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MANGIN@MARRAKECH
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3 juillet 2010

CHKOUN ANA DE ROGER BEAU (2)

CHKOUN ANA DE ROGER BEAU  -  UNE ADOLESCENCE MARRAKCHIE

Chkoun_Ana_Editions CHKOUN ANA - ROGER BEAU 1949_11_Lyc_e_Mangin_5_1

La première partie du récit "une enfance à Marrakech" se trouve sur ce blog à la date du 26 juin 2010.

En octobre 1948 j’étais de retour dans ma ville et scolarisé en sixième au lycée Mangin. J’y retrouvais nombre d’anciens camarades de l’école d’Arset El Maach ainsi que les ex ennemis du Guéliz.

1948_11_Lyc_e_Mangin_6_1

Deuxième rang de gauche à droite: GONDAL, CLESCA, Roger BEAU, J SANANES, BERGER, Francis FRASSATI, GARRIGUES, Christian DEFLOU, Bernard MOULINOU.

Comme nous fréquen tions à présent le même établissement scolaire, situé à peu près à mi chemin entre les deux écoles, la hache de guerre était enterrée. Nous réglions nos comptes, par courses à bicyclette interposées effectuées autour d’un pâté de maison. La circulation automobile autorisait alors ce genre de confrontation.

Ainsi en fut-il lors de ma retraite de communion solennelle effectuée en mai 1949, puisque de mai 1947 à août 1948 on m’avait exilé dans un pays si lointain. Pour les jeunes de la médina, l’apprentissage du catéchisme se déroulait dans la petite église de la médina, la chapelle du derb El Nakous donnant sur Riad Zitoun Jdid (voir archives du 8 février 2010). La retraite et la communion faisaient l’objet d’un regroupement avec ceux du Guéliz en l’église des Saints Martyrs.

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Communion 15 mai 1949

1949_05_15_Eglise_1

C’était l’occasion de montrer aux garçons et surtout aux filles quels étaient les maîtres. René MERLE était en France depuis 1948, Guy ABITBOL, Gustave AMALOU et Ahmed TOUNSI appartenaient à une autre religion, les frères FEUGAS et Coco PORT ava ient sacrifié au rituel depuis longtemps. Tous les espoirs de la médoche reposaient sur Lulu (Lucien) MARTINEZ, ABAD et moi. Nous nous en sommes bien tirés car aucune de la dizaine de courses ne m’a échappé. Lulu était généralement mon brillant second. ABAD (le malabar) se contentait d’arbitrer les contestations, fixant d’un œil sévère tout contrevenant au règlement tacitement instauré. Nous ne vivions que pour cet intermède récréatif et compétitif. Par contre je ne me souviens absolument pas de ce que les prêtres pouvaient nous raconter entre le déroulement de deux épreuves cyclistes. Je sais seulement que nous prenions beaucoup d’engagements…

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Garçons: Alain ROUTIER, Franis FRASSATI, Roger BEAU, Guy ABITBOL, Roger BENISTY, Boris STEPANOFF, MARITON, Filles: Jocelyne PERONNI, HENRI, PAUMEL, MARIN, TALLEUX, Annette AFRIAT, MIMRAM, Michèle CHEVALIER, Claude MARTEL, Michèle ANDRIEUX, Emilienne ASSEMAT, Liliane PERONNI, Francette TORONDEL, CADART.

De 1948 à 1953, la période lycée doublée par la période Conservatoire de musique m’a appris que les filles n’étaient pas aussi idiotes que ce que nous le pensions auparavant. La réciproque devait être vraie, et j’ai compris alors que ces demoiselles étaient intellectuellement bien plus précoces que nous. Trop réservé pour aller au devant de celles qui me plaisaient, je me contentais d’être un amoureux silencieux. En ces temps là je n’avais d’yeux que pour Mimi A, Michèle A, Monique A et Monique B (coïncidence, ou prémonition), Françoise C, Francette G, Marthe M, et quelques autres dont j’ai parfois oublié le prénom ou le nom.

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Juillet 1949, vacances à Ijoukak : Cléroin et Roger

C’était aussi l’époque des vacances d’été à Ijoukak en 1949 et 1950, chez les SAVELLI. Je me souviens de Jeannot, d’Agouram, son copain berbère, de Simone sa sœur aînée, des parties de pèche dans l’Agoundis, après une demi journée de mulet, ou des cavalcades fantastiques à vélo, jusqu’à Ouirgane (35 km aller et il fallait revenir) pour approvisionner l’auberge de sa douzaine de pains quotidien, quand les orages faisaient effondrer la route interdisant le passage du car. Jeannot, pourtant plus âgé que moi, n’a jamais osé tenter l’aventure, alors que SERFATI, un estivant casablancais de mon âge dont j'ai oublié le prénom, en pension lui aussi, a tiré ces fois-là une langue particulièrement desséchée pour remonter à Ijoukak. Inutile de préciser que le transport de la totalité des pains était alors à ma charge.

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7 octobre 1951 - J-Claude ROCHER, Roger BEAU, René SINTES, Yves DALLE, Jacky GARDIOLA.

Ces années sont encore marquées par des souvenirs ponctuels, tel celui de l’arrivée de Rein TAAGEPERA au lycée. Nous étions un matin de printemps en début de cours d’éducation physique, quand M. BOURGEOIS, une huile de l’établissement, surnommé Pino par les élèves, accompagné d’un grand escogriffe - excuse-moi, Rein - vint nous annoncer que ce nouvel élève serait en classe avec nous (c’était en sixième je crois, et il devait être inscrit en moderne). Ce vieux de quinze ou seize ans, arrivait d’un pays dont nous ignorions alors l’existence. Certains forts en géographie parlaient de Lituanie, d’autres de Lettonie, ou encore d’Estonie. Le téléphone arabe nous informa rapidement qu’il avait été une victime indirecte de l’annexion des pays baltes par l’URSS, qu’il n’était pas très avancé en français, mais d’un niveau supérieur dans les autres disciplines. Nous l’avons rapidement perdu de vue, car je crois qu’il a avalé le premier cycle en très peu de temps, rejoignant prestement les élèves de sa génération.

Sur la photo de 1952 ci-dessous Roger est le 2e en partant de la gauche, Rein est le 6e. Rein est parti en 1954 au Canada, début d'une très belle carrière: Voir-->Taagepera

1952_Ourika_4

En automne 1950, du fait de mes aptitudes à vélo, après quelques semaines d’été passées à bosser sur la base américaine de Ben-Guérir je montais ma première bécane de (demi) course et je gagnais assez rapidement du galon, en même temps qu’une mémorable raclée. En effet, ma mère m’interdisait toute activité autre que mes apprentissages scolaires au lycée et l’étude du violoncelle au Conservatoire. A partir de ce jour là il n’y eut plus jamais un Roger BEAU au palmarès des courses cyclistes de Marrakech. Je m’arrangeais pour rester derrière, et quand mon nom aurait pu figurer, j’étais assez convaincant auprès des journalistes de Maroc Presse, du Petit Marocain ou de La Vigie Marocaine, pour qu’ils me fassent disparaître du classement, pour qu’ils inventent un patronyme en espagnol, ou en arabe dialectal ou pour qu’ils imaginent un nom de coureur venu de Safi, de Mogador ou de Mazagan (à cette époque, Essaouira ou El Jadida n’étaient pas encore au goût du jour).  Heureusement (pour moi) ma mère lisait rarement les résultats sportifs de Louis-Gentil ou d’ailleurs. Heureux aussi que ces frasques ne se soient pas déroulées en France, car alors il y aurait toujours eu un voisin particulièrement prévenant pour annoncer à qui de droit ce que j’étais en train de faire. Là-bas, même mes copains du CCMk, notre club cycliste, ignoraient cette situation, comme me l’ont confirmé, en 2003, Jean-Claude ROCHER et Rémy POILVET. Ils étaient, en ces temps là, persuadés que j’arrivais au départ fin prêt, massé et préparé (ma mère était kinésithérapeute). Notre femme de ménage, n’ignorant rien de ce problème, lavait et repassait chez elle mon maillot et mon cuissard, afin que ma mère ignore leur utilisation du dimanche.

C’est à cette époque que je fis connaissance des cracks safiots qui avaient pour nom ALFOSEA, celui qui gagnait courses sur courses et son compère Roger VIVES. Je ne pouvais alors deviner que Roger deviendrait un peintre mondialement connu, que je retrouverais un 22 juin 2003 en Avignon, comme membre de l’ASAM (Association des Anciens de Marrakech).

1953_Casa_CCMK_01

L’intermède vélo a duré près de 3 ans, avec une suite de succès (!) scolaires induisant, à la rentrée 1953, mon envoi en pension à Casablanca, avant que je ne devienne un vrai cancre, disait-on chez moi, sans savoir que les devoirs annoncés comme faits chez les copains étaient en réalité des séances d’entraînement sur les routes de l’Ourika, d’Asni, ou sur le circuit de la palmeraie. L'été 1953, passé une fois encore à travailler sur la base américaine de Ben Guérir, m’avait permis d’acheter une modeste moto. Elle fut la première, pas la dernière, mais elle supplanta définitivement les entraînements et la compétition cycliste.

A la rentrée 1954, nanti d’un premier bac avec une (petite) mention, s’il vous plait, je pus réintégrer ma ville, mon lycée en classe terminale, et retrouver mes amis. Ce fut l’époque de mes premiers flirts, plus camaraderie poussée qu’amourette avec Monique A (enfin), Francette G (re-enfin), Jamie, Wally, et peut-être d’autres, dont j’ai aujourd’hui oublié les noms ou les prénoms.

ot;>Depuis quelques années, mon cercle rapproché d’amis comptait Michel BENSIMON. En septembre 1954 s’y étaient intégrés Bernard ROUSSEAU, Jeanne-Marie ORTIZVEREA, Suzanne BOYER, Annie MAHINC et parfois ses frères, Georges et Jean-Pierre. Épisodiquement, on y trouvait, notamment lors de la foire de Marrakech au Hartsi, des copains de la préparation militaire parachutiste comme Jean-Jacques BERTRAND, Alain BOCQUET, Jacques DUPIN, Robert JANIN, et René MERLE qui avait définitivement quitté Bétharam. A part JANIN que j’ai totalement perdu de vue, tous ces derniers ont effectué une carrière militaire et j’en ai rencontré quelques uns en 2003.

Peu après les vacances de pâques 1955, le ciel de Marrakech me tomba sur la tête, non comme le redoutaient les gaulois d’Astérix, mais sous forme d’un somptueux cadeau. Comme j’étais fils unique, donc égoïste et stupide, je n’eus de cesse que de démonter, donc de détruire, ce don magnifique. Il devait pourtant mon bonheur de longs mois. J’ai pensé plus tard qu’il avait été le prologue d’un conte de fée jamais écrit.

1955_03_PMil_Para_1

Mars 1955: La Préparation militaire Parachutistes, Groupe de Marrakech : Robert JANIN, Sergent VICTOR, J-Jacques BERTRAND, HERNANDEZ, Jacques DUPIN, Jacques LACOMBE, RICHARD, J-Jacques JEUNEHOMME, Charles HENTZ, René MERLE, Roger BEAU, PRIÉ, Alain BOCQUET.

De cette époque, je me rappelle des ballades à moto dans la vallée de l’Ourika, ou au barrage de Cavaignac près d’Amizmiz. Nous revenions tellement assoiffés, que nous nous rendions prestement à la terrasse du café Régent. Là, les serveurs qui connaissaient nos goûts nous servaient des Pepsi-Cola dont les contenus des bouteilles étaient pris en glace. Nous en avalions généralement deux de suite. En ces temps là, personne ne parlait de canicule.

Parallèlement j’avais été initié au métier de reporter photographe grâce à Claude PARISOT, un neveu des KYNEL chez qui j’ai travaillé quelques mois. Cette formation m’a permis plus tard de participer avec un certain succès à des salons d’art photographique nationaux et internationaux. Mais il s’agit là d’une toute autre histoire.

Cependant, cette période chez Photo KYNEL évoque pour moi deux souvenirs de reportages, entre autres. Le premier eut lieu à l’occasion d’une manifestation au cinéma Mabrouka. Peu de temps auparavant, j’avais rencontré Francis FRASSATI, un bon copain de mes débuts au lycée, que j’avais fait rentrer deux ou trois ans auparavant sur la base américaine de Ben Guérir. Je savais sa passion de la photo, aussi je lui avais demandé de m’accompagner à l’occasion de ce reportage de 1956. J’ai pu retrouver son frère en fin d’année 2003, espérant ainsi renouer avec Francis un dialogue interrompu quelques 47 années auparavant. Hélas, Joseph devait m’apprendre que Francis était décédé depuis deux ou trois ans.

Le second reportage avait pour cadre la salle des fêtes du Hartsi. J’ai été appelé un matin afin d’aller photographier les décombres de cette salle, détruite dans la nuit par un incendie (c’était dans la nuit du 4 au 5 août 1956). Disparaissaient ainsi ces lieux qui avaient abrité nos récitals du conservatoire, où se déroulaient quelques années auparavant les concerts des Jeunesses Musicales de France et où se tenaient les stands des Provinces de France. J’ai toujours quelques négatifs de ces décombres, ils représentent une page définitivement tournée de ces souvenirs.                           .                          .   1956_LaboKynel_25 1956_R_Hartsi_12

Vers la fin de l’année 1956 et pour des raisons personnelles, j’ai - probablement volontairement - complètement effacé de ma mémoire tout ce qui avait été mon passé marrakchi, ses joies comme ses peines...

Je mesure aujourd’hui le paradoxe, car j’ai vécu dans ce même Marrakech jusqu’en juin 1973..."

Pour Roger BEAU , l'année de ses 19 ans est un tournant qui correspond à la fin de la période de l'adolescence, faîte de multiples découvertes et de tensions entre la passion du vélo et les projets parentaux. Le récit se poursuivra bientôt. La mémoire retient les lieux, les noms et les événements chargés d'émotion. Certains lecteurs en auraient-ils de semblables ?  Vos commentaires sont les bienvenus.

 

Commentaires
H
Bonjour Monique <br /> <br /> Je suis membre de l association IZORANE AGADIR j aimerais bien un portrait de votre frère Armand c est pour le theme de la reconstruction d Agadir .<br /> <br /> Je vous remerci a l'avance<br /> <br /> Hassan Bouziane studioelhilal2@gmail.com
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M
Je suis Monique Amzallag, Shanabarger de Marrakech, vivant aux USA depuis1963. J'espere si c'est possible de toucher les ancients amis marrakchis de mon frere Armand Amzallag qui ont du frequente le cours complementaire GEORGES ET MAURICE LEVEN ET L'EX LYCEE MANGIN ENTRE LES ANNEES 1950 A 1956 pour announcer le deces de mon frere bienaime a l'age de 83 ans le 2 novembre 2018 a Ashquelon Israel.a la suite de la maladie de leucemie don't il a beaucoup souffert. Sa perte pour notre famille est immense.
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M
Hello Roger Beau,je suis Monique Amzallag Shanabarger. Je t'ai retrouve par google et c'est un plaisir de te lire et d'avoir de tes nouvelles. Je t'ai connu a Marrakech en 1954 ou 55 j'avai 16 ans et toi 18 ans et tu etais le 1er gars a m'embrasser .Tu etais mon premier flirt. Est ce que tu resides encore a Marrakech? A present je vis en Californie USA et je suis veuve,mere,grand'mere et arriere grand'mere. J'ai toujours pense a toi de temps en temps et ramene a ma memoire les bons souvenirs de ma jeunesse.les amis.les amourettes.
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M
Je suis tombé par hasard sur ce site en recherchant des photos de Marrakech d'autrefois .<br /> Quelle n'a pas été ma surprise en découvrant la photo de Monsieur Roger BEAU !<br /> Je ne sais pas s'il s'agit bien de lui, mais j'ai presque la certitude que oui .<br /> En effet, j'ai eu comme instituteur un certain Monsieur BEAU à l'école primaire RACHIDIA ( Moulay Rachid) dans le quartier Sidi Soussane en Médina .<br /> J'étais tout petit et je me souviens qu'il venait à l'école sur une grosse moto.<br /> Je l'ai ensuite perdu de vu et je l'ai retrouvé en tant que professeur de Math au lycée Abou El Abbas Essebti ( la BIRD)en deuxième année de secondaire, je crois.<br /> Je lui en avais parlé de cette époque de l'école Moulay Rachid et il m'avait confirmé que c'était bien lui.<br /> C'était un excellent professeur .<br /> S'il s'agit bien de lui, peut-il me le confirmer .<br /> J'aimerai simplement le saluer et lui dire MERCI.<br /> Pour ma part , j'ai fait le chemin inverse .<br /> J'ai quitté Marrakech en 1973 et je vis depuis en France. Bien sur j'y reviens souvent .
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P
Je ne sais pas a quoi correspond cette date, mais pas au départ de tous les Américains!<br /> Mon Papa était Américain. Je suis née en 1952. Nous avons vénu quelques temps sur la base Américaine de Benguérir. Ensuite mes parents se sont installés dans Marrakech. Il y avait peu d'Américains qui habitaient à Marrakech. D'une mnière générale ils préféraient habiter à Benguérir. Mon père est parti du Maroc en 1963.<br /> Plein d'amitié Marrakchie. Patricia du 69
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C
les américains ont quité le maroc en 1954
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J
je ne crois pas que les américains aient quitté le Maroc, ni en 72 ni en 2000, plus généralement lire Roger Beau, et ses recits d'un autre temps dont il est le témoin et l'acteur est une grande joie, comme de se plonger dans ces ultimes années de l'Empire qui intelligemment avec les marocains ont évolué en une grande amitié.
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B
oui, merci de me parler d'un temps que je n'ai pas connu....mais les lieux sont restés les mêmes et chacun ou presque me dit quelque chose...la plaine de Ben Guérir , par exemple et la base Américaine....je me souviens qu'un jour, nous revenions de Casa sans doute, à la nuit déjà tombée,et mon père aperçut des formes allongées sur la route, en plein milieu..;il klaxonne plusieurs fois sans succès, et pensant alors que ce ne pouvait être finalement que des sacs ou des chiffons, puisque rien ne bougeait,il continue sur sa lancée...et au dernier moment, freine brutalement, en faisant un écart sur la route, heureusement déserte à cette heure...c'étaient des soldats Américains passablement éméchés et jouant au jeu stupide et dangereux de je bouge au dernier moment ...mon père si calme et si correct en toute circonstance s'est mis à les invectiver et à sortir tout son vocabulaire...je ne vous en redis pas les mots...<br /> et à propos, quelqu'un se souvient il du village américain que l'on traversait en allant à Casa, tout verdoyant et fleuri, avec de jolies maisons et des enfants qui jouaient sur les pelouses à la balançoire? j'ai ce souvenir, mais je ne parviens pas à y mettre un nom et quelqu'un peut il me dire aussi quand les américains ont quitté le Maroc? <br /> merci, Roger d'avoir ravivé ce souvenir en moi et de m'apprendre toute une partie d'une histoire que je n'ai pas connue...<br /> Blandine
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F
je veux rassurer Roger BEAU, si il n'y a pas grand monde sur le blog, c'est parce que c'est les vacances!! mais le récit en ce qui me concerne m'a tout autant plu que le premier! continuez Roger et les autres aussi!<br /> Prenez la plume et racontez!<br /> Ici nous avons 35° la piscine est la bienvenue, à nos amis les doyens doyennes, faites bien attention à vous, prenez des précautions,<br /> je vous souhaite une bonne soirée, il y a foot ce soir pour ceux que ça intéresse!<br /> Est ce que quelqu'un a des nouvelles de Jean Marc? plus de nouvelles depuis peu avant le Moussem.<br /> bises et amitiés<br /> Francine
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S
malheureusement, je n'ai aucun souvenir de cette époque, mes parents (mon père surtout) en auraient. Merci en tout cas de nous les faire partager
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MANGIN@MARRAKECH
  • Blog des marrakchis du XXe siècle : aux temps de l'avenue Mangin devenue boulevard Mohamed V, du camp Mangin devenu camp de l'armée royale et du lycée Mangin toujours prolongé par le lycée Victor Hugo… Salam MRK ! Souvenirs, contacts, retrouvailles…
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