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MANGIN@MARRAKECH
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28 février 2019

LE GUELIZ DE LA VILLA MAJORELLE À L'ANCIEN HOTEL MAJESTIC, devenu HOTEL KOUTOUBIA

Une promenade récente par Jean-Yves Tramoy nous montre quelques témoins de l'architecture de Marrakech entre 1912 et 1940. C'est la fin de l'époque "Art nouveau" et l'essor de l'époque "Art déco" particulièrement importante au Guéliz; rares sont les villes qui ont autant d'immeubles et de villas de cette période. Il y a à Marrakech beaucoup d'oeuvres architecturales qui se rattachent à ce mouvement artistique d'architecture-décoration; le premier mouvement de diffusion internationale puisqu'il a conquis New-York et l'Amérique, de même que l'Afrique du Nord, l'Asie, la Nouvelle Zélande, l'Australie, ...

pub-majestic-hotel-1928

Marrakech a eu ses architectes "Art déco"; notamment P. Sinoir et R. Poisson qui ont créé la villa-atelier du peintre Majorelle, mais également la Mairie de Marrakech, les tribunes du Parc des Sports, les villas du Baron de la Fontaine, de monsieur Alleau et de l'entrepreneur Chaudessaygues, les pavillons de l'hôpital Ibn Zohr et aussi l'hôtel Majestic ouvert en 1928, devenu l'hôtel Koutoubia, que son propriétaire actuel laisse tomber en ruines. Paul Sinoir avait fait l'École nationale des Beaux arts de Paris et commencé en 1923 dans la capitale associé avec l'architecte Pol Abraham. Majorelle le fit revenir à Marrakech et il s'associa avec P. Poisson, architecte D.P.L.G.

Les architectes Mreches et Bellanger réalisèrent le Casino de Marrakech, l'immeuble Salort, l'immeuble Voutnatsos et bien d'autres. Il nous est permis de révéler aux Marrakchis que Emmanuel Bellanger et Jean-Pierre Mreches ont créé leur cabinet d'architecte en 1932 et sont restés à Marrakech jusqu'en 1940. Bellanger était un ancien élève des Arts décoratifs de Paris, Mreches avait fait l'École des Beaux Arts; il était architecte des "Habous" ( biens religieux musulmans avec entretien des palais, hammams, mosquées etc ), il a participé aussi à des travaux pour la Santé Publique ( maternité,  internat..) pour l'Instruction Publique ( écoles rurales ) pour des clients privés ( le "Renaissance " salle de spectacle attenante, ou presque, cinéma " Mabrouka" en médina) et  aussi de gros travaux à Agadir ( aménagement du port et des halles et casernement pour l'aviation ).

Le style Art nouveau se caractérise par l'utilisation de motifs naturels, imitant principalement les végétaux, le mouvement Art Déco se traduit par une simplification des lignes et des volumes avec intégration de motifs décoratifs utilisant les techniques de décoration locales. C'est ainsi qu'on remarque une toiture typiquement marocaine avec des tuiles vertes vernissées couvrant la villa Majorelle et on pouvait voir des zelliges et des oeuvres de ferronnerie ouvragées sur l'hôtel Majestic/Koutoubia.

Le Jardin du peintre Majorelle dans son écrin de verdure féérique

A Marrakech, qui ne connaît le Jardin du peintre Majorelle? Trop modestement nommé ainsi tant il mériterait un nom plus majestueux tel que « Merveille absolue de Marrakech ».

Les millions de visiteurs annuels ne s'en lassent pas, excepté peut-être les jeunettes asiatiques qui jouent aux starlettes et s'y photographient mutuellement, changeant de tenue plusieurs fois pour des clichés qualifiés de « mannequins ». Une fois choisi le cadre de leurs ébats photographiques elles ne prennent même pas le temps de déambuler dans le jardin, ni même de fréquenter la librairie, le musée. Non rien !

1 entrée du jardin

Rien sinon la couleur du fond pour mettre en valeur leur costume et leur pose. Sitôt cette manie satisfaite, elles filent près du car attendre leurs compatriotes, impatientes sans doute d'accrocher le prochain site à leur « beauty book ». 

Photo 1 l'entrée du jardin.

Dès la porte d'entrée le visiteur est accueilli par un magnifique rideau de fleurs roses.

N'oublions pas l'artiste qui inspira la naissance du jardin, Jacques Majorelle, peintre orientaliste créateur de la célèbre teinte éclatante à laquelle il laissa son nom. Le nancéien d'origine a arpenté le sud et peint sur la toile de nombreuses casbahs, des paysages magnifiés par son choix des couleurs, appuyées ou adoucies selon la lumière, pour imprimer ombres et relief. (Les Orientalistes Jacques Majorelle, de Félix Marcilhac, ACR éditions, ou du même auteur : Jacques Majorelle (1886-1962) : Répertoire de l'oeuvre peint).

2 casbah dans le sud  Photo 2  la casbah dans le sud.

Revenons aux vrais admirateurs du lieu patientant à la caisse, tant il y a de volontaires pour découvrir le décor fabuleux qui les attend dès le premier carré par un  « bouquet » de cactée en fleur, fleurs inaccessibles protégées par des aiguilles acérées. 

3 bouquet de cactée en guise d'accueil Photo 3 le bouquet de cactée. 

4 matériaux et couleurs en harmonie

 Les couleurs vives à dominante de ce Bleu Majorelle tranchent vivement entre elles : les ocres du sol le disputant au rose des murs, les jaunes « moelleux » des fenêtres et des grilles s'opposant aux jaunes acidulés ou verts tendres des jarres disséminées ça et là. 

Photo 4 matériaux et couleurs en harmonie

5 bassin aux nénuphars

 

La bâtisse centrale se dresse, altière, dans une clairière de cette jungle de plantes exotiques, en bout d'un long bassin dans lequel se prélassent quelques familles de grenouilles et de poissons.

Photo 5 le bassin aux nénuphars. 

6 villa et bassin carré Photo 6 la bâtisse et le bassin carré.

Des jardiniers s'affairent sans cesse autour des massifs, ôtant la moindre herbe indésirable, chassant les feuilles mortes, redressant un fût de bambou paresseux, éliminant les fleurs fanées, caressant de la griffe du râteau les parterres, dessinant sur le sable et les graviers des arabesques décoratives.

Les habitués, venus à diverses reprises lors d'années antérieures, veulent ravir une nouvelle fois leurs prunelles et imprimer leur mémoire à coup de photos, jamais rassasiés de cette foison de plantes et de couleurs environnante. Pour charmer les visiteurs et les retenir, les dirigeants proposent une grande variété d'articles dans l'ancienne échoppe agrandie, des livres richement illustrés dans la librairie, attirent les gourmets dans le jardinet-restaurant.

7 fenêtre grillagée de la librairie

Ils présentent une exposition de « maroca-nités », de tableaux orientalistes et de photos dans le musée berbère, et offrent aux passionnés les affiches qu'Yves Saint Laurent envoyait à ses amis.

Photo 7 la fenêtre grillagée de la librairie.

Depuis la disparition de Pierre Bergé, le domaine dévoile aux visiteurs la demeure et le vaste jardin tout aussi merveilleux occupés par le mécène et Yves Saint Laurent lors de leurs séjours à Marrakech. 

8 toits vernissés de la villa privée

 

Les toitures vernissées et décorées reluisent au soleil.

Photo 8 les toitures vernissées.

Tout est ravissement … sous la surveillance discrète mais attentive de vigiles policés, vêtus d'un costume sombre du meilleur effet. Pas de faute de goût vestimentaire au royaume de la Haute couture.

Là encore des jeux de verdure et d'eau sur fond d'architecture mauresque dépouillée mettent en valeur une façade trapue, affinée par des frises, des céramiques, des teintes douces contrastant avec le rose omniprésent. 

9 façade de la villa privée

 

 L'accès à la villa est réservé et cache les magnifiques collections de mobilier et d'objets d'art.

Photo 9 la façade de la villa. 

10 intérieur de la villa privée Photo 10 l'intérieur de la villa.

Les allées quadrillées, toutes parfaitement entretenues, imposent un sens de circulation à la masse des promeneurs, pour les conduire ensuite vers la sortie et rejoindre le Musée Yves Saint Laurent au coin de la rue suivante.

Bâtiment monumental d'architecture moderne, de style arabo-contemporain, qui présente une partie gratuite pour des expositions photographiques d'art, temporaires, et une autre partie payante où sont exposés robes, bijoux, parures, dessinées par Yves Saint Laurent pour des femmes élégantes, célèbres, … et un peu fortunées.

11 expo temporaire de photos

 Un auditorium, où se déroulent des projections et des conférences, et une bibliothèque complètent les salles d'exposition.

Photo 11 l'exposition temporaire de Leila Alaoui, photographe franco-marocaine assassinée à Ouaga-dougou.

Pas possible de passer à Marrakech sans faire halte dans cet ensemble hautement artistique. 

Mais par pitié n'imitez pas le flot des touristes contingentés dans leur temps de parcours, qui entrent d'un côté et sortent de l'autre en photographiant et en filmant tout en marchant, trop pressés, trop bousculés par leur guide-accompagnateur programmé pour une visite de 30 minutes. 

Majorelle, c'est une arrivée à l'ouverture des portes ou presque et au moins une demi journée de déambulation tranquille, bouche bée, les yeux grand ouverts, … et le coeur battant de bonheur. Majorelle, comme aiment à l'appeler ses admirateurs, est un diamant, et mérite qu'on l'examine sous toutes ses facettes.

Sortant de là, vous méritez une récompense pour cette matinée artistique et sportive à la fois.

12 la carte de La Pause Gourmande

    Traversez la rue, installez vous au glacier-restaurant de la « Pause Gourmande » où chef et personnel vous régaleront de gourmandises culinaires dans un décor intimiste et confortable.

Photo 12 la carte de la Pause gourmande.

Là, attablés, puis repus, vous retrouverez votre souffle et laisserez décanter l'en-chantement ressenti chez « Majorelle-Saint Laurent-Bergé ». Un trio d'enfer !! 

Ainsi vous assurez une dégustation de photos à voir et à revoir, pendant des semaines.

Le retour sur terre se fait progressivement en gagnant le centre ville au milieu du vacarme des voitures contrastant avec le silence monacal du Jardin Majorelle.

Nos pas nous conduisent directement à l'ex-carrefour de l'Horloge (depuis longtemps disparue), en passant devant l'Hôtel des voyageurs, isolé depuis la démolition de l'Hôtel Franco-Belge et des immeubles voisins au profit d'une prochaine opération immobilière. 

13 hôtel des voyageurs isolé au milieu de la rue Photo 13 l'hôtel des voyageurs, isolé au milieu de terrains vagues promis à la reconstruction d'immeubles de sept étages.

La terrasse des Négociants nous permet de consommer un excellent thé à la menthe réconfortant, et de balayer du regard l'ancienne Poste centrale, le Café de l'Atlas et La Renaissance, tout en assistant à la concentration des véhicules aux feux tricolores, qui ont remplacé l'agent « siffleur » du carrefour. 

14 l'Atlas et La Renaissance Photo 14 L'Atlas et La Renaissance.

Quelques cartes postales rapidement écrites sur le bord de la table, puis un essai infructueux de pénétration dans l'immeuble Louis.

15 l'immeuble Louis

Pas de chance : ici aussi les digicodes imposent leur loi aux importuns, et comme personne ne se présente pour y entrer, je renonce.

Photo 15 l'immeuble Louis.

En passant, un petit coup d'oeil appuyé sur la vitrine du magasin d'optique et photographie Wrédé, où les photos anciennes sont toujours présentes. 

16 Poste centrale désarmée Photo 16 l'ancienne Poste centrale remplacée par un Office du Tourisme inopérant.

Il reste à remonter l'avenue Mohamed V jusqu'à la médina pour le moins, et même jusqu'à Bab Jedid pour arriver à l'hôtel Chems. Là aussi je renonce à cause d'une grosse fatigue. Que faire ? Prendre un taxi, héler une calèche ? Plutôt louer un véhicule pour jouir d'aller où bon nous semble, au moment choisi, et suivant l'inspiration subite. L'affaire est rondement menée chez Concorde Car, déjà sollicité lors des années précédentes. Une Clio flambant neuve conclut les négociations avec la volubile propriétaire, au français parfait, pour l'avoir étudié au lycée et à la faculté.

Ainsi nous faisons l'école buissonnière avant de gagner l'hôtel Chems, passant par la rue de Yougoslavie dans laquelle s'étiole progressivement l'hôtel Koutoubia, hôtel modeste aux grilles mauresques magnifiques encore présentes en 2011, disparues depuis. Maintenant sa décrépitude fait peine à voir : balcons de fer forgé détruits, grilles arrachées, fenêtres défoncées, … Une ruine en plein coeur de ville ! Toutefois un changement notable : les poubelles sont regroupées dans un box grillagé et ne débordent plus de matières pourrissantes sur le trottoir. Un poteau immense supportant une antenne bouche l'ancienne entrée de l'hôtel. 

17 hôtel Koutoubia cerné de murs Photo 17  l'hôtel Koutoubia cerné de murs, en 2018. 

18 façade de l'hôtel Koutoubia en 2011

 

 

 

 

Photo 18  l'hôtel Koutoubia avec ses grilles, en 2011.

 

 

 

19 le dernier balcon en place, si beau ! Photo 19 le seul balcon survivant de l'hôtel Koutoubia (remarquer le travail de ferronerie exceptionnel) 

20 il tient debout malgré les attaques Photo 20 l'hôtel Koutoubia résiste aux assauts du temps.

Les squateurs et autres vandales de récupération ont contraint le propriétaire à construire un mur d'enceinte et murer certaines ouvertures. Pourtant l'immeuble résiste contre les assauts de toutes sortes, son crépi abîmé laisse apparaître les pierres de la maçonnerie, et garantit sa solidité. 

Un passant bien serviable, s'enquérant de notre curiosité, nous fournit quelques renseignements sur le quartier et sur cet hôtel en particulier. Effectivement, d'autres bâtiments anciens ont disparu de l'autre côté de la rue, remplacés par un parking au meilleur rapport financier. Et le propriétaire marocain, assez riche pour ne pas se précipiter, attend que les propositions d'achat partent à la hausse pour négocier le bâtiment de l'ancien hôtel.

Le quartier est en pleine transformation, reportons nous aux articles précédents dans le blog : destruction de la villa Bel Air, du Palace, du marché central, et bientôt sur l'avenue Mohamed V tout ce qui ne comporte pas sept étages aura « chaud aux fesses » : par exemple Wrédé et ses voisins. 

21 optique ciné Wrédé Photo 21 le magasin Wrédé.

Comme en France, le centre ville se dépeuple commercialement au profit de galeries commerciales extérieures et même du nouveau Menara Mall, immense près du jardin de la Menara, englobant sur 50.000 m2 commerces, hôtel de luxe, parc de jeux avec patinoire, restauration… et même une innovation très particulière : un souk intérieur aux échoppes luxueuses, à prix doux ?? sans marchandage ?? Made in Morocco, ou made in China ?? 

22 Menara mall Photo 22 le Menara Mall.

La mode des promoteurs est au neuf : bien ou mal construit, bien ou mal équipé.

Une chose est sûre, les dimensions des appartements diminuent, la hauteur de plafond « plafonne » à 2,50 m, les pièces sont exigües, et les sanitaires se multiplient. Toutefois il semblerait que les prix de vente se tassent par la faute d'une construction de logements classiques en trop grande quantité, au détriment des logements sociaux. La périphérie galope sur des kilomètres, et ce n'est pas fini. 

Merci à Jean-Yves TRAMOY pour ce reportage sur un quartier du Guéliz qui change.  par la mise en valeur de l'ancien jardin créé par le peintre Majorelle et de sa villa de style "Artdéco"par la disparition de certains hotels, villas et commerces, aussi de style "Artdéco" pour laisser la place à des grandes surfaces commerciales de "style mondialisé". 

Pour comprendre l'histoire de la Villa Majorelle, avec des photos prises à différentes périodes entre 1930 et aujourd'hui cliquer sur le lien: Villa Majorelle 

 

Commentaires
B
Il n'est pas d'endroit au monde qui n'ait changé depuis nos jeunes années, Marrakech comme le reste, sans doute à une vitesse supérieure à cause de l'argent présent, apporté surtout par des capitaux étrangers. Oui, le changement est notable si l'on se réfère à nos souvenirs et que nous rendons ceux-ci immuables. Mais..., et je suis bien d'accord avec ceux qui critiquent cette modernisation à outrance, il était temps que se modernise cette grande ville restée longtemps dans son jus colonial. Malheureusement implanter au Maroc Ikéa, H et M, Zara, Dior, Hermès, et j'en passe … ne confère pas aux marocains l'image qui est la leur. La nostalgie de nos jeunes années doit être empreinte d'une grande modération. Les marrakchis, en tout cas la classe moyenne émergente, ont soif de nouveauté, d'effacement de leur passé européen (pour les plus subversifs) et de la création d'une nouvelle identité. Je ne suis pas certain que le visage que prend Marrakech soit tout à fait de leur fait, mais ils ont l'impression de recevoir une nouvelle Marrakech moderne, contemporaine. L'immobilier, ayant trop cru à la croissance continue et à l'emballement du progrès, a construit trop de logements d'habitation classiques, sans construire assez de logements sociaux. Du coup le prix des logements classiques s'effondre quelque peu, tandis qu'en médina la modernisation est sans frein. Les commerces de détail disparaissent d'une année sur l'autre pour laisser à la place à des cafés-restaurants qui avalent les pâtés de maisons. Le grand style l'emporte sur le traditionnel.<br /> <br /> Mais refuser de retourner à Marrakech est dommage, ne serait-ce que pour rechercher les petits détails qui existent encore, qui servaient de cadre à notre enfance. Les enfants d'aujourd'hui seront confrontés au même problème dans cinquante ans.<br /> <br /> Je souhaite à Francine, qui va au Maroc ce mois-ci, de trouver beaucoup de plaisir et de plaisirs dans la ville ocre, aux tentacules longues, longues. A commencer par admirer le nouvel aéroport, base d'arrivée et de départ. Je viens de passer dix jours à Ouarzazate pour une mission inter-associative franco-marocaine. L'occasion de passer aussi une journée à Marrakech avant l'envol. J'ai tracé mon chemin dans la médina et profité d'un hôtel remarquable près de Jemaa el fna, l'hôtel El Amal. Je le recommande à ceux qui souhaitent dormir pour pas cher dans le cadre typiquement marocain d'un riad, très propre, très bien décoré, très confortable pour 100 DH pour une personne, 140 DH pour 2.<br /> <br /> Allez, bonne chance à ceux qui n'oublient pas Marrakech !
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J
Je suis admiratif devant tous ces documents architecturaux qui marquent les années <br /> <br /> de" l'art nouveau"et je suis très ému de retrouver mon père au travers de cette merveilleuse époque qui a été à la naissance de notre ville bien aimée <br /> <br /> malheureusement disparue ou presque !!<br /> <br /> Bravo pour les Auteurs de cette histoire de l'Art marrakchie .
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F
Je pars à Marrakech ce mois ci, Je veux croire qu'il reste encore quelque chose à ressentir en allant flâner .dans les rues.de notre <marrakech. Le modernisme galope , la Perle du Sud perd son âme. La palmeraie n'existe presque plus, et je ne sais pas si les pauvres marrakchis s'y retrouvent au milieu de tout ce luxe ? il ne peuvent décemment pas en profiter ce n'est pas pour eux mais pour les riches touristes! qui ne sortent parfois même pas de leur Palace ou super Riad. pour aller s'imprégner de cette ville et alentours . et de la culture? Enfin je verrai tout cela bientôt je reverrai mes amis là au moins je ne serai pas déçue. bonne soirée à tous et merci à Jean Yves Tramoy pour ce reportage sans " filtre".!
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L
Notre Marrakech celui de notre jeunesse , se meurt petit à petit…<br /> <br /> Une ville a beau devoir évoluer avec son temps, là on casse définitivement "la perle du Sud" par la démesure et le luxe , détruisant le cachet si particulier de cette belle ville.<br /> <br /> Pas sur que les marocains eux même y trouvent une amélioration dans leur quotidien. <br /> <br /> La vie augmente pour eux aussi...<br /> <br /> Si la jet set n'avait pas jeté son dévolu sur Marrakech il en aurait peut-être été différemment ?<br /> <br /> Merci à Jean Yves Tramoy pour ce beau reportage ,
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C
Let the sunshine in !<br /> <br /> <br /> <br /> Bon, encore un reportage comme ça, bien tourné il est vrai, et je n'aurai plus envie de retourner à Marrakech ! <br /> <br /> <br /> <br /> Me demande d'ailleurs si un prochain sera nécessaire à me convaincre...<br /> <br /> <br /> <br /> Pourvu qu'ils n'aient pas mis à exécution leur projet de démolir le p'tit souk !<br /> <br /> <br /> <br /> ChM
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J
Ah quel reportage ! retour vers le passé et clin d'oeil au présent….moins de séduction cependant !<br /> <br /> Merci à Jean Yves Tramoy<br /> <br /> <br /> <br /> Jean Louis Roy
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MANGIN@MARRAKECH
  • Blog des marrakchis du XXe siècle : aux temps de l'avenue Mangin devenue boulevard Mohamed V, du camp Mangin devenu camp de l'armée royale et du lycée Mangin toujours prolongé par le lycée Victor Hugo… Salam MRK ! Souvenirs, contacts, retrouvailles…
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