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MANGIN@MARRAKECH
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20 mars 2011

CONTE DU MELLAH DE MARRAKECH

UN CONTE DU MELLAH 

THÉRÈSE ZRIHEN-DVIR NOUS ENVOIE UN CONTE EXTRAIT DE L'UNE DE SES OEUVRES "LES MILLE ET UNE NUITS DE MARRAKECH" ELLE L'ACCOMPAGNE D'UNE PHRASE SYMPATHIQUE POUR LE BLOG:"Merci de nous rappeler nos jolies sources.... J'avais eu l'idée de vous poster ce petit conte de Noel, fruit de mon enfance, mais avec la sortie de mon nouveau livre j'ai été réellement un peu trop bousculée... je corrige en vous l'adressant."

rue_principale_du_mellahMaillet

Rue principale du Mellah, Maillet photographe

COMME C'EST LA GRANDE FÊTE JUIVE DE POURIM 5771 EN CE 20 MARS 2011, NOUS POUVONS AINSI MARQUER CE JOUR PAR DES SOUVENIRS D'ENFANCE.

Extrait des mille et une nuits de Marrakech par Thérèse Zrihen-Dvir

PAPA NOËL

J'avais atteint l'âge vénérable de sept ans et j'étais dans la cinquième classe de l'école primaire. Avec les fêtes de Noël et du Nouvel An qui approchaient, l'école nous dispensait  des livres contenant des contes illustrés de photos du Père Noël et de ses merveilleux cadeaux. Nos maîtresses d'école nous avaient même appris à chanter en classe un joli refrain sur ce fameux vieux bonhomme venant du pôle nord avec son traîneau débordant de jouets pour tous les enfants du monde.

Petit Papa Noël,
Quand tu descendras du ciel,
Avec tes jouets par milliers,
N'oublie pas mes petits souliers.


Il était vraiment très singulier qu'une école Juive enseigne dans ses classes certains rites se rapportant à la religion Catholique (1). Mais apparemment, l'Alliance Israélite jugeait la religion sur le plan global, plutôt qu'individuel. Ainsi, le père Noël, pour nous les enfants juifs, revêtait l'allure d'un gentil vieillard qui aimait tous les enfants du monde et leur distribuait des jouets une semaine avant la nouvelle année civile.

Cela ne surprit donc aucun membre de ma famille quand, la veille de Noël, je demandai à ma grand-mère de pendre mon bas tout près de son poêle en terre glaise.(2) En ces temps-là au Maroc, les cheminées n'existaient quasiment pas, et rares étaient ceux qui en avaient vu une.

Ma grand-mère repoussait rarement mes demandes aussi saugrenues qu'elles pouvaient l'être, comme par exemple, celles d'accrocher le bas pour le Père Noël. Dans notre quartier, les familles juives faisaient preuve d'une tolérance admirable et acceptaient d’« importer » cette tradition dans leurs contes et légendes, plutôt que de la considérer comme un symbole religieux.

En cette année-là, une de mes copines de classe, de deux ans mon aînée, vint à mon pupitre et me susurra à l'oreille d'un ton convainquant,
"Voudrais-tu rencontrer personnellement le Père Noël et recevoir autant de jouets que tu désires?"
"J'aimerais bien," répondis-je, absolument fascinée par l'idée.

"Écoute-moi bien. Il atterrira dans notre jardin demain à six heures du matin. Tu vas devoir te réveiller de bonne heure et m'attendre patiemment dans notre cour. Ne crains rien si je n'arrive pas à te rejoindre à l'heure convenue. Reste aux aguets pour nous deux. J'essayerai de me faufiler hors de chez moi à la première occasion."
"Aucun problème, tu peux compter sur moi," lui répondis-je en souriant.

rue_du_mellahMaillet

Rue du Mellah. Maillet photographe. La porte qui séparait le Mellah du reste de la Médina se trouve à droite, en dehors de la photo, dans le dos du cavalier en blanc. Une Menorah est dessinée sur le mur.

À l'aube du lendemain, debout déjà à cinq heures, j'avais soigneusement lavé mon visage et mes mains, avant d'enfiler une jolie robe et de coiffer mes longs cheveux. Les occupants de la maisonnée dormaient tous encore, ainsi personne ne s'aperçut de mon départ.
Les rues du Mellah étaient désertes en cette aube hivernale et glacée. Toutefois, dans le ciel légèrement teinté d'un bleu pale, les premiers rayons du soleil prédisaient une belle journée.

À six heures tapantes, je pénétrai le jardin de mon amie de classe. Je me mis à scruter les cieux, mais rien à l'horizon, hormis quelques petits nuages en flocons, que le soleil levant dorait à loisir.
Les sens en alerte, je me mis à tourner en rond à la recherche d'un tronc d'arbre pour en faire un siège improvisé, mais n'en repérai aucun. Faute de mieux, je m'adossai à un palmier géant. Les minutes s'égrenèrent, puis les heures, alors qu'un semblant d'activité dans les rues avoisinantes s'esquissait. Quelques commerçants, baillant encore, firent leur apparition, charriant leurs lourdes charrettes que halaient de temps à autre, une bande de courtiers.

Toujours pas d'Adrienne, ni de Père Noël! J'étais au bord des larmes.
"Pourquoi ne vient-elle donc pas comme elle me l'avait promis, et pourquoi le Père Noël tarde-t-il tant?"  ne cessais-je de me demander.

Il était presque midi quand brusquement elle surgit du coin de la rue.
"Je suis désolée de n'avoir pas pu venir plus tôt pour te tenir compagnie, mais je n'ai pas réussi à me libérer," s'excusa-t-elle la mine dépitée, du moins me semblait-il. "On vient de me souffler que l'arrivée du Père Noël a été remise à ce soir. Je te conseille donc de continuer à scruter les cieux et fais-moi confiance, il apparaîtra au moment le plus inattendu."
"En es-tu certaine?" lui demandai-je, plus pour me rassurer que pour autre chose.
"Absolument! Chaque année il vient me voir et m'apporte toute la longue liste de jouets que je souhaite avoir. Je veux simplement partager avec toi ce privilège," me répondit-elle sans un brin de moquerie.

Je me rappelle parfaitement que lors de ma dernière visite chez elle, j'étais restée bouche ouverte devant son étalage de jouets.
"Aucun doute," me dis-je, "ce ne sont pas des jouets communs et elle a dû les recevoir du Père Noël. Elle est la seule que je connaisse qui en possède de pareils," me confortais-je.

Peut-être étais-je sous un maléfice car je ne compris jamais comment avais-je pu "avaler" tant de balivernes qu'Adrienne m'a si résolument répartis? Je persistai à scruter les cieux, prise par d'un désir insensé de voir enfin ce Père Noël tant renommé arriver dans son chariot chargé de jouets.

L'horloge d'une pendule d'une habitation voisine sonna midi. Mon amie Adrienne, qui était partie soi-disant quérir d'autres camarades, ne revint jamais. Dieu merci, le temps était splendide et le soleil suffisamment chaud en cette fin du mois de Décembre.


1912grande_place_du_MellahMaillet

Grande place du Mellah.

J'étais encore là, lorsque le crépuscule déploya son grand étendard ténébreux. Pas de Père Noël, ni d'Adrienne non plus. Je n'avais rien avalé depuis la veille à part quelques dattes que grand-mère avait glissées dans mon petit sac à main quelques jours auparavant. J'étais si fatiguée que je devins insensible à tout ce qui m'entourait. Lorsque les premières étoiles diaphanes apparurent au firmament, je quittai le jardin, triste et déprimée. De chaudes larmes coulaient sur mes joues tandis que je m'acheminais vers la maison de mes grands-parents.

riche_rue_JuiveMaillet  le_mellah_rue_des_balconsMaillet
Le Mellah, Riche rue juive & Rue des Balcons

"Mais où étais-tu?" demanda Grand-mère, très inquiète.
"J'ai passé la journée à attendre le Père Noël qui n'est pas venu. C'est Adrienne qui m'a proposé de l'attendre dans leur cour. Je n'avais pas où m'asseoir et j'ai dû rester debout toute la journée à l'ombre de leur palmier. Rien de tout ce qu'elle m'avait promis n'a eu lieu," lui dis-je, la gorge serrée.

Grand-mère scruta mon visage tandis que l'expression du sien revêtait le masque de la colère. Calmement, elle me sourit et puis me demanda, "as-tu au moins mangé quelque chose?"
"Non. Elle m'a laissée là-bas sans boisson ni biscuit. J'ai seulement avalé les quelques dattes que tu avais laissées dans mon petit sac à main."
"Assieds-toi et dîne. Tu iras te laver après. Je te conseille d'aller dormir, cela te fera du bien. Les choses t'apparaîtront sous un meilleur jour demain."

Je me mis au lit tout de suite après un léger repas et une douche chaude. J'étais tellement exténuée que je m'endormis dès que ma tête toucha l'oreiller. À mon réveil le lendemain, je découvris, placées auprès du poêle en argile de Mémé, une belle poupée, une paire de chaussures noires étincelantes et une maison de poupée.

"Mémé, qui m'a apporté ces cadeaux?" lui demandai-je les yeux écarquillés.
"Quand tu t'es couchée hier soir et pendant que je récurais les marmites, Papa Noël est venu subitement et s'est excusé pour l'heure tardive. Il semble qu'il avait eu une journée excessivement chargée avec une liste interminable de jouets à distribuer qui avait complètement chamboulé son agenda, m'a-t-il dit. Il ne savait pas quel jouet te plairait le plus. Je lui ai conseillé de t'offrir une grande poupée avec sa maison de poupée. Il a ajouté cette paire de chaussures noires vernies que tu pourras porter pour le nouvel an."
"Ainsi Papa Noël est venu quand même," m'exclamai-je aux anges. Quel jour merveilleux et comme je me sentais comblée! Je pris ma grande poupée avec sa maison et déposai mes chaussures neuves dans ma petite armoire tout près de la jolie robe brodée de papillons que ma mère m'avait cousue.
"Je les mettrai pour le jour de l'an," dis-je d'une voix claire.

Elmoznino

Classe maternelle de Mlle ELMOZNINO avec Mme Berthe CAMHY, directrice. Photo publiée avec l'aimable autorisation de Joseph Dadia, Président fondateur de l'association des juifs de Marrakech et auteur du recueil de souvenirs Le souffle vespéral. Il s'agit de l'école J. Bigart différente de l'école G & M Leven.

Les vacances du nouvel an terminées, je retrouvai ma classe et mes camarades d'école et Adrienne évidemment à laquelle je narrai l'exceptionnelle visite du Père Noël – ce qui ne l'amusa guère.

"Papa Noël est venu chez toi et tu veux que je croie à de pareilles sornettes?" me dit-elle en riant presque aux larmes. "Tu es si puérile et tellement stupide. Il est si facile de te berner et tu crois encore aux contes de fées. Ta naïveté te porte à l'ânerie.  En ce fameux jour, je me suis moquée simplement de toi. Te regarder debout dans notre jardin, scrutant le ciel en attente de ton Père Noël, a été pour moi la scène la plus hilarante de tous les temps. J'ai même raconté ma belle farce à mes parents ce soir-là avant de me mettre au lit."
"Farce ou pas, j'ai reçu des cadeaux magnifiques : Une grande poupée, une maison pour poupée et une paire de chaussures en verni noir. Grand-mère m'a dit que le Père Noël lui avait promis de m'apporter chaque année des jouets. Et toi qu'as-tu reçu du Père Noël ou de qui en qui tu crois?"
"C'est étrange," répondit Adrienne, pensive. "Tu as reçu exactement les cadeaux que j'avais demandés à mes parents. Ils ne m'ont rien acheté cette année et quand je me suis réveillée le matin, tous mes jouets avaient disparu. Mon père m'a raconté qu'un voleur était venu au milieu de la nuit et avait tout raflé. Il était trop effrayé pour lui courir après. Au matin il est allé déposer une plainte à la police."
"Ce n'était peut-être pas un voleur après tout… c'était apparemment le Père Noël qui était venu reprendre tous les jouets qu'il t'avait donnés parce que tu t'es vilainement comportée envers moi!" lui martelai-je en ricanant de sa déconfiture, avant de m'éclipser.
Rira bien qui rira le dernier!

1 - Il s'agit d'une coutume et non d'un rite religieux chrétien, même si c'est un pasteur américain  Clement Clarke Moore qui en a lancé l'usage dans le journal Sentinel du 23 décembre 1823.

2 - La tradition des bas ou chaussettes pendues à la cheminée est plutôt pratiquées au Québec et dans toute l'Amérique du Nord, de même qu'en Angleterre. En France les chaussures sont posées devant l'âtre ou sous le sapin.

200px_________ stairway_bigThérèse ZRIHEN est née et a grandi à Marrakech. Sa publication la plus récente The stairway to heaven, (janvier 2011), 160pp, 11 ou 12 euros, chez Gefen Publishing House, ISBN 978-9652294746, concerne la Palestine et Israel, mais pas l'histoire de Marrakech. Thérèse nous a déjà permis de publier sur ce blog un extrait de son livre: LES MÉMOIRES D'UNE JUIVE DE MARRAKECH" (cf archives du 24 mars 2010). Nous la remercions de nous raconter ses souvenirs et ses contes. Nous observons ainsi comment à Marrakech les coutumes des uns étaient partagées avec les autres. On remarquera quand même qu'il n'est pas facile de distinguer la fête chrétienne de la Nativité de la fête païenne du Père Noël, surtout quand elles ont presque le même nom et se célèbrent le même jour. Pas facile non plus de comprendre que tout ce qui vient d'Europe ou d'Amérique du Nord n'est pas obligatoirement de la religion chrétienne.

Commentaires
T
Bonjour Azor,<br /> C'etait evident qu'il s'agissait d'Herode. Vous n'avez fait aucun mal croyez-moi, d'avoir souleve un sujet tant epineux. Les guerres de religion existaient depuis que le monde existe, meme au temps de l'idolatrie. Les conflits entre les etres humains necessaitent une cause et cette cause se trouve toujours a portee de main. Ce sera soit la jalousie, soit la convoitise, soit l'ambition, soit une myriade de causes pour armer les etres humains les uns contre les autres et cela se perpetue depuis Cain et Abel.<br /> La justice humaine, nous la cherchons tous... c'est elle qui manque au rendez-vous.<br /> Pourtant, je crois a celle Divine, qui frappe au moment ou elle est le moins anticipee et dans des formes et aspects que personne n'aurait jamais cru qu'elle se perpetrait. Generalement, l'etre humain aime a l'appeler coincidence, hasard, non, ce n'en est aucun. Elle suit son agenda implaccable et s'etend souvent sur des generations.<br /> J'ai ecrit un livre qui s'appelle The Hand of Divine Justice, publie en 2007 par Barnhardt & Ashe... dans le livre ont constate que la justice Dvivine suit son parcours sur trois generations. Il serait plus conseille qu'au lieu de nommer certains evenements des coincidences, de les approfondir - vous serez surpris de voir comment ces evenements s'emboitent par la suite comme un puzzle. Mais l'etre humain prefere l'ignorer car elle est inexorable.<br /> Bonne journee, cher ami.
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A
Je m'excuse auprès de ceux qui lisent ces commentaires et qui y mettent tout leur coeur et sensibilité. J'ai parlé d'Hérodote (Il a été un grec et non juif). Il s'agit d'Hérode, roi des juifs de l'époque de Jésus qui collaborait avec les romains, colonisateurs de la Judée. <br /> Excusez chers amis, l'errance d'Azor dans les méandres de les civilisations grecque et juive d'antan. Tant pis pour le petit berbère, il aurait pu faire mieux que de s'empêtrer dans ces marécages ô combien dangereux, tellement peuplés par des crocos de tout acabit.<br /> Excusez alors votre novice Azor, le montagnard. Mais....de quoi il se mêle vous lui diriez? Tant pis pour lui.<br /> Mes amitiés encore
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A
Bonjour Michel,<br /> Merci pour ton intervention et les mots gentils que tu m'adresses. Toutefois les Romains qui avaient introduit le Christianisme à Rome, dont ils avaient usé à leur guise, ne sont plus là; d'autres cléricaux de toutes nationalités, se chargent de nos jours de perpétuer leur tâche de fourmi laborieuse. Les enfants de ces romains, ont quant à eux aujourd'hui d'autres méthodes pour s'imposer en conquérants ou en négociants redoutables pour enrichir l'Italie actuelle.<br /> <br /> Pour ne pas nous éloigner du sujet, je reviens un peu à la réponse de Thérèse que je me permets désormais de tutoyer, nouvelle soit-elle sur le blog. Entre amis Marrakchis, et particulièrement ceux du Lycée Mangin, nous avons pris l'habitude de nous tutoyer, en bannissant les vous, ainsi est-il plus facile de converser avec l'autre.<br /> <br /> "Laisser les autres mener leurs existences comme ils le préfèrent" :<br /> La formule aurait été belle et profitable pour tout le monde si seulement comme tu dis d'ailleurs, les manipulateurs ne mettent pas leur main maléfique dans les engrenages.<br /> À l'origine, Jésus, le fondateur de l'actuelle christianisme, avait créé tout simplement un mouvement de contestation, d'incitation de son peuple à la révolte contre les romains et le roi d'Israël d'alors Hérodote. C'était pour libérer l'homme du joug d'un autre homme avide de pouvoir et de richesses matérielles et culturelles qu'il volait à autrui.<br /> L'église et ses méthodes d’évangélisation en Afrique et en Amérique latine, comme bien d'autres religions monothéiste utilisées par des manipulateurs, a bien dévié du message du Christ quand elle avait commencé à envoyer ses missionnaires formés et endoctrinés pour prêcher la voix de Dieu. <br /> L'histoire le prouve si bien, car bien des civilisations et des pratiques religieuses et anémique de certains peuplades ont été anéanties à tort, à l'exception de quelques unes qui avaient continué à pratiquer clandestinement les pratiques religieuses de leurs ancêtres, ancrées dans leur âme et leur sol. <br /> Nous nous étendrons sur le sujet si vous le permettez bien une autre fois. C'est toutefois le droit de chacun parmi ceux qui fréquentent ce forum de me contredire ou de m'arrêter si je persiste à dire des bêtises. <br /> Merci pour votre écoute et bien amicalement à toi chère Marrakchia.<br /> Azor, le petit berbère
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T
Bonjour Azor,<br /> Le people Juif est en principe le père du monothéisme. N’oublions pas qu’avant les juifs, c’était l’idolâtrie. Comme dans toute civilisation tant actuelle que dans le passé, il y a un éventail d’individus, les uns plus intelligents et perspicaces que d’autres (philosophes, spécialistes en théologie, écrivains, peintres, sculpteurs ; mathématiciens, religieux etc …) ceux-ci seront les dirigeants des civilisations, sociétés et inspireront sur le progrès de leur communauté… la plèbe les suit. Le peuple juif n’a rien crée, mais du peuple juif sont sortis les génies, les meneurs d’hommes, les philosophes, etc. …Ils avaient et ont à ce jour certaines manies, coutumes, préceptes qui les guident et leur octroient leur unicité. Mais comme dans toute chose existant sur cette terre, c’est un couteau à double tranchant. Ils sont terriblement divisés. Ils n’interrompent jamais leur recherche pour la perfection… or la perfection n’existe pas sur terre… elle appartient au créateur seulement.<br /> Le Christianisme avait besoin d’anéantir le Judaïsme pour se proclamer la vraie religion et garder le monopole. Il ne comprit son erreur que tout récemment. En essayant de détruire ses racines, il se détruit… en français simple, on dit : Il se tire des balles dans les pieds. Le catholicisme est fondé avant tout sur l’Ancien Testament… comment peut-il exister s’il dénie le Judaïsme, la source de l’Ancien Testament ?<br /> L’Islam venu en dernier, s’est senti un besoin de se trouver des attaches, qu’il plante dans la lignée d’Abraham … son second fils Ismaël.<br /> Peu importe nos conceptions religieuses, elles sont individuelles et ne doivent en aucun cas gérer nos vies ou celles des autres. Aimer D.ieu à sa façon, mais laisser les autres mener leurs existences comme ils le préfèrent. C’est la devise. Nous avons tous été crées par le même D.ieu et sommes tous ses enfants… aucune religion ne possède le monopole sur D.ieu, ni peut se prétendre être la plus fiable. D.ieu est notre créateur à tous. Aucune religion n’a été crée par D.ieu, c’est l’homme qui l’a créé. Les lois, les différences, les barrières entre les êtres humains ne sont que le fruit de l’homme. <br /> Dans les années à venir, nous risquons un renouveau de guerres de religion initié par des fanatiques qui cherchent à imposer leurs conceptions à d’autres peuples… le réveil ne se fera que lorsque l’homme comprendra qu’il est le jouet entre les mains des manipulateurs qui croyez-moi Azor, n’ont pour dieux que la convoitise, les richesses, le pouvoir.<br /> Bonne journée, cher ami Berbère
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A
Bonsoir Thérèse,<br /> C'est vrai que le peuple hébreux a enfanté des prophètes et des prédicateurs de toutes sortes. On les aurait appelés de nos jours des génies, meneurs d'hommes tels Marx, Gandhi, et bien d'autres. <br /> Le peuple juif a créé Moïse qui a libéré les siens du joug des pharaons, Jésus de Nazareth, fils de Marie et Joseph qui l'avaient élevés, avait lutté clandestinement et à armes inégales contre les romains qui avaient réduits votre peuple à l'esclavage, avec la complicité du roi Hérodote. Il avait patiemment tissé un réseau de complicité parmi les siens. Les 12 apôtres l'avaient suivi et payés de leur vie pour quelques uns (La cène était la façon de prêter serment et fidélité à la doctrine d'ISCHUA, il ne s'appelait pas encore Jésus; ce serait les romains qui ont fait le reste en transférant l'église à ROME. S'en suit la nuit du Golgotah malheureusement, qui a permis de disculper les romains et d'accuser Judas et....vous me direz le nom de celui qui a exécuté la corvée de crucifier Ischua, l'Araméen...<br /> La suite on la connait aujourd'hui, Rome qui avait semé aux 4 vents du globe la haine des juifs qui ont exécuté leur "DIEU, ou fils de Dieu", alors que c'était leur oeuvre bien étudiée et manigancée, profite bien de nos jours de l'afflux de pélerins que le pape et son Etat-Major appellent leurs chères brebis. <br /> Des milliards d'Euros qui vont dans les caisses du vatican qui ne se prive pas des jouissances sur terre. Les papes soulevaient des armées entières "OST", les armées du Seigneur pour aller reconquérir des terres lointaines et leur ramener des butins de guerre en or et joyaux qu'ils stockaient à Rome. Aujourd'hui, ils ont des banques et des financiers cléricaux de renommée. <br /> Les arabes, cousins germains des juifs ont enfanté Mahomet, un génie incontestable pour son temps. Sous la bannière de son livre le Coran, les arabes ont sournoisement conquis des terres et endoctriné des peuples entiers par l'épée ou la parole de Dieu. Ces peuples qui les ont par la suite aidés à conquérir davantage, le cas du Maroc est bien flagrant. On nous a jamais dit que c'était les berbères, natifs du Maroc qui avaient conquis l'Espagne et le sub-Sahara (Mali, Sénégal, Mauritanie, Niger, et autres). Aujourd'hui les noms berbères tels que AZOR (Le sep), AYOUR (La lune), et bien d'autres sont interdits dans nos états-civils. Aujourd'hui les Saoudiens se gargarisent de la manne du pèlerinage à la Mecque.<br /> Vous me parliez de 5000 ans, soit. Pourriez-vous me conseiller un ouvrage ou je peux me documenter un petit peu à ce sujet que j'ignore bien malheureusement. <br /> Concernant les noms bibliques, bien sûr que Mahomet a reconnu tous ceux qui l'avaient précédé. Personnellement j'ai appelé mes deux seuls fils "YOUSSEF", Joseph pour l'aîné et le cadet "Mehdi", le messie attendu par les chiites iraniens; personnellement je suis un Sunnite Maliki non pratiquant depuis l'âge de 16 ans quand j'ai eu ma dose du Fqih de la mosquée que j'avais molesté alors. (Lire Azor et la mosquée sur mon blog). Mes respects du soir Thérèse, la fille prodige MArrakchia.<br /> Azor, le petit berbère
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T
Bonjour Francine,<br /> Je n'y manquerais certainement pas.<br /> Bonne fete a tous,<br /> Therese.
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F
je comprends bien évidemment ce que dit Azor, ceux qui sont spectateurs de ces guerres se demandent si Dieu existe, il faut oui, sortir du joug des manipulateurs mais combien de temps cela prendra- t -il.?<br /> Il est vrai qu'il y a des ramifications dans les religions que vous citez, et notre espoir est que nous vivions tous en paix avec nos convictions cependant. bonnes fêtes, et mon admiration Thérèse pour ce que vous faites, gâtez nous encore avec vos contes<br /> Francine
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T
Hello Azor,<br /> Your English is perfect. <br /> The conflict on Jerusalem existed a long before the Islam was created. Catholics fought there to conquer Jesus’ homeland. And that’s were resides the main problem. Religion is a spiritual state of mind… not something that you can convert into a monument, a site, a city… Look at the hajj and their rush to a square in Mecca where a supposed stone on which Mohamed has laid his head… this stone is only a stone and nothing else and it should be regarded and considered as so… You pray to GOD, not to his prophets, not to his supposed messengers, and certainly not to stones… GOD is everywhere and can be reached from everywhere…. Someone needed a reason to cause a conflict and thus they created one. Jerusalem was the capital of Israel for more than 5000 years…<br /> The average intelligence amongst humans is sometimes not enough to build a comprehensive platform beyond several facts. Thus, they are manipulated… some to the extent of bestiality… of slavery. A religion is a frame to keep rationality among people… some very canny and smart clerical elements turned it into a channel that would help them concretize their ambition, greed, and fame. Leaders of countries have done the same. Indeed, if you just go to real facts and history you’ll realize that we all are the offsprings of our patriarch Abraham… Catholics are a ramification of the Jewish religion (Jesus was a Jew) and the Islam’s roots are twined with the Jewish religion as well… Muslims name their children after Abraham (Ibrahim) David (Daoud) Moses (Moussa) and the list is limitless….<br /> We need to free ourselves from the yoke of manipulators…<br /> Have a great day my friend.
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A
Thank you Thérèse for your answer.<br /> Your message is "Louable". However it stays hard to accept by man who is born to die peacefully or fighting his "congeners" and his mother nature. <br /> Of course most monotheist religions recommend peace and love, but unhappily, it turns that it is the opposite since those illuminated prophets were born and took their people under their influence. <br /> <br /> How can you explain the conflict of Jerusalem where the humans didn't stop bleeding each other since 2010 years now? It was always for their religions and the most ironic situation these men are cousins, both of them are the sons of SEM (I mean Israelis and Palestinians).<br /> If my point of view is hearting your feelings somehow, please accept my excuses and excuse also my...modest English. <br /> Thank you Thérèse.<br /> Azor, the little berber.
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T
Bonjour Sylvie,<br /> Merci pour cette belle reponse... merci pour votre confiance.<br /> Bonne fete a tous,<br /> tres chaleureusement,<br /> Therese.
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S
C'est un joli message d'avenir à partager comme nos souvenirs. On se nourrit du temps et des racines pour aller vers où nous portent nos pas! <br /> Joyeuses pâques à toutes et tous. Sylvie
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T
Bonjour Azor,<br /> Le livre Stairway to Heaven est en Anglais et il parle plus precisement de la terreur...si frequente de nos jours. Je vous envoie si dessous son Afterword qui dit long sur tout le contenu...<br /> Bonne fin de semaine, cher ami,<br /> Therese.<br /> AFTERWORD<br /> IN THE SEVENTH of God’s Ten Commandments it is stated:<br /> “You shall not kill!” (Exodus 20:13, Deuteronomy 5:17)<br /> And the Bible also teaches us:<br /> “You shall love your neighbor as yourself.” (Leviticus 19:18)<br /> It is also written in the Talmud:<br /> “Whoever destroys a single life, it is considered as if he destroyed an entire world. And whoever saves a single life, it is considered as if he saved an entire world.” (Sanhedrin 37a)<br /> נברא אדם יחידי ללמרך שכל המאבד נפש אחת מישראל מעלה עליו הכתוב כאילו איבד עולם מלא, וכל המקיים נפש אחת מישראל מעלה עליו הכתוב כאילו קיים עולם מלא. (סנהדרין לז.) <br /> <br /> For many years now I have strongly believed in the compassion of the human heart. <br /> I believed that no one was born with a lesser quantity of mercy, of common sense, of tolerance, until I discovered that in a few countries I was confronted with unbearable worldviews and beliefs, which I found very hard to accept or to comply with – worldviews that annihilated all dignity in human nature.<br /> All humans were created equal in front of God and no one, absolutely no one has the right to believe that he can destroy innocent lives and still achieve a reward. There is no reward for murder, in heaven or on earth. <br /> I pity those who gullibly believe that by taking innocent life, they merit any life on earth or any Heavenly life awaiting them in the hereafter. <br /> Of course, we will always be concerned and sad about the unfortunate and sorrowful turn of events in our world, the beautiful world in which we live, which is also filled with aggression, hatred, intolerance, power struggles and senseless wars that are inflicted upon us. Where is justice in the world? How long will humanity suffer as a result of the indiscretion of power-hungry world leaders and their greed and their unwise vengeance? Who will take responsibility for the bloodshed of millions of innocent people who had to sacrifice their lives without justification? What are we teaching our future generations and when will we learn that aggression and hatred is not the correct answer to any kind of conflict? Religion should be an instrument of peace, love, harmony and spiritual solitude, not the cause of strife, discord, war and carnage. We need to look at the world as one country and the human race as one family. We need to teach future generations to live in peace and harmony and pass on a legacy of love and compassion. <br /> My heart is filled with sorrow and my hope for the future dimmed when I know only too well that after many lives have been destroyed in the world’s relentless and mindless wars, we still have not yet learned the lesson we desperately need to learn! After all, God has sent His manifestations to bring His message of peace and love, not war and destruction. Religion is far more than religious rituals; it is an emotional sensitivity of the mind, a learning of the heart, a willingness to see the shadow of the divine in all people. It is seeing the reflection of the divine in the heart of every person we encounter. It is honoring the life that has been bestowed upon us and preserving the most precious gift we have been given: life. It is honoring our differences and knowing that what we have in common is greater than what keeps us apart. <br /> But history is repeating itself, much like the ocean waves that continuously hit the sand. As if times never change, and as if mankind hasn’t made any progress at all, hasn’t achieved any understanding, any wisdom, any love or compassion. <br /> Since the dawn of man-made history, heroes have been defined. They have generally been those who knew how to win battles, how to engineer weapons, how to be strong enough to stay alive after tough onslaughts, but mostly how to kill as many of the enemy as possible. Such have always been counted as heroes through the annals of time. <br /> However, that definition will never encompass the true heroes. Spreading death – even that of the enemy – doesn’t make heroes. The true hero is that uniquely invincible person who knows how to build a platform between two enemies, who knows how to engineer a path to peace, a path to life, and not to death! Such a hero knows how to love the enemy and how to build a bridge between the two, without the use of any weapon, without killing, just with his two bare, warm and loving hands, and with his compassion and unlimited understanding. I hope one day to be one of them, one true hero, one of this army of love, despite my bare hands. <br /> Therese Zrihen-Dvir
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A
Bonjour Thérèse,<br /> "Stearway to heaven" est-il écrit en français ou en anglais comme le titre l'indique. Y parlez-vous, ou y faites-y allusion à Marrakech, votre première crèche? <br /> Ayez la bonté, bien de chez nous de nous en citer un passage sur cette tribune; Un passage qui vous tient tellement à coeur, vous qui en êtes l'auteur. Merci Thérèse. <br /> Azor.
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A
Un compte sublime à dormir debout, car c'est le cas de le dire. Notre génération était innocente, pas naïve, c'est vrai. Nos parents, nos amis, nos proches nous gavaient de belles choses qu'on avalait sans poser de questions; c'est ce qui faisait notre richesse à l'époque. <br /> De nos jours, les Thérèse ou les Azor contemporains, biberonnés de google et consorts, n'ont plus ce privilège de rêver et d'attendre que le ciel s'ouvre et que le père Noël vienne leur apporter le bonheur; Ce bonheur que nous avions à portée de main au temps où nous vivions notre enfance insouciante sous les cieux bénéfiques et protecteurs de Marrakech, notre ville ocre. <br /> Merci Thérèse pour ce petit moment de bonheur et de rêve que vous avez su me faire vivre avec beaucoup d'émotions. J'en ai eu à certains passages les larmes aux yeux, vous imaginant en queue de cheval, en jupette, en bas ou en chaussettes, guettant le ciel. Belle innocence Thérèse.<br /> Azor, votre cousin berbère.
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T
Bonjour mes chers amis,<br /> Merci infiniment pour vos commentaires... il me font chaud au coeur... un coeur qui n'oublie pas sa ville natale, les longues cigognes debouts dans leurs nids...la couleur cuivre brule des remparts, et le tintamare des chichaouas a la place Jam El Fna.<br /> Mais bien sur je continue d'ecrire sur Marrakech... et bientot j'espere pouvoir vous offrir un recueil publie de ces contes...<br /> Bonne journee a tous,<br /> amicalement,<br /> Therese.
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C
Charmant conte plein de fraicheur et de la naïveté de l'enfance .<br /> Un beau souvenir avec une fin heureuse.<br /> Amitiés<br /> Claudine
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J
D'Enfance Marrakchie ,qui nous rassemblent et Nous Ressemblent ! Avec les 2 freres Delouya,nous n'attendions pas le Pere Noel mais plutot les Quesras et les Fiflahs au vinaigre que l'on pillait allegrement dans les réserves de leur Maman ! Sans compter les invitations quand il y avait une bonne Schrina ! Et les merveilleuses patisseries juives au Mellah de Marrakech,et dans les Rues de Mogador ! <br /> <br /> Récit plein de Tendresse partagée,et de la Joie de Redécouvrir Tout un Monde sans Barrieres que nous avons vécu ! Et de découvrir des Yeux Magnifiques dans lesquels Notre Amour de Marrakech se réfletent !<br /> <br /> Shalom Therese ! le N'Srani qui est né dans l'Immeuble de l'Atlas en face de la Renaissance,du Tout Va Bien et des Négociants !<br /> <br /> Poursuivons la Mémoire de Notre Marrakech !<br /> <br /> Amitiés !
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MANGIN@MARRAKECH
  • Blog des marrakchis du XXe siècle : aux temps de l'avenue Mangin devenue boulevard Mohamed V, du camp Mangin devenu camp de l'armée royale et du lycée Mangin toujours prolongé par le lycée Victor Hugo… Salam MRK ! Souvenirs, contacts, retrouvailles…
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