UN RÉVEILLON SYMPA ET UNE BELLE ENTRÉE DANS 2013

VOEUX DE MARRAKCHIS À DES MARRAKCHIS

VOEUX 2013 (2)

Cathy & Daniel d'un groupe d'anciens du lycée Mangin: "2012 se termine, que 2013 nous permette de nous retrouver."

bonne année

Awatif, Aziz & leurs enfants - "Mes grands souhaits aux anciens Marrakchis dans tous les coins du monde: BONNE ANNÉE 2013 AVEC SANTÉ-BONHEUR-PAIX DANS LE MONDE   -   AMITIÉS  Dr Aziz Cherkaoui"

SB SB Serge_Biscarrat

Serge est un artiste, il s'agit de deux de ses toiles : "La Fin du Monde étant, comme la révolution, reportée à une date ultérieure nous passerons donc un autre cap de bonne espérance... L'Apocalypse, qui veut dire révélation, est quotidienne; puissent l'intelligence, la culture et la lucidité nous conduire dans nos dédales intimes et ceux du monde.  Et comme le disait Pierre Deproges: "Vivons heureux en attendant la mort!". Joyeuses fêtes et Meilleurs Voeux. SB"

Bazooka Joe "Souhaite une heureuse année à tous". Francine, Mireille, Marcel, Maurice et Raymond aussi.

voeux 2013

Jean-Marc Berger quittant l'Ardeche prendra la route de "la Tour de Constance pour finir l'année 2012, at Home." Il nous envoie ses voeux en regardant 2013 d'en haut. Que la camargue est belle !

 

Camargue Voeux 2013  "MEILLEURS VOEUX DE CAMARGUE A TOUS LES MARRAKCH'AMIS AINSI QU'AUX MARRAKCHIS DE NOTRE JEUNESSE ! QUE L'ANNEE 2013 VOUS SOIT FAVORABLE EN SANTE ET EN BONHEUR !      VUS D'EN HAUT, LES PROBLEMES SONT REDUITS ET LES SOLUTIONS PLUS APPARENTES (MAO TSE TOUNG ).    A DEFAUT, LA VUE EST PLUS BELLE ET PLUS "SPACE ", C'EST MIEUX QUE LE TUNNEL DONT ON NE VOIT JAMAIS LA FIN !  COURAGE DONC POUR 2013".

Huguette et Sauveur nous souhaitent "Un soleil plein le coeur",

M'hamed Kabbadj nous souhaite "Bonnes fêtes" avec un lien pour voir un film sur Casa en 1950

Jean-Claude David pense au réveillon et souhaite une bone année

bonne année22    bonne année22

Christiane Bergeot: "Que cette fin d'année se déroule comme vous le souhaitez  -  Bonnes fêtes - Christiane"

L'ami Halfaoui a fait l'acquisition de nouveaux clichés sur Marrakech et nous les transmets pour les fêtes

img245 Le Rond-point du Marechal Leclerc

mains_de-Fatma Deux mains de Fatma pour vous porter doublement bonheur.

L'ENSEIGNEMENT EN 1950 AU LYCÉE FRANÇAIS DE MARRAKECH, PROFESSEUR ET ÉLÈVES.

1ere_LM_JPK50

Plusieurs d'entre nous se souviennent de leurs années scolaires, leurs professeurs, leurs méthodes pédagogiques, leurs manies; le blog a rendu compte de quelques souvenirs furtifs sur l'un ou l'autre. Jean-Pierre KOFFEL, lui-même devenu professeur à son tour après avoir été élève de M. CLER, qu'il appréciait plus que beaucoup d'autres, peint son professeur avec justesse, affection et style. Ses observaions sont extraites de son livre de souvenirs "Au jour les jours" dont seulement quelques passages ont été publiés. Qui prendra son tour à la suite de Jean-Pierre pour brosser un tableau d'un de nos maîtres ?    Photo de Jean-Pierre Koffel en 1950.

MONSIEUR CLER ET  JACQUES  RIEZ

I- JUSQUES À QUAND ENCORE...

         C’était un grand garçon rigolard – comme le sont souvent des enfants puis des adolescents profondément malheureux – que j’ai eu comme camarade de classe au Lycée Mangin de Marrakech dans les années 48, 49, 50. Je me souviens surtout de lui en classe de seconde. Nous n’étions pas franchement amis – je n’avais pas d’amis. Je me souviens que nous étions assis tous les deux au fond, sans être voisins de table – ce sont nos tables qui étaient voisines, du moins dans certains cours dont j’ai souvenir, ceux de français essentiellement. Au fond, pour laisser les places de devant aux filles ? Avec ma vue basse, j’aurais été mieux devant. Passons. Riez était intelligent, critique, courageux, et surtout frondeur, à une époque où les jeunes étaient plutôt timorés et soumis aux adultes, même stupides. Riez jobard, farceur, sous un air sérieux qui pouvait atteindre le tragique. Les élèves s’appelaient entre eux par leurs noms ; les professeurs et l’administration ne les désignaient que par leurs noms; les prénoms fonctionnaient rarement seuls et, quand ils apparaissaient, c’était accolés aux noms. Nous ne connaissions pas les prénoms de nos professeurs : M. Clerc, M. Couderc, Mlle de Mazière (Mazmaz), Mlle Mazel (Andrée, je le sais depuis peu), Mme Visconti (ce chef-d’œuvre que j’ai eu en sciences naturelles), M. Auffray, ce bon professeur d’histoire qui savait si bien l’anglais, Mme Thierry (la maman de Rose), M. Etiévant le professeur d’éducation physique, plus velu tu meurs, Mme Wachsmuth (maths, la vache), Mme Richard (physique chimie, l’horreur)... Les élèves, c’étaient Fontaine (Justou, quand même, pour les demoiselles et Mlle Meyer), Auloy, Euloge (René, Raymond et Hélène), Zarka, Talleux, Weil... 

         Riez faisait des blagues. Il s’en prenait au professeur le plus chahuté que j’aie jamais vu : M. Clerc, hélas !  Est-ce lui qui avait mis des crayons sous sa chaire, l'ayant soulevée à la récréation, si bien que, montée comme sur roulements, elle tanguait, allait et venait, sans que M. Clerc s’en aperçût ? M. Clerc gesticulait beaucoup. Son coude droit appuyé à son bureau, sa main droite, l’index dressé, décrivait des tourniquets pour accompagner sa lecture; ces effets lui semblaient indispensables pour lire et communiquer des auteurs  comme Corneille, Bossuet, Cicéron, Démosthène, dans leur fougue, leurs méandres, leurs élans. Ce jour-là – et nous étions suspendus au roulis qui allait s’accroissant – il interprétait le fameux passage des Catilinaires : Quousque tandem abutere patientia nostra, Catilina ? (Jusques à quand encore comptes-tu abuser de notre patience, Catilina ?). Ce sont les filles qui étaient placées juste sous le bureau qui l’ont rattrapé à temps. M. Clerc s’est arrêté dans le feu de sa période, a fusillé du regard Riez qui était droit devant lui, dans sa ligne de mire, dernier obstacle avant le mur et a lâché : Riez ! (je me rends compte en écrivant que Riez, prononcé en deux syllabes en faisant siffler le « z » et riez, l’impératif, ont la même graphie). Accusation peut-être bien fort injuste, mais tellement probable. Riez ne réagit pas et afficha son air le plus sévère.

II- LA GUIRLANDE DE BOÎTES DE CONSERVES

         À quelques temps de là, l’on vit M. Clerc en situation fort embarrassante : quelqu’un avait soigneusement dissimulé sous sa voiture, garée devant le lycée  – en ces années-là, rares étaient les professeurs ayant voiture –, une queue attachée au pare-chocs arrière, faite avec deux mètres de ficelle lieuse et des boîtes de conserves ; cela faisait comme un long chapelet, comme un long serpent, qui s’était déroulé en brinquebalant quand M. Clerc avait eu mis son moteur en marche et avait commencé à avancer. Il y avait du public sur les deux trottoirs du lycée, devant le tribunal tout proche, devant l’église des Saints-Martyrs, toute proche également – dans un plan colonial, tout se tient –, église dont le cher homme, royaliste au demeurant, était un des plus solides piliers – Mlle Bougeaud dessinait des fleurs de lys sur ses copies, espérant de meilleures notes, lesquelles notes, avec lui, avec eux les profs, n’étaient jamais la joie. Il a traversé le Guéliz, en passant par l’avenue Mangin – la grande avenue, aujourd’hui Mohammed V –, avec sa traîne faisant un bruit de casseroles – bruit auquel nos bons Pieds-noirs n’étaient pas encore habitués.

48Clerc_LM

C’était un homme petit, même assis,  et menu, avec moustache ; il ressemblait à Charlot dans le rôle de Hitler ; il se tenait bien droit sur son siège, les deux mains arrimées au volant, le regard braqué devant lui, impassible, comme si le concert de toute cette ferblanterie n’existait pas, ni les regards des gens, dont ceux qui le connaissaient, élèves, parents d’élèves, collègues, ni les quolibets – car infailliblement il dut y en avoir. Il traversait, stoïque, buté, sourcils froncés, mâchoires serrées. Il aurait pu s’arrêter, dès le début : ce n’eussent pas été les bonnes âmes qui eussent manqué  pour détacher ce carnaval, cette guirlande grotesque et ferraillante – ce qu’il aurait pu faire lui-même d’ailleurs. Non, il fallait que l’auteur de la blague – fort mauvaise en vérité – en eût pour son argent. Et qu’il y eût deux martyrs. Admirable M. Clerc en vérité, stoïque. Il avait l’habitude d’être la risée de gens et il donnait l’impression qu’il n’entendait pas et continuait son chemin. Je ne sais pas comment j’ai fait pour capter tant de choses magnifiques de lui, dans le chahut qu’il générait. En tout cas, il n’accusa personne de cette plaisanterie ; il ne le pouvait pas puisqu’elle n’existait pas. La rumeur désigna Riez. Je pense que c’est Riez. M. Clerc, dont j’étais le chouchou, aurait pu essayer de savoir par moi – comme l’année d’après un de ses collègues m’avait pratiquement chargé de lui draguer un de mes camarades qui lui plaisait, je me demande encore pourquoi – ; il n’en fit rien, bien sûr. Quant à Riez, il ne s’est pas vanté de l’exploit ; peut-être que, après  coup, il le trouvait nul.

III- BON APPÉTIT, MONSIEUR !

         M. Clerc avait ses façons à lui de se venger – à part les notes et les appréciations sur les bulletins scolaires, où il n’y allait pas avec le dos de la cuiller – : il ne finissait jamais le cours à l’heure. Soit qu’on fût privé de la grande récréation de dix heures, soit qu’il nous lâchât à midi cinq, midi dix. Il n’était pas le seul, au demeurant, à garder ses élèves au-delà de la sonnerie. Le genre de profs « La cloche ici, c’est moi » était assez répandu. Mais lui le faisait presque à coup sûr par rétorsion. Pour se venger de toutes les misères qu’on  faisait à lui, à la syntaxe latine, à la versification française, à la stylistique – les hellénistes, étant moins nombreux (une dizaine à tout casser), lui foutaient une paix royale, précisément. Tout se passait comme si, les ayant comptabilisées, il récupérait les minutes qu’on avait fait perdre à son enseignement à attendre le silence, ce qu’il faisait avec l’obstination d’un Saint Sébastien ou d’une Jeanne d’Arc. À l’époque, l’enseignement était ex cathedra, des séances de gavages par le type qui sait de types qui ne savent pas encore, lesquels ne pouvaient s’exprimer, le plus souvent terrorisés, qu’à l’écrit. Gavage en histoire-géo, gavage en maths, physique, chimie, sciences nat., arabe (le père Vincenti, le roi du gavage ultrarapide). Avec ça, trente pour cent de reçus aux bacs (le premier bac à la fin de la classe de première, le second bac à la fin de la terminale, avec à chaque fois toutes les épreuves au grand complet, écrit et oral) !

         Ce jour-là, une fois de plus, M. Clerc avait décidé de nous garder au bas mot jusqu’à midi dix, si l’on en jugeait par le nombre de vers qu’il y avait encore à décortiquer dans la tirade. Ça avait sonné. Les couloirs et les escaliers s’étaient ébranlés  de la sortie des autres classes (nos fenêtres donnaient, d’un côté sur la cour, de l’autre sur les champs de l’avenue qui va du stade du Harti au tribunal – eh oui !). Mais un autre bruit tout à fait insolite se fit entendre dans la salle de classe elle-même : un réveille-matin qui se mit à retentir, d’abord feutré, puisqu’il était étouffé dans un cartable, ensuite à air libre. C’était le réveille-matin  de Jacques Riez, qui l’avait sorti de son cartable, non point pour l’arrêter – au contraire, il le laissa s’époumoner jusqu’au bout –  mais  pour le poser devant lui sur sa tablette. C’était un de ces gros réveille-matin joufflu bien décidé sur ses deux petites pattes et il avait le souffle long. M. Clerc fit comme s’il n’avait rien entendu et continua son cours, c’est-à-dire son long monologue – était-ce ces Pensées de Pascal qui nous avaient tenus plus d’un trimestre ? –   avec peut-être un peu de tension sous la voix – mais il en avait toujours, sans que cela fît artificiel. Je n’irai pas jusqu’à écrire que les élèves étaient tétanisés, mais il y avait un peu de cela. Ceux et celles qui étaient devant Riez n’osaient pas se retourner et devaient regarder M. Clerc avec un regain d’intensité – car, quand même, ses pitreries retenaient l’attention. Ceux qui étaient au niveau de Jacques Riez – il occupait, seul, la dernière table de la deuxième (par rapport à la chaire magistrale) des quatre rangées – avaient de bonnes places pour assister à la suite du spectacle, à la partie qui se jouait entre deux protagonistes d’une égale force. M. Clerc continuait donc la leçon, impavide, impassible en apparence, cherchant à donner l’impression qu’il était tellement pris par son sujet qu’il n’avait pas perçu – pas plus qu’il ne percevait les chahuts ordinaires – ces méprisables désagréments causés par un trivial réveille-matin. De son côté, Riez, tout aussi imperturbable, continuait  son plan, comme on dit si joliment maintenant. Il sortit de son sac à malice – un bon vieux cartable en cuir – une grande serviette à carreaux qu’il déplia et éploya devant lui comme une nappe campagnarde, prenant son temps, puisque plus rien ne pressait. Puis il sortit un à un – on entendait les bruits qui permettaient à une oreille éduquée d’identifier les objets – une assiette, un couteau, une fourchette, un verre. Il n’avait rien prévu d’autre que de se nourrir, lui aussi, de vent et il faisait figure de martyr. Il ne lui restait plus qu’à nouer autour de son cou, comme faisaient les enfants sages de l’époque, une serviette, elle aussi à carreaux, et tout aussi grande que celle qui avait servi de nappe, mais dans d’autres couleurs. Cela fait, il attendit. Que l’autre acteur, à qui il appartenait de dénouer le drame – dont il était responsable – passe à l’étape suivante. Ce que fit M. Clerc. Il se leva, livre en main – il n’avait jamais eu pour armes que des livres –, descendit les deux ou trois degrés, toujours lisant et gesticulant, peut-être postillonnant, s’avança dans la travée et alla au bout – là, les élèves se retournèrent quand il eut eu le dos tourné –, jusqu’à la table où Jacques Riez, sage comme une image pieuse, attendait son festin imaginaire, que du geste et avec une infinie gentillesse – et quel culot ! –, il invita son professeur qui venait vers lui à partager. Quelque chose de chrétien, disons de christique, flottait dans l’air, un quelque chose à quoi M. Clerc nous avait habitués. Le texte tirait à sa fin. Ce fut l’apothéose : M. Clerc prit le gros réveille-matin qui avait l’air innocent, le soupesa, l’évalua, l’empocha, fit demi-tour, laissant Riez pantois, et, grand seigneur, donna à tout un chacun la permission de sortir. Il était midi dix et la cour de récréation du Lycée Mangin était vide. 

IV- ÉPILOGUES

         Riez était bien ennuyé. Il m’assura qu’il allait se faire attraper salement par ses parents – je n’avais aucune idée du genre de personnes que ces parents  pouvaient être, mais je les imaginais  pauvres et du nord de la  France. Un réveille-matin, c’est un  réveille-matin. Ça coûte ce que ça coûte, et, là, tout de suite, le père de Riez ne devait pas avoir de quoi – il y avait de très beaux réveille-matin, mais très cher, chez Daumuller, avenue Mangin. Bref, Riez me demanda mon aide ; n’étais-je pas le chouchou, le meilleur en français, le grand poète que le maître  avait encensé publiquement ? Il s’agissait, l’après-midi même, d’aller chez M. Clerc, lui demander de restituer l’objet. Rien que lui et moi. Je ne pouvais pas lui refuser ça. J’acceptai, mais sans enthousiasme. M. Clerc habitait un immeuble – de ce rose tyrien, à force de pluies, dont on a décidé qu’il fallait affubler Marrakech-la-rouge, mais pas de ce rouge-là ! – en haut du Guéliz, entre l’État-major et la gare, là où il y avait des tranchées qui devaient servir aux entraînements militaires et où j’ai surtout vu jouer des enfants. M. Clerc occupait un appartement, sans doute avec une épouse et des enfants. Je ne lui ai connu qu’un fils, Jean-Pierre, qui était pion au lycée, la dernière année de ma scolarité. Je ne sais plus si Riez est entré avec moi chez notre professeur ou s’il a attendu dehors. J’ai un vague souvenir de la pièce où M. Clerc me reçut, qui me paraissait être son bureau. ; je n’imaginais pas qu’il en fût autrement ; quel sanctuaire ! Dignus eram intrare ! (j’étais digne d’entrer !) Je lui exposais l’objet de ma visite et je dus faire cela très bien. Je devais m’en trouver grandi dans l’esprit très chrétien de mon professeur – lequel incarnait, rappelons-le,  les seules choses que j’aimasse : le latin, le grec, l’antiquité, les antiquités, la poésie, l’écriture. Ce fut une fin de non-recevoir. M. Clerc était désolé, surtout pour Riez, qui était sans doute à la fois un bon et malheureux garçon, mais c’était déjà fait : le réveille-matin de Riez avait été donné aux pauvres. Le très catholique M. Clerc avait ses pauvres auprès desquels il faisait remarquable diligence. Nous avions dû attendre la fin des classes de cinq heures pour aller chez M. Clerc ; il nous avait pris de vitesse.

         Nous étions cette année-là en seconde AB. La série A – la meilleure à mes yeux à laquelle je me flattais d’appartenir – c’était celle des élèves qui faisaient latin (depuis la 6e) et grec (depuis la 4e). La série B, plus fournie que la série A, c’était celle des élèves qui faisaient latin et langue. Il y avait aussi la série C qui avait droit à tout mon respect : latin-sciences. Et enfin la masse des M, les modernes, qui se répartissaient en deux ou trois secondes. J’allais oublier une série (que j’ai expérimentée avec insuccès) A’ (lisez A prime) : latin, grec et maths, comme les modernes ! Riez qui était en B n’y a pas fait long feu ; il est passé en M et je l’ai perdu de vue. J’ai appris qu’il était mort (c’était avant 1954) à Alger où il était allé poursuivre ses études (pas littéraires ; il s’en serait voulu) ; au cours d’une manifestation d’étudiants, genre monôme, il a dû faire le pitre plus qu’il n’aurait dû : il a escaladé une rambarde – il y en a beaucoup à Alger le long d’escaliers et de plates-formes en terrasses – et il a mal calculé son coup, a raté son rétablissement et s’est tué. Bêtement. Comme le reste.

Merci à Jean-Pierre KOFFEL pour ses souvenirs de ses professeurs et d'un lycée d'excellence qui existe toujours aujourd'hui, même s'il a changé de nom. Merci à lui pour ce récit, tiré d'un livre de souvenirs qui malheureusement n'a jamais été édité. Par cet extrait nous rendons aux anciens de Marrakech un peu de l'histoire de la VILLE ROUGE et nous rendons hommage à Jean-Pierre disparu il y a seulement deux ans.

Triste nouvelle: Ahmed TOUNSI surnommé Midou était marié à Éliane LUX, tous deux élèves du lycée Mangin. Midou est né en 35, Éliane en 36. Elle est décédée la semaine dernière, sans que rien ne laisse prévoir cette issue. Nos pensées vont à Midou et à tous les amis proches d'Eliane et de Midou.

LE BLOG SOUHAITE À TOUS UNE EXCELLENTE ENTRÉE DANS 2013, AINSI QUE BEAUCOUP DE RETROUVAILLES ET DE JOIES À PARTAGER. BIENVENUE À CEUX QUI DÉCOUVRENT LE BLOG. BEAUCOUP DE JOIES À CEUX QUI Y RETROUVENT LEURS SOUVENIRS ET LEURS AMIS D'AUTREFOIS. QUE 2013 VOUS PROCURE LE PLAISIR DE TISSER DES LIENS PLUS FORTS AVEC VOS AMIS.