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MANGIN@MARRAKECH
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24 mars 2010

RABBIN RABI MOSHE ZRIHEN

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UNE PERSONNALITÉ ÉMINENTE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE MARRAKECH

LE RABBIN RABI MOSHE ZRIHEN

RABI02

THÉRÈSE ZRIHEN DVIR, PETITE FILLE DU RABI MOSHE ZRIHEN ÉCRIT AVEC PASSION ET CONVICTION.

MARRAKECH, LA VILLE Où ELLE EST NÉE, EST LE SUJET DE PLUSIEURS DE SES LIVRES.

SES SOUVENIRS RAPPELLENT QU'UNE IMPORTANTE COMMUNAUTÉ JUIVE A PARTICIPÉ AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE MARRAKECH ET À SA MIXITÉ CULTURELLE. ELLE PARTAGE AVEC NOUS DES RÉCITS QUI ILLUSTRENT LA PARTICIPATION DES JUIFS À L'HISTOIRE DE LA VILLE ROUGE, DÉCRIVENT LEURS TRADITIONS ET RENDENT COMPTE DES DIFFICULTÉS DE LEUR EXODE.

QUI ÉTAIT RABBI MOSHE ZRIHEN ? M. ASHER WIZMAN LE PRÉSENTE:

Fils du juste, feu Rabbi Abraham Zrihen, Rabbin-juge, enseveli près de feu rabbi Mordechai Corcos, Rabbi Moshé Zrihen, issu de la troisième génération de Rabbin-juge de la famille Zrihen, siégeait au tribunal rabbinique de Marrakech. Plutôt humble, il n'apparaissait que très exceptionnellement en public. Il habitait sa grande demeure, plus connue sous le nom la maison de Rabbi Moshé Zrihen à la rue L'Hbass, ayant à son aile droite, une grande synagogue qui lui servait personnellement et servait la communauté entière spécialement durant les grandes fêtes.

La personne qui le côtoyait le plus fréquemment, était le Shamash du tribunal Sheikh Yossef, Sobriquet qui lui fut attribué grâce à son intimité avec le rabbin. Lui non plus n'était pas tellement loquace, se concentrant dans les affaires judiciaires en général.

t;MsoNormal" style="text-align: justify;">Rabbi Moshé Zrihen siégea pendant quarante ans à la tête du tribunal rabbinique  de Marrakech et sa signature orne des centaines de milliers de documents, en sa qualité de dirigeant du droit. À ses côtés plusieurs grandes figures rabbiniques avaient siégés.

Malgré l'importance de son rôle et sa grandeur, Rabbi Moshé Zrihen menait une vie modeste. Sa richesse et ses possessions considérées comme des plus importantes du pays, il évitait de les exhiber. Tout son patrimoine qu'il avait hérité de ses parents, fut transmis à sa mort à ses enfants.

En 1994, ses restes furent transférés en Israel, et ensevelis à Haïfa.

Asher Wizman.

Notes:

Plusieurs nouvelles lois avaient été annexées durant son règne (1912-1952), notamment celles concernant la répartition d'héritage entre filles et garçons.

Pendant la secon de guerre mondiale, le Général de Gaulle lui rendit visite (information reçue par quelques vieilles Marrakchia qui s'en rappellent. 

Le tribunal rabbinique est le "beith din" et le juge est un "dayan". Le Shamash est la neuvieme bougie du candélabre de Hanoucca qui sert à allumer les huit autres. Shamash signifie 'serviteur'; serviteur de la connaissance du judaïsme. 

THÈRÈSE ZRIHEN DE MARRAKECH AVEC LE PRÉSIDENT SH IMON PERES 

P1000119

Photo prise à l'occasion du patronage de l'édition anglaise de son livre THE STAIRWAY TO HEAVEN (Ed. Gefen Publishing House)

Thérèse ZRIHEN-DVIR a commencé ses études au Cours complémentaire Georges et Maurice Leven de Marrakech dont M. Goldenberg était le directeur. Certaines de ses camarades se souviendront d'elle, elles peuvent lui écrire par l'intermédiaire du blog.

Dans LES MÉMOIRES D'UNE JUIVE DE MARRAKECH, Thérèse ZRIHEN nous décrit notamment la communauté juive de Marrakech à la fin du Protectorat et dans les premières années de l'Indépendance du Maroc. Dans ce livre un passage concerne plus particulièrement son grand père Rabi Moshe ZRIHEN. Thérèse (Marie dans le livre) raconte le souvenir de cette journée alors qu'elle n'avait que sept ans. Elle précise: "Je n'oublierai jamais ce vendredi là". 

 Mes souvenirs de mon grand-père :

Le rabbin, son grand-père, n'hésitait pas à interrompre ses séances à la cour quand Marie faisait son apparition au tribunal rabbinique. Accoutumés aux visites impromptues de l’enfant, les gardes placés à la porte lui permettaient l'accès avec un grand sourire. Ces pauses constituaient une diversion délassante pour son grand-père, qui la hissait gentiment sur ses genoux et débarrassait son bureau de tous les documents qui l’encombraient. Avant de partir, le rabbin permettait à Marie d’ouvrir le coffre placé à côté du bureau et d’y fouiner. Sous les liasses de billets de banque, les bijoux de famille et les différents documents, Marie infailliblement découvrait les friandises que son grand-père lui destinait. 

Le Décès du Rabbin, 

"Avez-vous entendu les nouvelles?" demanda madame Schuman. "Le rabbin est décédé ce matin. Devrions-nous annuler le programme et libérer les élèves?"

"Il va falloir consulter la directrice," répondit l'autre maîtresse. "Je suis sûre que l'école toute entière sera renvoyée afin de permettre au personnel d’assister aux funérailles."

"Excusez-moi mesdames," intervint Marie. "Je vous ai entendu dire que le rabbin est mort. En êtes-vous sûres?"

"Malheureusement, oui," confirma madame Schuman.

"Mais… C’est mon grand-père!" hurla Marie.

La nouvelle foudroya les maîtresses.

"Tu ne nous a jamais confié que tu étais la petite-fille du grand rabbin!"

"C'est une très longue histoire. Je promets de vous la raconter plus tard. Il faut que j’aille chez mes grands-parents maintenant."

"Oui, va! Va vite!" Dit madame Schuman.

Marie jugea préférable de demander à sa mère de l'accompagner à la maison du rabbin. Celle-ci n'avait pas été informée du décès du vieil homme.

"Je suis désolée," dit Fanny à sa fille. "Je ne peux pas me joindre à toi et laisser les enfants seuls. De plus, nous sommes vendredi et j'ai énormément de choses à préparer avant le Shabbat. Il va falloir t’habiller de vêtements sombres et enlever tes bijoux. Va à la maison de ton grand-père. Tu y rencontreras toute la famille, ainsi que ton père. Comporte-toi normalement. Si tu ne te sens pas à l’aise, assieds-toi auprès de Hannah, ta grand-mère."

L’enfant troqua son tablier de classe pour une blouse bleu foncé et une jupe noire et enleva ses bijoux.

"Combien de temps devrai-je rester là-bas?" demanda-t-elle à sa mère.

"Jusqu'au dîner. Mais tu dois refuser de dormir chez eux, autrement, tu serais obligée d’y rester sept jours et sept nuits. La famille entière doit suivre les rites du deuil dans la maison du défunt. En raison de ton jeune âge, ils préféreront certainement t’écarter de ces scènes pénibles."

Une foule compacte se pressait devant l'entrée principale de la résidence du rabbin, en rendant l’accès impossible. "Laissez entrer la petite-fille du rabbin," cria un émissaire de la cour, reconnaissant l’enfant. La foule s’ouvrit pour la laisser passer.

L'émissaire la guida vers le deuxième étage, dans une pièce adjacente à la grande salle qui avait servi de cour pendant la maladie du rabbin. Elle y trouva son père assis près de ses frères. Il n’y avait là que des hommes aux cols de chemises fendus en signe de deuil et aux visages blêmes et non rasés. La pièce était ornée d’une multitude de petits coussins éparpillés à même le tapis et d’une table avec des verres à thé et des cendriers. Pas de chaise, ni de canapé, ni de photographies sur les murs. L’ensemble était aussi sombre et déprimant que ses occupants. 

"Marie," lui dit Sol, "je suis ici!"

Paralysée par la peur, l'enfant ne répondit rien et avança vers son père avec hésitation.

"Emmenez-la chez sa grand-mère," conclut Sol en s’adressant à l'émissaire. "Elle ne doit pas rester avec nous."

Dans une autre aile de la maison, les femmes endeuillées, les vêtements aussi tailladés que ceux des hommes, étaient assises sur un petit tapis. Marie reconnut parmi elles le visage blafard et émacié de sa grand-mère.

"Hannah," appela une des femmes, "ta petite-fille est là!"

"Marie, ma douce enfant," dit celle-ci, "viens plus près et assieds-toi à mes cotés! Quel jour affreux! Que va-t-il advenir de moi?" Hannah murmurait en étanchant le flot de larmes qui coulait de ses grands yeux bleus. "Mazal," lança-t-elle, "donne à manger à Marie, s'il te plaît. Elle doit avoir faim!"

"Je n’ai pas faim," répondit Marie, dont l’appétit avait disparu.

"Tu dois partager la Seuda (repas rituel) avec nous," dit sa grand-mère. "C’est fait à base de poisson et de légumes. La viande nous est interdite pendant un mois entier. Ta mère a dû te l’expliquer. Pourquoi n’est-elle pas venue?"

"Elle n’avait personne à qui confier ses autres enfants," répondit Marie poliment.

"Quand un membre de la famille meurt," reprit la grand-mère, "selon la tradition juive, nous devons nous asseoir par terre et porter les mêmes vêtements pendant sept jours. Aucune musique, festivité ou quelconque cérémonie n’est autorisée durant l’année de deuil. Les trente premiers jours, les repas sont composés de poisson, d’œufs, de légumes, de pain et de fruits. La viande ne sera consommée qu’à la fin de cette période. Bien entendu, il faut se vêtir de noir pendant un an, en signe de deuil. Mais tu es trop jeune pour suivre tous ces rites, tu peux faire ce que tu veux."

"J'ai beaucoup aimé grand-père," dit Marie, le visage inondé de larmes. "Je suis si triste qu'il soit parti."

"Il t’a aimée aussi," répondit Hannah. "Tu étais la seule petite-fille à qui il permettait d’entrer au tribunal durant les séances, tu te souviens?"

Mazal servit à Marie une grande assiette de légumes et de poisson cuits, à laquelle elle ne toucha pas. Un cortège interminable de femmes éplorées, aux gestes calculés, pénétra dans la pièce en gémissant, étreignant et embrassant Hannah et les femmes endeuillées assises sur le tapis. Elles y consommèrent le repas de deuil qui avait été disposé sur de longues tables. C’était comme si le Mellah tout entier était venu rendre un ultime hommage au défunt. La grande maison du rabbin était méconnaissable. Les moindres espaces libres  avaient été convertis en salles à manger dans lesquelles le repas de deuil traditionnel était servi à chaque visiteur.

Avant la tombée du soir, Marie se leva et demanda respectueusement à sa grand-mère la permission de partir. Hannah consentit sans hésitation. La présence d'un si grand nombre de personnes dans la maison avait créé un remue-ménage excessivement fatigant. Dans ces conditions, il était clair que personne ne prendrait soin de l'enfant de façon convenable.

De retour chez ses grands-parents maternels, Marie puisa du réconfort dans les paroles de pépé:

 

"Pleurer la perte d'un être aimé peut se faire en silence, sans manifestations ostentatoires. L'hypocrisie peut facilement se dissimuler derrière la tradition. La vraie peine est profonde et reste souvent muette. Suis ton cœur, Marie. Si tu ressens le besoin de t’endeuiller, fais-le, si cela peut soulager ton chagrin."

© Chapitre extrait de Les mémoires d'une juive de Marrakech, publié sur le blog avec l'aimable autorisation de l'auteur, madame Thérèse Zrihen Dvir.


Pour une présentation du livre "Les mémoires d'une juive de Marrakech"  se reporter au site de l'auteur Thérèse 

RUE DU MELLAH DE MARRAKECH

mellah_rue_des_balconsMaillet2010

Thérèse ZRIHEN en voyant cette carte postale de Maillet: "cela m'a rappelé la ruelle qui menait vers le cimetiere ou les mendiants s'asseyaient pour recevoir les aumônes distribuées par la famille des défunts".

Thérèse a quitté Marrakech avec sa famille à l'époque des grands départs. Voir: YIGBIN  Elle cherche ses amis et les membres de sa famille dispersés de par le monde. Du côté de sa mère elle est reliée à la famille de Hedan ZRIHEN: Messod, René, Yvonne, Therese, Janine, Liliane ZRIHEN. 

Merci Thérèse d'avoir partagé des souvenirs aussi importants avec les anciens de Marrakech, dont certains sont  des déracinés comme vous. Informez-nous de la parution de vos livres sur Marrakech dès qu'il seront publiés; nous aimons lire ce qui concerne l'histoire et la vie de la Ville rouge. Nous vous souhaitons de rétablir le contact avec vos amis et les membres de votre famille et d'éprouver le bonheur de retrouver ce que vous aviez perdu.

JUIFS AU MAROC www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/.../mhi_638.pdf

Commentaires
S
Bonjour, je suis la petite fille de Salah El Mouch <br /> <br /> En effet, il est devenu pilote naviguant et commandant de la base aérienne de Marrakech de 1981 à 1998 <br /> <br /> Il a eut un fils, mon père, Mehdi El Mouch <br /> <br /> si vous voulez nous contacter: mehdielmouch arobase yahoo.fr
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S
MAIS DE RIEN JE NE SAVAIS PAS QU IL Y AVAIT UNE DEUXIERE CHANTALE ZRIHEN, SURPRISE DE LA VIE, BONNE JOURNEE ET BIENTOT BONNE LECTURE
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M
Merci Suzy pour l'intérêt porté à mes lignes Je ne pense pas qu'il s'agisse de la même Chantal Zrihen Celle dont je parle était une camarade de classe et plus tard collègue institutrice à Marrakech .Elle était rentrée en France en Vendée d(abord je crois, puis dans le Var et nous nous sommes perdues de vue.Elle vit certainement encore en France.<br /> J'ai également une grande envie de lire "les mémoires d'une juive de Marrakech" J'espère qu'il sera bientôt possible de l'acquérir .<br /> bien cordialement
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S
commentaire pour marie france je connais une chantal zrihen elle habitait a casablanca et habite presentement A KIRIAT YAM, si vous pensez que c est la meme personne contactez moi a kitchenfree@hotmail.com bonne journee
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H
J'ai le grand plaisir de vous écrire pour vous prier de m'aider, je suis sur une recherche en comagnie d'un ami Juif DE Hollande sur le thème suivant: les racines archéologiques berbero-juives au Maroc.<br /> Je vous serai reconnaissant à vie si vous m'épaulez à avoir le maximum de références.<br /> Cordialement<br /> Houcine HIMOUD
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S
BONJOUR THERESE, JE SUIS UNE FILLE ZRIHEN, HERZL M A ENVOYE TON FACEBOOK ADRESSE, J AURAI AIME SAVOIR SI ON EST RELIEE, JE PENSES QE C EST TA MAMAN QUI EST UNE ZRIHEN, ENFIN SI JAMAIS TU AS LE TEMPS, MON E-MAL AUSSI EST LE <br /> KITCHENFREE@HOTMAIL.COM MERCIE SUZY
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T
Merci infiniment pour vos commentaires et compliments. Tout comme vous, moi aussi, j'ai hate de voir ce livre edite et croyez-moi, je fais le necessaire afin de l'avoir enfin sur les rayons des librairies.<br /> Marie France, le nom de Chantal Zrihen resonne bien dans ma memoire, je ne pense pas toutefois qu'elle fasse partie de ma famille. Il y avait beaucoup de Zrihen, descendants de plusieurs branches. Ayez l'amabilite de me donner un peu plus de details si vous en possedez. Merci.<br /> Marrakech etait de toujours reputee pour sa population quoique heteroclite mais unie quand meme. Sa composition si particuliere avait de facon unique detruit les barrieres psychologiques entre toutes les religions et les races.Je me rappelle d'une chere amie Claudine Ruiz, catholique, qui travaillait a mes cotes a la Province de Marrakech et avec laquelle je sortais, voyageais, et malgre le probleme du cacher, ses parents avaient su comment le traiter. J'avais toujours droit a un plat cuit particulierement pour moi sans viande, ni poulet, mais a base de legumes ou de pates.<br /> J'aime rever a un monde si tolelant, si compatissant qui nous fait malheureusement defaut de nos jours.<br /> A tres bientot mes amis,<br /> bien cordialement,<br /> Therese,.
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F
comme Danuta je suis bien tentée par ce livre.<br /> Moi aussi j'allais souvent au Mellah, peut être plus pour les patisseries que les vêtements...<br /> j'ai acheté mon "premier" Mars" au Mellah! j'ai découvert cette barre caramélisée entourée de chocolat hum un délice.!<br /> comme le dit <br /> Marie France beaucoup de nos amies juives sont parties en Israel, c'était impressionnant comme elles en parlaient c'était leur terre promise.<br /> Certaines me manquent aussi.<br /> J'espère également pouvoir lire un jour votre livre Thérèse.<br /> je vous souhaite une bonne fin de week end<br /> pour ma part ce dimanche a été tondre et tondre et<br /> encore tondre sur mon petit tracteur. 2500 m2 quand même!!<br /> bises et amitiés<br /> francine
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J
Ce fut un aspect de Sa Grandeur dans ces périodes difficiles ! Infos vont suivre sans probleme ! Bonne Nuit !
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J
Oui,Jean Ferrat,ici, dont j'ai entendu à Casa en 64 sa chanson :"Ils étaient vingt et cent.. ils étaient des milliers..nus et maigres tremblants" Je crois bien que je découvrais là la ralité et l'ampleur inimaginable de l'holocauste nazi.<br /> Me parait utile de rappeler à ce propos ce que vous-même ,Michel,m'aviez confirmé,la courageuse protection dont la population juive du Maroc a beneficié face à l'occupant nazi et vichyssois de la part du ROI MOHAMED V,lequel s'est vigoureusement opposé à l'application de toutes leurs mesures antijuives,dans son royaume. Respect à cette mémoire.. JJ <br /> (si QQun(e) a d'autres infos supplémentaires à ce sujet,j'attends trés volontiers.Merci d'avance.
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J
Celui de Marrakech était celui que je connaissais le plus,et en pointillé suivant nos escales de voyages de vacances,ceux de Mogador et Casablanca ! Aucune Frontiere Raciale ou Religieuse comme en témoignent Jean-Jacques et Danuta ! A Marrakech,ils n'étaient pas Tous au Mellah car beaucoup d'entre Eux vivaient au Gueliz,je pense aux Delouya avec qui nous cohabitions dans la meme impasse Rue Alexandre 1° (à 2 pas du Hartsi)et de la Villa Berlioz habitée par les Beyris ! On prenait souvent les "Bécanes" qu'on nommera aussi Bischklittes,pour investiguer le Mellah et la Medina,cet Univers Magique de Notre Enfance! Quand on rentrait tardivement de nos expéditions,et que les devoirs n'étaient pas fait,le Pere Delouya se chargeait de nous rappeler à l'ordre par des "Oulds Schitan ! Archouma ! et des élongations d'oreille ! Le plus agé était surnommé Baby,et nous avions le meme age,son frere 1 an de moins ! Chaque fois qu'il y avait des Couenneries dans le quartier,c'était Toujours la meme Tribu à laquelle participait un certain Guy B (quand il pouvait se soustraire à l'Autorité Paternelle) ! Plus tard,on allait au Mellah de Marrakche chez les Tailleurs,pour des Costumes ou des Chemises! Sans oublier les Patisseries identiques à celles que l'on trouvait à Mogador,les Quesras et les Fiflas au Vinaigre ! Les Bijoutiers étaient aussi visités,mais çà fera l'objet d'un autre commentaire !
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M
Marrakech j'avais beaucoup de camarades qui vivaient au Mellah .Nous fréquentions le même lycée et comme à l'époque j'habitais en médina le Mellah n'était vraiment pas loin.Souvent elles venaient à la maison et nous faisions nos devoirs ensemble .Je me souviens très bien de ces ruelles et de mes amis que j'ai hélas perdues de vue .Certains sont partis lors du Grand Départ, les autres au fur et à mesure Je vais citer quelques noms au hasard sait-on jamais peut être en retrouverai-je quelques unes :Elsa Mimran, la famille Gabay, Têta Attar...Elsa ne vivait pas au Mellah mais près du dispensaire en médina, non loin de l'hôtel Tazi ...<br /> Merci Michel d'avoir publié cette page J'approuve totalement ce que dit Danuta et je salue chaleureusement T. Zrihen et je la remercie d'avoir publié ces Mémoires d'une juive de Marrakech et de partager de tels souvenirs avec nous .J'avais aussi une amie qui s'appelait Chantal Zrihen . Etes-vous apparentées ?
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D
j'ai très envie de lire ce livre ; le Mellah, pour moi, c'est celui de Rabat, où nombre de mes copines de classe vivaient. Y être accepté c'était quelque chose d'extraordinaire, et j'avais toujours beaucoup de plaisir à y aller. J'ignore ce qu'elles sont devenus, n'empêche qu'avec l'une d'elle en particulier, Huguette, nous avons été très proches, (elle était toujours en mouvement, à faire des plaisanteries, un vrai "boute en train", ce qui en classe mettait un peu "le bazar) ! Voilà d'autres souvenirs, aussi riches que ceux de notre enfance, parce que pour nous justement, il n'y avait pas de frontière : ni juif, ni polonais, ni ni ..; juste des êtres humains qui s'apprécient, et sont contents de partager plein de choses ensemble ! Ah Huguette AKOKA, où es-tu donc ?
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J
-Bouganim Ami: Récits du Mellah /Judaîques une bibliothèque juive JCLattés 1981<br /> -Haîm Zafrani: Mille ans de vie juive au Maroc:Histoire et culture,religion et magie/Judaîsme en terre d'Islam/Maisonneuve et Larose 1983<br /> et Merci,Thérèse,pour votre amitié.<br /> JJ
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T
Bonjour Jean-Jacques.<br /> Pour repondre a votre question, non je n'ai malheureusement pas lu le Mellah de Mogador, quoique j'en ai pris connaissance durant mon enfance lorsque j'allais en colonie de vacances a Mogador. <br /> Les Memoires d'une Juive de Marrakech ne se concentre pas seulement sur le Mellah mais surtout sur certaines coutumes, sur ce kaleidoscope qui regnait dans cette ville pitoresque et bariolee. C'est aussi un roman d'amour bafoue par les medisances si notoires dans le quartier juif. C'est aussi le reflet de la pauvrete, la vie decrite a travers les yeux d'une enfant jusqu'a sa maturite... c'est tout ce qu'il a de beau dans tous les malheurs.<br /> Le manuscrit se trouve aujourd'hui entre les mains de deux maisons d'edition, l'une parisienne et l'autre quebecoise. La Canadienne m'a deja informe de l'affirmation de son conseil des arts, et je suppose que si nous arrivons a signer un contrat, le livre entrera en publication vers la fin de l'automne. La maison francaise pourra entre temps faire basculer les evenements si elle propose un contrat plus interessant...<br /> Je vous tiendrais au courant des finalisation.<br /> Merci encore pour votre interet. Je vais tenter de mettre la main sur le livre de Mr. Bouganim.<br /> Amicalement,<br /> Therese
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R
Merci à Thérèse, Marie<br /> j'ai envie de lire son livre. j'ai été très émue par ce court passage.<br /> Le Mellah est très vivant dans mon esprit.
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J
Juste pour ajouter ceci: combien les dits Mellah-s,que ce soit celui de MRK ,celui d'Essaouira ,entr'autres paraissent aujourd'hui vidés,vacants de toute leur population,leurs négoces,leur commerce,de leur Ame.. Et que cette présence qu'à l'époque nous ne dissocions même pas du reste de la Vie Marocaine,voilà. Restent les murs,les cimetières.Eux pour beaucoup sont là-bas..<br /> Qu'ils nous disent.. <br /> Au passage bonjour ému à mon ami Jean-Pierre A. de Casa, souvenir de notre atelier de peinture où jamais il ne fut question de juif ou de pas juif.Stop.
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J
Comment dire?Je restais attentif à cette page comme devant chaque page sans commentaire.Je me demande toujours ce qui se terre et n'ose ou n'arrive pas à se dire, pour X raisons.Il est (héxagonalement parlant) + facile de fêter Majorelle,décorateur de la Mamounia et trés beau peintre c'est sûr,comme il était plus facile d'aller boire un verre avec ses parents à la Mamounia que de s'enfoncer dans les ruelles sales du Mellah qui devait me fasciner et m'attiraient alors(images trés fugaces dont je gardele souvenir mais trés fortes et comme mystérieuses),ou bien découvrir aujourd'hui qui était le Rabbin gd-père de T.Z.Merci,Michel, pour cette Page d'importance et pour votre petit coup de comment-dire.J'essayais hier soir d'y écrire et j'ai préféré aller lire les Récits du Mellah de Bouganim Ami,qui est un beau livre,de plus trés drôle,trés gai.J'ai donc préféré rire à écrire:Il rend compte du départ des juifs du Mellah de"Mogador" à l'époque des Grands Départs comme il est dit pudiquement.Exode donc vers Israel ou, pour être plus précis rabattage sioniste systématisé.Bien sûr cela ouvre sur d'autres pages discutables elles aussi ,ce que je me garderai bien de faire.C'est trop d'actualité malheureusement et là des choix s'imposent(?) en tous cas des graves questions se posent? dont je n'ai pas à rendre maintenant compte.Veuillez dire à Thérèse que je lirai ce qu'elle a publié.Connait-elle celui dont je parle?<br /> Merci et à une prochaine!!JJ
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MANGIN@MARRAKECH
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