-promo56-pilotes-en 58

 François MACÉ: "J'ai pu retrouver une photo des élèves pilotes issus de la promo 56 de l'Ecole militaire de l'Air auxquels sont joints des E O R pour former ce groupe qui a reçu les macarons de pilote  par le colonel Feuvrier en mai 58. 

Piaud est mort accidentellement en vol de nuit avant la fin de son stage, de même Demeuzy par accident de la route.

Quelques noms : Mandine, Cazalé, Kergoat, Jan,  Barlan,  Delacourt, Lorber, Caillebotte, Marguet, Colin, Mahault, Guillotel,  Rouvenet, Lecroc,  Humbert,  Madec, Randé,  Leprêtre, Gromas,  Durand  J.;
Derrien,  Pelti,  François Macé,  Brugnoli,  Marchand,  Fetz,  Gilg, Savietto,  Roubion;
Accroupis  : Bobet, Demeuzy, Hachad, Boisson, Pitaud, Hellaudais, Skutnik, Papazian, Borel,  Lesgourgues,  Debat,  Durand P.
Sorry s'il y a quelques fautes d'orthograhe des noms...."

Merci à François Macé pour cette photo et ces noms. Nous souhaitons que certains de ces anciens se manifestent et qu'ils puissent partager avec nous le récit de leurs souvenirs.

LES MISSIONS D'OBSERVATION SUR BLÉRIOT XI EN 1912

lamorlais-accident-oct12 Les premières missions d'observation dans la région de Marrakech avec le Lieutenant de LaMorlais en octobre 1912 pour le compte du Colonel Mangin. Ici son Blériot accidenté, train d'atterrissage plié.

lieutenant-LaMorlais-1913 Le lieutenant de LaMorlais en 1913 bichonnant son Blériot dont on peut apprécier la légèreté dans la conception du train d'atterrissage.

oct12-aviateur-delaMorlais-reconnaissance-pour-Mangin Le lieutenant de LaMorlais en mission d'observation pour le Colonel Mangin. Sur la photo le commandant Delmas et le capitaine Cornet.

 

Premier terrain d'aviation de Marrakech en juin 1919, cliché tiré de la revue "L'aéronautique" n°4.

terrain-aviation-mrk-1919

Ces hangars, bureaux et casernements se trouvaient en lisière des jardins de la Menara, mais au nord-est, entre la Ménara et le Guéliz. Plus tard ils furent transférés à l'ouest de la Ménara. L'ancien emplacement fut dévolu aux Haras militaires et à la Ferme expérimentale de la Défense des végétaux. 

deux-aerodromes-mrk-haras-militaire  Sur ce plan de 1924, révisé en 1930 apparait en bas à gauche le deuxieme terrain d'aviation et en haut à droite une disposition des bâtiments des Haras militaires assez semblable à la photo aérienne de juin 1919. Certains hangars ont été transférés; mais plusieurs petits bâtiments ont été conservés.

BAZOOKA JOE AJOUTE DEUX VUES AERIENNES DE LA BASE

04 269-44B Cliché de Flandrin, début des années 30, les installations sont peu étendues

05 MENARA MARRAKECH Vue Aérienne Bassin de la Menara et Base 707 Combier Carte postale colorisée des editions Combier. probablement du début des années 50. 

Emile Collo milit

Souvenir du 1ere Classe Émile COLLO (1953-54, BA 707)

Gisèle nous parle de son oncle, né en 1932 à Languidic dans le Morbihan, arrivé à la Base 707 le 26 janvier 1953, après un voyage par bateau de Marseille à Oran. Il fait ses classes à Marrakech dans un des services de la Base et devient 1ere Classe au bout de 9 mois le 1er novembre 1953. Il reviendra en France par Bordeaux pour être libéré fin juin 1954. Il recevra la "Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en AFN - Agraphe Maroc". Par la suite il travaillera dans la formation des mécaniciens. Ce qui permet d'inférer qu'il dépendait du service mécanique de la Base aérienne.

Gisèle partage avec nous une de ses photos en uniforme en espérant que ceux qui étaient sur la Base en 1953-54 puissent partager leurs souvenirs des soldats qui effectuaient leur service national sur la Base 707 à cette époque.

Merci à Gisèle, François et Bazooka Joe pour avoir partagé souvenirs, photos  et documents. En espérant que ceux-ci aideront d'autres anciens à se souvenir de cette époque.