MANGIN@MARRAKECH

21 mai 2015

PENTECÔTE & SHAVOUOT - COLLEGE TECNNIQUE ET ÉCOLE D'AGRICULTURE DE SOUIHLA

THÉRÈSE ZRIHEN-DVIR NOUS PRÉSENTE SON DERNIER ROMAN QUI COMMENCE AU MELLAH DE MARRAKECH : LA CHASSE À L'ARC EN CIEL

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JOSEPH DADIA NOUS PARLE DES FÊTES JUIVES:

Cette année, Shavouot et la Pentecôte tombent la même date, dimanche 24 mai et lundi 25 mai, ce qui est rare.

Pour 2015, le premier jour de Pessah

était Shabbat 4 avril.

Ceci explique pourquoi

les dates de Shavouot

et de la Pentecôte concordent.

Ce n'est pas le cas, quand

le premier jour de Pessah

tombe en semaine.

Le cinquantième jour (« Pentêkonta ») est le 24 MAI 2015, jour de la fête de Shavouot, La fête des Semaines, d’où son nom de « Pentecôte ». Cette fête juive a plusieurs noms : Shavouot (Exode 34, 22), la Fête des Semaines ; cf. Nombres 28, 26 où le terme Shavouot est au pluriel ;

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Fête de la moisson (du blé, cf. Exode 23, 16 ; Fête des prémices, en hébreu « Bikourim » (Nombres 28, 26 et autres références), les prémices ici consistent en deux pains pétris dans le blé, dès la première moisson de céréale. Plus tard, la tradition juive ajoute un autre nom à la fête de Shavouot : jour du don de la Tora sur le Mont Sinaï, don de la Tora écrite et de la Tora orale, don qui eut lieu le 6 Sivan, 3ème mois du calendrier hébraïque. 

La fête religieuse de Shavouot est effectivement sur deux jours, en 2015, le 24 et 25 mai. Mais pour les chrétiens la fête de Pentecôte, jour du don de l'Esprit est seulement le dimanche 24. Le lundi est un jour chomé qui n'a aucune signification relligieuse. Mais qui est souvent bien agréable en cette saison.
PIERRE LÉONETTI UN ANCIEN DU COLLEGE TECHNIQUE ( LYCÉE HASSAN II ) ET DE L'ÉCOLE D'AGRICULTURE DE SOUIHLA RECHERCHE SES ANCIENS CAMARADES 
Pierre nous envoie d'abord deux photos des classes de 6ème et 5ème - années 55/56  56/57 de l'actuel Lycée Hassan II, accompagnées d' indications sur l'identité de certains élèves ( je n'ai hélas pas retenu le nom de tous ceux et de toutes celles qui prennent la pose ).
SIXIÈME - V AU COLLEGE TECHNIQUE (DEVENU LYCÉE HASSAN II) EN 1955-56

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De haut en bas et de gauche à droire: Rang du haut: X, X, X, X, X, X, X, X, X - rang intermédiaire: Jolie brune X - Eric Schweitzer - Christian Lemaraire - Pierre Leonetti - Michel Rueda - Fernandez - X - X -X  - rang assises : Mlle Doin - X-X-X-X-X Mme Giboulet, professeur de français X-X.

Pierre espère que certains élèves se reconnaitront et que des contacts seront possibles. Compléter les noms et prénoms dans les commentaires.

CINQUIÈME AU COLLEGE TECHNIQUE ( LYCÉE HASSAN II ) EN 1956-57

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De haut en bas et de gauche à droire: Rang du haut: Eric Schweitzer - X - Fernandez - X - X - Jacques (Alain) Culine - Christian Lemaraire et Pierre Léonetti.
Rang assis : X-X-X-X-X-X-X-X.
Pierre qui était demi-pensionnaire se souvient: "J'étais demi-pensionnaire  pendant la période scolaire et j'allais de ce fait à la cantine du Lycée Mangin. Je me souviens encore des allers et retours au pas cadencé, sous le soleil brûlant de midi, entre le Collège technique et le Lycée Mangin.......épique, mais aussi parfois accablant malgré nos jeunes années !"
Pierre habitait Souihla au delà de la Targa, son père en effet était l'un des administrateurs du Lycée Agricole de Souihla (créé en 1954)

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Vue aérienne de l'école agricole de Souihla. Qui pourrait identifier les différents bâtiments ?

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Photo de l'école de Souihla en 1960, élèves et professeurs (photo Hassan Azdod). La secrétaire de l'école était madame Gamba, maman de Sylvaine. Le père de Pierre en était l'un des administrateurs. Plus tard Si Ahmed Guessous fut l'un des directeurs.

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Autre vue aérienne de l'école

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Pierre invitait ses camarades à Souihla: de gauche à droite: les frères Doin et Didier Lebégin au cours d'une baignade dans l'un des bassins d'irrigation de l'Ecole d'Agriculture à Souihla.

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Les cultures et les bassins de l'école de Souihla.

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Lors d'une autre rencontre, de gauche à droite : les frères Doin, Georges Sawas et Didier Lebegin campent sous tentes à Souihla.

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L'école de Souihla avec ses bâtiments et ses terrains vus d'en haut
Pierre Léonetti parti de Marrakech en septembre 1959 aimerait partager ses souvenirs d'une époque riche en événements mais hélas révolue et souhaiterait renouer après tant d'années, avec ses anciens camarades. 

- Didier LEBEGIN, , était pour moi, un exellent copain !

- Christian LEMARAIRE

- Alain (Jacques) CULINE

- DOIN dont j'ai oublié le prénom

- SAWAS

- Les soeurs JUVIEN de l'OUKAÎMEDEN

- Les soeurs CORMI

- Philippe FAUVE

- et bien d'autres avec lesquels il serait bon, si possible, de reprendre contact !

Pierre LÉONETTI : J'ai moi-mème passé pratiquement trois décennies en Guyane Française......Je suis aujourd'hui installé en Corse du sud......... une autre aventure......!

Qui pourrait aider Pierre à retrouver ses anciens camarades du College Technique et de l'école de Souihla. Qui pourrait lui indiquer où se trouvent certains de ses anciens camarades ? Qui aurait des souvenirs à compléter du College Technique devenu Lycée Hassan II et aussi de l'école d'Agriculture de Souihla.


14 mai 2015

1945 - LA FIN DE LA GUERRE CONTRE LES NAZIS -

UNE FAMILLE DE MARRAKECH, AVANT ET APRÈS LA GUERRE DE 39-45

LA FAMILLE GAILHANOU AVAIT LANCÉ UNE NOUVELLE ENTREPRISE À MARRAKECH EN 1928

UNE ENTREPRISE DE MÉCANIQUE AUTOMOBILE QUI EXPOSAIT À LA FOIRE DE MARRAKECH

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DEUX FRÈRES, LÉOPOLD ET ADRIEN, DIRIGEAIENT L'ENTREPRISE DÉJÀ PRÉSENTE EN 1928

 

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ADRIEN FUT LE CRÉATEUR OFFICIEL EN 1928

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L'entreprise avait la concession Peugeot mais également celle  des voitures Packard. Ses ateliers étaient situés 58 rue des Écoles et disposaient d'un des premiers téléphones relié au nouveau Central du Guéliz, N° 20-66

 

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ATLAS 1928 Valette-Gailhanou96Dans la Revue Atlas de 1928, dirigée par Jean du PAC, sa publicité portait plutôt sur les équipements: carburateurs "Cozette", roulements S.R.O., Pneus Goodrich, Chaînes pour Berliet Wippermann, phares Cibié.

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EN 1934 l'entreprise à des concurents en matière de pneumatiques: Kelly avec Watil, Goodyear avec l'ex-photographe Michel et Dunlop avec Flandrois

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Dans la réparation mécanique les concurrents de 1934 sont plus nombreux. Plusieurs sont installés au Guéliz: Ets AMIC, Marrakch-Auto-Citroën, Raymond GORDON. 

Entre 1934 et 1937, Léopold Gailhanou entre dans l'entreprise, mais la concurrence s'est élargie. Deux autres fournisseurs de pneumatiques font leur apparition: Cherif Moulay Hassan s'installe avenue Landais et C. Bourquin ouvre rue Arset el Maach. Il s'agit maintenant de l'entreprise de mécanique et de vente d'automobiles des Frères Gailhanou.

1937-Gailhanou-Adrien-T20-66 

 

Léo-Gailhanou-Marrakech

 

1938-Gailhanou-Packard

Léopold GAILHANOU apporte une dimension supplé-mentaire à l'entreprise puisqu'il parle l'Anglais et l'Espagnol et peut par conséquent élargir la clientèle, notamment avec les touristes de passage. 

Léopold était un cavalier accompli, par conséquent réserviste chez les Spahis de Marrakech. Adrien quitta l'entreprise et en laissa la direction à son frère Léopold.

Dès la déclaration de guerre, Léoplold fut incorporé au 2eRSM, 4e Escadron avec d'autres officiers réservistes, comme le Docteur Buresté. Il laissait à Marrakech sa femme et ses deux fils.

Gailhanou-2eRSM-photo

Il participa aux combats de son régiment dans les Ardennes et son escadron recueillit de nombreux succès jusqu'au jour où il fut fait prisonnier. Il ne fut libéré qu'en 1945.

Grâce à Internet il a été possible de retrouver l'un des deux fils de Léopold, Pierre, qui partage avec nous quelques souvenirs: "Malheureusement la guerre est venue, emportant mon père sur son cheval dans les Ardennes où son régiment s'est bien comporté mais n'en a pas moins été pris. La captivité de mon père a été longue puisqu'il n'a été libéré qu'en 45. Ma mère, fonctionnaire, ne pouvait maintenir seule l'entreprise, pas même la location des locaux, et mon père a dû chercher un travail salarié à son retour. Il l'a trouvé à Casablanca où nous avons vécu de 45 à 50. Entretemps, il y avait eu l'épopée que ma mère, mon frère et moi avons vécue en France occupée à partir de 42. J'avais cinq ans quand mon père est parti au front, onze quand il est revenu de captivité.

Ma vie à Marrakech a été morcelée et je n'y ai noué aucune attache durable, quant au lycée Mangin, je l'ai fréquenté à 11 ans de mars 45 aux vacances, puis de 50 à 52, période où nous y étions ensemble, toute la famille réunie (moi en première)."
Pierre est né à Marrakech, il revient souvent au Maroc, et à son camp de base à Essaouira. A la place de l'entreprise de son père et de son oncle se trouve  VITA, un magasin de fleurs. N'est ce pas un beau symbole que ce lieu toujours fleuri en l'honneur d'un SPAHI qui a fait toute la guerre de 1939 à 1945.

marquetterie-essaouira-Pierre-Gailhanou-2005

mogador-essaouira-photo-pierre-gailhanou

Pierre Gailhanou participe à l'édition de livres sur le Maroc et réalise notamment les photographies pour les illustrer. Merci à lui et à sa famille qui a participé à l'édification de Marrakech. Elle n'en a pas récolté tous les fruits qu'elle aurait mérité en raison de la guerre contre le nazisme. Nous célébrons les 70 ans de la fin des combats et tous les soldats de Marrakech qui y ont participé.

Chacun peut compléter l'évocation de cette entreprise et de cette famille Gailhanou pour ceux qui ont des souvenirs à partager, de cette période et des soldats retenus prisonniers. Il est possible aussi d'évoquer les autres entreprises de mécanique automobile. Pierre n'a plus de photo du Lycée Mangin à l'époque où il y étudiait; qui aurait celles de 2e et de 1ere de 1950 à 1952 ?

 

06 mai 2015

LA REVUE SALAM MARRAKECH 2015, UN HOMMAGE AUX ANCIENS

LE NUMÉRO 124-6 DE SALAM MARRAKECH VIENT DE PARAITRE ET D'APPORTER LES NOUVELLES DES ANCIENS DE MARRAKECH. 

Majorelle-Souk-de-Marrakech  une image du Souk de Marrakech par Jacques Majorelle pour les souvenirs

 

Si vous souhaitez vous abonner à la Revue Salam Marrakech vous pouvez téléphoner à Laurence 06 03 21 10 35 ou à Robert 01 90 94 97 23; vous pouvez aussi envoyer un email à laurence.lavaill@gmail.com ou à robert.mrk@orange.fr, mais le plus sûr est d'écrire à la Rédaction: Robert LUCKÉ, 10 rue Alphonse Daudet - 13870 ROGNONAS

Dans ce numéro riche en souvenirs vous trouverez:

-  des informations relatives au futur Moussem 2015 pour la journée du dimanche 21 juin à La Souvine et la soirée du Samedi 20 juin, organisée à deux pas du Vert Hotel.

- un article du Président sur l'histoire du "Protectorat",

- 77 messages de lecteurs, toujours très intéressants à lire pour avoir des nouvelles;

- Les aventures au Maroc d'un camping car, par Claire Lecourt,

- des photos de gens connus et publicités des années 50,

- une photo de classe du lycée Mangin et de son équipe de foot de la fin des années 40,

- un dessin célébrant le Soulier de Platine de Just Fontaine,

- la présentation du récent livre d'Elsa Nagel, C'était hier à Marrakech,

- une ode à Marrakech en vers de Nicole Guyard,

- les nombreux honneurs rendus à la peinture orientaliste de Roger Vivés,

- une liste de donateurs pour le soutien de l'association, qui permet de trouver la piste d'anciernnes connaissances.

- un récit souvenir d'une diffa à l'invitation par Hadj Ider,

- une présentation de l'architecte M. Renard qui conçut l'immeuble Gidel,

- une photos de Tirailleurs marocains en 1914 illustrant un hommage à Montpellier auquel assistaient quatre de leurs descendants et la page sur nos deuils.

Nous apprenons plusieurs décès par les faire-part de leurs familles et de leurs amis:

Claude MICHEL 71 ans en septembre; Thierry R. GÉRARD, 71 ans en septembre;

Colette HUILLET, 76 ans épouse PORT en décembre; Jean-Pierre POMIER à 80 ans en décembre:

Jack VERRIER Lt-Colonel, 83 ans ancien du lycée Mangin en janvier; Jean-Baptiste MELIS (Jeannot) à 80 ans en janvier;

Pierre MARCHENAY , 80 ans en fevrier;  Albert AZOULAY (ancien professeur d'EP)-, à 81 ans en février,

Ces faire-part nous parlent aussi de leurs proches dont les noms figurent sur la revue. Nous leurs adressons nos condoléances. Le blog accueillera volontiers dans les commentaires des témoignages sur les disparus afin de garder leurs mémoire.

NOUS APPRENONS AUSSI LE DÉCÈS LE 24 AVRIL DE SI MAHMOUD AGOURAM QUI AIMAIT CITER LE POÈTE ALPHONSE DE LAMARTINE. Chama nous a prévenu de cette triste nouvelle, elle prépare un texte à sa mémoire;

Le décès de Mahmoud Agouram étant survenu après l'impression de la Revue Salam Marrakech, le blog ajoute quelques souvenirs à sa mémoire. Nul doute qu'un prochain numéro de Salam Marrakech ne lui consacre un hommage plus officiel. Il fut un soutien pour Robert LUCKÉ dont il fut le Vice-Président dès le début.

Agouram-Mahmoud-Moussem-87 Moussem 1987, de gauche à droite Si Mahmoud AGOURAM et Madame, Mme GOMEZ, le Président Robert et Micheline LUCKÉ.

Mahmoud AGOURAM fut longtemps vice-président de notre association d'anciens marrakechis, aux côtés de notre président Robert LUCKÉ dont il était l'ami depuis l'enfance. Ils s'étaient connus à l'école et au lycée technique de l'Arset El Maach, dans un quartier proche de la Koutoubia et avaient entretenu de solides liens d'amitié.

Arset-el-maach-lycée-technic-1952La photo de 1952 est malheureusement un peu sombre. Mahmod Agouram est le 2e en partant de la gauche, avec Aimé Martinez, Michel Horatte, Guy Lecocq, Mengual,

Il s'était marié au début des années 60.

Devenu assureur, Mahmoud Agouram avait installé son cabinet au Guéliz, 103 rue Alexandre 1er de Yougoslavie, juste à côté du restaurant Bagatelle, qui en se rénovant s'est récemment étendu au même numéro.

Cimetiere-agouram-97  Lors d'une cérémonie au cimetière du Guéliz, de gauche à droite: Mahmoud Agouram, José Garcia, Jacky Feneyrol, Guy Escudé, Captaine Thomas, Marcel Gracia.

Il y a seulement deux mois, il avait eu l'immense douleur de perdre son fils Si Ahmed Agouram, décédé à seulement 53 ans aux Etats Unis.

Lors du Moussem 1996 à Avignon, le Vice-Président Mahmoud AGOURAM fit l'allocution d'accueil: 

Entre-Angelloz et-Lucké-Agouram-moussem-96 Colette Gil/Angelloz, Mahmoud Agouram, Robert Lucké.

"Bismilah,

"Monsieur le Président Robert Lucké et Cher ami, Mesdames, Messieurs, Chers amis Salam alaïkoum de Marrakech.

"C'est avec une vive émotion que je prends la parole devant cette auguste assemblée, et il m'est très agréable d'être parmi vous en ce jour de retrouvailles des Anciens de Marrakech, en ces instants enchanteurs qui marquent un impact merveilleux dans nos esprits et dans nos coeurs.

"Ce Moussem qui rassemble les amis de longue date ayant vécu à Marrakech dans une ambiance toujours joyeuse, exempte de toute incompréhension, de tout malentendu, ce Moussem donc, constitue un lien incomparable qui se perpétuera, je l'espère, entre tous les membres de l'association Salam Marrakech.

"Grâce à la riche Revue Salam Marrakech, nous sommes régulièrement informés des événements heureux ou moins heureux tels naissances, fiançailles, mariages, nouvelles sportives, et, malheureusement, maladies graves ou décès. Cette revue constitue pour nous un excellent support d'informations qui nous aident, malgré l'éloignement et la séparation à enrichir nos mémoires de rappels de souvenirs inoubliables.

"Je me permets de vous dire, qu'à Marrakech, il y a des lieux qui rappellent tant et tant de souvenirs: les lycées, le terrain du hartsi, le cimetière où reposent en paix les corps d'anciens amis et comme l'a si bien dit Alphonse de Lamartine:

Objets inanimés

Avez-vous donc une âme

Qui s'attache à notre âme

Et la force d'aimer ?

"Je ne vais pas trop m'attarder à évoquer des souvenirs qui nous compriment le coeur. Il faudrait les revivre sur les lieux que vous avez aimés et que vous aimez certainement encore.. et ces lieux ne sont autres que Marrakech-la-Rouge. Pourquoi ne pas y organiser notre prochain Moussem ? Je vous promets que je m'appliquerai à lui donner l'éclat qu'il mérite. Joyeuses retrouvailles. Salam"

ASAM-Olivier-2000 Lors de la plantation de l'olivier de la paix et du souvenir en 2000 au cimetière du Guéliz: Robert Lucké, Mahmoud Agouram et le Père Joël. C'est Mahmoud qui avait choisi l'olivier et l'avait offert.

 

LE DERNIER PRINTEMPS DE NOTRE VICE PRESIDENT...
Mahmod Agoram nous a quitté le  23  avril 2015.  Il est mort de chagrin aprés la perte  de son fils Ahmed  décédé  et inhumé  aux Etats Unis il y a juste un mois i  Mahmod   était  tellement bon vivant et actif  que le choc inattendu lui a été  fatal   .    Mahmod Agoram était vice président de SALAM Marrakech, président  du Club  chasse et pêche, exprésident des Assureurs, membre actif du Royal automobile club, du Tennis club, et de Targe boules. Toutes ces associations auxquelles s"ajoute l'amicale des anciens élèves de l'école industrielle de l'arset elmaach, présentent leurs sincères condoléances les plus attristées  au  président Robert Lucké, son ami de longue  date, ainsi qu'à la famille Agoram. Une prière ainsi qu'un hommage  posthume auront  lieu  à l'ouverture du Moussem  2015, en présence de tous  les salamistes fidèles.  Adieu Monsieur Agoram, Adieu Mahmod. 
 
HOMMAGE ENVOYÉ PAR CHAMA BENZRIOUIL  MARRAKECH  GUELIZ  

 

DANS DE VIEUX NUMÉROS DE SALAM MARRAKECH ON PEUT TROUVER DES RECUEILS DE MÉMOIRE

Le fronton de Pelote Basque Plazza Gorri

Fronton_Plazza-Gorri-MRK 

Qui nous racontera des souvenirs de ce fronton et nous dira où il se trouvait et ce qu'il est devenu ?

La première loco arrivée à Marrakech en 1920, sur la ligne en voie de 0,60

1920-Premiere-loco-60-arrive-MRK 

Cette photo ira rejoindre notre page "Le premier train pour Marrakech" d'avril 2010.

La doctoresse qui succéda à la Doctoresse Légey s'appelait la Doctoresse Adrienne Décor

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Elle arriva à Marrakech en 1929, elle dirigea la maternité indigène de l'hôpital Mauchamp quand la Doctoresse Légey prit sa retraite.

Vous êtes invités à vous exprimer dans les commentaires, pour compléter cette page par vos souvenirs. Vous pouvez aussi exprimer vos condoléances aux familles endeuillées et aussi à notre président Robert Lucké qui a perdu ses amis: Mahmoud AGOURAM et le boxeur Jean-Pierre POMIER. Plusieurs ont eu aussi Albert AZOULAY comme professeur de Gym.

Si vous n'êtes pas encore abonné à la Revue Salam Marrakech n'hésitez plus, vous avez toutes les informations nécessaires en haut de cette page pour la recevoir dans votre boîte aux lettres.

28 avril 2015

PROMENADE DANS LA RUE VERLET HANUS (2)

RECHERCHE: Edith aimerait avoir l'aide des anciens de Marrakech pour identifier un visage sur une photographie. 

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Voilà un portrait encadré d'une jeune femme qui s'est fait photographier chez le photographe Ernest ZURITA. Il avait son studio 42 avenue Mangin. A qui appartenait ce visage ?

Le photographe et opticien ZURITA avait fait des études d'optique à Moret. Son frère Albert tenaii le Café de l'Atlas. Ils venaient d'Alger ou d'Oran et se sont établis à Marrakech après la Grande guerre.

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Au dos du portrait, nous trouvons l'adresse du Studio de l'artiste photographe, ainsi qu'un nom qui est probablement un indice pour reconnaitre le visage. Il y avait autrefois une famille LAFON à Marrakech et même un photographe LAFON. Qui nous parlera de ces anciens de Marrakech? Edith sera reconnaissante à ceux qui pourraient l'aider à reconnaitre la jeune femme du portrait.   

DEPUIS LA RUE DE L'HÔPITAL CIVIL NOUS REPRENONS LA PROMENADE sur une portion de la très longue rue Verlet Hanus (N°37 à 123)

Angle-Capperon-Verlet-Hanus2013 Nous reprenons notre promenade (voir le début) en suivant la rue Verlet Hanus à partir de la place d'où commence la rue Capperon. A la place de cet immeuble du BAR GUELIZ se trouvait autrefois la maison DETREZ, habitée ensuite par la famille PONIECKI avec les soeurs Rose May et Josselyne.

Sur le côté gauche et au niveau du Bar Guéliz se trouve un parking

Parc_Ministère-Santé Parc automobile du ministère de la Santé - Direction régionale. 

El-Beqal-39 Sur la droite après le Bar Guéliz l'immeuble récent (2008) se pouersuit par le N°39. Qui habitait là avant ?

Chez-Zemrani-41 Chez Zemrani, probablement n°41

De l'autre côté de la rue (côté pair) une maison dans un jardin

el-beqal-Sante La porte d'une villa qui semble ne pas avoir été transformée.

Revenons aux numéros impairs

el-beqal-43 Est ce le n°43 ou n°45  ? rares sont les numéros qui subsistent !

El-Beqal-47 Une maison ancienne subsiste entre deux immeubles. Qui la reconnaîtra ?

Sur le même côté impair

El-Beqal-51 Miroiterie - n°51 suivie d'une maison basse et d'un nouvel immeuble.

El-Bequal55 Nous arrivons à l'immeuble qui fait angle avec la rue rue Marie Lay/Fatima El Fihria. Il s"agit du N°63 autrfois celui de Norbert JAMET (Grand père d'Alain)

En face sur le côté des numéros pairs nous quittons le mur d'une villa pour, en traversant la rue Marie Lay, en voir une autre.

el-beqal-marie-Lay Une flèche indique la direction de l'entrée de l'hôpital. La villa derrrière est cachée par une haie épaisse.

Traversant le carrefour, nous passons sur le côté droit (numéros impairs.)

el-bequal-café-grains A l'angle, "les cafés grains" n°65

el-beqal-67 Enfin un numéro bien visible: n°67, la tenture orange et verte correspond donc au n°69. 

el-beqal-roger Les emplacements de stationnement payants apparaissent. Nous sommes au n°71 chez ROGER ART'S STUDIO, salon de coiffure pour dames. Puis les numéros suivent n°73, n°75,.. Qui habitait là autrefois ?

Changeons de trottoir et passons du côté pair avec ses villas

el-beqal-villa Qui reconnaitra cette villa ? A-t-elle été transformée ? Il s'agit du n°36 ou du n°38.

Sur le côté droit nous trouvons une maison basse en cours de transformation

El-Beqal-travaux Il semblerait que les fenetres soient élargies. Qui habitait cette maison basse autrefois ? et la maison suivante ?

el-bequal-gym Puis une longue batisse et un portail dont nous nous approchons

el-beqal-AGM Il s'agit du portail de l'association de gymnastique, autrefois l'AGM, l'association de gymnastique surlaquelle le blog a édité de nombreux souvenirs etdocuments  (photos anciennes de l"AGM)

el-bequal-79 En suivant après l'AGM

De l'autre côté de la rue côté des numéros pairs

el-bequal-44 La villa du n°44 était à vendre en mai 2013

En face de l'autre côté de la rue un Salon de coiffure

el-beqal-coiffure Au n°89 CARRÉE coiffure. Autrefois JOUANDON Gilbert Transporteur et LOPEZ Marcel et famille.  A Gauche le n°91.

el-beqal-top-grillades En suivant, Top Grillades

el-beqal-46

En revenant côté pair au n°46, on devine une très belle villa cachée par de grands murs

 

el-beqal-48 Deriière le numéro 48 on aperçoit une autre belle villa.

el-beqal-95 Devanture de EL BA

el-beqal-residence-el-dakja La résidence El Bahja fait l'angle entre la rue Verlet Hanus et la rue du Commandant Humbert /Ibn Aïcha

Sur la place on trouve à gauche l'hôtel Monte-Christo

20-IBN-AICHA-MONTE-CHRISTO Dans une nouvelle étape nous traverserons la rue du Cdt Humbert pour continuer notre promenade souvenir dans la rue du Commandant Verlet Hanus.

El-Beqal-Humbert  Le carrefour! ! Qui aurait des souvenirs de cette place ?

Reprenons la promenade du côté gauche de la rue:

el-beqal-gauche Chez Lamine Hadj Mustapha - 

Du côté droit juste en face

el-beqal-droite Coca-Cola

el-beqal-droite-1-arche  N° ??

el-beqal-droite-2-tion N° 115 et N°117

Sur le côté gauche 

el-bequal-G-boissons Un distributeur de boissons

A droite nous parvenons à l'avenue Mangin

el-beqal-la-lupa N°123 - La Lupa

Sur le côté gauche 

el-beqal-diesel Angle Avenue Mangin - rue du Cdt Verlet Hanus. C'était sur ce côté au N°74 que se trouvait la boulangerie ARBACETTE à propos de laquelle le blog a présenté de nombreux et beaux souvenirs. La rue se prolonge de l'autre côté de l'Avenue Mangin/Mohamed V.

En espérant que cette promenade vous aura permis de retrouver des souvenirs. Merci de les évoquer, d'en faire le récit et de les partager. Si vous avez des photos anciennes elles seront les bienvenues pour s'intercaler aux mêmes adresses avec les photos récentes.

20 avril 2015

Véronique VEYNANTE nous a quitté

Catherine Veynante nous informe du décès de sa soeur Véronique, survenu à l'âge de 62 ans

"Véronique Veynante née le 28 janvier 1953 a Marrakech est décédée 1e 14 avril 2015 des suites d'une longue maladie .
Elle a passé son enfance sur la base 707 où son père etait moniteur pilote sur T6
Nous avons de très bons souvenirs de ces belles années passées a Marrakech"

Les obsèques ont été célébrées le vendredi 17 avril 2015, à 15 heures, en l'église de Blanzat.

LVH-62-63-5e Véronique Veynante et ses camarades de sixième en 1963-64 au Lycée Victor Hugo: de haut en bas et de gauche à droite: Thierry de Tonnac; Marc Cohen; Emile Abt; Bruno Pessinet; Jacques Moreno, Gérard Torrente; Pierre Yves Berthault, Didier Chavane; Philippe Véga, Jacques Adroguer; Thierry Derui, Bernard Munier, 2e rang: Yann Cavalan; Frédérique Hébrard; Marie Christine Moreno, Marie Antoinette Moulin; Odile Pairain, Marie Ange Jourdan; Joelle Caturla, Marie Luce Iliano; Francine Costes, Michel Quitar; rang devant: Marie Doré ou Dominique de la Fontaine; Catherine Garcia, Joelle Cabas; Laura Perez, Madeleine Abecassis; Nicole Ohayon, Véronique Veynante; Danièle Vansterbergh; Isabelle et Dominique Deschaseaux; Blandine Tarot (Vigour).

Il y a juste quatre ans, en mars 2011, Jean Veynante qui fut moniteur pilote sur la Base 707 disparaissait laissant son épouse Micheline Veynante, ses enfants Catherine, Gérard, Véronique et Caroline et leurs familles.

Jean VEYNANTE était Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, Médaillé de l'Aéronautique. 

Les anciens de la Base 707 et de Marrakech compatissent à la douleur de la famille éprouvée par ce nouveau deuil.

On trouvera des photos de classe de Véronique sur le blog Classe de CE2  & Classe de CM2 & LVH-6e, d'autres photos peuvent être transmises au blog.

Les récits de souvenirs concernant Véronique et sa famille pourront être exprimés dans les commentaires, de même les condoléances pourront être adressées à sa famille.

 

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15 avril 2015

LES TRACES DU PASSÉ

LES ÉTABLISSEMENTS THONIEL EN DANGER DE DISPARITION

L'ami Med Azzam nous envoie une photo prise le 10 avril

Etablissements_Thoniel  "J'envoie une photo que j'ai prise ce matin. Il s'agit de l'ancien établissement Thoniel (fermé actuellement). C'est l'un des rares endroits du quartier Gueliz qui est resté tel quel, il n'a pas encore été envahi par le béton mais je pense que cela ne va pas tarder. Qui se souvient encore de cet endroit?"

Merci Med Azzam, grâce à cette photo, nos souvenirs ont pu être réveillés et tu nous donne l'occasion de faire un appel aux lecteurs du blog: Qui nous apportera des souvenirs sur ce commerce et sur la famille Thoniel ?

Sont rassemblés ci-dessous quelques informations recueillies sur le blog ou trouvées sur la toile, dont le deuil récent du vieux marrakchi, JP Thoniel.

Les Établissements Thoniel furent fondés en juin 1950 sous forme de SARL développant une activité économique dans le secteur des machines agricoles et la mécanique générale. Ils avaient leur siège et leur garage au 212 avenue Mangin. Mais les Thoniel étaient à Marrakech bien avant 1950, puisque Jean-Pierre Thoniel est né à Marrakech en décembre 1928.

FRANÇOIS THONIEL fut l'un des premiers présidents du Rotary Club de Marrakech.

Les ados branchés de 1950 connaissaient Jacky THONIEL, qui en 1945 était en 5e au lycée Mangin.

Dix ans plus tard un autre THONIEL était au cours préparatoire de l'école Auguste Renoir. En 1973 un François THONIEL était en terminale C au Lycée Victor Hugo.

21 Mars 2015 - Jean Pierre THONIEL qui faisait partie de l'association des Anciens de Marrakech et recevait Salam Marrakech est décédé le mois dernier à 86 ans à Carpentras. Il était né à Marrakech en 1928 et était marié à Claude d'Hauteville. Nos condoléances à sa famille et à ses amis. Ils eurent quatre enfants Anne, François, Cécile et Pierre. Cécile Menicucci/Thoniel a été élève au LVH de 1969 à 1973, puis est allé continuer ses études dans la ville de Tours.

Merci de partager le récit de vos souvenirs dans les commentaires. Si vous avez des photos vous pouvez aussi les envoyer pour qu'elles paraissent sur le blog.

IRÈNE TROUPOSKIADES A CONSERVÉ AUSSI DES OEUVRES DU PEINTRE MARRAKCHI CHARLES HOLBING

Bab Doukhala gouache 64x49 Charles Holbing 

Bab Doukkala - C'est dans ce quartier que Charles HOLBING habitait au début, puis quand il est devenu professeur au lycée Mohamed V de Bab Ghmat il a obtenu un logement près de la Gare ferroviaire.

irène a connu personnellement Charles HOLBING, avec qui ses parents étaient amis, ce qui fait qu'elle possède d'autres toiles de la période bretonne (1947-1948) ainsi que du Haut Atlas. Nous les présenterons dans la future exposition virtuelle qui commence à prendre consistance.

Irène révèle que Charles HOLBING savait faire plaisir et qu'il pouvait peindre autre chose que des marines et des kasbahs. Elle aimerait bien retrouver une de ses oeuvres originales: Blanche neige et les sept nains. Si vous trouvez une oeuvre grand format sur ce thème, avec la signature d'Holbing, ce serait sympa de lui faire parvenir la photo.

LE PASTEUR JEAN DE MONDENARD CONNAISSAIT AUSSI CHARLES HOLBING

Charles-Holbing-Douar-Atlas-48,5X63

Il avait conservé cette oeuvre du Haut Atlas d'où se dégage une impressionnante force du soleil.

La collecte des oeuvres pour la future exposition continue. Il faut savoir aussi que Charles HOLBING a contribué à l'éclosion de nouveaux talents au Maroc. Il a aidé Taieb LAHLOU a monter une exposition en Espagne pour s'y faire connaitre. Par ailleurs Mohamed BAKARRI et GHANI sont des artistes marocains qui reconnaissent avoir reçu la vocation de la peinture et avoir été initiés par Charles Holbing, mais il y en eut d'autres qui pourraient témoigner des cours qu'ils ont reçu de leur professeur.

DANIÈLE BERTHELEMY A CONSERVÉ DES COUPURES DE JOURNAUX À PROPOS DU PACHA et de MOHAMED V

Danièle dans le prolongement de l'article de Jean-Pierre Koffel sur sa rencontre improbable avec le Glaoui à Vichy, et sur leur intérêt commun pour la musique nous fait l'amitié de scanner ces articles et les partage avec nous, nous permettant ainsi de retrouver des pages de l'histoire marocaine et de Marrakech.

Le-glaoui-est-mort (13) 

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Merci à Danièle Berthelemy d'avoir conservé cet article et de nous en faire profiter. Nos lecteurs trouveront une photo de Roger Beau sur le service d'ordre lors de l'enterrement du Glaoui ainsi qu'un autre témoignage d'un observateur de premier plan, celui d'André HARDY parlant de cet homme hors du commun et sur son importance dans l'histoire. (voir ici: André Hardy). 

Les traces du passé nous aident à nous souvenir et à retrouver la mémoire. Merci à ceux qui nous confient des coupures de journaux, des photos des anciennes entreprises du Guéliz, des tableaux des artistes marrakchis et les récits de leurs histoires.

07 avril 2015

PARTIR, REVENIR, SOUVENIRS,

LA COLLECTE DES OEUVRES DU PEINTRE HOLBING SE POURSUIT 

Tassa_Ouirghane

Tassa Ouirgane, collection de Janine Boeuf, qui partage cette oeuvre avec nous et qui en a une autre à nous montrer. Une belle occasion de la saluer et de la remercier ainsi que tous les siens dont nous gardons le souvenir.

Holbing_La_mer_sur_les_cotes_bretonnes_1947 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer sur les côtes bretonnes en 1947, collection de Monique Ducou que nous remercions aussi. Oeuvre assez inattendue de l'artiste peintre marrakchi Holbing dont nous ne savions pas qu'il avait dressé son chevalet en Bretagne. Nous préparons une exposition virtuelle de cet artiste à l'histoire peu banale. Voir plus loin aussi une autre oeuvre d'un autre peintre à découvrir, présentée par Jean-Pierre Prébois.

INVITATION AUX FÊTES DE SIDI BOU OTHMANE

Fantasia-2015 

La Fantasia - L'ami Mohamed Boulafrah nous fait part du Festival des Rehamna - Sidi Bou Othmane du 9 au 12 avril 2015, où les amis du blog Mangin@Marrakech sont invités (Voir festivals précédents). Confirmer votre venue par commentaire ou par le lien contacter l'auteur en haut à gauche de la page.

CHAMA BENZRIOUIL NOUS PARLE DE SA RENCONTRE AVEC SYLVAINE ET ANDRÉ

IBN_Aicha

Chama a accueilli chez elle Sylvaine et André le mois dernier et nous en fait parvenir le souvenir. Cette rencontre autour d'un thé à la menthe chez elle permit de découvrir que la maison des grands parents Gamba de Sylvaine était dans la même rue que la nouvelle maison de Chama. Et concours de circonstances supplémentaire, ce fut la famille de Chama qui succéda aux Galeries Lafayettes à la gand mère de Sylvaine.
Chama précise que l'ancienne villa des grands parents de Sylvaine au Guéliz "quoique pas bien entretenue existe toujours, et c'est notre chance pour nous les anciens de Marrakech que ce côté de cette rue ne soit pas autorisé à develir une zone d'immeubles.

Photo0022

C'est une joie  de passer encore dans des ruelles bordées  de bougainvillers, de lierres et de jacarandas. Un  heureux hasard a voulu que je sois également voisine de Danièlle Bodeau, ancienne camarade au lycée Mangin. Elle est la présidente de l’association de Bénévoles sans frontières dont je fais partie" 

 

Photo de l'entrée de la villa des Gamba sur la rue ibn aicha, grands-parents de Sylvaine, le portail est usé par les années, mais les murs d'enceinte sont toujours fleuris par les Bougainvilliers.

 

Benevolat_57

 

Dans la même rue ibn aïcha, la villa de Danielle Bodeau, présidente de l'association Bénévoles sans frontières.  
Merci beaucoup à Chama pour son accueil et pour ses photos
AUTREFOISYPILOTEYÀYLAYBASEY707YNOTREYAMI
JEAN-MICHEL A RÉALISÉ SON PÉLERINAGE
 
"Nous rentrons de Marrakech où nous avons passé une dizaine de jours sous un ciel pas toujours clément mais assez ensoleillé tout de même pour bronzer un peu. J'en profite donc pour offrir quelques cornes de gazelles, enfin le peu qu'il en reste sur le kilo ramené, à  tous les anciens marrakchis .

CORNES_DE_GAZELLES

En cette période l'Atlas est merveilleux , totalement en-neigé aussi je ne résiste pas à  l'envie de joindre une photo.

ATLAS_ENNEIG_

Nous avons pu visiter la Base Ecole après en avoir fait la demande un peu "à  la hussarde" , l'autorisation arri-vant en moins de 24 heures. 
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
X
Le jour fixé , le Lt. Colonel chef de la Sécurité est venu nous chercher à  l'hôtel et nous a conduits chez le Colonel commandant de Base par interim, le Général étant en congé. Thé , café et pâtisseries marocaines pendant la prise de contact et la présentation de la Base  . Ensuite , tour des bâtiments, des hangars et des avions dont quelques T6 chers à  nos coe“urs rescapés et repeints.
Après avoir demandé de revoir la villa du quartier des officiers ou j'habitais en....1943, nous rencontrons par hasard ( mais le hasard fait bien les choses surtout lorsqu'il est provoqué ) le Lt. Colonel chef du CLA qui en est l'actuel occupant.
Cerise sur la corne de gazelle , il nous entraîne immédiatement chez lui , nous présente son épouse et nous fait visiter l'endroit de fond en comble après nous avoir offert lait et pâtisseries. Les souvenirs se réveillent même si à l'époque je n'avais que 6 ans .
Un tour de montgolfière nous est même proposé pour le lendemain que nous déclinons vu l'heure ( trop ) matinale du décollage .
Retour à  l'hôtel toujours accompagnés par le chef de la Sécurité après avoir échangé adresses , mails et numéros de téléphones .

KOUTOUBIA_2015

Enfin , re-cerise sur la corne de gazelle , l'avant veille du départ le chef du CLA nous contacte pour réserver nos places dans l'avion du retour , numéros de places que nous choisissons pour avoir vue sur la cote marocaine à partir de Casablanca . Il ne connaissait pas nos numéros de billets mais , disait-il avec humour "s'ils ne me donnent pas ce que je veux , j'interdis le décollage de cet avion" .
Pour terminer , je joins la photo d'un monument très peu connu de Marrakech que je dédie à  tous les anciens .
Merci à Jean-Michel qui non content d'avoir une immense baraka, nous fait partager son humour et celui du Chef du CLA que nous saluons aussi pour sa prévenance.
JEAN-PIERRE PRÉBOIS PARTAGE AVEC NOUS UN TABLEAU.

2015_Prebois_Prieur_0331_154415

Il s'agit d'une oeuvre représentant une palmeraie. Jean-Pierre que nous remercions pour ce partage nous demande si nous connaissons l'auteur qui semble être d'après sa signature une personne du nom de F PRIEUR. Peut être que d'autres anciens de Marrakech ont des ouevres signées de même. Jean-Pierre remercie toute personne qui pourrait le renseigner sur cet artiste et son oeuvre. Merci à Jean-Pierre pour ce tableau où l'une des femmes semble porter une gargoulette.

FPrieur_signature

SYLVAINE est revenue et a rencontré la charmante CHAMA avec les souvenirs de sa grand mère GAMBA. Jean-Michel SAUX a retrouvé la maison de ses 6 ans et sympathisé avec son accueillant occupant actuel, le Colonel chef du CLA. Partir, revenir, souvenirs... Saluons les tous les quatre et aussi saluons nos amis BOEUF, DUCOU et PRÉBOIS dont les parents ont participé chacun de leur côté à la vie marrakchie.

31 mars 2015

C'ÉTAIT HIER À MARRAKECH ! À LIRE À TOUT PRIX !

BONNES FÊTES DE PESSAH ET DE PAQUES !

 

UNE BRASSÉE DE SOUVENIRS DE JEUNES MARRRAKCHIS DES ANNÉES 42 À 70 : JUIFS, MUSULMANS ET EUROPÉENS DE LA VILLE ROUGE CROISENT LEURS MÉMOIRES

elsanagel

elsa-nagel-HierElsa Nagel rassemble des témoignages d'amoureux de longue date de Marrakech et les présente dans son livre. Elle permet au blog d'en publier un extrait, les pages 162 à 164 à titre d'apéritif en attendant la réception de votre exemplaire.

LE LIVRE VIENT FINALEMENT DE SORTIR

(voir les références pour le commander)

En attendant que vous commandiez et receviez le livre chez vous le blog vous propose un aperçu.

Extrait ci-dessous de C’était hier à Marrakech par Elsa Nagel, éditions La Croisée des Chemins, coll. Essai, 2014.: Pages 162 à 165, (texte et photos) avec l'aimable autorisation d'Elsa.

Des enseignes ont disparu tout récemment, comme Le Bon Lait, une laiterie où l’on venait acheter du lait au détail, avec son pot au lait. Le Bon Lait, situé près des Négociants, est aujourd’hui une pâtisserie.  

112 Devant le Bon Lait à Marrakech en 1948 (Suzy Humbel ép

Devant Le Bon Lait en 1948 – Fernande Amoureux, Marie-Louise Alvarez et sa sœur Mireille, Suzy Humbel (épouse Raynaud), Andrée Humbel (épouse Bonastre), M’Barque et Hassan. (photo Salam Marrakech)

113 (Blog Michel Dupré) 

La galerie Bertrand rappelle l’existence du studio Bertrand. Le photographe René Bertrand, installé avenue Mangin, en 1933, avait su « voir » Marrakech et particulièrement le sud du Maroc. Il réalisa notamment des portraits exceptionnels de femmes berbères. Il participa, après l’Indépendance, à la création du Ministère du tourisme marocain. 

 

114-Demoiselles-MRK-Derby-Angelloz

Les jolies demoiselles de Marrakech devant l’enseigne du Derby, en 1956.(photo Colette et André Angelloz)

A deux pas de la galerie Bertrand, se trouvent les chaussures Derby où les femmes se souviennent s’être chaussées depuis toujours. Au Régal, tenu par la famille Mirgon, elles achetaient des pâtisseries. Les Mirgon sont installés à Marrakech depuis 1935 où ils ont importé leur savoir-faire, perpétué aujourd’hui par leur petite-fille, Ghislaine Mirgon.

116-Le Regal

« En 1935, mes grands-parents ont quitté la Lorraine où ils avaient vendu leur pâtisserie et ils s’installèrent à Marrakech, rue de la Liberté. Ils connurent un succès immédiat en vendant de la pâtisserie française classique et notamment des spécialités lorraines. Leur bûche de Noël était renommée, ainsi que les Alaska, les esquimaux glacés vendus à l’entracte, dans les salles de cinéma de Marrakech. En 1942, la fabrique fut réquisitionnée par l’armée américaine pour son pain. Après la guerre, grâce aux Américains, nous avons pu profiter d’un modernisme que la France ne connaissait pas encore, comme le frigidaire par exemple. Pour la réfrigération en gros, on cherchait les barres de glace à l’usine La Cigogne qui fabriquait de la bière et de la limonade. Après la guerre, mon père, qui s’occupait désormais de la pâtisserie avait du mal à travailler, faute de matière première.

115 Biscottes Mirgon

Ce n’est qu’en 1952-1953 que l’entreprise redémarra véritablement. Mon père décida de fabriquer des biscottes qui étaient alors importées. Cependant, il s’était endetté et l’heure des choix était arrivée avec l’Indépendance. Devait-il quitter le Maroc ? S’il partait, c’était sans rien !

Les industries, liées à la farine, n’avaient pas d’obligation d’être marocanisées. Il décida donc de rester et il s’en sortit grâce aux Américains, basés à Nouasseur et Benguérir, qui passaient commande de pains de mie et de pains pour les hamburgers. Mon père développa l’industrie de la biscotte. Avec ma mère, j’en ai emballé des biscottes Grim ! ...."

Dans ce livre vous trouverez un grand nombre de témoignages de marrakchis connus ou moins connus interviewés dès 2008, certains ne sont déja plus de ce monde.. Voir ci-dessous les numéros de pages qui correspondent à quelques uns des intreviewés.

Marie-Louise GALLAND et sa nièce pages 98-99, 113-114, 118, 216, 218, 220: 
"En 1929, Marie et son époux qui possédaient aussi le cinéma Eden, ont tout vendu pour acheter l'hotel Franco-Italien . Ils l'ont rebaptisé hôtel Gallia ......."

Hassan-Azdod

Hassan AZDOD, pages 56, 69, 70, 72, 103-104, 166, 169, 206. "...son attelage fonce vers la salle comme s'il allait y débouler. C'est la panique; des babouches volent..."

 

 

Robert_Lucké

Robert LUCKÉ,  pages 69 et 109: "... le Café de la Paix qui ouvrit en 1946 était en fait le Bal des débutantes. Elles étaient généralement..."

Chama-Benzriouil-Moussem

Chama BENZRIOUIL, pages 169-170, 174, 175, 176, 204, 211,  " ... on dégustait des tanjiya, ce plat traditionnel de viande cuite à l'étouffée et très épicée.  On jouait de la musique. Tout le monde était un peu..."

Henriette-bauchet89

Henriette BAUCHET, pages 226 à 230. " ... Sur le plateau du petit déjeuner, un matin, au petit déjeuner, un colis nous avait été envoyé dans lequel se trouvait un petit cercueil à notre intention. Nous avons arrêté la construction de l'hotel. Quel serait notre avenir à Marrakech ? Quel statut aurions-nous...?"

 

Omae-Bouragba

Omar BOURAGBA, pages 193-194 parle de son père assasiné: "C'est un martyr. C'était un homme très pieux, juste, et épris de justice qui a été embarqué dans une histoire politique alors que lui-même avait ses idéaux. Il avait souhaité ce qu'il y avait de plus positif..."

cartier-pierre

Pierre CARTIER, pages 153 à 156.  "... le mechmech était un abricot très parfumé. Aussi, en 1934-1935, il profita des chaudières de ce distillateur (pour extraire de l'eau de rose), qui ne fonctionnaient pas aux mois de mai et de juin pour faire de la confiture d'abricots. Après en avoir..."
 

Charly-Elfassy

Charles ELFASSY, page 146;" Charles Elfassy a fait également le choix de rester. par amour de son pays. Depuis plus de neuf siècles sa famille habitait le..."

Annick-Thevenin

Annick THEVENIN, pages 220 à 226.: "... Ma mère était de santé fragile, elle tomba malade et son médecin lui préconisa d'aller vivre à la montagne où le climat lui serait bénéfique. C'est ainsi qu'en 1945, mes parents ont repris cette auberge du Sanglier qui fume située sur l'oued..."

Jaafar_Kansoussi-mrk

Jaafar EL KANSOUSSI, pages 141-142, "... en 41-42, lorsque la marine allemande a accosté au Maroc et que la Wehrmacht commença à chercher à arrêter les juifs marocains, des grands négociants juifs, de Casablanca et de Marrakech, ont trouvé refuge, pendant près d'un mois chez mon grand père. Celui-ci s'est vu..."

ghylene-Mirgon-mai2013

Ghislaine MIRGON, pages 114-115, 163-164, 190, ".. Après la guerre, en 45-46, on allait Chez JUJU, une auberge créée par madame Julien, à l'Oukaïmeden, dit Louka. C'était un refuge sans aucun confort mais on aimait ...."
Aziz Ben Abbes TAARJI, pages 171-172: "...Mon grand-père était un cadi; le cadi des cadis. Il rendait la justice à Marrakech. C'était un homme de grande culture dont le fils Bachir, était un avocat et un résistant qui a beaucoup fait pour l'émancipation de la femme. Le Pacha El Glaoui ne supportait pas..."

Gilles-Pégurier-1956

Père Gilles PÉGURIER, pages 87, 190, 191, 192: " En 1954-1955, jusqu'en 1960, j'ai été attaché à cette chapelle du Derb el Nakous située Riad Zitoun. Ceux de la médina se souveinnent de la cloche de la chapelle, 5000 chrétiens vivaient alors dans l'enceinte..." 

Abderrazk_Benchaabane_mrk

Abderrazak BENCHAÂBANE, pages 28, 34, 36, 203: "...le Glaoui avait le bras long, il avait pu faire passer une seguia dans son jardin pour l'irrigation. À sa mort, les serviteurs eurent l'autorisaton de ..."

Roger_Beau-papikkon

Roger BEAU, pages 62, 149-150: " Mon grand père, Antonin Faure, était arrivé au début de 1913 et créa une boucherie-charcuterie, place Jemaa-el-Fna, à l'entrée de Riad Zitoun Kdim. Lorsque le Guéliz a commencé à se développer..."

Dadia_Josef

Joseph DADIA, pages 42, 123-124, 132, : "... l'une des malédictions d'usage courant dans les querelles entre mégères consistait à souhaiter à l'antagoniste "Que ton fils joue au ballon !". Cela sous-entend qu'il se retranche de la communauté juive par l'exercice d'une activité incompatible avec la qualité de juif. Le footbal..."

Christine PERRIN, pages 234-235,: "... Je suis à La Mamounia où j'ai une boutique de bijoux depuis 1969. Je garde un souvenir heureux de cette époque où les grands de ce monde séjournaient à l'hôtel et y cotoyaient  des..."

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Raphaël OHAYON, pages 45-46, 138: "...La Kissaria nouvelle commence dès l'entrée du Mellah avec sa porte en arc de triomphe qui a toujours abrité une confrérie de marchands de tissus..."
Luc FANTUN, pages 74, 81, 98, 110, 122, 189, 196: "... de nombreux européens vivaient en Médina, des Français, des Espagnols, des Italiens, des Portugais, Avec nos voisins marocains l'entente était très cordiale. Au moment du ramadan, à la rupture du jeune, nos voisins nous apportaient..."

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Simi OUAZANA, pages  83, 131-132, 140-141, 145 : " ...Nous fêtions le réveillon au Casino de Marrakech. La salle de jeux était pleine et un orchestre jouait. Au matin notre bonheur était d'aller manger des sfenjs sur la place..."

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Robert ANTON, pages 91, 99, 100, 107, 112, 120, 184: ".. un zona me faisait souffrir et ma mère m'a emmené voir M. Vallier. Il m'a fait des signes de croix au-dessus de mon zona qui a très vite disparu. Ma soeur également est allée le consulter. Elle avait une dizaine..."

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Arrik DELOUYA, pages 123, 129-130, 145: "Mon grand père était un homme heureux dans sa ville de Marrakech, lorsque, en 1956, des agents sionistes sont venus le voir; en l'espace de quelques heures ils l'ont convaincu de quitter le Maroc..."

Michel_Dupre

Michel DUPRÉ, pages 161-162, 194-195, 198: "Après l'Indépendance, certains fonctionnaires français sont restés en place au service du gouvernement marocain dans le cadre de la coopération. Cela a été le cas de mon père, (...) Il a formé et mis en place des opérateurs radio jusque dans les bleds les plus reculés (...) Un jour de 1969 il a trouvé deux gardes devant sa porte et l'accés de son atelier lui a été interdit. Tout ce qui nous appartenait lui a été confisqué et ..."

Gabriel_Bitton

Gabriel BITTON: page 145:".. Je voulais poursuivre des études supérieures en sciences mais le Maroc avait choisi l'arabisation et faute d'enseignants marocains, il avait fait (...) Je me suis senti trahi..."  .

Angelloz-Gil7070

Colette GIL/ANGELLOZ, page 197, "... À Noël, les familles des aviateurs se retrouvaient à la Base 707 où le père Noël arrivait en hélicoptère. Il descendait sur le tarmac avec sa hôte sur le dos, pleine de..."

Ces morceaux de textes ne disent pas tout, pour en savoir plus il faudra vous procurer un exemplaire du livre d'Elsa Nagel. Vous pouvez aussi envoyer au blog le récit de vos souvenirs afin qu'ils puissent être partagés et que d'autres récits viennent compléter le grand puzzle de notre histoire. Merci à Elsa Nagel, merci à tous ceux qui ont pris le temps de rassembler leurs souvenirs.

25 mars 2015

CHKOUN ANA SYLVAINE - LA SUITE CINQ ANS APRÈS

SYLVAINE NOUS AVAIT RACONTÉ IL Y A CINQ ANS SON ENFANCE ET SA PRIME  ADOLESCENCE À MARRAKECH,  PUIS SON DÉPART FORCÉ. ALLAIT-ELLE REVENIR UN JOUR DANS LA VILLE DE SA NAISSANCE ? 

OUI ELLE L'A FAIT, APRÈS 46 ANS DE SÉPARATION...

ELLE SOUHAITAIT TANT REVENIR ! ..

"J'ai retrouvé la villa de mes grands parents à Marrakech (qui est vide et parait inhabitée). Il faudra me rendre au cadastre de Marrakech pour connaître son propriétaire. Mais le plus émouvant fut lors de ce pélerinage de me rendre sur la propriété de mes parents, de retrouver ma maison, les orangers, les oliviers et un employé qui se souvenait de mon père. Ce fut un moment éprouvant nerveusement mais tellement émouvant."

En octobre 2014,  Sylvaine avait revu le lieu de sa naissance

"J'ai eu la grande chance de pouvoir retourner "au bled" où je suis née. Après quelques recherches géographiques, j'ai retrouvé la propriété de mes parents avec beaucoup d'émotion, la maison est toujours là."

P1010225  "Hassan qui nous a accueilli avec la générosité des marocains nous a permis de visiter les alentours (les propriétaires n'étaient pas présents)."

P1010230

P1010233 "Si aujourd'hui le puits est à 160 mètres (il était à 120 quand nous avons quitté la propriété), mon père aurait rêvé d'avoir toutes ces facilités : il y a maintenant à Souihla l'eau courante, l'électricité. Du coup les orangers sont arrosés au goutte à goutte et à la place du gros moteur diesel qui berçait nos nuit, il y a un moteur électrique."

P1010236 

P1010238 "Le mélange des engrais se fait automatiquement. J'ai aussi retrouvé ce que nous appelions pompeusement "la piscine" qui est maintenant sans emploi."

P1010239

Au Guéliz, la villa des grands parents de Sylvaine est à l'abandon

P1010106 "J'ai aussi revu la villa de mes grands parents à Marrakech (pas loin de l'hôpital ibn Toffail). Elle est maintenant non habitée et squattée par des SDF qui se sont branchés sur le compteur d'eau pour arroser leurs plans de tomates et laver leur linge."

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Sylvaine avait une hâte, celle de revenir elle nous l'avait annoncé :

"J'ai retrouvé la villa de mes grands parents et la propriété de mes parents grâce à des amis marocains. J'y retourne jeudi prochain (le 12 mars 2015). Je partagerai avec vous mes prochaines photos et émotions si vous le voulez bien. Le bonheur ne vaut que s'il est partagé.!!!"

P1010497

Après cinq mois Sylvaine est de retour avec André son mari. Lequel d'entre nous n'a pas reconnu l'immmeuble à colonnes sur le photo?:

CHAMA_2014

"J'avais très envie de rencontrer le nouveau propriétaire de la villa de mes grands parents et la charmante Chama qui nous a reçu chez elle un matin autour d'un thé à la menthe, m'a rappelé le nom du premier acheteur, ce qui m'a permis d'aller au cadastre pour obtenir "le titre" (on dirait en France le numéro de parcelle), puis au service de la réserve foncière." 
Un thé à la menthe chez Chama et son mari avec Annie Beau en 2014.
"Dans un premier temps nous avons dû nous déplacer avec un géomètre pour identifier à l'aide d'un GPS la parcelle puis avec le numéro du "titre" nous nous sommes rendus au service de la réserve foncière où nous avons pu consulter l'acte de vente de la villa."

P1010397

"Depuis mes grands parents elle a eu 2 propriétaires dont nous avons obtenu les noms. Mais quelle surprise d'apprendre que le second propriétaire "aurait" payé cette maison (très modeste et en fort mauvais état sur seulement 700 M2 de terrain) 7 711 000 Dh, soit l'équivalent de 771 000 Euros (c'est beaucoup plus que la propriété de mes parents qui elle, était sur 1000 hectares.... 
 
A l'évidence elle ne vaut pas ce prix et d'après la fonctionnaire qui nous a aimablement permis de consulter l'acte de vente, il y aurait eu à Marrakech il y a quelques années un boum immobilier qui aurait permis de blanchir de l'argent sale. 
 
Comment imaginer d'avoir acheté cette villa ce prix là pour, 10 ans plus tard, n'en avoir rien fait. Nous comptions faire une offre d'achat mais à ce prix là, inimaginable d'espérer en faire descendre de façon raisonnable le prix. A l'heure actuelle, un riad rénové vaut tout au plus 300 Keuros.... c'est dire la différence !
 
Nous nous contenterons la prochaine fois que nous irons à Marrakech, de tenter de rencontrer l'actuel propriétaire dont nous connaissons l'adresse pour tout simplement la visiter.
 
Cette opération nous a quand même occupés une journée entière.... quand on connait la lenteur des services administratifs en France, on multiplie par 2 au Maroc.
 
Le reste de la semaine s'est passé plus calmement. J'ai pu revoir une très bonne amie du LVH qui vit toujours à Marrakech."

P1010495 "Nous avons beaucoup promené dans les souks qui sont parfaitement propres et où l'on se fait beaucoup moins héler qu'habituellement. J'ai senti les marocains un peu blasés, les touristes n'achètent plus guère."

P1010412 "Je joins quelques photos. Il faisait beau mais pas très chaud. Nous avons passé une journée au barrage Cavagnac (appelé maintenant lac de Lala Takerkoust)"

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"Au barrage, l'Atlas enneigé ressemblait à une carte postale."

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Séjour trop court pour Sylvaine et son mari: "André aime tellement Marrakech que nous projetons (inch'allah) de nous y installer, quand nos chevaux seront partis galoper au paradis des chevaux... Et que nous aurons réussi à vendre la propriété... Des projets quoi !"
Ceux qui voudraient lire ou relire l'emouvant Chkoun Ana de Sylvaine, écrit il y a cinq ans peuvent le faire par ce lien: Chkoun Ana de Sylvaine
Merci Sylvaine de nous avoir communiqué ton amour pour ta ville de naissance et de nous avoir montré que les souvenirs n'ont pas complétement disparu. Nous te souhaitons de pouvoir réaliser ton rêve et celui d'André dans un avenir proche. Ton article, un brin nostalgique et porteur d'avenir en même temps nous fait beaucoup de bien. Merci d'avoir partagé le récit de ce pélerinage avec nous.

14 mars 2015

LES ANCIENS MARRAKCHIS APPORTENT LEURS PIERRES POUR CONSTRUIRE LA MÉMOIRE DE MARRAKECH

DANIÈLE BERTHELEMY NOUS ENVOIE UN ARTICLE SUR LA PETITE FILLE, ARTISTE PEINTRE DE THAMI EL GLAOUI.

ALAIN DE CERVAL, ANCIEN DE L'ÉCOLE DES OLIVIERS, NOUS TRANSMET DES SOUVENIRS À PROPOS DE JULIETTE BEULLAC/PRÉVÔT NOTRE CENTENAIRE

SIMONE PERRENOUD ET ROGER BEAU PARTAGENT AVEC NOUS DES OEUVRES DE L'ARTISTE-PEINTRE CHARLES HOLBING

Danièle Berthelemy après avoir lu les souvenirs de Jean-Pierre Koffel sur sa rencontre à Vichy avec Le Pacha de Marrakech, Thami El Glaoui et sur leur goût commun pour la grande musique a pensé signaler pour le blog un article récent : "Dans le "POINT DE VUE " de cette semaine N°3474, il y a un article à l'intérieur qui serait susceptible d'interrésser le blog. Il parle de Ghizlan EL GLAOUI qui est la petite fille de HASSAN EL GLAOUI  et fille de Christine LEGENDRE qui avaient participé au Moussem de 2012 en Avignon. J'en ferai une copie".

La Revue POINT DE VUE a publié en effet quatre pages à propos de GHIZLAN EL GLAOUI qui a son atelier à Londres et y développe ses talents artistiques.

El_Glaoui-Ghizlan 

Cet article est signé de FANNY DEL VOLTA, les photographies sont de LUC CASTEL.

Ghizlan_El-Glaoui 

Vous y trouverez non seulement que son père est bien Hassan El Glaoui, qui fut élève au lycée Mangin et qui est devenu l'un des artistes peintre le plus côté du Maroc. Winston Churchill aurait encouragé son père, Thami El Glaoui a lui permettre d'étudier la peinture et le dessin. Hassan aime peindre les fantasias et y réussit fort bien. Il fut nommé par le Roi Hassan II, responsable de ses activités au golf. La mère de Ghizlan est aussi une artiste. Christine Legendre était manequin chez Givenchy et doublait l'actrice Audrey Hepburn. Ghizlan réalise des portraits surtout féminins. Cette portraitiste a son atelier dans le quartier de Chelsea à Londres. Vous trouverez beaucoup plus d'informations dans l'article. Sa technique du portrait dont les expressions se transforment aux variations de la lumière est très originale et elle y excelle.

Alain de Cerval, qui à Marrakech habitait tout près de Danièle Berthelemy a découvert le blog par hasard ainsi que l'article sur notre centenaire (101 ans depuis le 25 février 2015). Il nous envoie plusieurs photos et le plan de son quartier, celui de l'église des Saints-Martyrs.

"J'ai trouvé en faisant des recherches sur le web votre site. Ancien aussi de Marrakech et habitant à coté de la maison de Madame et Monsieur BEULLAC , mes parents et moi étions très amis avec eux. En parlant avec mon père de votre site et du blog des 100 ans de Marcelle BEULLAC, il m'a donné deux photos de Mme et Mr BEULLAC faîtes à Dijon en 1982 au mois de mai."

Sur la photo se trouvent Monsieur Mathieu BEULLAC son épouse Marcelle. Il ne s'agit donc pas de Juliette BEULLAC la centenaire, mais de sa famille.

Marcelle et Matthieu BEULLAC_mai 1982 - Dijon Certainement les anciens de Marrakech les reconnaîtront. La photo est de mai 1982.

Alain de Cerval nous situe sur un plan du quartier de l'église la maison où habitaient les BEULLAC par rapport à la maison de ses parents

planBIS

Les BEULLAC habitaient Rue de la Paix (devenue rue Yacoub-el-marini), la famille de CERVAL rue Jeanne d'Arc (devenue rue Oummo-el-banine) et la famille BONELLI (Lucien allait à l'école des Oliviers) à l'angle des rues Saint-Augustin (devenue rue El iman Ali) et Jeanne d"Arc.

Grace à ce plan que nous envoie Alain de CERVAL ( qui était dans la même classe que Lucien Bonelli) nous pouvons mieux situer dans nos mémoires là où résidaient ces trois familles. 

Ces maisons existent-elles de nos jours ? La villa Suzie se trouve-t-elle encore rue Jeanne d'Arc ? 

villa Suzie Qui nous dira si la villa est toujours aussi entourée de verdure ? Qui nous fera une photographie de la villa Suzie en 2015 ?

LA RECHERCHE D'OEUVRES DE CHARLES HOLBING SE POURSUIT

A la suite de Philippe CAILLÈRES, Simone PERRENOUD qui fut élève au Lycée Mangin et qui s'est mariée en Grande Bretagne a gardé de nombreux souvenirs du Maroc et de Marrakech surtout. Elle fut cheftaine dans le scoutisme unioniste de Marrakech, comme Juliette BEULLAC l'était dans le scoutisme catholique. Elle a conservé un tableau de Kasbah de l'Atlas qu'elle partage avec nous.

Holbing-Holmes 

Qui nous aidera à préciser de quel lieu il s'agit et à quelle date cette aquarelle a été réalisée par le maître ?

2015 03 04 Charles- Holbing-Beau

Roger BEAU a connu Charles HOLBING entre 1962 et 1968 alors qu'ils enseignaient au Lycée Ibn Abbad. Il connait aussi d'autres amis de ce professeur qui pourront probablement nous aider à composer une page du blog sur cet artiste peintre marrakchi. Roger a aussi conservé une oeuvre et quelques souvenirs du maître.

Charles Holbing aimait peindre les Kasbah, mais aussi les modestes douars et villages de l'Atlas. Il a contribué ainsi à conserver la mémoire du patrimoine berbère du Maroc. Qui nous aidera à situer le nom de cette Kasbah. Nous faisons aussi appel à ses élèves comme Mohamed Bakkari qui a commencé le dessin et la peinture grâce à lui.

Holbing-signature

Si vous avez un tableau avec la signature ci-contre merci de penser à nous en envoyer la photo.

Nous sommes reconnaissants à Danièle Berthelemy, Alain de Cerval, Simone Perrenoud et Roger Beau pour les envois de souvenirs qui complètent les articles précédents ou qui préparent des articles futurs. C'est l'occasion de rappeler que le blog reçoit vos photos, scans de documents et récits de souvenirs à son adresse email: mangindemarrakech (arobase) free.fr