NOTRE AMI AZOR A CHANGÉ D'AIR, IL NOUS MONTRE SON NOUVEAU PARADIS: MOULAY BOUSELHAM. IL se dit en "cavale temporaire"

Paysages de Moulay Bouselham 027  Je suis actuellement à Moulay Bouselham. Une petite station balnéaire sur l'Atlantique, à 1 h 30 de Meknès et de Tanger, donnant ainsi l'occasion à mes amis des deux villes de venir me voir à égale distance; et indépendant que je suis, ça me change de Meknès.

 

Paysages de Moulay Bouselham 035 Enfin c'est l'avantage, un plus que j'ai sur mes camarades fixés de force à leurs postes. Moi je suis libre de trimbaler là où ça me plaît au Maroc. Je ne possède qu'un sac à dos, un lit de camp, un pc portable, et ma retraite qui peut me suivre là où j'ai envie de me fixer...(...)

 

Plage côté sud-embouchure lagon (4) Le coin est vraiment adorable, car il est resté...écologique et magnifique. (Pas de réseau d’égouts, que des fosses septiques, les vaches se baladent entre les villas à certains moments de la nuit, les produits maraîchers sont ceux des paysans du coin, les poissons à gogo pas chers, des marins pêcheurs du coin, le pain de campagne que des bonnes femmes te vendent fait maison. 

 

Plage et village côté nord (3) Pas de passagers en voitures, car un cul-de-sac, donc pollution zéro vraiment. Ne viennent que les habitants ou ceux qui ont quelque chose à régler dans le coin. Tout ça fait de Moulay Bouselham un coin idéal pour retraités; pas cher et convivial -Important: Pas de bars ni de débit d'alcool (...)  Beaucoup de retraités français et européens élisent domicile ici, ils sont locataires et pour la plupart propriétaires et résidents permanents; ils vivent au rythme du coin et à la marocaine.

 

Plage sud côté embouchure lagon (3) Des paysages époustouflants, des espaces infinis aussi bien en bord de mer qu'à l'intérieur. Des plages à ne pas en finir, des forêts d'eucalyptus immenses. Le lagon qui accueille les flamants roses et toutes sortes d'oiseaux migrateurs....Enfin, un coin pour retraités qui veulent vivre en paix.

Merci Azor de nous dire que tu as trouvé un lieu exceptionnel, paisible, sain et culturel. Peutêtre nous diras-tu comment accéder à ce paradis et  nous feras-tu l'honneur de nous présenter  les festivals de Moulay Bouselham autour de la pastèque et de la fraise ! 

Top message-Berger

 

En ce 17 avril Canalblog vient de sélectionner parmi des milliers de blogs la page du 17 mars consacrée à la disparition de Jeanne Berger avec ses commentaires chaleureux pour la placer au Top. Marrakch'amitiés à tous
 
AIDE À LA RECHERCHE : VIVIANE COSTA, FILLE D'OSVALD COSTA qui travaillait dans les Eaux et Forêts RECHERCHE SES AMIES ET AMIS. Elle se souvient de l'École de la Palmeraie entre 1952 et 1958 et de Mlle PALANQUE, de Ouirgane et d'Asni avec les THEVENIN et les DESCHASEAUX. VIVIANE A DÉCOUVERT LE BLOG AVEC ÉMOTION ENVAHIE PAR TOUS LES SOUVENIRS QUI REMONTAIENT EN ELLE ET DEMANDE "QUI SE SOUVIENT DE MOI ?"

1914 - 1919 À MARRAKECH : LE LIEUTENANT CLÉMENT HÉBRÉARD, RACONTE SA GUERRE

Marrakech a vécu la guerre de 1914 - 1918. Même si le front se trouvait en Belgique et sur le Nord et l'Est de la France la population de Marrakech fut associée directement à la guerre. D'une part à cause des casernes neuves du Guéliz qui recevaient les nouveaux mobilisés pour constituer des bataillons, les former à l'aide d'officiers et sous-officiers expérimentés pour ensuite les conduire sur l'un des fronts d'Europe. D'autre part et cela est souvent ignoré parce que l'Allemagne encourageait les tribus mal soumises ou insoumises au Sultan Alaouite par l'envoi d'armes, de munitions et de fonds afin de créer un front au Maroc qui ne lui coûtait pas cher mais visait à affaiblir les forces françaises sur les frontières du Nord de la France en les occupant ailleurs. Grâce à un texte méconnu de Clément Hébréard nous savons qu'une Compagnie de marrakchis défendait Marrakech, sa ville. On savait que Clément HÉBRÉARD était imprimeur à Marrakech et qu'il a édité deux remarquables collections de cartes postales, l'une en 1918-19 et l'autre en 1922, on le découvre en Lieutenant d'une section de mitrailleuses qui défend Marrakech et va combattre à 200kms de la ville les tentatives de dissidence. Le photographe FELIX qui n'a pas la réputation d'être un photo-reporter de guerre a pris des clichés lors de circonstances semblables et en a fait des cartes postales qui permettent d'illustrer le récit de Clément Hébréard, notamment ses cartes postales numérotées de 129 à 140.

Felix116 L'une des prmières mission de la Compagnie des Mobilisés de Marrakech fut de rationnaliser la défense du Rocher du Guéliz et d'installer un blockhauss de mitrailleuses à l'entrée du Camp Mangin (près de l'ancien petit marché)

Historique de la Compagnie des Mobilisés de Marrakech Aout 1914 - Aout 1919

Imp-Papeterie C. Hébréard, Marrakech-Guéliz

La compagnie des Mobilisés de Marrakech a été formée le lendemain de la déclaration de guerre, elle constituait une Compagniee de réserve à l'effectif de 4 Officiers, 19 Sous-officiers,  108 Caporaux et soldats.
L'heure était grave, beaucoup de troupes du Corps d'occupation partaient en France; le Résident Général, confiant et audacieux, avait décidé de n'abandonner aucune parcelle du Maroc. La révolte préparée de longue date par les Allemands pour le jour attendu de la guerre pouvait submerger les préparatifs d'organisation nouvelle.
Enfin les Territoriaux demandés en France n'étaient pas encore arrivés.
Les Mobilisés du Maroc devaient assurer la lourde tâche de coopérer pour une large part à la défense de leurs biens et surtout au maintien ferme et hautain de notre fanion qui ne voulait pas reculer devant la menace.
Aussi c'est dans un esprit de profond patriotisme et de confiance dans les destinées du pays qu'ils se mirent à la tâche pour réapprendre les éléments du métier de soldat.

 

Felix137-343 Un certain nombre d'habitants de Marrakech sont mobilisés sur place pour maintenir les activités essentielles à la vie de la ville. Le Capitaine LACAZE était semble-t-il le frère du courreur automobile Robert LACAZE.

La nouvelle Compagnie du Capitaine de Territoriale LACAZE fut rattachée au 2e Bataillon du 1er Zouaves, puis au départ de celui-ci le 8 aout 1914, au 6e Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc. Enfin à l'arrivée à Marrakech, le 29 aout du 1er Bataillon de réserve de la Chaouïa du Commandant JACOB, elle fut incorporée à ce bataillon dont elle constitua la 5e Compagnie.
Jusqu'au 1er octobre elle resta 5e Compagnie; mais à cette date, son effectif ayant baissé, beaucoup d'hommes étant absents ou détachés dans les divers services, elle fut fondue dans les trois premières compagnies du Bataillon, (la 4e étant à Agadir). Et dès lors son histoire s'est identifiée à celle du Bataillon de la Chaouïa.
Après le départ de ce bataillon le 15 juin 1915 les éléments constituant l'ancienne compagnie sont regroupés, la 3e Compagnie est re-formée et elle est rattachée au 2e Bataillon du 139e RIT jusqu'au 24 novembre 1915.

139e_TER_1914 La voie ferrée Casa-Marrakech passe entre le photographe et le Camp Mangin, quartier du 139e RIT (Infanterie Territoriale).

Pas de faits saillants. Le danger est écarté. Le loyalisme de nos protégés indigènes, une politique habile, le rayonnement de la puissance française, enfin la présence de nos baïonnettes, et l'énergique résolution de tous avaient conjuré du moins apparemment la crise.

Le 1er mars 1918, en raison de l'application de la loi Mourier, la 5e Compagnie des Mobilisés est constituée sur des bases nouvelles.
Le Capitaine GRANGER du 1er Chasseurs d'Afrique, en reçoit le commandement. Les militaires des classes 1902 et plus anciennes forment le 2e Peloton du Lieutenant SCHACHER, affecté à la défense éventuelle du Camp et devant servir en outre une section de mitrailleuses de position.

Felix90 Le Lieutenant SCHACHER était un industriel marrakchi, qui ne pouvait quitter son entreprise et qui pour cette raison fut mobilisé sur place. Il fut plus tard à l'issue de la guerre membre de la Commission municipale mixte de Marrakech de même que Clément HÉBRÉARD maintenu sur place à cause de son imprimerie.

Quant au 1er peloton du Lieutenant HÉBRÉARD, il constitue un peloton de marche appelé à partir en colonne. Formé de militaires de classe 1903 et plus jeunes, il est renforcé peu après sa formation par des éléments venus du front de France et très entraînés aux nouvelles méthodes de combat ( Adjudant ANDRÉ, Sergent BRIOT, HOET, THELLIER, etc..). Sa constitution intérieure répondait à son but d'outil autonome de combat:
- une section de mitrailleuses,
- un groupe de spécialistes comprenant des signaleurs, des fusilers mitrailleurs, des grenadiers d'élite et des caporaux.
L'instruction de la compagnie, rapidement conduite, poussée et facilitée par l'entrain et la bonne volonté de tous, permit de coordonner rapidement dans chaque peloton, les efforts individuels, et d'avoir deux groupes solides, parfaitement encadrés et très aptes à remplir les missions qu'on pouvait avoir à leur confier.
Il eut fait beau voir le siège du Rocher du Guéliz; le peloton SCHACHER n'eut pas cédé un pouce de terrain, et eut fait payer cher aux assiegeants leur téméraire folie. L'événement ne devait pas se produire, mais on ne pense pas à attaquer une place bien gardée, et la garde a le droit de se dire qu'elle en a imposé à l'adversaire. Le Peloton de marche, plus heureux, allait avoir à donner des coups et en recevoir.

Colonne des Ait M'hamed
Depuis quelques temps la route d'Azilal devenait de moins en moins en moins sûre; la tribu des Aït M'hamed, constituait une antenne du pays dissident vers cette route, et bientôt il apparut nécessaire de réduire cette tribu.
Les opérations qui en découlèrent sont classées sous le titre de colonne des Aït M'hamed.

carte_Azilal Cette carte a été complétée en 1923 après la construction de huit postes militaires figurés par des rectangles aux angles effilés. Azilal est à l'est de Marrakech à proximité du barrage de Bin El Ouidane qui lui-même est à 190 kms du Djebel GUELIZ.

Felix132

La fraction de la Compagnie des Mobilisés qui devait y participer, se concentre à Azilal à partir du 12 juin 1918. Un détachement d'élèves caporaux d'abord, (Adjudant ANDRÉ, sergent BRIOT) quitte Marrakech le 12 juin pour Tanant et Azilal; le 29 juin c'est la Section de Mitrailleuses sous les ordres du Lieutenant HÉBRÉARD qui se porte sur Azilal où elle arrive le 6 juillet; puis, c'est un détachement (Adjudant BARTHELEMY) constitué par les éléments du peloton de marche restant à Marrakech.

 

Felix130  Début juillet 1918, Abdelmalek El Glaoui pacha de Demnat, le fils préféré de Madani El Glaoui qui n'a que 19 ans est tué au combat de Bou Yahia face aux montagnards de Sidi M'ha al Hansali. Si Madani en mourra de chagrin quelques jours plus tard. 

Le 15 juillet le Général commandant la subdivision prescrivait ce qui suit par ordre 99 CM:
1°) - La Compagnie des Mobilisés de Marrakech formera sous les ordres du Lieutenant HÉBRÉARD: 1°) Une section de mitrailleuses, 2°) Une section d'infanterie.
2°) - Le Lieutenant HÉBRÉARD disposera, pour la constitution de cette unité, de tous les cadres et hommes appartenant aux Mobilisés de Marrakech et actuellement présents à Azilal ou à Aïn Tislit.

3°) - Le détachement HÉBRÉARD se rendra au Camp d'Aïn Tislit demain mardi dans la matinée. Il emménera son T.C. et son T.R. Les mulets supplémentaires lui seront affectés ultérieurement.
Le détachement HÉBRÉARD devra partir aligné en vivres jusqu'au 16 au soir.
Le Commandant d'Armes d'Azilal fournira au détachement les moyens de transports nécessaires jusqu'à Aïn Tislit.
4°) - Le Lieutenant HÉBRÉARD conservera le commandement direct de la section de mitrailleuses.
A Aïnt Tislit, le détachement stationne du 16 au 21 juillet, le Lieutenant HÉBRÉARD, commandant la section de mitrailleuses et l'ensemble du Détachement, l'Adjudant LANFRANCHI commandant la section d'Infanterie.

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Le 22 au matin, départ de la colonne qui se porte sur Bernat
La section de LANFRANCHI fait partie de l'avant garde commandée par le Commandant DARTHOS, Elle est adjointe à la Compagnie du Lieutenant de BELLEFON; la section de mitrailleuses HÉBRÉARD fait partie du détachement du Capitaine COULOUMME, chargé de flanquer à gauche le groupe mobile en liaison avec la harka du Caïd AHMED BZIOUI. 

Felix129 Cette carte de Félix est parue aussi avec une légende plus générale : Un caïd au milieu de ses cavaliers.

La marche s'éxécute sans incident et la colonne bivouaque à Bernat. Elle devait y séjourner jusqu'au 29 juillet. Pendant cette période aucun fait saillant à signaler; Les Mobilisés concourent à l'éxécution de nombreuses reconnaissances; il fait chaud, les marches sont rudes, mais l'entrain et la bonne humeur font oublier les fatigues.

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Le 30 au matin, le mouvement est repris; il s'agissait d'atteindre les Ksours des Aïnt Ouameloug sur la haute vallée de l'oued Bernat. La formation de marche est la même que le 22. La section LANFRANCHI au gros de l'Avant-garde n'a pas à intervenir; quant à la section de mitrailleuses, toujours au groupe COULOUMME, elle se met en batterie à 9h15 sur la crête militaire au nord d'un plateau qui venait d'être atteint et ouvre le feu sur les groupes de dissidents, favorisant le mouvement en avant. Le soir la colonne bivouaquait à Bou Yaya.

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Le 2 aout le Général décide de reporter le groupe mobile et les Harkas à Arbalou de Tissa, à 8Km au Sud-Est d'Azilal, il s'agissait pour celà d'opérer un décrochage toujours délicat.
Pendant l'écoulement des convois le groupe de manoeuvre devait rester en surveillance, le groupe COULOUMME avec la section de mitrailleuses HÉBRÉARD face à l'est, la compagnie de BELLEFONT avec la section LANFRANCHI devait rester en soutien de la batterie de 65 MUTEL; elle n'eut pas à intervenir pendant l'action, la batterie n'ayant pas été en danger d'être abordée.

Felix134_341 En juillet et aout 1918, c'est la 11e batterie de réserve qui participe à la Colonne d'Azilal, elle deviendra la batterie 2/4.

Pendant l'écoulement des convois, la section HÉBRÉARD eut à ouvrir le feu sur des groupes de dissidents, puis le groupe de  manoeuvre exécutant son repli en deux échelons, le repli du premier fut protégé par le groupe COULOUMME, Au moment enfin où ce groupe dut se dégager, la section de mitrailleuses HÉBRÉARD fut vigoureusement engagée et remplit parfaitement le rôle qui lui avait été assigné.
À 13 heures le combat était terminé et le groupe mobile bivouaquait le soir sans incident à Arbalou de Tissa où il devait rester jusqu'au 9.
Le 9 après une revue passée par le Général de LAMOTHE suivie d'une remise de décoratons, le soldat HOET est décoré de la Croix de guerre, la marche était reprise sur Azilal dans la même formation que pour les étapes précédentes. Le 18 enfin le groupe mobile était disloqué, et tandis que la section LANFRANCHI rentrait à Marrakech, la section de mitrailleuses HÉBRÉARD était désignée pour tenir garnison à Azilal.
La Colonne des Aït M'hamed était terminée, des engagements peu violents, des pertes minimes, mais des fatigues supportées de grand coeur, et un résultat considérable atteint par une poignée d'hommes.
Ce sont ces poignées d'hommes qui ont conservé le Maroc à une époque de lourdes menaces.
La section de mitrailleuses HÉBRÉARD allait avoir la chance de participer à une petite opération. Le 23 aout, elle partait avec le 2e Goum, une Compagnie de Légion, un Détachement de Chasseurs d'Afrique et une Section d'Artillerie de montagne pour Aïn Tislit et de là pour Bernat. Il s'agissait de faire une démonstration d'artillerie sur des casbahs dissidentes, elle rentrait le 25 à Azilal sans avoir eu de coup à donner.

Felix135-342 Les dissidents utilisaient des techniques nouvelles pour eux qui montraient qu'ils étaient conseillés. Ils s'étaient organisés derrière plusieurs lignes de tranchées et de murettes successives, parfaitement ravitaillées en munitions. 

Le 30 octobre enfin elle quittait définitivement Azilal pour Marrakech.
L'époque des combats était passée, la victoire en France rayonnait partout et le calme se consolidait. La Compagnie des Mobilisés allait revenir peu à peu à des fonctions sédentaires et s'éteindre plus tard par le jeu de la démobilisation. 
Au mois de septembre 1918, le Lieutenant HÉBRÉARD était nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

Armistice_Marrakech_11nov1918 Une carte-photo des musiciens participant à Marrakech à la fête le jour de l'armistice du 11 novembre 1918. Merci à l'ami Halfaoui de partager avec nous cette pièce rare de sa collection.

Le 27 juillet 1919, sous N° 997 M. le Résident Général commandant en chef autorisait la dissolution de la compagnie; celle-ci était réalisée le 3 aout 1919.

Clement Hebreard

 ici se termine le texte de Clément Hébréard sur cette valeureuse  Compagnie des Mobilisés de Marrakech. Les marrakchis lui doivent d'avoir mit par écrit une page très peu connue de leur histoire. Tous ces mobilisés ont participé non seulement à la défense de leur ville, mais aussi au soutien des soldats sur les fronts européens. Même sa famille qui partage avec nous sur le blog sa dernière photo d'identité ne connaissait pas tous les aspects de ses engagements. Sur cette photo nous remarquons sa discrète Légion d'Honneur à la boutonnière de sa veste. Il peut en être fier.

Un texte de Charles Mourey nous décrit l'état d'esprit qui régnait autour du Maréchal Lyautey  en  1915.de_Tarde_1915 La guerre était terminée; mais pas la dissidence des Aït Attah qui reprit en 1922. Il fut nécessaire d'envoyer des troupes à Azilal, ce furent principalement les Artilleurs et les Tirailleurs en garnison à Marrakech qui participèrent aux combats aux côtés des cavaliers du Glaoui. Le photographe marrakchi Félix prit des photos et les édita en cartes postales. 

Felix_133 Batterie de 75 en action.

Les premiers combats en septembre 1922 tournèrent à l'avantage des dissidents contre les cavaliers du Glaoui, nombre d'entre eux furent faits prisonniers et une rançon fut payée pour les libérer. Mais le chef des dissidents Sidi M'Ha Al Hansali malgré cet aventage psychologique qui lui permit de résister plusieurs mois préfèra faire sa soumission au Sultan Alaouite, probablement à cause de l'avancée méthodique de l'Artillerie et de sa capacité à détruire les forts de ses tribus.

Felix_139 Les dissidents firent plus de prisonniers glaouas, que l'inverse.

Félix_140 

Le 27 juin 1923, le chef rebelle Sidi M'Ha Al Hansali demanda l"Aman au Colonel Naugès, les Aït Attah se soumirent et l'autorité du Sultan Moulay Youssef fut ainsi renforcée. C'était du temps où le Général Daugan commandait la région de Marrakech. Les marrakchis suivirent avec beaucoup d'attention ce conflit qui avait mobilisé les troupes de sa garnison et mit le Pacha de Marrakech, Hadj Thami El Glaoui dans de sérieuses difficultés. Merci à l'ami Halfaoui de nous avoir fait revivre par l'image ces événements importants de l'histoire du Maroc.

Le récit de Clément Hébréard intéresse particulièrement les marrakchis dont nous découvrons le rôle dans la protection de la Ville rouge et la participation aux combats contre les menées allemandes sur le sol marocain par tribus insoumises interposées. La guerre avait partiellement bloqué les constructions au Guéliz dont certains habitants avaient du partir sur les fronts européens. Les nouveaux acquéreurs de lots à bâtir en juin 1913 et en mai 1914 avaient 18 mois pour achever leurs constructions en dur, soit décembre 1915 et novembre 1916. Ce délai fut suspendu par Lyautey du fait de la guerre. Cependant celle-ci se prolongeant et alors que la victoire devenait probable en juillet 1918, un arrêté résidentiel fixa la fin du délai au 1er octobre 1918 pour les marrakchis qui n'avaient pas été mobilisés. Merci à ceux qui auraient d'autres récits ou souvenirs des différents bataillons, compagnies, officiers et soldats en garnison à Marrakech en 1914-1918 ou en 1922-1923 de les partager avec nous pour en garder la mémoire.