Pour commencer l'année 2020 nous avons reçu un message de Marie-Andrée :

"Je suis une petite cousine de père Gilles Pégurier (cousin germain de ma mère). Je suis moi même née au Maroc. J'étais en train de lire le testament ou témoignage de père Gilles trouvé après son décès dans les papiers familiaux et comme il mentionne cette petite chapelle de Derb Naqos dédiée à N.D. des Anges, j'ai trouvé votre lien sur Internet, très intéressant d'ailleurs."

Beaucoup d'anciens de Marrakech ont connu le père Gilles lors des différentes périodes où il a vécu à Marrakech, pendant le Protectorat, puis après l'Indépendance. C'est pour Mangin@Marrakech très important d'avoir le privilège de publier son témoignage, ainsi que celui de sa petite cousine Marie-Andrée dans une de ses oeuvres de la vallée du ZAT. 

Témoignage, et testament de PÈRE GILLES PÉGURIER retraçant 50 ans de vie, (1953-2003) de sacerdoce au Maroc : 

Pere-Gilles-Pegurier-biog  « Ce qui m’a fait vivre heureux durant mes 50 années de sacerdoce au Maroc est sans doute d’avoir tenté de partir de la réalité du pays au moins autant que d’une déduction d’un credo transmis par la hiérarchie…

Une vie sacerdotale se reçoit, s’accueille. Mais il n’y a pas de doute qu’elle se construit aussi en utilisant des matériaux originaux propres à chacun et à son environnement…Elle a le parfum des fleurs qu’elle butine, donc du Maroc, le contraire me paraitrait inquiétant!

A mon avis aucune vie sacerdotale n’est superposable à celle de son voisin. 

Mais si les années et les événements apportent leur stock de matériaux et de découvertes, on peut tout de même, à partir d’une relecture, faire apparaitre une certaine ligne directrice au long parcours qui se fraie son chemin à travers bien des confrontations, voire des contradictions. 

Il y a un fil conducteur que sans doute vous souhaiteriez apercevoir plus clairement dans ce témoignage d’aujourd’hui.

Soyons honnête !

En fait j’ai dû me laisser façonner et souvent infléchir – non sans de minimes révoltes – par des imprévus imposés, des détours inattendus qui m’ont contrarié. Avec le recul du temps, ces tempêtes une fois digérées, je me suis aperçu qu’elles avaient leur rôle dans un ensemble, grâce à une main mystérieuse et prévenante ! 

Partons de quelques dates ou arêtes vives – suivons ensuite leurs méandres. 

1953 – Arrivée au Maroc, en septembre au couvent de l’Agdal à Rabat (aujourd’hui démoli), deux mois seulement après mon ordination à Pau – je fus accueilli avec bienveillance par le P. Peurois, évêque auxiliaire et le P. Jean-Bosco Offret qui fut longtemps custode des Franciscains et vicaire général au moment de la succession du P. Lefèvre et l’intronisation du P. Chabert au siège épiscopal. 

Nous avons vécu jusqu’à cinq frères en ce couvent pour nous initier à la langue et à la culture arabes aux Hautes Etudes, précédant même l’ouverture de la première faculté des Lettres à Rabat (ceci nous soustrayait à la menace d’une nomination trop rapide par l’évêque comme vicaire d’une paroisse !).

 1955. Au moment de l’indépendance, je fus envoyé en médina de Marrakech, en même temps que le P. Paulin en celle de Fez, pour nous occuper de la présence de nombreux chrétiens à l’intérieur des remparts.

 1955-1960, j’ai donc desservi la petite chapelle de Derb en Naqos dédiée à Notre-Dame depuis 1920dans une maison juive aménagée et dont l’écurie servait à loger le cheval du P. Apollinaire Colombier (aumônier militaire). 

  Nous devions alors, le P. Charles de Jésus et moi-même, animer ce lieu de culte ouvert au 4 à 5000 résidants à l’intérieur des remparts.  

  Parmi quelques faits saillants de notre séjour en ces lieux, citons : « la création d’Amitié et Culture », association spontanée ouverte à des juifs, musulmans et chrétiens.

   Durant mon séjour le P. Louis de Prémare revêtu de bure, en descendant d’Abadou, me visitait quand, frappant à ma porte, il reçut dans le dos un coup de poignard. Il dut à sa présence d’esprit de s’en tirer la vie sauve, emportant seulement pour la vie une boutonnière au niveau de son omoplate, vous pouvez encore demander à la visiter. 

  Sachez seulement que le coup m’était destiné (motif : laissant entrer beaucoup de jeunes lycéens à ma bibliothèque, je devais nécessairement m’adonner au prosélytisme!).

  Devant certaines représailles sanglantes contre les européens (notamment contre le général d'Hauteville, gouverneur de la place,(et chef de région) au sortir d’une messe dominicale dans notre chapelle), mon compagnon Fr. Charles déclara à ses supérieurs : «  moi, je demande à me retirer en ville nouvelle, car je suis venu pour desservir les chrétiens, donc les européens qui se replient. ». Ma réplique fût immédiate : « moi je demande à rester en médina car je ne suis venu pour servir des étrangers, mais bien les marocains ! », l’avenir le dira !

1960-1962 – Pour mieux servir demain cette médina, on m’accorda de me rendre en Proche-Orient. Je fus autorisé à voyager notamment au Caire, à Beyrouth, à Damas (avec une incursion à Bagdad) pour courir trois objectifs :

Améliorer mes connaissances en langue arabe – faire des séjours dans des monastères orientaux pour m’initier au rite melchite – et découvrir la vie chrétienne dans quelques familles arabes, notamment à Alep et Damas. 

A mon retour du Proche-Orient, je fus dérouté dès ma descente d’avion vers le monde universitaire de Rabat (car un fonctionnaire zélé de l’évêché avait entre- temps ‘’bradé pour 4 sous’’ ce lieu de culte de la Médina sans que l’on m’en informe) et il me fallait d’urgence prendre la suite du P. de Premare à la direction du C.C.U. (Centre catholique universitaire). Il s’agissait de la première « Source » à l’ancien couvent de l’Agdal. 

Je dus m’adapter à contre cœur à l’animation de ce centre. Il hébergeait une soixantaine d’étudiants, au début tous chrétiens européens, puis des chrétiens africains enfin des marocains musulmans (dont Tahar Ben Jelloun, Filali Ansari, ou Ahmed Boukous…entre autres.). Je dus enfourcher un scooter pour suivre moi-même les cours de Faculté (Propédeutique en deux langues, une teinture de philosophie en arabe, mais surtout 3 ans de licence de sociologie avec les professeurs Khatibi, Pascon, Oulalou, Radi etc parmi les professeurs les plus prestigieux !) 

1963-1969 – Au compte de mes meilleurs souvenirs de ces années à la « Source », ce fut sans doute d’avoir vécu des expériences de cogestion de ce foyer, puis d’auto gestion totale en vue d’initier ces jeunes à une vie future d’engagement…  A mon actif sans doute aussi l’organisation d’une dizaine de chantiers garçons/filles durant les congés, avec le plein accord des familles, en plusieurs points du Maroc : Rif-Es-Saouira ; Beni-Mellal ; mais surtout sur le versant sud du Haut-Atlas (Goulmia, Tinkheir, etc…). Que de souvenirs, de risques et de couples qui se lièrent dans la poussière des étés torrides !

En parallèle, trois ans de sociologie comme seul européen et prêtre, me décapèrent au travers d’un dialogue avec/contre des professeurs tous marxistes (c’était dans les années 68) éprouvèrent alors même mon sacerdoce. Il ne pouvait qu’en être secoué !

Puis ce fut le retour à Marrakech comme sociologue de l’Etat marocain. 

Dès lors j’ai essayé de vivre désormais, selon l’appel du Seigneur ressuscité, ce deuxième temps de Galilé : ‘’l’envoi aux nations’’. Il n’y a plus désormais de frontières, ni de ‘’chasses gardées’’. Sa Paix et son Esprit saint sont offerts à tous, mais sans aucune exclusive pour autant à l’égard notamment des ‘’marqués du sceau du baptême’’.

Si mon temps, mes activités, mes engagements furent enfouis au service des plus « lointains », je n’ai pas négligé encore d’apporter une contribution à la mise en valeur d’une paroisse (homélie, groupes de demandeurs de lectures ‘’spirituelles’’ de la Parole, présentation d’amis du pays pour des soirées de connaissance des réalités du pays etc…) 

Dès mon retour à Marrakech, je fus donc sollicité par l’administration marocaine pour des recherches dans le domaine de l’Urbanisme, de l’Office d’irrigation régionale du Haouz (sous la houlette du sociologue Paul Pascon) et durant cinq ans à la Faculté de Sciences économiques de Marrakech. 

A la fin de mon dernier contrat il était tentant pour le P. Hubert Michon, évêque de Rabat, en mal de nominations paroissiales, de me confier la tâche de curé de cette ville, sous le prétexte de ma connaissance du terrain, après ma rédaction de la synthèse du schéma directeur de cette cité (1981) et mes études régionales ! Il me donna comme consigne (utopique) de ne rien sacrifier de mes relations marocaines. Quelle gageure ! Avec le surmenage de cette époque, j’ai le souvenir de ne m’être finalement acquitté correctement d’aucune de ces deux taches en parallèle !

1986-1990 – Décidemment mon cœur continuait à pencher vers la réalité marocaine et je déposais après cinq ans ma démission qui embarrassait fort le P. Hubert, mais qui me libérait bien intérieurement  et le père Bertrand en paya les frais (bien que très économe de tempérament !).

J’avais donc multiplié mes études sur le terrain en vue d’un diplôme sur El Kelaa, puis d’un doctorat soutenu à Paris sur l’intégration urbaine dans 16 petites villes moyennes de la région économique du Tensift…

Une fois mon document arraché aux griffes des Presses Universitaires de France le jour de ma soutenance pour éviter qu’elles le publient à Paris, j’ai eu tout loisir à rédiger ces notes à la demande d’amis marocains sous la forme d’un livre publié à la S.M.E.R. (société marocaine des éditeurs réunis). Il portait le titre :’’Espaces urbains en formation dans la région économique du Tensift’’ (sorti seulement en 1981 à Rabat).

En cette période il faut mentionner pour l’histoire, plutôt que pour ma vanité personnelle que j’ai dû assurer 3 mandats de Custode au service des frères du Maroc durant 9 ans. 

A pareille époque, qui d’entre les frères participants a pu oublier ! Ces retraites communautaires aux ‘’Ombrines’’ (bord de mer d’Agadir), au club alpin de l’Oukaimeden ou encore à Anfa (Casa) autour de Marie, notre frère théologien (Marie-Adrien) dans une écoute du cœur passionnée… ! Seuls le P.Pol de Léon Rolland ou encore le P. Gwénolè Jeusset purent dans les années suivantes soutenir la comparaison. ..

Dans le même temps je fus invité par le président de la Caritas diocésaine à accepter la fonction d’aumônier, lors d’un tournant de cet organisme qui s’orientait vers des mini-projets de développement. Cette initiative de Mr. Açédo dut donner des sueurs froides à notre évêque, mais elle me valut de participer aussi par deux fois aux congrès régionaux de la M.O.N.A. (Moyen Orient Afrique du Nord) notamment au Liban durant sa guerre. 

Obligé d’assurer en même temps l’animation de l’A.N.M.O.S. conférence franciscaine (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Somali), je dus organiser à Rabat une rencontre des six supérieurs de l’époque et son prolongement à Rome, puis au Caire, par la suite…

Pauvre ‘’avorton de frère’’, l’aventure me catapulta en Inde (Bengalore) pour un conseil plénier de l’ordre. Durant quelques semaines je me suis vu délégué aussi de la puissante ‘’Terra santa’’ !, mais la fureur du Custode de ces lieux saints fut telle qu’elle obligea le Fr. Ministre général à rectifier le tir en l’enjoignant lui aussi au nombre des conseillés ! Ceci m’enhardit à proposer au Ministre général un appel en faveur du maintien de frères au Maroc. Il me lut intégralement en assemblée plénière… Point de départ d’une relève de frères de plusieurs continents !

1990 – Et nous voici à peu près arrivés aux années 90… 

Après un tir de barrage d’un an pour différer l’implantation de mon association ‘’Al Majal ‘’ sur un terrain de l’évêché, l’expérience se poursuit jusqu’à ce jour avec des amis marocains. L’aventure de l’aménagement de la haute vallée de l’Atlas (Zat) m’emmena à participer dans un cadre associatif à de multiples activités (...).

Marrakech le 30 juin 2003 – Fr. Gilles

Témoignage de Marie-Andrée

Pour ma part, le Maroc m’étant très cher, j’ai adhéré à son association « Partenaires des Amis du Zat » à partir de 2003. Association créée pour porter une aide au plus vulnérables. Développement de la vallée du Zat – refuges construits dans d’autres vallées – aide aux veuves ayant en charge des enfants (avec un gardiennage d’animaux domestiques, dont la reproduction naturelle constituait un usufruit), et autres initiatives … J’aurais la chance de me rendre deux fois à Tizirt, dans la vallée du Zat, dont une 1ère fois avec Père Gilles en 2007, un lieu que j’ai beaucoup aimé et qui m’a inspiré…]  

2007 - souvenir de la vallée du Zat avec père Gilles

Je vous livre ici un petit compte rendu (rédigé en 2007) de ce séjour partagé avec mon cousin et des amies. 

Pere-Gilles-Pegurier-1  Nous retrouvons Ahmed et frère Gilles au local de l’association ‘‘les Amis du Zat’’ à l’entrée de la vallée. Tous deux nous exposent leurs activités et leurs projets au sein de cette belle association dynamique qui participe à l’aménagement et au développement de la haute vallée du Zat. Ahmed souhaite que cette vallée ‘‘oubliée’’ ne soit pas accessible au tourisme de masse mais aux personnes soucieuses de ne pas perturber la vie des habitants et de ne pas détériorer le site encore préservé. Trois gîtes ont été construits, prêts à accueillir les randonneurs manifestant un intérêt particulier pour cet environnement.

Père Gilles nous dit envoyer des tas de bulles dont beaucoup éclatent, mais il arrive que l’une d’entre elles fasse son chemin ! 

Il continue d’aider quelques veuves démunies ayant en charge des enfants. Après les chèvres, il pense leur confier des génisses dont la reproduction constituerait un usufruit et leur donner ainsi des responsabilités et valoriser leur difficile statut de femme. Mais rien n’est simple en ce pays.  

Vallée-ZAT-Marie-Andrée  Puis nous partageons avec beaucoup de convivialité un délicieux tajine que nous mangeons selon la tradition marocaine, c'est-à-dire avec trois doigts, aidés d’un morceau de galette de pain encore tiède, à lui seul un vrai régal !  

Vallée-ZAT-mosquée  Conduits par Mohamed et Brahim, nous nous enfonçons dans la vallée du Zat et faisons un petit détour car père Gilles veut nous faire découvrir le hameau de Mriouat, sortant de la brume et dominant un écrin de verdure. L’approche de Tizirt se fait progressivementrtzi là qui nous attend. La maison est accueillante. Nous en faisons rapidement le tour pour prendre connaissance des lieux. Selon la tradition, un verre de thé à la menthe nous est servi avec beaucoup de gentillesse. 

Puis profitant des derniers instants avant la tombée de la nuit, nous abandonnons sacs et affaires personnelles pour laisser nos pas nous conduire jusqu’à Ansa, dernier petit village où des hommes sont occupés à tailler, dans le bois des peupliers, de petites poutres et des planchettes pour réparer une toiture.

Notre charmant guide Driss, toujours de bonne humeur et souriant, nous donne ça et là quelques explications. 

Vallée-du-Zat-fillettes  Nous rencontrons des femmes et des enfants aux regards mitigés qui nous sourient timidement, gardant quelques moutons acrobates et cueillant des herbes dispersées selon le bon vouloir de la nature. Un seul véhicule bien chargé nous croise, transportant des hommes enveloppés d’un burnous qui reviennent du souk d’Arbâa Tighadouine.  Trois jolies petites filles, timides, vêtues de vêtements et de coiffes colorés, blotties sur un rocher, nous regardent passer, un peu craintivement. Le tableau est magnifique. Dans cet endroit désertique, elles semblent venues d’une autre planète !

De retour au gîte, je m’éloigne un peu pour jouir encore une fois de ce cadre merveilleux, qui me rappelle ma petite enfance dans le bled au nord de Taza. Nous sommes loin de toute agitation. Véritable havre de paix, une invitation à la méditation... 

En remontant vers la cascade, je découvre un grand bassin de forme ronde dans lequel se reflètent un arbre et un petit bout de ciel bleu. Miroir de l’âme. Tout est paisible, seule l’eau continue inlassablement de dévaler la pente.                           .    Vallée-Zat-bassin  Il me faut rejoindre les autres, la nuit va tomber. Nous écoutons Père Gilles nous parler de son association et de ses projets pendant que notre sympathique cuisinier roule la graine entre ses mains avec beaucoup de dextérité. 

Pere-Gilles-cuisinier Il nous prépare un merveilleux couscous que nous allons savourer accompagné d’excellentes galettes de pain, à la lueur d’une lampe à gaz, assis autour d’une table basse. Que la vie semble simple ici.  

Refuge-ZAT  Nous nous préparons pour la nuit. Les matelas sont dispersés autour de la pièce. Il nous semble revenir quelques années en arrière. Nous poussons quelques chansonnettes. Bien enveloppées dans nos couvertures multicolores, le froid nous pénètre malgré tout ! Difficile de dormir. 

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner et avant de quitter ces lieux paisibles, l’instituteur nous conduit à l’intérieur de sa  petite école. Les écoliers bien sagement assis devant leur bureau, nous saluent d’un « bon jourrr maaa daame » et nous reprenons la piste en sens inverse pour suivre notre périple vers le grand sud et découvrir d’autres paysages aussi grandioses.  

Route-altitude  Père Gilles nous demande de le laisser à une intersection de notre route. Pour lui pas de problème il trouvera rapidement quelqu’un de passage pour le reconduire à Marrakech.

L’année suivante, j’ai eu le plaisir de randonner dans le Haut-Atlas avec des amis, de voir et de dormir dans les deux autres gîtes de Ait Ali et de Warzat, avec un retour à Tizirt, en 2008.

 A partir de l’an 2000 (voyage en famille) j’aurais la joie de revoir mon cousin à plusieurs reprises à Marrakech. Nous partagions l’amour de ce pays et bien d’autres choses, comme des souvenirs familiaux …

Je me souviens d’une visite qu’il nous avait faite dans le bled, dans les années 50, alors que mon père, officier des A.I. était en poste à Taineste, dans le Rif. Je me revois installée à l’ombre d’un arbre, dans le jardin, à l’écouter. Il nous racontait, à mon frère, et moi, tous petits enfants, l’histoire biblique de ’’Joseph et ses frères’’.

Père Gilles n’est plus et ses cousines germaines (dont ma mère) non plus ! Mais les souvenirs restent… et j’aime faire revivre les membres de ma famille disparus en retraçant des passages de leur vie par écrit!

En 2018, je me suis rendue sur sa tombe à Marrakech.  

Pere-Gilles-Jacques-Pegurier-1926-2014 

  Merci à Marie-Andrée d'avoir partagé avec nous son témoignage et le "testament" de son grand cousin. Nous lui sommes reconnaissants pour ces lignes qui éclaireront les souvenirs de ceux qui ont fréquenté le Père Gilles; et aussi le fera découvrir à ceux qui ne l'ont pas connu directement.

Notes: On trouvera une interview du Père Gilles dans le livre d'Elsa NAGEL pages 87 à 89: C'était hier à Marrakech, paru il y a 5 ans aux Ed. La Croisée des chemins - Casablanca. Elle prépare un nouveau livre que votre blog Mangin@Marrakech vous présentera dès sa parution.

Il est écrit sur la tombe des frères franciscains: Ici reposent avant de ressusciter: RP POISSONNIER 1897 - 1938; RP MP DEREBOUL 1921 - 2001; BARNABAS GORSKI 1933 - 2015; Fr. André Marie LEDRU 1925 - 2007; Fr. Gilles (Jacques) PÉGURIER 1926 - 2014.

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