LA TOUBIBA FRANÇOISE LÉGEY, UNE BIENFAITRICE DES MARRAKCHIAS ET DE LEURS ENFANTS

La_ToubibaÀ la fin de sa carrière de médecin commencée à Alger, la toubiba fait le point avec sa collaboratrice Adrienne Décor sur le dispositif innovant et respectant les coutumes et les croyances des marocaines tant musulmanes que juives dans un article peu connu. Elle a déja publié des ouvrages sur le folklore, les coutumes et les contes de la région de Marrakech, car elle ne conçoit pas la médecine sans une prise en compte des moeurs de ses patientes. Cet article est centré sur la Maternité de Marrakech telle qu'elle fonctionnait à partir de 1927 et sur la formation des Qablas marocaines qui remplissaient partiellement les fonctions de sages-femmes selon des traditions ancestrales mais souvent dangereuses pour la santé des mères et des nouveaux-nés. Le blog publie aujourd'hui la première partie du texte de cet article oublié, afin de le porter à la commaissance des marrakchis et des historiens de la médecine au Maroc

L'ASSISTANCE AUX FEMMES EN COUCHES À LA MATERNITÉ INDIGÈNE DE MARRAKECH

Toubiba_LEgey_12Par Mme Françoise LEGEY, médecin chef de la maternité indigène

Decor_doctoresseet Mlle Adrienne DÉCOR, médecin adjoint.

L’assistance aux femmes en couches est à la fois un des points essentiels et des plus délicats de l’assistance médicale aux indigènes : essentiel par la mortalité élevée frappant la mère et l’enfant, délicat par la résistance des femmes musulmanes à accepter l’intervention du médecin européen.

Dans la lutte contre la syphilis et la tuberculose, l’indigène est un allié. Il sait reconnaître, en général, les lésions cutanées et osseuses, et redoute la contagion, bien qu’ignorant le plus souvent, des moyens de l’éviter. Il accepte et sollicite conseils et médicaments, et la « piqûre » a connu, dès l’origine, un tel succès qu’il n’est plus rare de voir les malades faire chaque semaine des dizaines de kilomètres pour venir de lointains douars, se soumettre à un traitement régulier.

Les femmes, même connaissant l’action abortive de la syphilis, après une fausse-couche ou dès le début d’une grossesse, viennent réclamer leur carte d’injections, exactes au rendez-vous pour chaque nouvelle série. Elles nous amènent ensuite, vers la fin du premier mois, « l’enfant des piqûres », « notre enfant ». Mais au moment de l’accouchement, celles-là même nous échappent, pour les mêmes raisons psychologiques qui éloignent encore trop souvent de nous les affections du système nerveux : l’épilepsie, par exemple, dont un traitement antisyphilitique viendrait si souvent à bout et qui est cependant si redoutée des Marocains que son nom même est interdit, et ne doit pas être prononcé.

L’épilepsie, c’est l’affaire des « djenouns », des diables, et pour libérer leur victime, on s’adresse à tous les saints, aux pratiques magiques les moins orthodoxes, mais jamais au médecin qui n’a l’occasion de la soigner que par raccroc. Pour l’accouchement, les génies y président, comme les fées dans nos contes, bons et mauvais génies qu’il s’agit de se concilier ou d’écarter. De quel secours peut être un médecin Européen, chrétien, dont la seule présence éloigne les anges.

LA QUABLA MAROCAINE

On ne demande à la Qabla (sorte de sage-femme) aucune autre science que magique et la plus demandée est la plus sainte, soit qu’elle ait fait le pèlerinage à la Mecque, soit qu’elle descende de quelque Sid dont elle a hérité la baraka.

La qabla connaît mieux qu’aucune autre femme les pratiques capables de combattre chez la femme stérile le mauvais sort, ou de réveiller l’enfant endormi dans le ventre maternel. Elle reconnaît l’état de grossesse, avec toutes chances d’erreur, par la palpation abdominale. Elle sait en outre placer des ventouses à l’aide de larges récipients de terre, faire les saignées très en honneur chez les Marocains, faire des pointes de feu et mieux encore des raies, pratiquer des scarifications aux dessins artistiques et ornées de carmin. Mais surtout, elle connaît dans tous leurs détaills les rites de l’accouchement. (voir F. Legey ‘Essai de folklore marocain’ Ed. Geuthner, Paris 1926.)

On dit, au Maroc, que la femme enceinte, à partir du jour de la conception jusqu’au quarantième jour après l’accouchement, a un pied dans le monde et un pied dans l’autre. L’accouchement et la délivrance sont légitimement redoutés. D’où l’importance de la sage-femme et la considération dont on entoure celle qui a pour mission d’éloigner les mauvais génies, de concilier les bons et de recevoir le nouveau-né.  Car le rôle de la sage-femme n’est pas terminé avec le travail. Elle procède, toujours selon les rites, à la toilette de l’enfant et participe le septième jour à la fête de l’imposition du nom et de la présentation aux génies de la maison. Lorsque les moyens de la famille le ermettent, elle demeure auprès de l’accouchée et du nouveau-né jusqu’au quarantième jour, où a lieu la première sortie de l’enfant pour la présentation aux Saints de la ville.

Son salaire est toujours modeste : quelques vêtements, l’argent offert par les invités au moment de la toilette du nouveau-né le septième jour. Le plus souvent, c’est un salaire misérable : une poignée de farine, un peu de thé ou de sucre.

La même sage-femme accouche toutes les femmes d’une même maison et elle fait en quelque sorte partie de la famille.

La qabla marocaine, exerce en effet, moins un métier qu’un devoir d’assistance qu’elle ne refuse jamais. Sa compétence, ou plutôt son expérience, lui vient en général de son âge qui lui a permis d’assister à de nombreux accouchements et elle refait les mêmes gestes qu’elle a vu faire, les mêmes rites propitiatoires. Quelquefois la fille succède à la mère et il existe des familles de sages-femmes. Mais le savoir qu’elles se transmettent est purement rituel. La qabla « reçoit » l’enfant au cours d’un accouchement normal, elle attend la délivrance et c’est tout. En cas de dyatocie, elle n’a d’autres remèdes que ses prières et ses pratiques magiques.  La vie de la mère et de l’enfant est entre les mains de Dieu : tous les croyants peuvent être invités à prier pour la femme en douleurs mais elle ne peut compter sur aucune aide humaine efficace.

L’ignorance de la qabla est telle que la plus petite difficulté peut être une cause de mort au moins pour l’enfant, parfois même pour la mère.  La mortalité est à coup sûr considérable mais il est difficile de l’évaluer.

Lorsqu’après six à huit jours de travail, Dieu n’a délivra la femme ni de son faix ni de la vie, alors quelquefois le médecin européen est appelé à intervenir. Dans quelles conditions, est-il besoin de le dire ? L’enfant est mort et la femme est épuisée, infectée ; dans la plupart des cas il ne peut plus être question que d’intervention de fortune, sur un matelas ou une simple natte par terre, dans une maison où l’on chercherait  en vain de l’eau et du savon ; ou bien l’accouchement s’est bien passé, l’enfant est vivant et depuis cinq, six jours on attend la délivrance. Il est impossible de décrire l’état où arrivent les malheureuses que la rupture utérine et l’hémorragie ont épargnées durant cette attente vaine.

On a fait à la femme indigène une réputation d’immunité au streptocoque qui n’est pas méritée. Autant qu’on puisse en juger sur un nombre encore limité de cas, la femme indigène résiste bien aux infections puerpérales, - peut-on dire endogènes ?- en tous cas à celles qui se déclarent sans qu’elle ait été soumise à des pratiques manuelles intempestives évidentes. Mais lorsqu’une sage-femme audacieuse a introduit ses doigts pour des pansements d’herbes hachées, de quartier d’oignon ou d’ail, ou pour un essai de manœuvre sur un enfant en partie expulsé, l’infection qui suit est hautement virulente et la femme succombe, en général en moins de huit jours, à une péritonite généralisée.

LA MATERNITÉ ET LE DISPENSAIRE

La Maternité Indigène de Marrakech est un essai de la Direction de la Santé et de l’Hygiène Publiques au Maroc pour tenter de porter remède à ce mal.

La Maternité, ouverte en Janvier 1927, a été présentée officiellement par le Pacha aux notabilités de la ville convoquées par ses soins. Réservée à l’origine aux femmes indigènes, musulmanes et israélites, elle a été provisoirement ouverte, en Décembre 1928, aux femmes européennes, en attendant la création d’un service spécial dans l’Hôpital Civil en construction.

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Plan de 1920 avec le dispensaire

La Maternité est située dans le quartier des ksours, bien aéré, grâce aux libres espaces de grands jardins. Elle occupe, dans une rue facilement accessible aux voitures, le riad Si Aïssa ben Aomar, entièrement réaffecté et bien connu de la population marrakchie : depuis 1920, en effet, y fonctionnait le Dispensaire Infantile qui est resté attaché à la Maternité.

Les bâtiments de la Maternité sont disposés en fer à cheval autour d’un beau riad ou jardin intérieur. Les deux ailes sont d’anciennes salles du Palais de Si Aïssa.

Le pavillon central est entièrement neuf. Il comprend :

A une extrémité, la salle de stérilisation, la salle de travail à deux lits et la salle d’opérations, communes à toutes les femmes ; une salle de change pour les enfants et une grande salle de douze lits pour les accouchées musulmanes, qui par cloisonnement, a donné une salle de quatre lits pour les Musulmans et une salle de six lits pour les Européennes ; une salle pour les accouchements Israélites comprenant douze lits et une salle de change pour leurs enfants.

Pour respecter les croyances et usages, les cuisines ont été séparées, avec ustensiles non interchangeables. La cuisinière marocaine prépare, pour le moment, la cuisine des Européennes. Il y a donc trois menus à chaque repas. Le vendredi, la cuisinière Juive prépare le plat spécial la S’rina et le samedi elle n’a pas à allumer de feu.

Près de la salle des Israélites, une salle consacrée est réservée aux circoncisions qui ont lieu, pour les Juifs, le 8e jour, dans la matinée. Le rabbin procède à la cérémonie suivant un rite millénaire au milieu des chants liturgiques des amis de la famille en lévite noire ou costume moderne. Un lavabo avait été installé dans cette pièce, mais l’erreur dénoncée, les tuyaux furent sectionnés pour couper toute voie d’accès aux génies souterrains. Le plus grand respect de toutes les croyances a été observé.

L’aile gauche comprend : trois pièces d’isolement, une salle de huit lits pour les expectantes indigènes, la buanderie, les bains, une chambre pour payants et la cuisine musulmane.

Dans l’aile droite se trouvent : un appartement pour l’économe-adjointe faisant office de lingère et de surveillante, la lingerie, la pharmacie, les chambres des sages-femmes et une chambre particulière.

Un côté enfin reste utilisable pour des futurs agrandissements.

Extérieurement à la Maternité et autour d’un patio, le Dispensaire, occupe trois pièces : une vaste salle d’attente, une salle de consultation pour enfants et une salle de gynécologie où se font, en outre, toutes les injections, médicamenteuses et les examens des femmes enceintes.

Les consultations ont lieu le matin : l’après midi a été réservé aux Européennes enceintes.

Le dispensaire a donné en 1931 : 63.641 consultations ainsi réparties :

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 Le même personnel est affecté au Dispensaire et à la Maternité. Il comprend : 2 médecins, 2 sages-femmes assurant des gardes alternatives de 24heures, 1 infirmière française, 2 infirmières auxiliaires, musulmane et israélite, 1 aide infirmière musulmane ;

En outre deux cuisinières, musulmane et israélite, 2 laveuses, 2 femmes de charge sous la surveillance d’une économe adjointe.

Tout le personnel est exclusivement féminin, à l’exception du chirurgien, appelé pour les interventions graves : césarienne par exemple et les opéraions gynécologiques.

Les examens de laboratoire sont envoyés au Laboratoire Régional.

Administrativement, la Maternité comme toutes les autres formations dépend d’un administrateur économe délégué par le Service des Finances.

STATISTIQUES

Depuis sa création, la Maternité a hospitalisé 1640 femmes, total arrêté au 1er janvier 1932 et dont les tableaux ci-dessous donnent les détails.

I Tableau des Hospitalisations 

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II Tableau des accouchements 

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Il est remarquable que le nombre des accouchements pour les Juives et les Européennes ait atteint d’emblée un chiffre qui n’a subi que d’insignifiantes variations.  L’augmentation du chiffre des hospitalisations a porté, dans ce cas, sur le nombre des interventions, en particulier les curettages, et des femmes reçues en observation au cours de leur grossesse.

Pour les musulmanes, l’augmentation du chiffres des entrées tient surtout à l’augmentation du nombre des accouchements passé de 33 à 83.

Comme on le voit sur le tableau suivant les curettages portent surtout sur les Juives et les Européennes.

III Tableau des interventions 

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Chez les Musulmanes, les fausses couches sont fréquentes, mais dues surtout à la syphilis ; elles nécessitent assez rarement une intervention.

Les interventions chirurgicales ont, en général été acceptées facilement par les Musulmanes : fistules, vésico-vaginales, fibrômes, ou kystes de l’ovaire.

Le nombre encore peu élevé des accouchements ne se prête pas à beaucoup d’observations. Néanmoins quelques remarques nous paraissent déjà mériter l’intérêt.

La dystocie. La dystocie d’abord qui ne paraît pas élevée :

6,8% pour les Européennes (au lieu de 8% en France)

10,1% pour les Musulmanes (au lieu de 28% à Alger, chiffre du professeur Laffont)

3,4% pour les Israélites

Les femmes paraissent accoucher plus facilement au Maroc ; le travail, même chez les primipares et chez les Européennes paraît plus rapide.

Les grossesses gémellaires. Le nombre de grossesses gémellaires est de :

1 pour les Européennes sur 218 accouchements, soit environ 4,5 pour 1000.

4 chez les Musulmanes sur 206 accouchements soit environ  11,2 pour1000

11 chez les Israélites sur 866 accouchements soit 12,7 pour 1000 environ, le pourcentage étant en France de 10 à 11 pour 1000.

En outre, il y a eu 2 grossesses triples chez les Juives (en France 1 sur 8000 environ). Deux des enfants du dernier cas ont vécu et à 3 mois pèsent 4kgs.

Chez les Musulmanes accouchées en ville et dont les déclarations ont été faites à la Maternité, le chiffre reste de 14 pour 1000 environ (23 grossesses gémellaires sur 1697 déclarations). Ces chiffres sont donc à peu près comparables à ceux de France, malgré la fréquence de la syphylis.

Les gros enfants. Enfin, les poids des enfants nous paraissent également mériter l’attention. Le tableau ci-dessous des poids des enfants nés vivants et à terme montre un pourcentage d’environ :

27%, 16%, 35% d’enfants, Musulmans, Juifs et Européens de moins de 3kgs (au lieu de 25%, Hecker)

43% , 45%, 35% d’enfants de 3kgs à 3kgs 500 au lieu de 44%

21%, 24%, 34% d’enfants de 3kgs 500 à 4kgs au lieu de 25%

7%, 10%, 17% d’enfants de plus de 4kgs au lieu de 5%

IV Tableau des poids des enfants 

Poids_enfants

Si l’on classe comme gros enfants ceux dont le poids dépasse 4kgs, la proportion de gros enfants est déjà remarquable. Mais dans ce nombre les enfants dépassant 4kgs 500 ne sont pas rares.

Pour les Européens 5 enfants de plus de 4kgs 500 dont 1 fille et 3 garçons chez des multipares de 20 à 36 ans et en outre une fille de 5kgs300 chez une multipare de 29 ans.

Pour les Israélites,  20 enfants de plus de 4kgs500 dont 15 garçons et 5 filles chez des multipares également jeunes, sauf 3 femmes de 40, 41 et 48 ans ; parmi les garçons un enfant de 5kgs 050 chez une femme de 21 ans.

Pour les Marocaines, 3 garçons de plus de 4kgs500.. Soit un pourcentage de 2.38, 2.50, 1.31, au lieu du chiffre de 0.40 donné par Lauer. La proportion de 1 fille pour 3 garçons est conservée. L’influence de l’âge de la mère paraît bien sous la dépendance de la parité, nos accouchées étant toutes jeunes. On peut également remarquer que les pourcentages sont surtout élevés pour les Européennes et les Israélites, beaucoup moins touchées par la syphilis.

Mortalité

Il y a eu un seul décès d’Européenne, en 1930, par septicémie à entérocoques chez une primipare amenée à l’hôpital après 7 tentatives infructueuses, en ville, de forceps sur une tête mobile au dessus du détroit supérieur.

Les décès des Israélites sont dus à des causes diverses : hydramnios aigu, avortement, fibrôme, césarienne, péritonite.

La mortalité frappe surtout les Musulmanes : 3 en 1927, 4 en 1929, 5 en 1930, 6 en 1931, et à l’exception d’un fibrome, elle atteint les femmes amenées à la Maternité, après plusieurs jours de travail ou non délivrées, toujours infectées.

Notre effort s’est donc porté surtout de ce côté, sans grand succès au début, il faut bien l’avouer. Les femmes hospitalisées étaient soit des mendiantes des fondouks qui cherchaient un abri et le plus souvent abandonnaient leur enfant à l’orphelinat musulman, soit, dans quelques rares cas, des femmes d(Indigènes, Algériens, Européennes ou Musulmanes déjà acquises au progrès.

Mais la Musulmane marocaine, de moyenne ou de bonne condition, malgré les dangers qu’elle sait courir, répugne à quitter sa maison et à accepter l’hospitalisation. Il était difficile, dans ce cas, de la faire bénéficier de nos soins. Attendre qu’elle se décide à venir nous trouver sous l’influence de mœurs nouvelles où d’une intelligence mieux éclairée, c’était s’exposer à attendre longtemps.

Nous avons d’abord et dès les débuts de la maternité, essayé de former de jeunes Israélites ayant reçu une instruction primaire dans les Écoles de l’Alliance. Mais leur prétention n’était pas en rapport avec la formation très élémentaire qu’elles étaient  aptes à recevoir. D’autre part, aucun succès ne leur était possible du côté Musulman et les Juives, en général, viennent spontanément et volontiers accoucher à l’hôpital dans les villes où il s’en trouve. Nous avons donc abandonné cet essai après avoir formé trois jeunes filles qui ont reçu l’autorisation de faire des accouchements normaux dans le quartier israélite, en restant soumises à la même discipline que nous avons instituée pour toutes les qablas de Marrakech.

Doctoresses Légey et Décor (à suivre)

Ainsi la doctoresse Légey suivie par Adrienne Décor son adjointe, avait conçu une Maternité qui tenait compte des trois principales cultures de Marrakech, Musulmane, Juive et Européenne. Nous poursuivrons bientôt avec la deuxieme partie de l'article sur les QABLAS et leur formation. Nous sommes reconnaissant à Alain ROUTIER petit neveu de la Toubiba de nous avoir communiqué la photo inédite de sa grand tante. On trouvera sur ce blog un hommage de Joseph Dadia à la Toubiba ..ICI.  Il y a beaucoup de femmes qui grâce à la doctoresse Légey ont survécu à une grossesse à risques et beaucoup de nouveaux-nés qui lui doivent la vie. La rue de Tétouan est le nouveau nom de la rue qui s'appelait autrefois rue de la Doctoresse LÉGEY.