LES PARAS DE MARRAKECH EN VILLE, DANS LE RIF ET À FOUM EL HASSANE

Le Para Guy Boulanger qui fut au 2e BPC, puis au 6e RPC et qui termina sa carrière comme Adjudant chef nous communique quelques photos en complément des textes et photos du para Claude Meillant. (voir archives du 5/11/2011). Il a lancé un avis de recherche sur le blog. Qui l'aidera ?

Petit Poucet01

"Recherche Jean Berger fils du restaurant " Le Petit Poucet " ayant fait son service militaire au 6e à Marrakech en 1955-1956. Depuis 40 ans je le recherche il fut mon meilleurs camarade. Paramicalement. Guy Boulanger Ancien du 2eBPC et 6e R.P.C. à Marrakech."

TROIS GUY À LA TERRASSE

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1 - Guy Boulanger, Guy Fruchard et Guy Brohan

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2 À Foum-el-hassan; 3 Guy et Coio Dembele; 5 Convoi dans le Rif

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7 Stage de saut

Un article pour les nouvelles recrues:

Berets rouges berets rouges2

Cliquer sur les vignettes pour lire l'article, la suite ci-après...

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8 Stage de saut; 4: Le guerrier se repose

Ci-dessous la suite de l'article sur l'entraînement des Bérêts Rouges.

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6 Gérard claude et Cano: 9: Rassemblement: 11: Jeep S/c Leroy, radio Guy Boulanger

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10 Guy Boulanger et Gourmelen; 19 G.B. de garde au Général

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12 Casse croûte et coupe de cheveux du tôlard G.B. en O.P.S.

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13,Legentel à droite du chauffeur; 14, Cap/chef Grenier; 15 Un convoi (cliquer pour agrandir)

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17 Sergent Combes; 18 Sergent Baffer;

 

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16 Mortier de 81mm; 20 Tente au vent! Michel Leroy; 21 sans légende, cliquer pour agrandir.

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22-23 Berguent et son église; 25: Coupure de route

24 ci-dessous, Saut dangereux

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26 Guy Boulanger, Sgt Combes, S/c Leroy; 27 Sergent Para;

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28 Chasse à la gazelle

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29 Moulin à eau, Legentelle; 30 Au restaurant, Beuzelin, Gérard claude, Guy Boulanger et Guy Brohan; 31 Guy Boulanger à la cuisine.

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33 S/Lt Legrand (4e en partant de la gauche) ; 32 Guy B. et le Caporal/c Grenier; 34 Guy Brohan en dialogue;

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35 - Convoi dans le Rif; 36 coupure de ligne; 37 Dortoir pour une nuit dans le Rif;

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38 Crapahut; 39 Coupe de cheveux style tolard; 41: Tour de départ à Marrakech (autrefois à Meucon)

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42 ; 40 Sentinelle dans le Rif; 43: Sauts

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44 Musique de la Légion; 48 Le Rif; 49 Région de Foum El Hassane, palmeraie de Icht

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46-47: Article de presse du 01/08/56 (cliquer pour agrandir): 50: Tireur au FM, para Tino Tavoleri

Merci à Claude Meillant qui a retranscrit l'article pour le blog

FOUM EL HASSANE

L’ARRIVEE de renforts français dans la région d’AGADIR, et particulièrement à FOUM EL HASSANE , a provoqué, il ne faut pas se le dissimuler, le mécontentement de la population et de certaines autorités marocaines.

Le Maroc est un pays indépendant , et cette jeune indépendance s’accommode mal de la présence d’une armée étrangère. Mais, pour de nombreuses raisons , il a été convenu entre le gouvernement français et le gouvernement marocain, que le statut de l’armée française restait pour l’instant inchangé. Cela implique, pour l’armée française, une entière liberté de mouvement.

D’autre part, il ne faut pas oublier les circonstances dans lesquelles le Général BOURGUND , d’accord avec le Général COGNY, son successeur, a décidé d’envoyer des renforts dans le sud. Des agressions avaient été perpétrées contre des officiers français isolés. D’importants vols d’armes avaient été commis au préjudice des forces françaises.

Rappelons enfin qu’un accord est intervenu entre le prince MOULAY HASSAN et le Général COGNY, après l’envoi des renforts français. Ayant connaissance de tous les éléments

De la situation, le Prince et le Général ont décidé que l’armée française et l’armée marocaine collaboreraient dans leurs diverses tâches. Ils ont manifesté le désir que s’ouvre l’ère de la coopération et de l’amitié entre les deux armées

Chaque fois que l’on va vers le sud et que s’éloignant de la côte, on pénètre à l’intérieur des terres, on s’étonne de rencontrer des hommes dans des brasiers infernaux FOUM EL HASSANE est un de ces lieux ou la chaleur atteint les limites de ce que l’on peut supporter

Même le vent n’est d’aucun secours. Lorsqu’il souffle, on ne sent qu’une brûlure plus vive. Une source donne la vie à quelques palmiers, hors de l’oasis il n’y a que des cailloux

Et pourtant des maisons ont été bâties. Il y a un petit douar où l’activité est réduite. Il y a également deux groupes de constructions assez importants l’un est occupé par les autorités locales marocaines et par l’armée royale, l’autre, un poste militaire français tombé en ruine depuis deux ans, sert de cantonnement au 6em Régiment de Parachutistes coloniaux.

C’est le seul régiment eurafricain composé à peu près également de Français et de Sénégalais

Arrivé au début du mois de juillet sous les ordres du colonel Romain des Fosses, le 6em RPC a une compagnie à Icht, petite oasis distante de quelques kilomètres. Les hommes de cette compagnie vivent à l’ombre maigre des palmiers.

Mais le gros du régiment s’est installé à Foum El Hassane , dans le poste construit par les légionnaires et qui n’a pas résisté à un abandon de deux ans. Les murs s’écroulent, les toitures se sont effondrées. Dans ces débris, les parachutistes vivent une vie monotone, et fatigante malgré l’oisiveté. Ils ont peu d’activité. Quelques rares sorties sur les pitons voisins, et seulement le matin. Dès que le soleil s’est un peu élevé, tout effort devient tellement pénible qu’il serait déraisonnable. A part les corvées indispensables, le camp entre en torpeur. Le seul moyen de lutter contre la chaleur est une passivité à peu près absolue.

Tout le monde se couche, presque nu, sans bouger. Certains recherchent et obtiennent une fraîcheur éphémère en allant au puits s’asperger d’eau. Mais ce n’est pas un bon calcul. Il faut réserver ce procédé pour le soir, lorsque le soleil a cessé de brûler. Ne croyez pas, d’ailleurs, qu’à ce moment la température s’abaisse beaucoup. Les nuits sont très chaudes, peu propices au sommeil. Les hommes dorment sur des nattes posées directement sur le sol. Ils se réveillent souvent à cause de l’inconfort, de la chaleur ou de la soif. Beaucoup se lèvent pour boire, une ou plusieurs fois dans la nuit.

Avec ce climat, on absorbe de grandes quantités de liquide et heureusement l’eau ne manque pas. Par contre, les besoins en aliments solides sont très diminués. Cela n’empêche que la nourriture servie aux paras ( est abondante et préparées le mieux possible ). Mais il faut reconnaître qu’elle doit être lassante, car elle est à base de rations en boites, ce qui ne permet pas beaucoup de variété.

En effet, il est impossible d’amener à Foum El Hassane des aliments frais dont le volume serait trop considérable. Les camions résistent mal aux hautes températures, le ravitaillement se fait uniquement par avion plusieurs fois par jour, des junker et des D.C.3 amènent la nourriture, des boisons et même de la glace (vite fondue hélas ! ). Le ravitaillement est d’ailleurs partagé avec l’armée royale marocaine.

Le terrain ou atterrissent les avions est sans doute l’endroit le plus terrible de Foum El Hassane. Il n’y a aucune végétation, pas de construction, donc par d’ombre. Un groupe de protection et un petit détachement de l’armée de l’air sont là en permanence et vivent sous les tentes ou la température, m’a t’on dit, monte parfois à 60 degrés, j’ose à peine le croire.

Les avions se posent sur une piste surchauffée et caillouteuse ou les pneus ne résistent pas longtemps Les éclatements sont fréquents, à l’atterrissage ou au décollage. Par chance, cela n’a pas eu jusqu’à présente de conséquence grave.

C’est sur ce terrain qu’a été parachuté le 6em RPC, non sans mal. Il y avait du vent ce jour là et de nombreux paras ont été traînés sur le sol rugueux, se blessant grièvement. Largués le matin à 7 heures, sans même une tente pour s’abriter, ils n’ont pu recevoir de l’eau que vers la fin de l’après midi. Ce fut la journée de la soif ou certains crurent qu’ils ne résisteraient pas

Vous voyez que le 6em RPC, en ce moment, ne connaît guère les douceurs de la vie. Il est placé dans des conditions extrêmement pénibles. Cependant, malgré leur inconfort, les paras n’ont pas mauvais moral. Ils sont un peu énervés par le soleil, ce qui rend les querelles fréquentes (mais elles s’apaisent vite). Ils envisageraient évidemment avec plaisir leur retour sous un ciel plus clément. Mais ils ne se plaignent pas, ils ne sont pas abattus ils savent que leur présence est indispensable et acceptent cette nécessité. Lorsqu’ils sont obligés de travailler, malgré la chaleur, ils le font avec une vivacité étonnante. Cette sauvegarde de leur force, ils la doivent sans doute à l’entraînement. Tous sont en bonne forme physique On ne voit que des garçons athlétiques, capables de tous les efforts et prêts à les accomplir chaque fois que c’est nécessaire.

Claude Meillant se trouvait à Icht avec la 4e compagnie.

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51 Base de Rabat ( les trous faits dans le sol vers le haut de la photo qont des emplacements de mortiers de 80 et 120)

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52 Bayonne : le Général remet la Grand Croix de la Légion d'Honneur et le Colonel Chaudrut ancien chef de corps des paras de Marrakech noue la cravatte du récipiendaire.

photo Boulanger53

53 - Appelés ayant terminé leur service: 

  1er rang en bas : Guy Boulanger, Guy Brehan, x, x

 

             2em rang : André Beuzelin, x , x , Montecasino, x, x, Cocatrix .

 

             3em rang : Cano, Gérard claude

 

Qui reconnaitra d'autres visages ?

Claude Meillant ajoute que Guy Boulanger est entré comme 2e classe au 2e BPC, puis a monté en grade au 6e RPC et a terminé sa carrière comme Adjudant chef instructeur parachutiste à Bricy-Orléans. Au Maroc, il participait à des champonnats de natation. Claude indique qu'il a terminé premier au 100 mètres nage libre des championnats militaires du Maroc. Pour s'entraîner ainsi qu'André Beuzelin ils eurent besoin d'autorisations spéciales de leur Chef de corps.

photo du 6 25

Merci à Guy Boulanger et à Claude Meillant d'avoir apporté ces documents pour constituer cette page de souvenirs en mémoire de tous les paras du 2e BPC et du 6e RPC. Si d'aventure vous possédiez des informations pour compléter cette page et y ajouter des noms, merci de l'écrire dans les commentaires ci-dessous ou par le lien "contacter l'auteur" ci-dessus.