Quelques aventures de Jean Desfontaines, Officier radio dans la marine et Éclaireur de France à Marrakech (totem: Ours), racontées à la boutique de Paul Pommier avenue Mangin au Guéliz et rapportées par Maurice Calas (totem: Joyeux Auroch). Les événements datent de 1939-1943, ils furent racontés en 1947-1949 et 70 ans plus tard nous en avons le récit.

 Témoignage de Maurice CALAS: 

Insigne_jamboree_1947

            "J'ai rencontré Jean Desfontaines pour la première fois,  quelques jours avant le départ du petit groupe de Marrakchis sélectionnés pour participer à la délégation marocaine au Jamboree de la paix de 1947, ce devait être en juillet, je ne me souviens plus de la date exacte ni de la composition de ce groupe, nous  devions être entre six et huit dont Ours, qui nous avait convoqués chez maître Cavillon (avocat) commissaire des Scouts de France à Marrakech, pour nous renseigner sur l’horaire de départ du train qui nous emmènerait  à Casablanca ;  nous étions deux EU (éclaireurs unionistes) Jean-Paul Auberson et moi-même; Je me souviens encore d’un Éclaireur de France marocain Abdelkrim, parce qu’il est devenu quelques années plus tard  jeune facteur au service télégraphique de la poste de la Médina, dont mon père était technicien opérateur. A Casablanca Jean-Paul et moi avons été intégrés dans une patrouille EU. Nous avons voyagé en wagon réservé jusqu’à Oujda ; à chaque arrêt la délégations se complétait ; arrivé à Oujda, nous étions deux cent vingt, six troupes plus la maîtrise ; après trois jours de préparation intense de défilé dans la poussière et une chaleur accablante, nourris de ragoût de fayot-mouton par une popote de l’armée. Nous avons gagné Oran puis Alger, ou nous avons été consignés quarante huit heures dans un lycée, en attendant l’arrivée ou le regroupement des délégations Tunisienne et Algérienne. Depuis le portique de ce lycée nous avions une vue superbe sur la baie. Enfin nous avons embarqué sur un croiseur de la marine nationale le Georges Leygues ou le Montcalm, l’un à l’aller l’autre au retour. A bord nous étions deux mille scouts, il y en avait partout, la troupe EU du Maroc était assignée sous les canons de 220 mm de la tourelle arrière, c’est là que Ours est venu chercher les Marrakchis  pour une brève visite du bâtiment ; ancien officier de la marine nationale, il avait la facilité de nous piloter, et c’est à partir de là que je l’ai perdu de vue jusqu’en 1949.   

1948 - Cette année là, Paul Pommier avait ouvert un magasin de sport, ski montagne, sur l’avenue Mangin, tout près de la pharmacie Oustry en face de l’immeuble Gidel. 

 Paul, routier SdF  oeuvrait dans les services du Jamboree, et tout naturellement le magasin est devenu le point de rencontre de quelques  anciens du « Jam », que je fréquentais de temps à autres. Jusqu’en juin 48 la petite troupe d’EU a fonctionnée avec comme CT des militaires appelés, qui faisaient leur service à MRK ;  Charrère de L’Ardèche, Pierre Favre de Villeneuve-sur-Lot et Jacques Delavière de Paris ) j’ai été CTA, Adjoint jusqu’en juin. Après une éclipse d’une année pour suivre les cours de l’école des télécoms à Rabat et ayant obtenu un poste de technicien aux PTT de Marrakech j’étais de retour en juin 1949. 

Entre temps le colonel Kocher animateur de la troupe EU avait pris sa retraite de l’Armée et  allait  quitter Marrakech. Sa fille Cécile (Kaa insupportable) cheftaine de louveteaux, infirmière diplômée, se préparait à rejoindre  l’hôpital missionnaire du docteur Schweitzer à Lambaréné au Gabon. 

 Le petit groupe des anciens du « Jam» s’était augmenté de Ours, qui venait nous conseiller pour la construction de maquettes de planeurs, ou de bateaux que Paul avait ajoutées à son matériel. C’est pendant ces moments qu’il nous racontait les aventures de guerre ou il avait manqué perdre la vie et dont je me souviens assez bien, car dans le contexte de l’époque elles nous fascinaient.  

mine-marine-lestée

  Je crois que la première histoire commence à Toulon ou il était officier radio sur un dragueur de mines qui est aussi un poseur de mines.  Mussolini, allié d’Hitler  hésitait encore à déclarer la guerre à la France (il le fera le 10 juin 1940), mais l’état major de la marine pour ne pas être pris par surprise, décida de protéger par un rideau de mines  sous marine une zone des côtes de la Corse contre un possible débarquement,  le bateau sur lequel il était embarqué fut désigné pour cette mission, mais il était en cale sèche pour divers travaux et en particulier,  en protection anti-aérienne il devait  recevoir un blindage du toit de la passerelle de commandement ou se trouvait aussi les postes radio, comme la mission était urgente le blindage fut remplacé provisoirement par un toit en contreplaqué. Après chargement des mines, le bateau est parti accomplir sa mission, et il a déposé - on pourrait dire pondu - deux ou trois centaines de mines à intervalles réguliers le long de la côte Corse, je ne me souviens plus du nom du site. Les mines sous marines sont des grosses boules de métal renfermant au moins une centaine de kilos d’un explosif très puissant, reliées par un câble à une gueuse de fonte déposée sur le fond. Elles flottent à quelques mètres de la surface toutes prêtes à exploser si une coque de navire vient à effleurer les détonateurs disposés sur leur sommet. Donc ayant déposé son chargement, le bateau  est retourné chercher un autre chargement pour  continuer la ligne de protection, non sans laisser une bouée de marquage à l’endroit de la dernière mine, afin de reprendre l’alignement sans risque. Après quelques jours pour aller-retour, le bateau s’est présenté pour reprendre la pose dans l’alignement ; les mines sont misent à l’eau par l’arrière, le commandant a donc fait exécuter la manoeuvre de demi-tour pour présenter la poupe à la bonne distance de la bouée de signalisation ; Au moment où le navire effectuait la manœuvre, la poupe a touché une mine, et les trois cents grosses boules contenues dans les cales ont explosé  ensemble par sympathie. Le bateau a été pulvérisé, disparu en une seconde de la surface de la mer. Seuls le commandant, le timonier et le radio qui sont passés au travers du contre-plaqué du toit provisoire se sont retrouvés, sonnés mais vivants, flottant au milieu des débris, où ils ont ainsi barboté pendant dix sept heures  sur un radeau improvisé, dans l’attente que  l’Amirauté sans nouvelles envoie un bateau en reconnaissance pour les tirer du bain forcé.

Que s’est-il passé au moment de la manoeuvre ? la bouée a-t-elle été déplacée par les courants, une mine s’est- elle détachée et a dérivé, on ne le saura jamais.

planeur_1943

Le second risque pour Jean, s’est déroulé au cour de la permission de détente qui a suivi le naufrage de son bateau au large de la Corse, et il en avait besoin,.. être encore vivant après être passé au travers du toit d’une cabine, volé dans les airs et passé dix sept heures dans l’eau sur des débris flottants n’est pas une épreuve banale, aux jours d’aujourd’hui, un psychologue le prendrait en charge….

 Pour se remettre de ses émotions Jean décide de suivre des cours de vol à voile dans la région de Toulon, certainement doué, après quelques leçons  son moniteur l’autorise à voler seul, au trois ou quatrième vol solo, alors qu’il était en phase d’approche du terrain, un coup de vent l’a surpris insuffisamment expérimenté; le planeur fut plaqué brutalement au sol, et les secours ont sorti le pilote de la  cabine éventrée,  sans autres bobos que lardé d’esquilles de bois qui lui donnaient une allure de porc-épic ;  ce qui lui a valu plusieurs jours d’hôpital et une autre permission qu’il a passée, prudent, dans sa famille ou chez des amis. 

Dunkerque-juin-1940

 De retour au service, il reçoit une nouvelle affectation, radio à bord d’un torpilleur, navire moderne léger et rapide (il ne faut pas oublier qu’en 1939 la marine Française était la seconde du monde et la plus moderne, en particulier les torpilleurs étaient les plus rapides du moment). Son bateau navigue dans l’atlantique. 

 Pour mieux éclairer les évènements un petit rappel historique est peut-être indispensable. En 1924 la grande Bretagne et la France signent un traité d’assistance avec la Pologne ; le 1° septembre 1940 l’armée Allemande Nazie envahit la Pologne ; La Grande Bretagne et la France mobilisent et adressent un ultimatum à l’Allemagne ; sans réponse, le 3 septembre 1939, les deux alliés déclarent la guerre au troisième Reich d’Hitler.  L’offensive des Allemands se poursuit quand même vers Varsovie, bousculant l’armée Polonaise désemparée par la guerre éclair et l’ aviation des  Allemands, le 27 septembre Varsovie se rend la Pologne est vaincue.

 Sur les frontières de l’ouest les Anglais et les Français occupent une petite partie de la Belgique qui se déclare neutre, et les choses  ne changent pas pendant le long et rude hiver de cette année là.  Le 10 mai 1940 l’ Allemagne attaque, son armée perce les défenses françaises à Sedan et remontant vers le nord elles encerclent le 31 mai, les troupes Anglaises, Françaises et Belges plus de cinq cent mille hommes, dans une poche autour de Lille, Calais, Dunkerque, Lille et Calais tombent, Dunkerque résiste et les Anglais avec l’aide de leur marine, de la marine française et en mobilisant tout ce qui peut flotter dans la Manche réussissent à évacuer  trois cent quarante mille hommes, anglais, français, belges dans des conditions épouvantables sans cesse harcelés par l’artillerie et l’aviation ennemie. https://fr.sputniknews.com/societe/201205281022402120-dunkerque/

   C’est dans cet enfer que le torpilleur de Jean se trouve à quai à Dunkerque pour évacuer les derniers combattants.   N’ayant pas besoin de radio pendant que le bateau est à quai, le pacha  lui ordonne de descendre à terre avec une douzaine d’hommes armés  de fusils, de patrouiller dans les rues qui entourent le port et de visiter toutes les maisons pour récupérer les derniers combattants ou secourir des blessés. 

embarquement-troupes-dunkerque-3juin-1940 Jean avance à la tête de ses hommes suivi par le marin qui sert le fusil mitrailleur, arme de quinze à vingt kilos au moins, qui se porte habituellement sur l’épaule, ce marin est un costaud, il la portait suspendue par la bretelle et appuyée sur sa hanche. Après avoir visité toutes les maisons d’une longue rue, ils arrivent à la dernière, qu’ils explorent de la cave au grenier, en sortant delà, ils tombent nez à nez avec une patrouille d’allemands qui sortent de la maison d’en face,  eux sont armés de mitraillettes, engin léger, facile à manier, conçus pour le combat rapproché. Stupeur des deux cotés ! S’en est fait de Jean et de ses hommes…. Si tous sont restés paralysés, le porteur du fusil mitrailleur n’a pas hésité et n’a pas pris le temps de le mettre en batterie dans la position réglementaire, il s’en ai servi comme d’une mitraillette, foudroyant les adversaires. Vous comprendrez que les visites se sont transformées  en repli précipité, et le débordement rapide du torpilleur dernier bateau à quitter le port pour rejoindre l’Angleterre. 

Croiseur-Cuirassé-Richelieu-Dakar-1941

 De retour à Brest, Jean est affecté sur le croiseur cuirassé Richelieu dont la construction n’est pas entièrement achevée, ses machines sont opération-nelles, pour éviter que les allemands mettent la main dessus,  (ils sont rentrés dans Paris le 10 Août) ; l’amirauté envoie le Richelieu se réfugier en Afrique, au Sénégal, à Dakar. Après la libération de l’Afrique du Nord le 8 novembre 1942 le Richelieu sera envoyé aux Etats-Unis, pour y être réarmé et terminé ; en 1944 il rejoindra le Pacifique pour participer à la guerre contre le Japon, sous le commandement de l’amiral Thierry d’Argentlieu qui était moine dans le civil.

Lookheed-PV-Ventura

 Jean ne sera pas du voyage aux USA, il est affecté dans l’Aéronavale. Son escadrille est basée en Mauritanie, le voilà radio à bord d’un Ventura, avion spécialisé dans la guerre anti-sous-marine ; armés de mines, ces appareils patrouillent pendant quinze à dix sept heures le long des côtes d’Afrique, à la recherche des sous-marins qui attaquent les convois de navires des Alliés dans cette partie de l’Atlantique. 

 Au retour d’une de ces longues et éprouvantes mission, son appareil presque à court de carburant se présente pour atterrir à Nouakchot, lorsque l’équipage s’aperçoit que les roues ne veulent pas sortir, et il  n’ont plus suffisamment de carburant pour aller larguer à la mer les mines qui sont encore à bord ;  ni prendre de la hauteur pour évacuer  en parachute l’équipage d’une dizaine d’hommes ; le pilote décide de se poser le plus doucement possible dans le sable qui entoure la base, en recommandant à l’équipage de sauter de l’avion  dès qu’il aura touché le sol et aura perdu assez de vitesse ( ces gros avions atterissent entre cent quatre vingt et deux cent Km heure) et l’appareil se pose sur le ventre créant un long  sillon dans un énorme nuage de poussière…. l’équipage plonge dans le sable, enfin il s’immobilise, le dernier, le pilote s’éloigne en courant lorsque les mines explosent projetant en l’air les morceaux de l’avion dans un tourbillon de sable,  laissant dans le sable un énorme cratère de quelques dizaines de mètres ; mais  tous sont saufs. Le système de retardement des mines les a sauvés.   

 Enfin le cinquième risque est plutôt cocasse, car il n’était pas en service commandé. En 1942/43 la Mauritanie n’est pas un lieu de vacances encore moins de villégiature, dans leur base lors des permissions de repos les  équipages  cherchent à se distraire, tout autour ce n’est que du sable encore du sable et au loin des collines rocheuses et arides sans eau ni végétation. Ils ont bien créé un jardin avec des pastèques, planté quelques acacias et des haies de ricin qui se plaisent dans le sable pour un peu qu’on leur apporte de l’eau ; ils sont bien allés à Nouakchott la capitale, mais en ce temps ce n’est encore qu’une bourgade avec quelques dizaines de maisons, une avenue poussiéreuse plantée de palmiers,  un camp de l’armée,  quelques baraques baptisées souk, des huttes et des tentes de  caravaniers, pas de quoi jouer au touriste, mais aussi deux ou trois inévitables  bars ou se réunissent les européens, points de rencontre et d’échange de nouvelles, et de chahuts…. C’est ainsi qu’il apprend qu’un de ses copains est en poste dans un bordj paumé des compagnies sahariennes en plein désert à quelques centaines de Km de la base. Faire une visite au copain, voilà une bonne occasion de changer de distraction et de connaître une nouvelle aventure. Rendez-vous est pris par radio à l’occasion de trois ou quatre jours de permission. Le copain leur recommande de prendre un fusil de chasse avec quelques cartouches, il se rencontre souvent des gazelles le long de la piste et ma foi c’est une opportunité de varier le menu des rations de l’armée américaine de corned-beef et du schedar auxquels s’ajoutait de tant à autre des beefsteaks de chameau  ou du poulet famélique, agrémentés du mouton fayots de l’armée française, qui heureusement ne manquait pas de pinard d’Algérie, deux jerricans de ce breuvage national feront un cadeau apprécié par les sahariens nourris de riz, de couscous et de datte avec pour tout breuvage l’eau terreuse d’un puits profond, bien sûr il y ajoute quelques cartouches de cigarettes américaines douces et parfumées pour varier des « troupes » de l’armée faites plutôt de tiges de tabac broyées que de feuilles odoriférantes .            

   Jean emprunte une vieille Ford 1930 haute sur pattes et recouverte d’une capote en cuir de buffle. Accompagné de trois copains, du fusil, sans oublier les jerricans, les voilà partis en expédition. Après  une longue journée de piste cahoteuse et poussiéreuse à souhait… ils arrivent en vue  de l’oasis de …. sans avoir rencontré de Gazelle. 

Les retrouvailles sont l’occasion de faire la fête…..à l’ombre des palmiers de la petite oasis de …en racontant leurs aventures, leurs états d’âme et en commentant les évènements de la guerre qui s’oriente vers la victoire des Alliés mais qui n’est pas près de se terminer,  tout  en faisant honneur aux jerricans de vin rafraichi dans les profondeurs du puits. Ces deux ou trois jours sont vite passés dans le brouillard de la fumée des cigarettes américaines  et de l’alcool de ce vin généreux ; Il faut bientôt prendre le chemin du retour Après quelques ultimes libations d’adieux ils se séparent et partent pour la longue journée de piste qui doit les ramener au terrain d'aviation ; la chaleur est accablante, l’air de la vitesse (50 à 60 à l’heure) est brûlant et les restes du pinard transformé en vin chaud sont à peine suffisants pour éviter la déshydratation, le conducteur lunettes sur les yeux fixe la piste pour contourner les passages de sable pulvérulent qui auraient tôt fait d’enliser la vielle guimbarde jusqu’aux essieux ; les autres sommeillent bercés par le ronflement du moteur et  ballotés par les embardées de l’engin. Tout à coup quelqu’un pousse un cri « une gazelle »; sortant instantanément de sa torpeur le porteur du fusil lâche les cinq coups du chargeur sur un truc qui saute par-dessus les touffes d’herbe au même moment l’arrière droit de la bagnole s’affaisse dans un nuage de poussière. Surpris, tout le monde descend voir ce qui a provoqué cet incident, un trou de sable mou ?

Ford-1930-mauritanie 2 Eh non c’est la roue arrière qui a pris la liberté, il leur faudra  une bonne heure pour la récupérer à plusieurs centaines de mètres;  par bonheur le tireur a raté la cible et le pneu est indemne... et une autre heure pour récupérer deux boulons égarés sur la piste juste suffisants pour tenir la roue jusqu’à l’arrivée à la base."

Nous manquons de témoignages directs et de photos des Éclaireurs de France de Marrakech alors que nous en avons des Éclaireurs israélites, des Éclaireurs unionistes et des Scouts de France. Nous savons cependant grâce à Sanglier que Ferdinand CRÉPU, mécanicien fut chef de troupe en 1941 (il participait aussi en 1939 aux compétitions cyclistes du VCM). En 1942 Maurice GRARE, normalien dirigeait les EDF à Marrakech, il ira ensuite à Fez.  Il y avait un accord de fait entre les EU et les EDF qui avaient le même centre de formation à Cappy dans l'Oise, depuis 1923. En 1946 le pasteur Jules ROCHE était commissaire de district à Marrakech pour les EDF et les EU alors que la cheftaine de louveteaux EDF était Rachel PERAHIA, institutrice. Elle deviendra commissaire de district à Rabat en 1948. Le professeur Alfred ROUSSEAU, agrégé d'anglais, au lycée Mangin fut responsable EDF à Marrakech. ABDELKRIM était aussi aux EDF en 1947. Qui nous aidera à retrouver l'histoire des EDF à Marrakech et proposera des photos.

Merci à Maurice CALAS pour ce beau récit à la mémoire des Éclaireurs et Scouts de Marrakeh, avant et pendant la guerre, puis pour construire la paix.